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Auteur/autrice : admin_lvdr
Eurostar : Siemens en retard
Siemens ne peut pas donner de date de livraison pour les trains commandés par la société Eurostar, a indiqué Roland Busch, membre du directoire de Siemens responsable de l’activité ferroviaire, dans un entretien au quotidien Süddeutsche Zeitung du 23 avril, ce qui laisse présager un retard. « Je le reconnais : nous avons sous-estimé la complexité de la commande », déclare-t-il. « Nous n’avons pas de prévisibilité en raison des procédures complexes d’agrément, c’est pourquoi je ne donnerai pas date précise de livraison pour l’Eurostar ».
Selon le contrat conclu avec la filiale de la SNCF, les premiers des dix trains à grande vitesse commandés devaient être livrés fin 2014, souligne le journal. Le constructeur allemand n’en est pas à ses premiers déboires dans le ferroviaire. En novembre, il avait fait savoir qu’il ne pourrait pas livrer à temps 16 trains à grande vitesse ICE commandés par la Deutsche Bahn, en raison de problèmes logiciels dans les systèmes de commande.
Ces problèmes de livraisons à répétition pourraient coûter cher à Siemens, qui a déjà connu un premier trimestre morose.Ile-de-France : création d’une Entente autour de la Seine
Douze collectivités riveraines de la boucle Nord de la Seine ont décidé le 19 avril de créer une Entente autour de la Seine permettant une coopération plus approfondie entre leurs territoires au-delà des frontières départementales et administratives. Cette Entente regroupe la communauté d’agglomération d’Argenteuil-Bezons, la communauté d’agglomération Plaine Commune, les villes d’Argenteuil, Saint-Denis, Epinay-sur-Seine, Saint-Ouen, L’Ile-Saint-Denis, Asnières-sur-Seine, Clichy, Colombes, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne. Les collectivités locales membres de l’Entente vont engager une étude afin de revisiter le rapport au fleuve jusqu’ici marqué par le passé industriel de ce territoire. La présidence tournante de l’Entente sera pour la première année assumée par Patrick Braouezec, président de Plaine Commune.

Etude : l’autopartage favorise la démotorisation
Les adeptes de l’autopartage utilisent moins la voiture et empruntent davantage les modes de transport vertueux pour l’environnement. C’est le principal enseignement de l’étude réalisée en 2012 auprès de plus de 2 000 autopartageurs par le bureau de recherche 6-t, en partenariat avec France Autopartage et le soutien de l’Ademe. Les adeptes de l’autopartage utilisent moins la voiture et empruntent davantage les modes de transport vertueux pour l’environnement. C’est le principal enseignement de l’étude réalisée en 2012 auprès de plus de 2 000 autopartageurs par le bureau de recherche 6-t, en partenariat avec France Autopartage et le soutien de l’Ademe. Les adeptes de l’autopartage utilisent moins la voiture et empruntent davantage les modes de transport vertueux pour l’environnement. C’est le principal enseignement de l’étude réalisée en 2012 auprès de plus de 2 000 autopartageurs par le bureau de recherche 6-t, en partenariat avec France Autopartage et le soutien de l’Ademe.Les adeptes de l’autopartage utilisent moins la voiture et empruntent davantage les modes de transport vertueux pour l’environnement. C’est le principal enseignement de l’étude réalisée en 2012 auprès de plus de 2 000 autopartageurs par le bureau de recherche 6-t, en partenariat avec France Autopartage et le soutien de l’Ademe. L’étude porte principalement sur les services en boucle – avec restitution du véhicule au point de départ – avec véhicules thermiques, comme Mobizen en Ile-de-France, Autocool à Bordeaux ou Marguerite à Nantes. Premier constat : la course moyenne représente 50 km et 6 heures, le nombre d’abonnés à ces services étant estimé à 25 000 en France… et presque autant à Paris avec Autolib’.
« On constate un fort taux de démotorisation, puisque, après l’autopartage, 78 % des personnes interrogées n’ont plus aucun véhicule, contre 39 % avant », souligne Nicolas Louvet, directeur général de 6-t. Et alors qu’ils étaient 50 % à détenir une voiture, ils ne sont plus que 18 %. Même si l’argument est un peu connu des autopartageurs, puisqu’ils sont 46 % à déclarer que c’est un mode économique, « il y a encore beaucoup de communication à faire sur cet aspect, cela revient pas loin de deux fois moins cher que d’avoir son véhicule », poursuit-il.
L’autopartage s’adresse surtout aux petits rouleurs, ceux qui parcourent de 5 000 à 6 000 km par an, alors que la moyenne nationale est à 12 000 km. Après adhésion au service, ils ne roulent plus que 3 100 km au maximum, dont près de 1 500 avec les voitures partagées. Loin de réduire leur mobilité, les adeptes du carsharing se déplacent autrement. Ils sont en effet des plus gros marcheurs que la moyenne (30 % d’entre eux), prennent davantage les TC (25 %) ou encore le vélo (29 %). « L’autopartage incite aux politiques d’écomobilité », assure Jean-Baptiste Schmider, directeur de France Autopartage, qui précise aussi que, s’agissant « d’un changement lourd de comportement, le marché est lent à “maturer” ». D’où l’importance du coup de pouce des collectivités locales durant les premières années. Elles ont aussi un rôle majeur à jouer pour booster l’attractivité de l’autopartage, en favorisant les modes alternatifs en général et en agissant sur le stationnement…
Cécile NANGERONI

Toulouse a-t-elle les moyens de se payer un prolongement en métro ?
Alors que la concertation publique sur le prolongement de la ligne B du métro toulousain de 5,2 km vers le sud-est entre dans sa deuxième phase, du 25 mars au 12 avril, son financement se précise. Pendant plusieurs années, le choix du métro pour desservir Labège-Innopole (inscrit au PDU de 2001 et validé par Tisséo en 2006) avait été bloqué par Pierre Cohen, maire de Toulouse, élu en 2008 et président de Tisséo depuis 2010, à cause de la situation économique dégradée. L’hypothèse d’un prolongement en bus en site propre évolutif en métro avait alors été retenue par Tisséo. Refusant catégoriquement cette solution jugée insuffisante et plus onéreuse à terme, la communauté d’agglomération du Sicoval, à laquelle appartient Labège, membre de Tisséo, avait alors fait pression pour obtenir le prolongement en métro. C’est finalement sa proposition d’apporter 140 millions d’euros sur les 340 à 370 millions d’euros (hors matériel roulant) qui a convaincu Pierre Cohen et Tisséo. Le SMTC financera 100 millions d’euros, le conseil général de la Haute-Garonne 40 millions d’euros au minimum, les 80 millions d’euros restants étant à trouver auprès de l’Etat, de l’Europe et du conseil général (qui a déjà apporté des garanties au Sicoval dans ce sens). Le schéma de financement devrait être finalisé début 2014.
Le Sicoval utilisera un mode de financement innovant : la vente des droits à construire pour les 35 ha d’Innométro, le quartier qui verra le jour autour de la station terminus, connectée à la future halte SNCF. La taxe foncière des entreprises (700 sur Labège-Innopole et 200 dans le parc technologique du Canal à Ramonville), qui rapporte entre 4 et 5 millions d’euros par an, sera entièrement consacrée au financement du métro. En attendant le versement des droits à construire, le Sicoval pourra faire appel à l’emprunt. « Nous sommes une des collectivités les moins endettées de France, et donc un emprunteur tout à fait fiable sur le marché, y compris européen », souligne Christian Lavigne, maire de Labège et vice-président de Tisséo.
Dans son rapport annuel sur Tisséo-SMTC publié en février, la chambre régionale des comptes alertait sur le « seuil critique d’endettement » du syndicat mixte des transports : « Fin 2010, l’encours de la dette s’élevait à 1 353,47 millions d’euros, écrivait-elle, soit 1 600 euros par habitant. Il a été multiplié par 2,4 depuis 2003. (…) Il serait raisonnable de stabiliser sa progression. (…). Or, pour réaliser le programme d’investissements projeté, il est prévu de porter l’encours de la dette à 1 800 millions d’euros fin 2020. »
Alors, y a-t-il vraiment de quoi s’inquiéter ? Pour Christian Lavigne, « la possibilité de rembourser de Tisséo ne fait absolument pas question et sa situation n’est pas aussi catastrophique qu’on veut bien le dire ». D’ailleurs, si la chambre régionale des comptes appelle de ses vœux le financement des investissements « en privilégiant l’autofinancement, les participations des collectivités membres et les subventions des tiers », c’est justement ce qui se produit avec le prolongement de la ligne B grâce à un apport fléché du Sicoval et l’accroissement de la participation des collectivités de 210 % entre 2007 et 2013, passé de 33 à 102 millions d’euros, dont 100 millions d’euros de Toulouse Métropole.
Catherine Sanson-Stern
Le panoramique des Dômes repart
Après six mois d’arrêt sur décision préfectorale, le train à crémaillère du Panoramique des Dômes redémarrera le 2 mai a annoncé le conseil général du Puy-de-Dôme le 15 avril. L’audit indépendant « réalisé par une société suisse spécialisée dans le transport ferroviaire a permis de conclure que la cause unique de la sortie partielle du train de la voie ferrée le 28 octobre 2012 relevait d’une défaillance humaine », a-t-il été rappelé. Si ni le matériel, ni l’infrastructure de 5 km gravissant le volcan ne sont mis en cause, le rapport préconise de « renforcer les équipes d’exploitation, leur management et leur formation à l’expérience ferroviaire en environnement de montagne ». Le gestionnaire du site, TC Dôme (51 % SNC-Lavalin, 49 % Caisse des dépôts), a donc choisi de faire appel à un nouveau partenaire pour l’exploitation du train, la CFTA, qui exploite déjà notamment la ligne Nice – Digne, et a recruté un chef d’exploitation expérimenté dans les chemins de fer touristiques. Elle n’a donc pas réellement changé de sous-traitant puisque la CFTA appartient à Transdev, jusqu’alors l’exploitant du Panoramique des Dômes. Par ailleurs, les effectifs de conducteurs et de personnels d’entretien ont été doublés.
Réforme ferroviaire : une loi attendue avant la fin de l’année
La balle est revenue dans le camp du gouvernement. Le 22 avril, Jean-Louis Bianco a remis au Premier ministre et au ministre des Transports son rapport sur la réforme du système ferroviaire. L’ancien ministre socialiste de l’Equipement préconise « l’intégration » entre les différentes activités ferroviaires pour assurer plus de « cohérence opérationnelle, technique, sociale… ».
L’articulation de ce nouveau pôle public ferroviaire se fera autour de trois Epic (établissement public industriel et commercial). « L’Epic de tête » assurera la cohérence du pôle public. Les actions opérationnelles sont confiées aux deux autres Epic. La création de l’Epic GIU doit permettre de mettre un terme aux dysfonctionnements qui aboutissaient à doublonner des tâches ou à créer de l’opacité entre les agents de Réseau ferré de France (RFF) et ceux de la SNCF (SNCF Infra et direction des Circulations ferroviaires), alors qu’ils sont censés travailler dans la même direction. Avec le rapprochement de ces trois entités, il sera possible « de faire plus de travaux et à des coûts moindres », estime Jean-Louis Bianco.
Ce gain de productivité estimé à environ un milliard d’euros annuel pourrait servir à alimenter les besoins du système qui croule sous un déficit structurel annuel de l’ordre de 1,5 milliard d’euros.
Il y a urgence à agir, estime Jean-Louis Bianco, qui propose qu’un projet de loi sur la réforme ferroviaire soit déposé sur le bureau du Parlement « le plus vite possible ». Il vise un vote du Parlement à la fin de l’année pour une application effective le 1er janvier 2015, après un an passé à constituer le nouveau pôle public ferroviaire.L’heure du bilan pour le « Rayon Vert » des Pays de la Loire
Alimentation par panneaux photovoltaïques, tables d’informations tactiles pour les voyageurs, graisseur intelligent (qui ne graisse les roues que dans les courbes localisées par GPS) et éclairage par LED. Durant deux ans, la rame TER à deux niveaux (TR2N Alstom) expérimentale « Rayon Vert » a circulé sur trois lignes commerciales, équipée de ces quatre innovations. Le 18 avril, Gilles Bontemps, vice-président de la région Pays de la Loire chargé des transports et Pierre Lavergnat, directeur du Centre d’ingénierie du matériel (CIM) de la SNCF au Mans ont dressé le bilan de cette expérimentation. Deux innovations seront généralisées sur les 13 TR2N de la région : le graisseur par GPS, qui a permis de diminuer la consommation d’huile de 70 %, et l’éclairage par LED, qui a réduit la consommation d’électricité de 35 %. « L’alimentation via revêtement photovoltaïque n’a pas donné satisfaction car le système n’est pas autosuffisant pendant les cinq mois d’hiver, explique Gilles Bontemps. Et la mise à jour des tables d’informations s’est avérée complexe et onéreuse. » La SNCF devrait rendre un devis à la région pour l’opération de généralisation d’ici l’été prochain.
Les Lilas veulent une station Serge Gainsbourg d’ici 2019
La mairie des Lilas (93) a soumis l’idée de nommer Les Lilas-Serge Gainsbourg, une future station du prolongement de la ligne 11. Le maire souhaite rendre hommage à l’interprète du Poinçonneur des Lilas. Mais le Stif, qui délègue la maîtrise d’ouvrage à la RATP, n’a rien décidé car la priorité reste le calendrier des travaux qui devraient commencer en 2014. Il faudra donc attendre 2019 et la mise en service du prolongement pour, peut-être, voir le nom de Serge Gainsbourg briller sous un ciel de faïence.
Financement : le livret A va permettre d’acquérir les TER
Les fonds d’épargne du Livret A gérés par la Caisse des dépôts pourront être mobilisés pour le financement, l’acquisition et le renouvellement du matériel roulant TER ou TET, conformément à l’engagement pris le 11 janvier dernier par Frédéric Cuvillier, ministre des Transports et Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif. La Caisse des dépôts met à disposition des collectivités locales une enveloppe de 20 milliards d’euros sur la période 2013-2017. Parmi les secteurs éligibles, les transports, mais aussi l’eau et l’assainissement, les déchets, etc. Les prêts seront consentis à des taux de 3,5 % (taux du livret + 130 points), sur une durée de 20 à 40 ans. La Fédération des industries ferroviaires (FIF) se réjouit de cette « première étape »dans « la mise en œuvre d’une ingénierie financière appropriée aux besoins et ambitions exprimées ».Reste à mettre en regard les recettes pérennes permettant aux régions de rembourser les emprunts.
Londres : Keolis et Colas Rail préqualifiés pour l’appel d’offres du Docklands Light Railway
Transport for London (TFL), l’organisme public qui gère les transports publics de la capitale britannique, a annoncé le 17 avril la sélection de quatre groupes préqualifiés pour répondre à l’appel d’offres pour attribuer la franchise d’opérateur du Docklands Light Railway qui débutera le 14 septembre 2014. Cette ligne de métro léger aérien automatique dessert le quartier des docks de l’est de Londres grâce à 38 km de voies et 45 stations. Les français Keolis (au sein d’une coentreprise fondée avec Amey Rail), et Colas Rail (allié au Go-Ahead Group) présenteront leurs offres, ainsi que deux autres groupes : Stagecoach Rail Projects et l’opérateur actuel Serco. Mise en service en 1987, la ligne a transporté 100 millions de passagers dans l’année écoulée (2012-2013).