Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La menace de Christian Bourquin

    La menace de Christian Bourquin

    « Les territoires qui se sont développés dans l’Histoire sont ceux qui ont facilité les déplacements des hommes et des marchandises », assure le président (RDSE) du conseil régional du Languedoc-Roussillon cité par L’Indépendant. La région fait de la LGV Montpellier – Perpignan une grande cause régionale car « il s’agit de relier le réseau TGV le plus fréquenté d’Europe, la France, au réseau le plus long, l’Espagne. L’Europe ne peut pas continuer à nous laisser de côté et l’Etat français doit comprendre l’enjeu », prévient Christian Bourquin. L’élu rappelle que la région s’est engagée à payer 400 millions d’euros pour Nîmes – Montpellier « dans l’objectif que Perpignan – Montpellier suive ». Et il menace : « Si ce n’est pas le cas, il n’y a plus d’intérêt à ce que la région continue à miser sur ce dispositif »…   
     

  • Paul Fellinger déçu de la « Deustche Qualität »

    Paul Fellinger déçu de la « Deustche Qualität »

    Pendant l’épisode neigeux de la mi-janvier, l’ICE pour Paris a été annulé à plusieurs reprises en gare de Forbach. La technologie allemande ne supporte pas le froid, ce qui a le don d’agacer les élus locaux. Ainsi le président de la Communauté d’agglomération de Forbach soupire-t-il dans les colonnes du Républicain Lorrain : « Et dire qu’on nous parle tout le temps de la “Deustche Qualität” ! Les Allemands veulent sortir une nouvelle gamme d’ICE, mais ils ont reporté la livraison en 2016. » Autre souci pour Paul Fellinger (sans étiquette) la DB ne dispose que de cinq ICE3, « un parc trop petit. Dès qu’un pépin se produit, c’est la pagaille et la rotation ne fonctionne plus ». Le président de la Caf assure qu’il veut « tout mettre en œuvre pour avoir des garanties de la SNCF et de la DB sur la ligne Paris – Francfort », car « Les usagers finissent par ne plus avoir confiance en l’ICE, et préfèrent aller prendre le TGV à Metz ».   
     

  • Malaisie-Singapour : accord sur une liaison à grande vitesse

    A l’issue de leur rencontre bilatérale qui s’est tenue le 19 février, les Premiers ministres de la Malaisie et de Singapour ont signé un accord sur la construction d’une ligne à grande vitesse entre Kuala Lumpur et Singapour. Aujourd’hui, le trajet entre la capitale malaisienne et la cité-Etat, assuré par les trains KTMB, prend entre 6 et 7 heures pour parcourir les 374 kilomètres qui séparent la gare de Kuala Lumpur Sentral à la frontière singapourienne. La première phase des travaux reliera la ville de Johor Bahru, en Malaisie, à Singapour. Aucune précision n’a été fournie sur le financement d’un tel projet.    

  • Transmanche : l’autorité de la concurrence britannique craint une hausse des prix

    La Commission britannique de la concurrence a jugé le 19 février, dans un rapport préliminaire, que la reprise des navires de la compagnie de ferries SeaFrance par Eurotunnel pourrait faire augmenter les prix des liaisons transmanche. « En ajoutant des liaisons ferry à son activité existante (d’exploitation) du tunnel sous la Manche, Eurotunnel va significativement augmenter sa part de marché déjà élevée sur le marché transmanche et les prix devraient augmenter », indique la Commission dont le rapport définitif sera publié le 14 avril. Fin octobre déjà, l’autorité britannique de la concurrence (OFT) avait estimé que la reprise des navires de SeaFrance par Eurotunnel pourrait faire augmenter les prix et avait renvoyé le dossier à la Commission. Ces affirmations sont contestées par l’exploitant du tunnel sous la Manche. Celui-ci estime que ses concurrents cherchent « à instrumentaliser le processus initié par l’autorité de la concurrence britannique pour protéger leurs propres intérêts ».

  • Inde : la SNCF sur quatre fronts

    A l’occasion du voyage présidentiel en Inde mi-février, la SNCF et les chemins de fer indiens (Indian Railways) ont conclu un protocole d’accord de coopération d’une durée de cinq ans et renouvelable. Signé à New Delhi par le président de la SNCF, Guillaume Pepy, et son homologue indien, Vinay Mittal, il « vise à identifier et lancer des projets de coopération concrets » dans quatre domaines prioritaires : lignes à grande vitesse, rénovation des gares, modernisation du réseau ferré existant et développement des transports urbains, indique la SNCF. « D’ores et déjà, SNCF et les Indian Railways ont décidé de réaliser ensemble une étude de développement de la LGV Bombay – Ahmedabad, projet mené et financé par SNCF avec le soutien du ministère des Finances », précise-t-elle.
    Malgré cet engagement dont la SNCF se félicite et qui concerne une ligne à grande vitesse de près de 450 kilomètres, les autres axes de l’accord pourraient avancer plus rapidement du fait des priorités indiennes qui vont plutôt à la modernisation du réseau existant, à la rénovation des gares et au développement des transports urbains. Selon plusieurs sources en place à New Delhi, le lancement de LGV est envisagé à beaucoup plus long terme.

  • Infrastructures de transports : la commission « Mobilité 21 » du Snit donne la priorité à l’existant

    Philippe Duron, président de la commission « Mobilité 21 » chargée de hiérarchiser les projets d’infrastructures du Snit (Schéma national des infrastructures de transports), a fait un point d’étape le 21 février. Le député-maire socialiste de Caen a d’ores et déjà affirmé que la commission plaçait « au cœur des priorités » la rénovation et la modernisation des réseaux ferroviaire et routier. Ce qui nécessite « une mobilisation de moyens suffisants », insiste-t-il.
    Pour l’exercice de hiérarchisation des quelque 70 projets d’infrastructures concernés, la commission retient trois grands ensembles. Le premier, le plus immédiat, concerne les projets déjà engagés « qui pourront s’enrichir en fonction des ressources disponibles ». Le second regroupera les projets à lancer dix ans après (à l’horizon 2020). Le troisième rassemblera tout le reste, autant dire ceux qui n’ont quasiment aucune chance d’être réalisés. Mais pour ne pas donner une impression d’irrémédiable, la commission composée surtout d’élus (mais aussi d’experts) précise que cette hiérarchisation sera réexaminée tous les cinq ans.

     

  • Petite Ceinture ferroviaire parisienne : l’urgence… de ne rien faire ?

    « Dans un contexte qui a évolué » depuis le protocole conclu avec la Ville de Paris en 2006, RFF envisage « de retirer du réseau ferré national » les sections de la Petite Ceinture ferroviaire parisienne « sur lesquelles il ne voit plus de perspectives pour un trafic ferroviaire lourd ». La signature du prochain protocole est attendue pour cet été, d’où l’urgence apparente d’un nouveau débat sur le devenir de l’ancienne ligne circulaire.
    Que faire ? Préserver la possibilité d’une desserte par train ou par tram ? Etablir des espaces verts ? Favoriser la biodiversité ? Lancée en janvier par la Ville de Paris et RFF, la concertation a remporté un succès qui a surpris ses promoteurs. En moins d’un mois et demi, 23 000 visites ont été enregistrées sur le site Internet lapetiteceinture.jenparle.net et 2 435 contributions ont été émises. Ceci alors que des visites in situ ont été organisées, ainsi que de réunions publiques et des ateliers dans les arrondissements périphériques parisiens… mais ni dans les communes limitrophes, ni au niveau de la région Ile-de-France.
    De la réunion publique de synthèse qui s’est tenue le 14 février à la mairie du 4e arrondissement, il ressort que les différentes solutions sont loin de faire l’unanimité. Anne Hidalgo, première adjointe chargée de l’architecture et de l’urbanisme, s’est félicitée de ses meilleures relations avec la nouvelle équipe de RFF, a insisté sur le caractère non constructible de l’emprise, mais en a implicitement exclu la vocation ferroviaire, alors que ce sujet était en tête des contributions sur le site Internet. Toutefois, la concertation aura permis de dégager des points de convergence : la réversibilité des aménagements et le maintien de la continuité du linéaire. On ne sait jamais…
     

  • TGV low cost : la SNCF écrase les prix avec Ouigo

    Imbattables, les petits prix proposés par la SNCF pour Ouigo, son TGV low cost, depuis le 19 février, date de l’ouverture des ventes : 10 € le premier prix, 5 € par enfant jusqu’à 12 ans, même au dernier moment, et jusqu’à 85 € le plus haut tarif atteint, selon le principe bien connu du yield management : plus on s’y prend tôt, plus on a de chance de trouver un tarif attractif.
    Au total plus de 400 000 places à 10 € seront proposées chaque année, uniquement sur Internet – et plus d’un million à moins de 25 € – sur l’axe Sud-Est (Marne-la-Vallée jusqu’à Marseille et Montpellier). Pour cela, il a fallu « chasser tous les coûts inutiles », explique Guillaume Pepy, le président de la SNCF, de l’exploitation à la maintenance, en passant par l’aménagement des rames. Les règles changent : le deuxième bagage est payant et les voyageurs devront se présenter une demi-heure avant pour permettre l’embarquement de pas moins de 1 268 personnes si le TGV est complet. Les premières circulations débuteront le 2 avril.
     

  • Espagne : Renfe a amélioré ses résultats financiers en 2012

    Toujours dans le rouge, l’opérateur Renfe a sur l’exercice 2012 fait fondre ses pertes de 335 millions d’euros à 45. Elles sont dues essentiellement aux grandes lignes et au fret, les banlieues étant subventionnées. Quant à la branche AVE, elle a terminé 2012 sur un bénéfice de plus de 60 millions d’euros. L’objectif global de Renfe est l’équilibre des comptes en 2013, mais l’absorption au 1er janvier 2013 de Feve augure d’une perte de 170 millions d’euros dans ce secteur (lignes secondaires à voie métrique). La dette cumulée de Renfe demeure de 5 milliards d’euros, 200 millions ayant été toutefois amortis en 2012. 
     

  • Choisir son logement en fonction des transports

    En Ile-de-France, la distance entre domicile et lieu de travail et la durée du temps de transport sont des critères de plus en plus primordiaux pour choisir son lieu de résidence. Afin de faciliter la recherche de ceux qui souhaitent déménager, le site d’annonces immobilières AVendreALouer.fr a, en partenariat avec le Stif et mappy.fr, intégré deux critères de recherche : la proximité des gares de RER ou stations de métro, et le temps de trajet à pied depuis le logement proposé pour y parvenir. Le client peut déterminer quelle durée de marche maximum il est prêt à effectuer, ce qui est un plus par rapport à la seule recherche de la station de métro la plus proche que propose le site seloger.com. Le site immo offre aussi la possibilité de passer sur mappy.com pour visualiser son trajet. A terme, ce service devrait être étendu aux annonces de toutes les grandes villes.