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Auteur/autrice : admin_lvdr
Allemagne : la Holding DB confortée par la justice européenne
La DB peut jubiler : la Cour européenne de justice a pris la défense du modèle ferroviaire allemand mis en cause par la Commission européenne. Dans un arrêt rendu le 28 février, les juges européens estiment que rien, dans la législation ferroviaire européenne actuelle, n’empêche la DB de fonctionner en holding. Les juges enfoncent même le clou en constatant que la Commission « n’a fourni aucune preuve concrète démontrant que DB Netz n’est pas indépendante de DB AG en ce qui concerne les modalités de prise de décisions ». Ils précisent au passage qu’il « n’est pas contesté que DB Netz dispose, d’une part, d’une personnalité juridique distincte de celle de DB AG et, d’autre part, d’organes et de ressources propres différents de ceux de DB AG ». Du petit-lait pour la DB, au moment où commencent les négociations de la nouvelle réforme européenne du rail, dont l’un des objectifs avoués par la Commission européenne était de mettre fin à la holding DB au nom de l’indépendance des gestionnaires de réseaux. Dans une série d’arrêts rendus le même jour, la Cour européenne a également conforté le modèle d’ÖBB en Autriche. En revanche, elle a été beaucoup plus sévère pour le système d’allocation des sillons en Espagne, qui maintiendrait les avantages acquis des opérateurs historiques, et à l’égard du système de redevance en Hongrie, qui n’inciterait pas le gestionnaire de réseau à réduire ses coûts.

TAD : les communes autour d’Oloron pourraient s’allier avec le conseil général
Le conseil communautaire du Piémont oloronais (25 000 habitants et 24 communes) va lancer une étude pour connaître les besoins en transports en commun des habitants du territoire. Le conseil communautaire du Piémont oloronais (25 000 habitants et 24 communes) va lancer une étude pour connaître les besoins en transports en commun des habitants du territoire. Il pourrait choisir la proposition du conseil général des Pyrénées-Atlantiques. Les deux parties signeraient un contrat qui formaliserait le service. Il permettrait de desservir les zones rurales peu denses, et offrirait un moyen de locomotion pour les plus âgés comme les plus jeunes sans véhicules. Les premiers pourraient gagner les commerces ou les services publics, et les ados leurs clubs sportifs ou leurs amis. Déjà, deux communautés de communes du département ont choisi de mettre en place un transport à la demande en partenariat avec le conseil général. La communauté de communes de Lacq, qui a lancé son TAD Mobilacq 64 en mai dernier, et la communauté de communes du Pays de Nay, dont le service Mobi Pays de Nay 64-Le Petit Bus a vu le jour en janvier 2013.
Dans les deux cas, le fonctionnement est identique. L’intercommunalité définit, en concertation avec les communes, un certain nombre de points d’arrêt où les usagers doivent se rendre pour emprunter le bus. Seules les personnes à mobilité réduite sont prises en charge à leur domicile. Mais rien ne dit, à ce stade, que la communauté de communes du Piémont oloronais adoptera ce modèle. Une enquête a été lancée pour définir les besoins et les réponses à apporter. Elle sera financée par le conseil général des Pyrénées-Atlantiques à hauteur de 80 %. Autre incitation de la part du département, le financement de l’achat de véhicules jusqu’à neuf places et une prise en charge de la moitié du déficit d’exploitation.Y.?G.
Le succès de la navette urbaine d’Oloron
En matière de transports publics, la ville d’Oloron possède déjà une longueur d’avance. Depuis juin 2011, la ville, qui compte 11 700 habitants, s’est dotée d’une navette urbaine. Très rapidement, cette navette a trouvé son public, au point que l’expérience, prévue d’abord pour six mois, a été renouvelée deux fois depuis. Le réseau compte désormais quatre lignes et 52 arrêts. La vente des abonnements a été multipliée par deux au cours de la deuxième période d’expérience de six mois. Dans le même temps, 21 000 trajets ont été effectués. Reste à savoir comment cette navette urbaine s’articulera avec un possible réseau intercommunal.
50 élus UMP se mobilisent pour la totalité du Grand Paris
Valérie Pécresse en tête, 50 élus UMP de l’lle-de-France ont écrit le 22 février à Jean-Marc Ayrault. « Nous souhaitons la réalisation de l’intégralité du schéma de transports tel qu’il résulte de l’accord Etat-région signé le 26 janvier 2011, et dans les délais initialement prévus », écrivent-ils dans cette lettre révélée par le JDD. Sans contester le surcoût de plus de 9 milliards établi par Pascal Auzannet, les élus demandent que l’équivalent de la future hausse de la TVA sur les transports franciliens aille au Grand Paris, envisagent la cession de certains actifs de l’Etat, et veulent mobiliser pour le projet l’intégralité des ressources attribuées par l’Etat à la région pour le financement des transports. Ils refusent en revanche le déplafonnement de la taxe sur les bureaux. Jean-Marc Ayrault doit faire part de ces décisions le 6 mars, après l’avis du Conseil d’Etat sur les adaptations envisagées du projet, qui doit être rendu ce jeudi 27 février.
Le Grand Lyon construit la ville intelligente par l’expérimentation
« Si la ville est un problème, elle recèle aussi en son sein la solution. » Le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, résume ainsi l’impulsion qu’il souhaite donner à la « ville intelligente » qu’il veut construire grâce aux nouvelles technologies, face au défi énergétique, à la congestion urbaine et aux émissions de gaz à effet de serre notamment. Le Grand Lyon a lancé une série d’initiatives avec des partenaires privés sur l’habitat, la mobilité, la consommation d’énergie, qui ont pour point commun de fonctionner en réseau et de placer l’usager au cœur des dispositifs. Cela se traduit, par exemple, par l’installation de 175 000 compteurs électriques communicants Linky ; par de l’éclairage public intelligent ; par la construction de bâtiments à énergie positive (à Confluence) et la mise en place de 30 véhicules électriques autopartagés. Et surtout par le projet Optimod’, qui consiste à prévoir le trafic automobile à une heure pour mieux gérer la ville et à proposer un GPS multimodal (Smart Moov), espéré en fin d’année.
Nominations : nouveau Comex pour Veolia Transdev
Le PDG de Veolia Transdev, Jean-Marc Janaillac, vient d’annoncer deux nominations de directeurs, qui entrent parallèlement au Comex à compter du 1er mars. Polytechnicienne de 44 ans, Laurence Broseta, ancienne de la RATP et de RATP Dev, qui était depuis septembre dernier directrice générale de Fives Stein Europe, rejoint Veolia Transdev en tant que directrice France, en remplacement de Dominique Gauthier. Richard Dujardin, 45 ans, est nommé directeur Asie-Pacifique/Sud-Europe et reste par ailleurs responsable de la Belgique et de Veolia Transport Nederland. Ingénieur de l’Icam, entré à la Générale des eaux en 1992, il est depuis 2008 directeur général de la zone Benelux/Irlande/Royaume-Uni. Autour de Jean-Marc Janaillac, les 7 membres du Comex sont désormais : Charlie Beaumont, directeur performance et commercial ; Laurence Broseta, directrice France ; Richard Dujardin, directeur Asie-Pacifique/Sud-Europe ; Marcos Garcia, directeur financier ; Hubert Guyot, directeur général de Connexion ; Mark Joseph, directeur Amérique du Nord ; Jérôme Nanty, secrétaire général. A noter la sortie de Philippe Payen, directeur de la stratégie.

L’Ifsttar dévoile sa feuille de route pour les dix prochaines années
Bonne nouvelle : la fusion entre l’Inrets et le LCPC est achevée et réussie. Il aura fallu deux ans à l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) pour la finaliser et mettre en œuvre une stratégie scientifique. Bonne nouvelle : la fusion entre l’Inrets et le LCPC est achevée et réussie. Il aura fallu deux ans à l’Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) pour la finaliser et mettre en œuvre une stratégie scientifique. « Une chance », reconnaît Hélène Jacquot-Guimbal, sa directrice générale, qui souligne qu’« une fusion sur deux de boîtes privées se finit mal faute de temps ! » L’organisation adoptée est matricielle en 4 axes et 5 départements techniques, souvent multisites, afin de mêler les compétences scientifiques. Cette stratégie a été définie à dix ans, un horizon jugé raisonnable et « pas trop présomptueux, car on sèche tous sur le très long terme, à vingt ou trente ans », souligne Henri Van Damme, directeur scientifique. Elle est aussi déclinée dans des contrats d’objectifs à court terme (quatre ans).
Entre autres nombreux programmes au menu de l’Ifsttar figure un travail sur la ville : « comment faire évoluer sa conception, les différents types de transport, d’habitat, de lieux de travail », détaille la directrice générale. L’institut prépare déjà le grand rendez-vous biennal sur la recherche sur les transports en Europe, TRA (Transport Research Arena), qui se tiendra à Paris-la-Défense en avril 2014. L’idée de cette conférence, c’est aussi de mieux communiquer à l’international, « montrer qu’il n’y a pas qu’aux Etats-Unis qu’il se fait des choses innovantes ! », poursuit-elle. Et quel que soit le mode choisi, la mobilité de demain se doit d’être sûre. Projets phares : le monitoring du trafic en temps réel, la circulation automatisée et l’homme virtuel, une modélisation numérique en 3D réalisée avec le monde médical et qui, assure Henri Van Damme, « à court terme, remplacera les coûteux crash-tests d’automobiles ».
Cécile NANGERONI
4 défis pour 5 départements
Inventer la mobilité durable, adapter les infrastructures, maîtriser les risques naturels et nos impacts environnementaux, enfin, penser et aménager les villes et territoires. Ce sont les quatre défis « transversaux et évolutifs » définis par la nouvelle stratégie scientifique. Par ailleurs, la recherche ayant besoin d’un cadre pérenne, 5 départements d’expertise ont été définis : matériaux et structures ; géotechnique, environnement, risques naturels et sciences de la terre ; composants et systèmes ; transport, santé, sécurité ; aménagement, mobilités, environnement.
En matière de mobilité durable, il s’agit de concevoir des politiques et outils d’aide à la décision publique dans les domaines de la mobilité, de la sécurité routière et des systèmes de transport. C’est également un travail d’anticipation basé sur l’observation et l’analyse des comportements et usages. « Inventer la mobilité de demain occupe 40 % de nos chercheurs. La mobilité durable, ça ne doit pas être juste un mot à la mode ! », précise le directeur scientifique Henri Van Damme.Keolis remporte un gros contrat à Las Vegas
Dans la capitale mondiale du jeu, Keolis Transit America (KTA) vient de remporter le « gros lot » : le lot B du réseau urbain de la métropole, soit la « partie la plus emblématique du réseau, puisqu’elle dessert le sud de Las Vegas, le célèbre Hotels & Casino corridor, connu sous le nom de Strip », précise Keolis. L’appel d’offres du Regional Transportation Commission of Southern Nevada (RTC) interdisait à un même opérateur le gain de la totalité du réseau. Keolis estime avoir remporté 55 % des véhicules et environ 30 millions de passagers annuels, un contrat que le groupe ravit au sortant Veolia Trandev, qui a aussi perdu le second lot remporté par une société américaine. Le contrat, de cinq ans (et reconductible cinq ans), démarrera le 7 juillet, et générera un chiffre d’affaires cumulé de 500 millions de dollars, soit 374 millions d’euros. Outre l’exploitation d’une flotte de 207 bus (notamment à étage, longs ou BHNS), Keolis gérera la maintenance, le personnel et la relation client. C’est pour le groupe une étape clé du développement aux Etats-Unis.

Michel Vauzelle défend le phasage de la LGV Paca
Lors du comité de pilotage de la LGV Paca qui s’est tenu à Marseille le 9 janvier, le président (PS) de la Région Paca a rejoint la position de Christian Estrosi, président (UMP) de la métropole niçoise, pour tenter de sauver les meubles. Selon les élus, malgré l’annonce gouvernementale de l’arrêt des projets, rien n’est complètement joué. « Ce consensus était indispensable pour que notre projet figure parmi les 3 ou 4 lignes prioritaires qui seront finalement retenues par le gouvernement », indique Michel Vauzelle au quotidien Var-Matin. « Nous avons obtenu la confirmation de la poursuite des études que j’avais demandées au gouvernement précédent, pour la mise au gabarit du tracé Nice-aéroport – Vintimille, pour se raccorder à la LGV italienne », se félicite même l’ancien ministre. Les élus ont défendu l’idée de différents phasages afin de réduire les coûts de construction. « J’ai aussi plaidé, avec le soutien du président du conseil général Eric Ciotti, pour que le tronçon entre Nice-aéroport et Le Muy constitue la première étape de ce nouveau phasage », ajoute-t-il. A l’horizon 2020, ce tronçon permettrait à la fois de gagner quelque 40 minutes entre Marseille et Nice et d’augmenter le cadencement des TER sur la voie littorale existante.

Jacques Auxiette : « Mais qui est donc Nicolas Hulot ? »
« Mais qui est donc Nicolas Hulot pour parler au nom du Président de la République ? », s’insurge le président (PS) de la région des Pays de la Loire et du syndicat mixte aéroportuaire, suite aux propos de l’ancien animateur télé dans L’Express, évoquant un président « embarrassé » au sujet de l’aéroport du Grand Ouest. Rappelant que François Hollande « a toujours été très clair quant à son soutien au projet », Jacques Auxiette poursuit : « Il n’a pas le droit de continuer à véhiculer des contrevérités. Il est très exagéré et démagogique de réduire le futur aéroport à un sacrifice de terres agricoles ».

Guillaume Balas : les rames du RER A seront bien redéployées
Répliquant à Valérie Pécresse, députée des Yvelines et présidente du groupe UMP au conseil régional d’Ile-de-France, qui, dans le Figaro, affirme qu’une cinquantaine d’anciennes rames MI84 du RER A sont laissées à l’abandon dans des hangars, le président du groupe Socialiste et Républicain au conseil régional assure : « Les propos de Valérie Pécresse relèvent à tout le moins d’une méconnaissance profonde des dossiers. Ses attaques dans les médias – plus nombreuses que ses interventions sur les dossiers de fond – sont constamment truffées de chiffres erronés ou falsifiés. » Guillaume Balas explique assur lui qu’ « au cours de l’année 2012, 28 rames MI84 du RER A ont déjà été redéployées sur le RER B ». L’élu ajoute qu’il est « malhonnête de dénoncer l’inertie des élus du Stif sur ce dossier » car « la conseillère régionale UMP n’est pas sans savoir que les opérateurs travaillent au redéploiement de 25 rames MI84 du RER A sur le RER D ». Un travail dont les conclusions seront présentées « prochainement ».