Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La RATP candidate au RER de Berlin

    La RATP va se porter candidate à un appel d’offres pour exploiter une partie du RER (S-Bahn) de Berlin. « Le S-Bahn de Berlin est l’occasion rêvée pour aborder le marché allemand », a déclaré François-Xavier Perin, président du directoire de RATP Dev, le mercredi 20 mars, à l’issue d’une conférence de presse à Berlin. L’exploitation pour 15 ans à compter de 2017 d’un tiers du réseau S-Bahn représente un contrat d’une valeur de plus de 100 millions d’euros par an. A l’automne 2012, la RATP avait participé à la présélection de cet appel d’offres, lancé une première fois à l’été. Mais à la suite d’une plainte de l’opérateur, Deutsche Bahn, le cahier des charges est en train d’être revu et le processus devrait être prochainement relancé. L’appel d’offres final devrait comporter une demande de renouvellement d’une partie des trains, alors que la Deutsche Bah a connu d’importants problèmes de livraisons de nouveaux trains. La RATP ne précise pas avec quel constructeur elle pourrait travailler sur ce contrat. Deutsche Bahn, National Express et MTR (Hongkong) ont fait part de leur intérêt pour cet appel d’offres. (AFP)
     

  • Allemagne : bénéfices records pour la DB, grâce à DB Netz

    Les résultats seront officiellement dévoilés en fin de matinée, mais Rüdiger Grube, le chef de la DB, n’a pas pu résister à l’envie d’en faire fuiter les principaux éléments. Et pour cause, le groupe a réalisé en 2012 une année record, avec un bénéfice historique à 1,5 milliard d’euros, porté notamment par le trafic passagers grandes lignes. Autre bonne nouvelle : le fret ferroviaire. Dans le rouge depuis plusieurs exercices, il renoue avec les bénéfices : 900 millions d’euros, un résultat pourtant en dessous des objectifs de la Bahn. Comme souvent, c’est l’exploitation du réseau ferré qui a rapporté le plus d’argent à la compagnie. De quoi faire grincer des dents outre-Rhin : « cet argent est utilisé pour financer des activités moins rentables ou des acquisitions à l’étranger », critique l’association des opérateurs privés. Comme pour mieux donner raison à ces détracteurs, la Bahn a indiqué hier vouloir racheter les opérations de Veolia Transdev en Europe de l’est.

  • SNCF : reconduit, Guillaume Pepy promet une gestion rigoureuse

    Guillaume Pepy s’est présenté à deux reprises, le mardi 19 mars l’air grave et concentré, pour défendre son bilan. Le matin devant les sénateurs, le soir devant les députés. Sans surprise, les deux commissions du Parlement ont donné à l’unanimité leur feu vert à la reconduction du président de la SNCF pour un nouveau mandat de 5 ans. Reconduction actée mercredi par le gouvernement. Au sein de la classe politique, Guillaume Pepy n’est pas un sujet de clivage. « Ce n’est pas mon chef d’entreprise préféré, mais comme président de la SNCF, il est le meilleur », glisse en aparté un député de l’opposition pourtant critique sur le bilan. Guillaume Pepy rempile donc jusqu’en 2018 et sa feuille de route doit encore être affinée. La réforme du système ferroviaire, la poursuite de l’effort sur les transports du quotidien et la préparation de l’entreprise à la concurrence devraient être les enjeux majeurs de ce nouveau mandat. Le tout dans un contexte budgétaire resserré : « compte tenu des finances publiques contraintes et du pouvoir d’achat sous tension, nous devons baisser nos coûts pour pouvoir baisser nos prix, il faut que nous fassions des gains de performance », a-t-il indiqué lors de son audition au Palais-Bourbon. En évoquant le plan d’affaires 2013-2017 de la SNCF, Guillaume Pepy avait précédemment évoqué une marge opérationnelle de 10 % à l’horizon 2017 (contre 8,9 % en 2012) et un recul de la dette à 6 milliards d’euros. Il ajoute trois milliards d’économies à réaliser d’ici 2018. Devant les députés, Guillaume Pepy s’est posé en gestionnaire soucieux du denier public : « le capital du système ferroviaire français représente 100 milliards d’euros, l’efficacité de l’utilisation de ce capital qui appartient aux Français est essentielle », a-t-il lancé. Deux jours plus tard, lors des trophées du groupe, Guillaume Pepy n’a pas tenu un discours différent à ses troupes : « Je nous trouve un peu trop lourds, trop lents et trop bureaucratiques », a-t-il osé devant 2 000 cheminots réunis au Zénith de Paris, avant de les exhorter à « aller chercher » le chiffre d’affaires et à améliorer la performance de la production.

  • Gare : un chef étoilé pour Saint-Lazare

    Un an après son inauguration, la nouvelle gare de Paris-Saint-Lazare affiche un bilan positif de la fréquentation de ses 80 boutiques. « La rentabilité de l’opération va au-delà de nos attentes qui étaient déjà très élevées », commente Laurent Morel, le président du directoire de Klépierre, l’opérateur du centre commercial. Alors que la gare accueille 450 000 personnes chaque jour, les commerces qui y sont installés affichent un chiffre d’affaires moyen de 14 000 euros par mètre carré et par an. Parmi les nouveautés à venir, le chef étoilé Eric Frechon va ouvrir en septembre un restaurant gastronomique baptisé « Lazare ». De nouveaux travaux vont également être lancés en mai : le parvis qui va être réaménagé sera totalement dédié aux modes doux (piétons, vélos) et un nouveau pôle regroupera les bus. Lorsque ce dernier chantier sera achevé, ce sera la fin de dix ans de rénovation pour la plus ancienne gare de Paris.
     

  • CarPostal gérera les transports de Menton

    Peu à peu, CarPostal poursuit son implantation sur le territoire français. Le groupe suisse compte désormais sept réseaux en France, depuis que la communauté d’agglomération de la Riviera Française (dix communes et près de 67 000 habitants), dont la ville centre est Menton, a attribué l’exploitation de son réseau de transports urbains à la filiale française de CarPostal Suisse. Le nouveau contrat de délégation de service public prendra effet le 1er juin prochain pour une durée de six ans et un montant de 40 millions d’euros répartis sur la période.
    Le réseau urbain est composé de 12 lignes régulières, un service de TAD, un autre de PMR, des navettes touristiques estivales, mais également 19 circuits scolaires et périscolaires sur le périmètre de l’agglomération. Les 34 véhicules neufs en propre parcourront 1 350 000 km par an, seront renforcés par 12 véhicules sous traités à deux partenaires autocaristes locaux. Avec ce nouveau marché, CarPostal augmente son personnel de 80 agents, dont 66 conductrices et conducteurs repris à Veolia Transdev.

  • Kazakhstan : Systra chargée des études en vue du TGV Almaty – Astana

    Le président du Kazakhstan voit les choses en grand. En vue de l’exposition universelle de 2017, il espère avoir inauguré une ligne à grande vitesse de 1 000 km entre l’ancienne et la nouvelle capitale, son pays Astana et Almaty. Systra a remporté un contrat pour la supervision des études et de la construction auprès des chemins de fer Kazakhes (KTZ). « Cette liaison à grande vitesse d’une longueur totale de 1 000 km effectuée à 250 km/h traversera une zone de steppe désertique de plus de 500 km soumise à des conditions climatiques extrêmes pouvant enregistrer des variations de température de 75° entre l’été et l’hiver. Le tracé comporte le franchissement du lac Balkhash via un ouvrage d’art d’une longueur de 10 km », indique Systra dans son communiqué. L’autre challenge réside dans les délais très courts (4 ans) pour mener à bien un tel projet. De tels délais pour la construction d’une LGV n’ont à ce jour pas été observés ailleurs qu’en Chine. De mauvais augure pour les industriels européens ?

  • L’Aquitaine et l’Aragon s’entendent sur la traversée des Pyrénées.

    L’Aquitaine et l’Aragon ont signé le 15 mars un protocole d’accord pour la traversée de la partie centrale des Pyrénées en rouvrant la ligne ferroviaire Pau – Saragosse. Il prévoit des études et travaux à valider avec les Etats espagnol et français pour une réouverture vers 2020 de cette ligne abandonnée en 1970.

  • Transport à la demande : Dinard se dote d’un service effectué en taxi

    Transport à la demande : Dinard se dote d’un service effectué en taxi

    La communauté de communes de la Côte d’Emeraude vient de lancer son service de TAD sur quatre de ses communes dont Dinard. Ce sont les taxis locaux qui ont remporté l’appel d’offres. Le transport à la demande a été officiellement lancé le 17 février dans le territoire de la communauté de communes de la Côte d’Emeraude (CCCE), dans les Côtes-d’Armor, qui a intégré la commune de Dinard le 1er janvier 2013, portant à dix le nombre de communes dans la CCCE qui compte maintenant près de 30 000 habitants. L’objectif de TADy cool – c’est son nom –est de permettre aux habitants qui n’en ont pas les moyens, matériels et éventuellement physiques, de se déplacer pour leurs besoins classiques, comme faire des courses, se rendre chez le médecin ou régler des questions administratives. Les onze points de dessertes sont en effet situés dans seulement quatre communes, Dinard (quatre points dont le marché et l’hôpital), Pleurtuit et Ploubalay (deux points chacune), La Richardais (trois points dans la zone commerciale).
    La prise en charge se fait au domicile des usagers. C’est donc clairement un transport destiné à des personnes âgées. « Rien n’interdit aux autres habitants du territoire, d’emprunter TADy Cool ! », précise Gaëtan Doineau, responsable environnement et aménagement du territoire de la CCCE. « Mais il est vrai que les horaires que nous avons choisis pour le service le rendent difficilement compatible avec des horaires classiques de salariés », continue-t-il. En effet, TADy cool ne débute qu’à 9h30, s’arrête à 17h, et s’interrompt entre 12h et 13h30. Et ne fonctionne que les mardis, mercredis, jeudis et samedi matin. De plus, la plupart des salariés habitant dans la CCCE travaillent en dehors de celle-ci. Or, les transports doivent rester à l’intérieur du périmètre de la CCCE, sauf accord exceptionnel.
    La particularité de ce TAD est de fonctionner avec un groupement de taxis locaux. « C’est eux qui ont remporté l’appel d’offres, mais nous n’avions fait aucune restriction quant au mode de transport », précise le responsable de l’aménagement du territoire. Dans les faits, ce choix du taxi a un léger effet pervers : l’usager a le sentiment de commander une voiture particulière. « C’est un transport public ! Nous nous battons contre cela, notamment en insistant auprès des conducteurs. Si le voyageur n’est pas chez lui à l’heure indiquée, le taxi a le devoir de repartir sans lui. Pas question de désorganiser le fonctionnement. » Mais seul le logo magnétique que le taxi doit porter lorsqu’il circule pour TADy Cool, permet de distinguer les courses privées des courses publiques. Dans les faits, l’usager s’en apercevra aussi lorsque le conducteur chargera un ou plusieurs clients qui ont la même destination, ou une partie de trajet commun. « La centrale de mobilité du département qui se charge de la réservation fait tout pour optimiser les courses, en mutualisant les trajets par exemple. »
    Ce qui change aussi, c’est le tarif. L’usager ne paie en effet qu’une somme forfaitaire de deux euros, tandis que la CCCE apporte le complément par rapport au coût du trajet. L’intercommunalité va recevoir, jusqu’en 2014, les aides européennes du Leader (pour Liaison entre les actions de développement de l’économie rurale). Dégressives, elles seront de 55 % du déficit pour la première année. « Nous avons budgété 25 000 euros, soit 1 600 trajets simples. » En tout cas, le service a l’air de bien démarrer. En fonctionnement depuis le 1er février, soit dix-sept jours avant l’inauguration officielle, une vingtaine de trajets ont été effectués, « alors que nous n’avions encore fait aucune publicité, et que la presse locale ne s’en était pas encore fait l’écho ».  

    Y. G.

  • RATP Dev rachète Selwyns Travel au Royaume-Uni

    La filiale développement de la RATP vient d’acquérir Selwyns Travel, société de bus et autocars de transport interurbain et de transport à la demande pour les villes de Manchester, Runcorn, St Helens et pour les entreprises (National Express, Barclays, Emirates…). Avec 90 véhicules et plus de 200 salariés, elle réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 17 millions d’euros. Cette acquisition renforce les positions de RATP Dev qui a réalisé un chiffre d’affaires de 284 millions d’euros au Royaume-Uni en 2012 et possède déjà London United (bus du Grand Londres), Metrolink (tram de Manchester), Epsom Coaches (bus dans le Surrey et cars de loisirs), Bournemouth Transport Limited et Bath Bus Company (circuits touristiques).
     

  • Tramway : à Nice, la ligne 2 sera conforme au projet

    Las des recours de tous bords, des opposants qui parlent de référendum ou de BHNS, le 12 mars, le maire (UMP) de Nice a mis les choses au point. Christian Estrosi confirme que la ligne est – ouest de tramway, reliant l’aéroport au centre administratif et au centre-ville, puis au port en phase 2, soit 11,3 km et 650 millions d’euros, se fera conformément à la DUP. Il réaffirme aussi l’intérêt des deux stations souterraines, permettant un gain de temps de 15 minutes et un moindre « péril pour le tissu économique local qui se remet à peine de cinq années de travaux ». Le maire assure enfin que ce projet, qui doit transporter 80 000 voyageurs dès 2017, est financé (150 millions d’euros de subventions, 500 millions d’euros de prêts).