Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Londres : un plan de 913 millions de livres pour le vélo

    Boris Johnson, le fantasque maire de Londres, a dévoilé un plan ambitieux de 913 millions de livres (plus de 1 milliard d’euros) sur dix ans pour faire de la capitale britannique une ville plus sûre pour les cyclistes. Parmi les projets les plus marquants, la création d’un réseau de pistes cyclables qui traverserait la ville d’est en ouest, créant selon les mots de la municipalité un « RER pour vélo ». La commission des transports de l’assemblée municipale doute que les fonds déployés soient suffisants pour réaliser un tel projet et demande un budget plus ambitieux.

  • Fret : ECR obtient le certificat international Sqas

    Euro Cargo Rail, la filiale française de fret ferroviaire de la Deutsche Bahn a obtenu en début d’année son certificat Sqas (Safety and Quality Assessment Systems). Ce référentiel international a été accordé après un audit sur les systèmes de management et de sécurité notamment. Dans un communiqué du 12 février, l’opérateur ferroviaire indique avoir « obtenu un taux de conformité allant de 94,08 % à 97,66 % » et affirme vouloir être « un acteur fiable et d’importance pour les sociétés chimiques qui fabriquent et font acheminer des matières potentiellement dangereuses ».
     

  • Fret : Geodis va livrer les commandes passées sur le site internet de Castorama

    La filiale de transport et de logistique de la SNCF, Geodis, a indiqué en février qu’elle allait assurer pendant trois ans la livraison à domicile, en France, des commandes passées sur le site Internet de l’enseigne de bricolage Castorama. Ce contrat d’un montant de 6 à 8 millions d’euros par an « vient renforcer une collaboration effective entre les deux groupes depuis 2005 pour des prestations de transport et de logistique », indique Geodis dans un communiqué.
    Le groupe précise qu’un nouvel entrepôt de 24 000 mètres carrés situé à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) et opérationnel depuis le début de l’année lui permet « de prendre en charge l’activité e-commerce de son client Castorama ». Sur ces 24 000 m2 d’entrepôt, 8 000 m2 sont dédiés au stockage, à la préparation de commande et à la coordination des opérations de transport pour les 12 000 références produit de l’activité e-commerce. La filiale de la SNCF précise qu’elle assure également, depuis 2011, le transport multimodal (rail-route) entre le nord de la France et la région lyonnaise pour Castorama.

  • Réforme ferroviaire : la mission Bianco préconise de créer trois Epic

    Jean-Louis Bianco, qui mène une mission sur la réforme ferroviaire, cible « trois actions prioritaires » pour arriver à l’équilibre dans le secteur ferroviaire (la dette de Réseau ferré de France dépasse les 30 milliards d’euros) dans un document intermédiaire « de méthode » que s’est procuré l’AFP. L’ancien ministre des Transports préconise de ne pas construire de nouvelles LGV mais de chercher « une alternative intermédiaire entre la solution TGV et la solution TET » (train d’équilibre du territoire, anciennement Corail). Il faut, selon lui, « responsabiliser l’Etat et les différentes entités du (futur) pôle public ferroviaire grâce à des contrats d’objectifs et de performances pluriannuels ».
    Concernant l’organisation de ce pôle, Jean-Louis Bianco estime qu’il « doit s’articuler autour de trois entités à vocation industrielle » : le GIU, le transporteur (SNCF) « ainsi qu’un établissement de tête dont les fonctions doivent être précisées, et parmi lesquelles figurent nécessairement les ressources humaines ». Pour l’ancien ministre, « ces trois entités doivent être des établissements publics à caractère industriel et commercial » (Epic). Ses conclusions sont attendues début avril avant qu’un projet de loi ne soit présenté au parlement avant l’été.
     

  • Intercités : un nouveau service d’information pour les voyageurs

    Intercités (qui rassemble les trains classiques de la SNCF) a lancé le 7 mars un nouveau service d’information-voyageurs, baptisé « Info Trafic Intercités ». Il s’adresse aux abonnés quotidiens du grand bassin parisien (6 600 abonnés). Ce nouveau service gratuit leur permet de recevoir des informations sur le trafic de leur ligne par SMS ou par mail. Si un train subit un retard de plus 20 min ou s’il est supprimé, le client reçoit automatiquement une alerte lui indiquant la durée et le motif du retard. Si le retard évolue, le client reçoit alors une mise à jour de l’information.
    Des messages conjoncturels peuvent également être envoyés au voyageur pour l’informer 24 heures à l’avance des modifications de circulation connues : changement d’horaire, suppression d’un train due à des travaux importants… et d’anticiper des situations à venir. Il suffit pour cela de s’inscrire à ce service soit par courrier, soit par mail à [email protected].
     

  • Distribution : Thalys choisit Amadeus

    Pas de répit pour Amadeus, qui souhaite développer son activité sur le marché ferroviaire. Après avoir signé en juin 2012 un accord avec Trenitalia pour vendre ses billets à grande vitesse, puis en décembre un autre avec l’opérateur suédois SJ pour étendre ses canaux de distribution, Amadeus s’est entendu avec Thalys. Le 6 mars, tous deux ont annoncé un partenariat pour la distribution des services de Thalys grâce au système de distribution d’Amadeus. « Cet accord concernera dans un premier temps l’Allemagne », précise un communiqué commun des deux sociétés. « Les utilisateurs d’Amadeus Selling Platform, le point de vente d’Amadeus destiné aux conseillers voyages, et d’Amadeus e-Travel Management, l’outil permettant aux entreprises de passer elles-mêmes leurs réservations, auront accès à l’intégralité des tarifs de Thalys, y compris les prix négociés pour les professionnels, ainsi qu’aux horaires et aux informations de disponibilité. »
    A terme, Thalys espère que les agences de voyages pourront combiner sur un même billet un vol et un voyage en train, et même panacher des prestations hôtelières ou des locations de véhicules.

  • RATP Dev vise le Centre

    RATP Dev vient d’acquérir Réunir Bourgogne-Centre (200 salariés pour un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros), qui assure des services de transport en autocars sur des lignes régulières, ainsi que des services de transports scolaire et touristique dans la Nièvre et le Cher. Déjà exploitant dans le Centre à travers la Société des transports interurbains du Centre, Dunois Voyages, la Société des transports urbains de l’Allier, la Société des transports urbains de Bourges, STU Vierzon et Moulins Mobilité, le groupe poursuit son développement dans le centre de la France.
     

  • Vacances d’hiver : les prix SNCF plus élevés hors de Paris

    Une étude de l’association de consommateurs CLCV, réalisée sur un panel de trajets pour un départ les 1er et 2 mars vers les principales stations de sports d’hiver, montre que les départs hors Paris sont plus chers que les départs depuis la capitale de 32,5 % pour le tarif « moins cher », et de 9 % pour le tarif moyen. Un résultat « logique », selon la CLCV, puisque « les trains partant de Paris comptent probablement plus de voyageurs, ce qui permet de mieux amortir les coûts fixes et de proposer un prix bas ». Autre enseignement, les réductions sont moins favorables aux familles qu’aux voyageurs réguliers ou aux jeunes. La CLCV relève que la carte famille nombreuse « offre une réduction de 21 % par rapport au tarif normal, significativement plus faible que les autres tarifs réduits ».

     

  • Cabotage : l’Araf fixe les règles

    L’Autorité de régulation des activités ferroviaires a fixé le 27 février les règles régissant le cabotage intérieur dans le cadre d’un transport international ferroviaire de voyageurs. Rappelons que le cabotage permet à une entreprise ferroviaire de prendre des voyageurs sur une liaison intérieure dans la continuité de son trajet international mais avec des limites.
    Pour vérifier qu’une liaison a une vocation internationale et n’entre pas en concurrence avec une desserte intérieure, l’Araf a donc décidé qu’elle vérifiera si la part du chiffre d’affaires de la liaison intérieure reste inférieure au tiers du chiffre d’affaires total de la ligne ; que la part du trafic voyageurs-kilomètres de cette liaison domestique est inférieure au quart du trafic total et que la longueur totale de la liaison internationale est supérieure d’un quart à la plus grande desserte nationale. Des critères mis en place dans un souci d’harmonisation européenne. Par ailleurs, pour s’assurer que le cabotage intérieur ne remette pas en cause l’équilibre économique des conventions de service public (par exemple le TER), l’Araf a décidé de s’appuyer sur des prévisions à trois ans, portant notamment sur les grilles horaires mises en place par le caboteur, leur nombre ou encore la tarification.
     

  • Grand Paris : le satisfecit de Maurice Leroy

    Jean-Paul Huchon est satisfait, Bertrand Delanoë se félicite et Valérie Pécresse est à la fois inquiète et déçue. Sans surprise, après les annonces de Jean-Marc Ayrault, chacun joue sa partie. Plus remarquable, la réaction de Maurice Leroy, le ministre chargé du Grand Paris dans le gouvernement Fillon. Le 6 mars, le député (UDI) du Loir-et-Cher, réagissant aux arbitrages de Jean-Marc Ayrault, se réjouit « que le gouvernement préserve le Grand Paris Express dans son intégralité ». Et il salue dans les arbitrages rendus « une juste actualisation des décisions que nous avions prises, avec Jean-Paul Huchon, en signant l’accord historique du 26 janvier 2011 ». Déclaration de poids, Maurice Leroy ayant joué, du côté de l’Etat, un rôle déterminant dans le redémarrage d’un dossier qui semblait inextricablement enlisé.