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Auteur/autrice : admin_lvdr
Pays-Bas : un bureau d’études invente les pistes cyclables chauffées
Alors que le verglas est responsable au Pays-Bas de 5 à 10 % des accidents impliquant des vélos, un bureau d’études néerlandais a inventé les pistes cyclables chauffées grâce à la géothermie afin d’empêcher la formation du gel. Ce système permettrait également d’économiser les dépenses de sel d’épandage. Deux projets pilotes ont été lancés, l’un par la province d’Utrecht, l’autre par la ville de Zutphen. Le cabinet d’études évalue entre 30 000 et 40 000 euros le coût du kilomètre de cette piste chauffée. Le pays comptant 35 000 km pistes cyclables, la facture totale s’élèverait à près de 1,2 milliard d’euros.

Pétition pour le 30 km/h en ville
Des associations militent pour amener l’Europe à réduire la vitesse automobile de 50 à 30 km/h dans les centres-villes. Pour y parvenir, elles comptent réunir un million de signatures de citoyens européens, seuil à partir duquel la Commission pourra se saisir officiellement du sujet. Pacifier la ville en réduisant la vitesse des voitures, améliorer la qualité de l’air, renforcer la sécurité routière. Voilà le projet d’une grosse poignée d’associations. Ensemble, elles portent la déclinaison française d’une pétition européenne. Cette initiative citoyenne européenne (ICE) a été déposée auprès de la Commission européenne le 13 novembre 2012. L’objectif est de recueillir au moins 55 000 signatures de Français (soit moins de 1 pour 1 000 habitants) et un million de citoyens européens (www.30kmh.eu). C’est à partir de ce seuil que l’ICE sera validée et que la Commission européenne pourra se saisir officiellement du sujet. A terme, la Commission pourrait transformer cette ICE en proposition de loi, ce que souhaitent les associations. Pour l’instant, 11 000 signatures ont été rassemblées.
Pour les associations qui promeuvent la pétition, il s’agit de préconiser une vitesse de 30 km/h en centre-ville et dans les quartiers résidentiels, et de ne conserver le 50 km/h que sur les axes de transit, en dehors. Cela présenterait l’intérêt de permettre à d’autres modes de transport de cohabiter avec la voiture, comme la marche à pied ou la bicyclette. Ce serait l’occasion pour les citoyens de faire plus d’exercice physique, alors que le monde médical préconise une demi-heure quotidienne de sport pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Cette mesure permettrait aussi, indirectement, de faire baisser la part modale de l’automobile comme le préconise déjà l’Europe. Côté santé, un abaissement de la vitesse de 50 à 30 km/h multiplie par neuf les chances de survie des piétons et des cyclistes en cas de choc, en réduisant les distances d’arrêt. Cela permet aussi de réduire le bruit de 2,5 dB(A) et l’émission d’oxyde d’azote, parce qu’elle s’accompagne d’une conduite plus souple, et, par ailleurs, de faire baisser la consommation.
Yann GOUBINDe nombreuses villes l’ont déjà adopté
Certes, une pétition aurait le mérite de formaliser les choses et, rêvons un peu, d’inscrire le 30 km/h en ville dans le code de la route. Mais, avant qu’une hypothétique réglementation les y contraigne, quelques villes européennes du Nord comme Delf, Cologne, Berlin ou Munich (à 80 %), mais aussi françaises, ont franchi le pas, instaurant le 30 km/h dans leurs rues. Citons, pêle-mêle, Fontainebleau ou des quartiers de Rueil-Malmaison, Lorient, Dijon, Toulouse, Salon-de-Provence, Strasbourg et Sceaux, dont le maire adjoint, Patrice Pattée, avance que « la ville à 30, c’est plus rapide », parce que plus fluide, et que les distances à vélo, en empruntant les sens uniques à contresens comme l’autorise le code de la route, sont plus courtes, don plus rapides.
Une mesure qui favorise l’autopartage
Si cette pétition soulève les critiques de certains automobilistes, qui y voient une restriction de plus à leur liberté de circuler, on constate aussi qu’elle rassemble au-delà des associations, traditionnellement pour un partage de la route entre les différents usagers, comme la Fnaut, la Fédération des usagers de la bicyclette, Rue de l’Avenir ou les Droits du piéton. Ainsi, la pétition est aussi portée par les deux grandes associations de parents d’élèves, PEEP et FCPE, qui pensent à la sécurité des enfants à la sortie de l’école. Plus étonnant encore, France Autopartage, le réseau associatif de quatorze services en France, qui constate que « l’autopartage se développe mieux dans une ville à 30 », à l’image de Strasbourg où le collectif est né, et se développe le plus vite.
Groupe SNCF : 40 000 embauches d’ici à 2016
Sur le marché de l’emploi, le groupe SNCF reste une valeur sûre. Après avoir procédé à plus de 10 000 embauches l’an dernier, il s’apprête à ouvrir ses portes à 10 000 personnes cette année. Dont 6 000 pour l’établissement public SNCF, le reste pour le groupe, Geodis et Keolis en tête. Jusqu’en 2016, la SNCF évalue à ses besoins à 40 000 embauches. Selon la SNCF, la politique de l’emploi de l’entreprise est marquée par la stabilité depuis deux ans. Il y avait 150 500 employés à la SNCF l’an dernier. Le budget 2013 en prévoit 150 200. La hausse des recrutements s’explique principalement par l’importance des travaux de rénovation des voies, en particulier en Ile-de-France, qui nécessitent beaucoup de main-d’œuvre.
Emploi : PSA et Air France, des viviers pour la SNCF
La SNCF ne se fait pas prier quand elle est sollicitée par des entreprises aux compétences techniques qui allègent leurs effectifs. « Quand des groupes comme PSA ou Air France nous demandent si nous pouvons offrir des opportunités à leurs salariés, nous répondons présents », explique François Nogué. Une convention a ainsi été signée avec PSA. A Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où le site du constructeur automobile doit fermer en 2014, entraînant la suppression de 2 800 postes, un centre de transition professionnel a été mis en place. « Deux programmes accueillant chacun 30 personnes sont d’ores et déjà en cours pour permettre la reconversion des salariés. Nous les accueillerons au printemps », raconte le directeur général délégué Cohésion et Ressources humaines. Côté Air France, des « forums multi-entreprises » ont été organisés. « Un certain nombre de salariés sont en cours de recrutement chez nous », ajoute-t-il. Les personnes expérimentées de plus de 30 ans représentent 23 % des recrutements à la SNCF.
Kazakhstan : Alstom va renouveler les aiguillages
Alstom a reçu une commande d’une valeur de 90 millions d’euros pour produire 10 000 moteurs d’aiguillage au Kazakhstan (voir VR&T du 26 décembre 2012) avec son partenaire local, Kamkor. Une joint-venture baptisée KazElectroPrivod sera basée à Almaty, dans le sud du pays, au sein du site d’activité de maintenance ferroviaire de Kamkor. « Les premiers moteurs d’aiguillage seront importés depuis l’usine d’Alstom de Bologne (Italie), pendant que les ateliers d’Almaty seront réaménagés pour répondre aux nouveaux besoins de production », a indiqué Alstom dans un communiqué. Deux moteurs d’aiguillage P80 d’Alstom ont été testés pendant deux ans en gare d’Astana. Conçus pour fonctionner avec maintenance réduite et protégés contre la neige et le verglas, ces produits visent, au-delà de cette commande, tout le marché 1520.
SNCF : la CGT dénonce la délocalisation de la formation
La SNCF a présenté en février, lors d’un comité central d’entreprise, son projet de créer avec l’ONCF (Office national des chemins de fer au Maroc) un institut de formation aux métiers ferroviaires (IFF) du Maroc. Ce qui va se traduire, selon la CGT-Cheminots, par la délocalisation de plus de 5 000 heures de formation jusqu’alors assurées en France. Le syndicat dénonce « un dumping social », au moment « où des centres de formation sont fermés en France (Miramas en étant le dernier exemple) ». Pour la SNCF, ce projet lancé en septembre 2011 vient d’être finalisé. « Dans une logique de partenariat entre SNCF et ONCF, il a été décidé d’un programme de formation commun aux cheminots marocains et français. 30 000 jours de formation annuels seront dispensés par l’IFF dont 10 000 jours de formation pour les agents SNCF. Sur ces 10 000 jours de formation, 5 000 seront créés et 5 000 autres transférés au Maroc, soit un peu moins de 0,5 % de la totalité des jours de formation dispensés par SNCF », relativise l’entreprise. L’IFF sera opérationnel en septembre 2014 pour former les futurs exploitants de la LGV marocaine.
Inde : le gouvernement s’attaque à la sécurité du réseau
Le gouvernement indien a promis le 26 février d’améliorer la sécurité, le confort et la propreté de ses trains lors de la présentation du budget 2013-2014. Le budget pour l’exercice qui s’ouvre au 1er avril se monte à 633,63 milliards de roupies (soit presque 9 milliards d’euros), contre 601,10 milliards de roupies allouées pour l’exercice précédent, a précisé devant le Parlement le ministre des Chemins de fer.
Pawan Kumar Bansal, s’est engagé à accentuer les efforts sur la sécurité en réduisant notamment le nombre de passages à niveaux non gardés. Chaque année, près de 15 000 personnes trouvent la mort en traversant les voies. Un « massacre », selon le gouvernement. Quant aux 26 000 éléphants que compte l’Inde, le ministre a plaidé pour des « mesures spéciales » leur évitant d’être écrasés lorsqu’ils traversent les voies en pleine forêt. Comme par exemple des limitations de vitesse à l’approche de leurs lieux de passage. Le réseau ferré indien, géré par l’Etat, transporte 23 millions de personnes chaque jour et reste le principal moyen de transport longue distance dans ce vaste pays de 1,2 milliard d’habitants.
Thalys : le trafic se tasse
Près de 6 600 000 passagers ont voyagé en 2012 à bord de Thalys, ce qui représente un recul de 1 % par rapport à l’année précédente. Dans le même temps, les TGV rouges qui relient Paris à Bruxelles en 1 h 22 (puis à Cologne en 3 h 14 et Amsterdam en 3 h 18) ont vu leur capacité abaisser de 2,4 % « liés au plan de maintenance et à l’allégement du plan de transport », explique la société dans un communiqué. Selon la direction, Thalys a tout de même « maintenu son dynamisme » grâce notamment à « son attractivité comparée à l’aérien, notamment vers les Pays-Bas (+2,3 % de voyageurs) » et grâce à « ses résultats sur la route allemande (+3,9 %) stimulée par les nouvelles liaisons au-delà de Cologne, jusqu’à Düsseldorf, Duisbourg et Essen ». Entre Paris et Bruxelles, la politique commerciale mise en place (en particulier les « 1ères minutes » : 300 billets mis en vente chaque jour, à 22 euros entre Paris et Bruxelles) a soutenu la demande. Résultat, le chiffre d’affaires de Thalys a progressé de 2,1 % à 479 millions d’euros.
Transport routier de voyageurs : nouveaux droits pour les passagers des autocars
Le règlement européen instaurant de nouveaux droits pour les passagers dans le transport par autobus et autocar est entré en vigueur le 1er mars. Il impose aux transporteurs de rembourser intégralement le billet ou de réacheminer les passagers en cas d’overbooking, d’annulation ou de retard de plus de 2 heures à compter de l’heure de départ prévue sur les trajets de plus de 250 km. Il fixe en outre des règles d’information, d’assistance gratuite pour les personnes à mobilité réduite ou encore de non-discrimination liée à la nationalité sur les tarifs. Ces « droits » devront être affichés dans les gares routières et sur Internet. En attendant, ils sont répertoriés sur le site : http://ec.europa.eu/transport/passenger-rights/fr/index.html.
Electrique : Lumeneo lance la fabrication de Neoma
Installée dans l’usine Faurecia de Nompatelize (88), la chaîne d’assemblage du jeune constructeur automobile français Lumeneo – dont la SNCF est actionnaire via son fonds d’investissements Ecomobilité Partenaires – a été inaugurée le 19 février. Elle « permettra d’atteindre une cadence de production de cinq voitures par jour, un rythme en phase avec le marché actuel des voitures électriques », estime le constructeur. C’est la Neoma, une 4-places compacte (2,7 m de long) 100 % électrique qui avait été présentée au salon de Paris 2010, récemment homologuée, qui sera le premier modèle produit. Elle est commercialisée depuis début 2013 au prix de 14 700 €, bonus déduit, avec une formule de location de batterie.