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Auteur/autrice : admin_lvdr
Le Wi-Fi dans les cars Aix-en-Provence – Marseille
Pour son centenaire, la RDT 13 (Régie départementale des transports des Bouches-du-Rhône) équipe du Wifi gratuit les 31 cars effectuant la liaison entre Marseille et Aix-en-Provence. Les 2,25 millions de passagers annuels de cette ligne peuvent accéder à l’Internet illimité, disponible depuis le 12 avril via leur ordinateur portable, tablette ou smartphone. Ce nouveau service a été mis en place par Gowex. Les cars sont aussi équipés d’écrans où défilent des informations en temps réel. Avec ses 276 rotations quotidiennes et ses départs toutes les cinq minutes, la ligne Marseille – Aix-en-Provence est la plus importante du réseau de RDT 13.
La SNCF va s’installer dans la plus haute tour de Lyon
La tour Incity, dont la première pierre a été posée le 11 avril à la Part-Dieu, sera la plus haute de Lyon (200 mètres de haut) avec 39 étages, soit 44 000 m2 de bureaux. Le projet de tour a pu être débloqué grâce à la SNCF qui a signé avec le promoteur Sogelym Dixence un contrat à bail long terme concernant la location de 17 600 m2 sur 16 étages, soit la moitié de la tour. Première et principale locataire avec le transfert de services depuis Paris, la SNCF a aussi signé un bail vert pour occuper l’édifice qui sera la première tour environnementale de France avec les labels HQE, BBC et Breeam Excellent. Les économies sur les consommations énergétiques (moins de 90 kW/m2/an) devraient maintenir le loyer élevé (315 euros/m2) à un niveau compétitif. Nouveauté à Lyon, la tour n’aura pas de parking automobile en propre, mais un parc à vélo de plus de cent places. Il est vrai que les occupants bénéficieront à proximité du stationnement de LPA et du plus grand pôle de transports urbains de l’agglo.
L’organisation du système ferroviaire français épinglée par les juges européens
La Cour de justice de l’Union européenne a condamné la gestion actuelle du réseau ferrée français. Dans un arrêt rendu le 18 avril, la Cour estime que l’indépendance du gestionnaire d’infrastructure n’est pas assurée dans la mesure où une partie des « fonctions essentielles » est confiée par RFF à la direction des circulations ferroviaires (DCF) de la SNCF. Or, « force est de constater », souligne la cour, que la DCF « ne bénéficie pas d’une personnalité juridique distincte de celle de la SNCF », ni de ressources propres. La Cour vise notamment l’attribution individuelle de sillon ou la réalisation d’étude technique préparant l’attribution des sillons. Les juges précisent qu’ils ne se prononcent pas sur la mise en œuvre du décret de juillet 2011 sur la gestion des circulations, qui n’est entrée en vigueur qu’après le lancement d’une procédure contre la France. Dans la foulée, la Cour juge que la France n’a pas mis en place un vrai système incitant RFF et les opérateurs à améliorer les performances du réseau, comme le prévoit la législation ferroviaire européenne. En cause notamment, le manque de pénalité lorsqu’un sillon attribué n’est pas utilisé.
Les billets de TER Languedoc-Roussillon désormais vendus en ligne
Depuis le 9 avril dernier, il est possible d’acheter ses billets et ses abonnements TER Languedoc-Roussillon directement sur Internet (ter-sncf.com/languedoc-roussillon). C’est la première fois qu’une région propose la totalité de sa gamme de titres de transports régionaux sur le web. A l’exception notable, pour le moment du moins, du « Train à 1 € » expérimenté sur cinq lignes de TER. Une fois connecté sur son espace personnel, l’usager choisit le type de billet puis la gare de départ et d’arrivée. La transaction effectuée via une page sécurisée, le client doit ensuite imprimer son titre de transport. Les billets sont nominatifs, valables uniquement pour la date choisie du voyage. Ils ne sont ni remboursables, ni échangeables. A terme, TER Languedoc-Roussillon souhaite que 10 % des achats de billets se fassent sur le site.
Tangentielle Ouest : ouverture de la concertation
Du 15 avril au 17 mai, le public est invité à participer à la concertation sur la phase 2 du projet Tangentielle Ouest. Ce projet de tram-train doit relier dans les Yvelines Saint-Cyr-l’École à Achères-Ville en 35 minutes environ. Les travaux pourraient commencer en 2017 pour un coût de 135 millions et une mise en service en 2019.
Australie : la LGV coûterait plus de 90 milliards d’euros
La construction d’une ligne ferroviaire à grande vitesse en Australie, reliant en cinq heures Brisbane (est) à Melbourne (sud) au lieu de 24 heures actuellement, coûterait 91 milliards d’euros et prendrait 45 ans, selon le ministère du Transport. « L’étude [commandée sur le sujet en 2010, ndlr] conclut qu’une fois que la ligne à grande vitesse sera pleinement opérationnelle, elle transportera 84 millions de passagers par an », a expliqué le 11 avril, dans un entretien à la radio ABC, le ministre du Transport, Anthony Albanese. « On estime aussi, en termes de modélisation financière, qu’elle générerait suffisamment de revenus pour couvrir ses coûts de fonctionnement et l’entretien du matériel », a-t-il ajouté.
Au total, le bénéfice pour l’économie australienne serait de 1,85 euro pour chaque dollar investi. L’investissement représente quelque 64 millions de dollars par kilomètre pour quelque 1 700 km de voies, dont 144 kilomètres de tunnels. Les premiers tronçons n’ouvriraient qu’en 2030 au plus tôt.
Russie : 6,5 milliards d’euros pour le Transsibérien et la ligne Baïkal – Amour
La Russie va investir d’ici à 2017 près de 6,5 milliards d’euros dans la modernisation du Transsibérien et de la ligne de chemin de fer Baïkal – Amour qui traverse également la Sibérie. Les chemins de fer russes, dont le réseau est l’un des plus étendus au monde, avec plus de 85 000 km de voies, ont un besoin criant de modernisation, a expliqué le gouvernement en l’annonçant, le 2 avril.
Grand Paris Express : la gare d’Orly sera implantée entre les deux aérogares Ouest et Sud
Coprésidé par Etienne Guyot, président du directoire de la SGP, et Augustin de Romanet, président d’ADP, le comité de pilotage de la gare d’Orly du Grand Paris Express, auquel participaient notamment Jérôme Guedj, président du CG de l’Essonne, Christian Favier, président du CG du Val-de-Marne, Christine Janodet, maire d’Orly, François Garcia, maire d’Athis-Mons, a validé, le vendredi 12 avril, l’implantation de la future gare d’Orly du Grand Paris Express entre les deux aérogares Orly Ouest et Orly Sud. La gare d’Orly accueillera, côte à côte, les lignes 14 et 18 du Grand Paris Express. Peu profonde (21 m), elle assurera une bonne desserte des terminaux, offrant un accès direct au bâtiment de jonction des aérogares, qui sera construit par ADP. Le pôle multimodal alliera les modes aérien, ferroviaire et bus. Le comité de pilotage souhaite de plus améliorer la correspondance avec le T7.
Snit : la région Midi-Pyrénées s’inquiète
Le président de la région Midi-Pyrénées Martin Malvy (PS) a prévenu le 12 avril qu’il accepterait très mal que la ligne ferroviaire à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse soit remise en cause à la suite de l’examen, actuellement en cours, de la pertinence d’une série de grands projets. « Si le projet n’est pas retenu, ce serait un vrai sujet, un vrai problème », a-t-il indiqué, en rappelant que les collectivités de Midi-Pyrénées ont accepté de participer au financement de la liaison Tours – Bordeaux afin qu’elle soit prolongée jusqu’à Toulouse. Si la ligne Bordeaux – Toulouse était recalée, « on arrêterait immédiatement de payer pour Tours – Bordeaux, mais ce serait dramatique. Toulouse est la 4e ville de France et Midi-Pyrénées est une immense région […], on ne peut pas imaginer que la métropole toulousaine ne soit pas reliée au réseau à grande vitesse », a-t-il ajouté.
Rappelons qu’une commission mandatée par le ministère des Transports est en train de hiérarchiser les projets contenus dans le Schéma national des infrastructures de transports (Snit), dont le montant avoisine les 245 milliards d’euros. Le rapport est attendu en juin.Collision d’Allinges : RFF et SNCF plaident la relaxe
Réseau ferré de France (RFF) et la SNCF, poursuivis pour homicides involontaires dans le procès de la collision entre un autocar et un TER à un passage à niveau à Allinges (Haute-Savoie), qui avait fait le 8 juin 2008 sept morts parmi des collégiens, ont plaidé la relaxe le 12 avril devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-Bains. Le parquet a requis une amende de 300 000 euros à l’encontre de la SNCF et de 150 000 euros contre RFF pour leur « défaillance » dans la « détection du caractère dangereux du passage à Allinges ». Il a également requis trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, à l’encontre du chauffeur. Les avocats des deux entreprises ont souligné que la dangerosité du passage à niveau d’Allinges était liée à la configuration de la route, qui dépasse largement les compétences de RFF et la SNCF. Ils ont également assuré que les deux entreprises n’avaient jamais été alertées de la dangerosité de ce PN. Ils ont enfin insisté sur la responsabilité du chauffeur du car qui « n’a pas respecté le code de la route ».
Le passage à niveau d’Allinges n’a été classé qu’en 2012 dans la liste des passages préoccupants. Sa suppression est prévue à terme, pour un coût de 18 millions d’euros, selon RFF. Le jugement est attendu le 26 juin.