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Auteur/autrice : admin_lvdr

Jean-Marc Janaillac, PDG de Transdev : « Ce n’est pas l’intelligence qui a manqué, mais l’esprit de décision »
Un peu plus de cent jours après sa prise de fonction, le PDG du groupe qu’il faut désormais nommer Transdev dévoile les axes de sa politique destinée à redresser l’entreprise qui sort d’une fusion éprouvante avec Veolia. Ville, Rail & Transports. Après une période d’immersion d’un peu plus de trois mois, est-ce que vous avez découvert une entreprise conforme à ce que vous imaginiez de l’extérieur ou bien complètement différente et en quoi ?
Jean-Marc Janaillac. Les deux ! C’est effectivement une situation difficile sur différents plans : financier avec une dette d’1,9 milliard en 2012, très importante par rapport au résultat, donc difficilement soutenable ; au plan des résultats économiques, puisqu’ils sont très impactés par une dépréciation d’actifs liée au fait que lors de la fusion, au moment haut d’un cycle, leur valorisation avait été boosté, donc c’est le retour à la réalité. Indépendamment de cela, des résultats opérationnels courants négatifs : 380 millions d’euros de pertes, dont 320 de dépréciation d’actifs. 60 millions c’est trop, mais c’est redressable. Sur un plan commercial, beaucoup de contrats perdus l’année dernière. Enfin, des équipes avec un moral morose, assez pessimiste. Tout cela ne m’a pas surpris. En revanche, en me rendant sur le terrain en France et à l’étranger, j’ai vu des choses que je n’attendais pas : des gens beaucoup plus jeunes que ce que j’imaginais, des savoirs opérationnels et des expertises techniques pointus, efficaces, en particulier dans le marketing, les services numériques, le transport à la demande. Enfin, des cadres motivés pour repartir, ayant envie de se battre et l’espoir de retrouver un sens, une direction, une stratégie. De là est née une conviction, que j’ai appliquée dans un certain nombre de domaines : aller vite car il y a un vrai potentiel de redressement, mais il y a eu trop d’attente. Dans beaucoup de domaines, des tas d’études avaient été faites, des projets, des travaux de consultants qui n’avaient pas été mis en œuvre. J’ai décidé de ne pas repasser trois à six mois à les refaire. Ce n’est pas l’intelligence qui a manqué dans l’entreprise, mais l’esprit de décision…VR&T. Ce qui a bloqué par le passé, c’était le processus non finalisé entre les deux actionnaires. Il ne l’est pas complètement ; pourtant, vous avancez, c’est une façon assez différente de voir les choses…
J.-M. J. Il y a eu toute une période grise, Veolia Environnement (VE) était présent mais partant, on attendait les conditions de son départ. La signature de l’accord entre la Caisse des Dépôts et Veolia a donné des perspectives claires. L’objectif est que ce soit finalisé avant le 30 juin. Par ailleurs, quand on change d’équipe, c’est pour avoir une vision, une attitude, un management un peu différent… On peut être un peu plus volontaire vis-à-vis des actionnaires.VR&T. Vous parliez tout à l’heure du programme de cession, pouvez-vous nous dire quelle taille vous visez et quelles cessions sont prévues ?
J.-M. J. Le programme de cessions poursuit deux objectifs : nous désendetter et nous donner les moyens de financer le développement organique sur notre périmètre recentré. L’objectif est d’avoir une activité un peu supérieure à 6 milliards d’euros, soit une attrition relativement importante, puisque le chiffre d’affaires 2012 est à 7,567 milliards sans les actifs en vente des pays d’Europe centrale et orientale ni la SNCM (qui retourne dans le giron de VE, ndlr), et à 8,1 milliards avec, soit une croissance de 2,3 % par rapport à 2011. À 6 milliards, nous restons une des grandes entreprises du secteur. Par ailleurs, l’international est à 60 % donc la France, mécaniquement, augmente à 40 %. Les autres principaux pays seront les États-Unis et les Pays-Bas, mais nous serons présents dans 17 pays au total (contre 27 actuellement, ndlr), des zones matures ou en développement. Concernant les cessions, nous finalisons la vente de nos activités dans les Pays de l’Est (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie, Serbie, Croatie, ndlr) à Deutsch Bahn, des activités représentant 250 M€ de CA. Cette décision est antérieure à mon arrivée. Pour le reste, le Comex avait approuvé une liste, on y va ! On constitue des « data rooms » pour aller vendre des actifs en Allemagne, Finlande, Suède, Belgique et la partie Veolia des Pays-Bas, un total de 1,490 milliard d’euros de CA, le principal étant en Allemagne. Ce sont des pays où soit la rentabilité est difficile, soit pour lesquels la lourdeur des investissements rend difficile la gestion de notre présence tout en se développant ailleurs. C’est typiquement le cas de l’Allemagne.VR&T. Pourquoi les Pays-Bas, c’est un des marchés où vous êtes fort ? L’intégration n’était pas satisfaisante ?
J.-M. J. Premièrement, il n’y avait pas d’intégration du tout entre Connexxion et Veolia Pays-Bas. Deuxièmement, aujourd’hui on a plus de 50 % de parts de marché aux Pays-Bas. Tout garder donnerait une position très forte, même un peu dominante dans un marché extrêmement concurrentiel, et donc un poids dans l’ensemble un peu disproportionné par rapport à la taille du pays. Avec Connexxion, nous resterons leader avec 38 % de parts de marché.VR&T. De la même manière, vous avez dû lister les pépites à faire fructifier… En dehors des États-Unis et de l’Australie, où sont-elles ?
J.-M. J. On a une présence en Europe avec la France, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et le Portugal, pays où le travail à faire, c’est de l’organisation, de la relance commerciale, de l’innovation, etc. Et puis on a des opérations aux États-Unis, en Australie, en Asie, au Chili, pour lesquelles il y a des perspectives de développement importantes. Nous utiliserons la dynamique propre de ces pays pour accroître nos implantations.VR&T. Vous y serez très agressifs ?
J.-M. J. Commercialement oui, financièrement non ! L’agressivité portera plus sur la capacité d’innovation pour répondre aux besoins des clients. On ne cassera pas les prix.VR&T. Sur l’Asie, vous avez une joint-venture (JV) avec la RATP dont le patron a manifesté son souhait de la récupérer, qu’en pense le patron de VTD ?
J.-M. J. Nous essayons de voir dans quelles conditions il est possible de continuer à travailler ensemble en Asie. Parce qu’il y a une bonne complémentarité entre les entreprises et que ça ne paraît pas illogique de voir deux entreprises françaises qui, sur des marchés tiers, ne se font pas une concurrence stérile – je pense à d’autres cas ailleurs – et qui regroupent leurs forces d’une maison France.VR&T. Est-ce qu’on ne pourrait pas extrapoler cette logique puisqu’on a trois groupes contrôlés par l’Etat pour imaginer qu’on ait une instance – ou peut-être l’Agence des participations de l’Etat – qui déterminerait qui est le mieux placé sur chaque grand appel d’offres pour y aller seul ?
J.-M. J. Il ne faut rien de systématique sur ces questions-là. Les trois groupes ont certes des participations directes ou indirectes de l’État, mais sont positionnés de façons différentes. C’est bien de voir des entreprises françaises exporter le savoir-faire dans le grand international. Chacune doit avoir la liberté de ses opérations, de sa vision stratégique globale. Il y a des zones de croissance sur lesquelles VTD ne souhaitera pas s’implanter parce que des entreprises françaises y sont déjà, comme les pays du Golfe.VR&T. Mais sur les zones où vous seriez tous les trois intéressés, est-ce que ça ne fait pas un peu désordre vu de l’étranger de voir trois Français contrôlés par l’État se chamailler ? Par ailleurs, ça vous oblige parfois à rogner les marges…
J.-M. J. C’est compliqué d’organiser les réponses aux appels d’offres et ce n’est sûrement pas au service de l’Agence des participations de l’État de le faire. Ce sont des questions qu’on peut se poser… Les réponses ne sont ni simples, ni évidentes. Il faut trouver des réponses qui assurent à la fois aux entreprises l’autonomie nécessaire à leur développement et qui font en sorte que la maison France ne se trouve pas en opposition frontale sur des marchés lointains. La question a une certaine pertinence, je ne sais pas complètement y répondre.VR&T. En France, pas mal de contrats ont été perdus récemment, y compris des symboliques comme Strasbourg ; les élus se plaignent d’avoir perdu confiance dans le groupe, comment comptez-vous la restaurer, cette confiance ?
J.-M. J. Ils disaient avoir perdu confiance, premièrement, parce qu’ils avaient des questions sur l’avenir de l’actionnariat et la pérennité du groupe, inquiétude qu’ils n’ont plus ; deuxièmement, par crainte de démotivation de nos équipes ; or les choses sont claires avec la présentation de nos axes stratégiques. Troisièmement, nous avons une concurrence très active de Keolis, et dans certains cas, anticoncurrentielle. Sur le dossier de Strasbourg, nous avons déposé une plainte à l’Autorité de la concurrence. Si SNCF Partenariats et Keolis ont gagné, à écouter les élus, c’est grâce à la capacité d’ajouter l’offre ferroviaire nationale et de créer des liens, critère qu’ils sont les seuls à remplir. Nous souhaitons donc que les choses soient clarifiées. Ceci étant, à Grenoble, nous sommes entrés le 25 mars en négociations exclusives, et je ne vois pas ce qui pourrait empêcher qu’on se mette d’accord. Cet exemple montre qu’avec un actionnariat stabilisé et des nouveaux axes de travail, on est capables de redonner confiance à des élus qui s’interrogeaient.VR&T. Avez-vous lancé la renégociation des contrats français déficitaires et quel nouveau cap entendez-vous donner à la France ?
J.-M. J. Nous sommes handicapés en France par des pertes sur un certain nombre de gros contrats. Nous avons commencé à rencontrer les élus et à chercher des solutions acceptables pour tous, permettant de revenir à une situation moins difficile économiquement et socialement. Une dizaine de contrats sont concernés, tout sera fait dans un esprit de transparence et de dialogue. Quant à l’organisation, l’idée est de resserrer le Comex – passé de 10 à 8 –, le renouveler pour symboliser le nouveau départ, le féminiser aussi : l’état-major était à 100 % masculin ! La nouvelle directrice France, Laurence Broseta, vient de l’extérieur tout en connaissant bien le secteur, pour faire une véritable intégration des équipes. Dans mon tour de France, j’ai trouvé beaucoup de savoir-faire, mais fonctionnant beaucoup en silo avec peu de partage entre nos opérations. Donc un des axes de notre politique, c’est de faire mieux partager les expériences. Le projet de réorganisation qui avait été lancé début 2012 est mis en œuvre. Il permettra de simplifier le système actuel – filiales, pôles régionaux, directions régionales, direction France et direction corporate – et de rapprocher l’organisation du terrain. Au lieu de 7 régions et 36 pôles, nous gardons 16 pôles régionaux dont 4 pour l’Île-de-France tout en laissant une forte autonomie aux filiales.VR&T. Ces nouveaux axes sont symbolisés par votre nouvelle marque ?
J.-M. J. Plus qu’une marque, c’est une identité. À mon arrivée, il y avait des travaux aboutissant à trois possibilités, aucune totalement satisfaisante : Connex, Transdev, et un nouveau nom que je tairai. Pour décider, nous nous sommes abstenus de nouvelle grande étude et avons pensé à nos clients en prenant le nom le plus efficace, tout de suite opérationnel : Transdev. L’identité, c’est le rouge de Veolia dans un logo fort et une signature : Inventons votre mobilité. Le tout exprime à la fois notre histoire, une dynamique, la modernité, la proximité. Ça n’est pas du tout un choix institutionnel.VR&T. Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas de clause de non-concurrence dans les contrats comme le vôtre dans les transports ?
J.-M. J. D’abord, le secteur n’est pas isolé : le patron d’Eiffage vient de chez Vinci, le président de Generali était chez Axa… Ensuite, il n’y a pas un seul cas depuis ma prise de fonction – à part la JV – où je sois amené à utiliser des informations que j’aurais eues chez RATP Dev. Nous ne sommes pas présents dans le Maghreb ni au Moyen-Orient ; ils ne le sont pas en Australie ; en France et aux États-Unis, ils sont plutôt les challengers. Théoriquement, c’est une question, mais pratiquement non. Et si vous pensez au Grand Paris, je crois que je serai à la retraite depuis longtemps le jour où la question pourra se poser !Propos recueillis par Guillaume LEBORGNE et Cécile NANGERONI
La Fnaut préconise de lancer la moitié des projets du Snit
Fin mars, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports a fait part de ses critères pour établir le tri entre les projets contenus dans le Snit (schéma national des infrastructures des transports). Avec en toile de fond la volonté de favoriser les déplacements respectueux de la santé et de l’environnement.
Parmi les lignes à lancer, la Fnaut préconise une liaison nouvelle entre Paris et Mantes pour séparer et fiabiliser les trafics franciliens et normands. Elle retient aussi le CFAL (contournement ferroviaire ouest de l’agglomération lyonnaise) et le tunnel international Saint-Jean-de-Maurienne – Suse, première phase du projet Lyon – Turin.
La LGV Bordeaux – Toulouse, Perpignan – Montpellier, Paca (Marseille – Toulon et Saint-Raphaël – Nice), la deuxième phase de la branche est du projet Rhin-Rhône, l’interconnexion sud en Ile-de-France et, en « version économique », le POCL (suivant le tracé médian par Roanne, seul finançable) font aussi partie de la liste. Ce qui aboutit à retenir au final la moitié environ des LGV inscrites au Snit. Soit un investissement de 2 à 2,5 milliards d’euros par an qui pourrait être financé par la fiscalité écologique, selon la Fnaut.
Résultats : Eurotunnel triple son bénéfice grâce aux JO
L’exploitant du tunnel sous la Manche Eurotunnel a annoncé le 21 mars avoir triplé son bénéfice net en 2012, au terme d’une année marquée par une hausse exceptionnelle du trafic : soit 34 millions d’euros contre 11 millions d’euros en 2011.
Près de 20 millions de personnes ont traversé la Manche par le tunnel l’an dernier, un afflux de passagers généré par les deux événements exceptionnels qu’ont été les Jeux olympiques de Londres, du 27 juillet au 12 août, et le jubilé d’Elizabeth II du 2 au 5 juin 2012.
Au cours de cette même année 2012, le trafic des camions transportés sur des wagons dédiés a atteint un niveau record de 1,5 million de véhicules, en hausse de 16 %. Et côté Europorte, la filiale de fret ferroviaire du groupe, la tendance est également à la progression avec un chiffre d’affaires en hausse de 28 %, à périmètre constant, du fait de la signature de nouveaux contrats et de la coopération accrue avec certaines filières.
Convention TER : revers pour la SNCF
Le 8 mars, le tribunal administratif d’Orléans a donné tort à la SNCF qui demandait à la région Centre de supporter l’impact financier de la réforme des retraites des cheminots. La justice a rejeté son recours demandant la condamnation de la région à lui verser en cumulé, au titre des années 2008 et 2013, plus de 18 millions d’euros. « Le juge considère que les mesures salariales et sociales accordées pour accompagner l’allongement des carrières des agents résultent de négociations au sein de l’entreprise. Il en conclut donc que l’impact financier de la réforme des retraites ne constitue pas un événement extérieur à la SNCF », explique le conseil régional du Centre.
Reste maintenant à savoir si la SNCF va faire appel. D’autres régions n’ont pas suivi la même stratégie : elles ont accepté de payer l’impact financier des retraites mais ont ensuite déposé des recours contre l’Etat pour être indemnisées, indique l’Association des régions de France, qui ajoute que, « pour la plupart, ces recours ont été rejetés ».
Grand Paris Express : Valérie Pécresse ne croit pas au financement de Jean-Marc Ayrault
Le 27 mars, les élus UMP franciliens ont fait part « de leur grande inquiétude » quant au plan de financement du Grand Paris Express présenté le 6 mars par le Premier ministre. Selon eux, le déplafonnement de la taxe sur les bureaux « ne permettra pas de faire face au surcoût du projet, pas plus que le doublement des amendes de circulation qui pèsera lourdement sur les Franciliens. Dans le même temps, le gouvernement renonce à affecter à la SGP la dotation de 4 milliards d’euros initialement prévue et décide de ponctionner la SGP de 2 milliards d’euros d’ici à 2017 ».
Au final, « c’est près de cinq milliards qui vont manquer à l’appel ». Le 22 février, Valérie Pécresse et 49 parlementaires franciliens avaient proposé d’allonger la durée d’amortissement des prêts, de mobiliser l’épargne réglementée et les ressources issues de l’augmentation de la TVA sur les transports franciliens, et de céder les participations non stratégiques de l’Etat dans des entreprises cotées.
Grande-Bretagne : Elaine Holt pilotera la candidature de RATP Dev à l’exploitation de Crossrail
RATP Dev a annoncé le 27 mars la nomination d’Elaine Holt en qualité de directrice des franchises ferroviaires au Royaume-Uni. Elle pilotera notamment la réponse à l’appel d’offres pour le contrat d’exploitation du réseau londonien Crossrail, le plus important projet d’infrastructure ferroviaire des dix dernières années au Royaume-Uni. Après avoir débuté sa carrière, en 1987, chez British Airways, Elaine Holt intègre First Group, où elle occupe différents postes de direction, dans les domaines commercial et opérationnel, avant de devenir directrice de First Capital Connect. En 2009, elle est nommée par le ministre des Transports directrice générale de Directly Operated Railways et présidente de East Coast. Plus récemment, elle était en charge au sein de National Express de la réponse à l’appel d’offres du contrat d’exploitation de la concession ferroviaire du Great Western.
Christian Leyrit président de la Commission nationale du débat public
François Hollande a nommé le 22 mars Christian Leyrit (63 ans) président de la CNDP. Après 16 années comme ingénieur de terrain et près de deux ans (1988-1989) aux cabinets des ministres de l’Equipement Maurice Faure et Michel Delebarre, il a été directeur des routes de 1989 à 1999). Il a ensuite exercé des fonctions de préfet de 1999 à 2010 (préfet de Charente-Maritime, du Val-d’Oise puis préfet de région, de Corse et de Basse-Normandie). Depuis juillet 2010, il était vice-président du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD). Il a été également de 2010 à 2011, chef du corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts. Christian Leyrit succède à Philippe Deslandes (66 ans).
Résultats : Keolis poursuit sa croissance, mais le bénéfice baisse
La filiale de transport public de la SNCF a vu son bénéfice net reculer de près d’un tiers en 2012, à 24,9 millions d’euros, au terme d’un exercice où le groupe a hissé son chiffre d’affaires à près de 5 milliards d’euros. La rentabilité opérationnelle est en hausse avec un excédent brut d’exploitation (Ebitda) qui gagne 4,8 %, à 287 millions d’euros. Le plongeon du bénéfice net s’explique par le désengagement de Keolis de son activité d’autocars longue distance dans les provinces de l’est du Canada, et la prise de contrôle total de la société néerlandaise Syntus, déficitaire. « Lorsqu’on fait l’acquisition de 100 % d’une société qui perd de l’argent, on assume les pertes à 100 % », a résumé Jean-Pierre Farandou, président de Keolis. La progression de 12,1 % du chiffre d’affaires intervient alors que Keolis a poursuivi son essor à l’étranger, notamment en Inde, et conforté ses positions en France. « Le groupe a atteint la taille critique », s’est réjoui Jean-Pierre Farandou. Objectif : atteindre 7 milliards de chiffre d’affaires d’ici à 2017, dont 57 % réalisés hors de France.
RATP : commande de 15 bus hybrides
La RATP a commandé 15 bus hybrides Man Lion’s City. Ces bus fonctionnent avec des supercondensateurs rechargés par l’énergie récupérée lors du freinage, complétés si besoin par une génératrice mue par un moteur diesel. Ce type de véhicules permet d’économiser jusqu’à 30 % de carburant par rapport à un bus diesel. Cette commande intervient après un test de bus hybrides effectué l’année dernière et dans le cadre du renouvellement régulier de la flotte, soit environ 10 % par an de ses 4 300 bus, tous types confondus (standard, articulés et midi-minibus).
Thales choisi pour la maintenance des valideurs de Transilien
Depuis mars, Thales assure pour quatre ans la maintenance des systèmes de validation des titres de transport de la SNCF en Ile-de-France. Soit 4 300 équipements dans près de 400 gares. Thales effectuait déjà auprès de Transilien la maintenance des 1 800 équipements dont il était le fournisseur, le reste étant confié jusqu’alors à la société ACS. Parmi les innovations, un système d’information permettra un suivi permanent des interventions. 17 000 interventions sont prévues chaque année. A l’échéance du contrat, il est probable que la SNCF devra renouveler son matériel devenu trop vieux. Une perspective intéressante pour Thales.