Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Bulgarie : Thales et Kapsch fourniront le système de signalisation pour la ligne Sofia – Plovdiv

    Thales a annoncé le 8 février avoir remporté avec son partenaire Kapsch un contrat d’un montant de 35 millions d’euros pour la fourniture du système de signalisation et de télécommunications de la ligne Sofia – Plovdiv. Les deux groupes coopéreront pour déployer la solution sur les 133 km de la ligne, qui fait partie du corridor ferroviaire international IV (Dresde – Istanbul via la Bulgarie). Thales équipera cinq gares de systèmes d’enclenchement électronique et fournira le système ETCS (European Train Control System) niveau 1. Kapsch CarrierCom fournira l’accès GSM-R qui comprend des dispatchers, des radios de cabine et des radios portatives. Le programme doit durer 28 mois.    
     

  • Strasbourg s’étend vers l’Allemagne

    Strasbourg s’étend vers l’Allemagne

    La Compagnie des transports strasbourgeois va lancer, fin 2013, le chantier du pont du tramway qui franchira le Rhin et permettra de relier, début 2017, les parties française et allemande de l’agglomération. La Compagnie des transports strasbourgeois va lancer, fin 2013, le chantier du pont du tramway qui franchira le Rhin et permettra de relier, début 2017, les parties française et allemande de l’agglomération. Le projet élaboré par Bouygues propose d’aménager, pour 24 millions d’euros, un double bow-string entièrement métallique d’une portée de 260 m au-dessus du fleuve. Sur 16 m de largeur, le pont présentera deux voies engazonnées pour le tramway, une piste cyclable et un trottoir en enrobé coloré, réservé aux piétons. Le nouvel ouvrage se situera à 130 m en amont du pont TGV, en service depuis 2011, et à une centaine de mètres en aval du pont routier existant. Ce dernier n’aurait pas pu, selon Roland Ries, maire (PS) de Strasbourg, supporter un tablier élargi pour le tramway.
    Roland Ries présente cette extension transfrontalière de la ligne D (2,6 km pour 87 millions d’euros) comme la « colonne vertébrale » de l’urbanisation des friches industrielles proches du Rhin, sur 250 ha, « sur les dix ou quinze prochaines années ». La ville de Kehl (35 000 habitants) souhaite s’engager à financer, pour 35 millions d’euros, une extension complémentaire sur 1 km jusqu’à son hôtel de ville. Pour obtenir les cofinancements fédéraux de la construction du pont, à parts égales entre la France et l’Allemagne, les collectivités ont mobilisé les ressources juridiques d’Ernst&Young, qui ont notamment conseillé aux Allemands de qualifier la partie piétonne de « voie d’évacuation ».
        

    Olivier Mirguet
     

  • Ile-de-France : l’agglomération Est Ensemble devient autorité organisatrice de proximité

    Compétente en matière de transport depuis le 13 décembre 2011, la communauté d’agglomération Est Ensemble a été désignée le 1er janvier 2013 autorité organisatrice de proximité à la suite d’une convention passée avec le Stif. Elle devient ainsi gestionnaire des navettes communales : le P’tit Bus au Pré-Saint-Gervais, le Till’Bus aux Lilas, le TUB à Bondy. L’agglomération Est Ensemble envisage l’harmonisation des parcours, des modalités et de la tarification de ces navettes.
     

  • SNCF : la montée des syndicats réformistes se poursuit

    Pas de bouleversements mais une confirmation des rapports de force déjà exprimés en 2011 lors de la dernière élection organisée à la SNCF pour désigner les représentants du personnel et des comités d’établissement : le pôle dit « réformiste », Unsa et CFDT, poursuit sa progression, tandis que les syndicats considérés comme « contestataires » (CGT et Sud-Rail) reculent. C’est le principal enseignement du vote des salariés du groupe SNCF, le 5 février, pour choisir leurs représentants au sein du conseil d’administration. Un scrutin marqué par un taux de participation en recul (53,92 %, soit une baisse sensible de 7,71 % par rapport à la précédente élection au conseil d’administration, il y a cinq ans) et par un nombre d’électeurs plus important puisque les urnes étaient aussi ouvertes aux 32 000 employés des filiales comme Geodis ou Keolis. La CGT conserve toutefois sa première place avec 38,94 % des suffrages (-3,14 %) et trois sièges au CA, tandis que l’Unsa se place second avec 19,05 % des voix (+5,5 points) et un siège. Sud-Rail et la CFDT-Cheminots obtiennent chacun un siège. Pour la direction de la SNCF, ces résultats sont plutôt de bon augure, alors qu’il va falloir entrer dans le vif du sujet de la réforme ferroviaire et lancer des négociations sur un cadre social harmonisé.
     

  • LGV Est : une gare de trop

    Le mode de financement de la ligne à grande vitesse Est était peut-être novateur (un cofinancement partagé entre Etat, collectivités locales, RFF, Union européenne et Luxembourg), il était à coup sûr à double tranchant ! Puisqu’on leur demandait de mettre la main à la poche, les collectivités sont entrées en compétition entre elles pour avoir le meilleur accès au TGV. Ce qui a abouti à des choix incohérents et des investissements « contestables », note la Cour des comptes, qui y consacre un chapitre dans son rapport annuel. Ainsi, deux gares TGV pourraient être édifiées à moins de 20 km l’une de l’autre pour un coût total de 156 millions d’euros. Les auteurs du rapport s’étonnent aussi que 17 villes non situées sur l’axe de la LGV aient obtenu d’être connectées malgré tout au réseau TGV, via des liaisons directes régulières, alors que cela supposait des aménagements coûteux et que leur faible fréquentation peut faire douter de leur pérennité.
     

  • La Cour des comptes épingle la communication « dispendieuse » de la SNCF

    La Cour des comptes, qui a présenté son rapport annuel le 12 février, s’est penchée sur les opérations de communication de la SNCF entre 2000 et 2011. Elle pointe la faiblesse du pilotage budgétaire, des dépenses très élevées et le manque de suivi et de contrôle. Selon ses estimations, les dépenses ont représenté 153 millions d’euros par an en moyenne entre 2007 et 2011 (210 millions annuels si on ajoute les coûts salariaux du réseau de communicants, composé d’environ 500 personnes). Pour la cour, le point le plus préoccupant concerne « le recours excessif aux marchés négociés sans mise en concurrence ». Ces pratiques touchent 71 % des 41 marchés les plus importants conclus depuis 2007. La SNCF a présenté un plan de progrès dès la fin de l’année dernière pour tenir compte de ces remarques.
     

  • Thalys : une rame dédicacée par Jean-Paul Gaultier

    A l’occasion d’une exposition qui lui est consacrée aux Pays-Bas, Jean-Paul Gaultier a apposé sa signature sur une rame Thalys. Une rame qu’il a lui-même empruntée le 6 février afin de rejoindre le musée Kunsthal de Rotterdam, où s’ouvrait « La planète Mode de Jean-Paul Gaultier : de la rue aux étoiles ». Le train circulera dans les quatre pays où opèrent Thalys (France, Allemagne, Belgique et Pays-Bas) durant toute l’exposition (du 10 février au 12 mai 2013). La rame est floquée de rayures marinières, un motif iconique du couturier parisien, bien avant de devenir l’étendard du redressement productif.

  • RFF : l’Araf refuse la hausse des péages proposée pour 2014

    C’est une première. L’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) a émis fin janvier un avis défavorable à l’augmentation de 4,8 % des redevances d’infrastructures envisagée par Réseau ferré de France (RFF) pour 2014. Après une hausse des péages de 4,3 % en 2013, l’augmentation n’atteindrait pas loin de 10 % sur deux ans, note l’Araf. « Cette évolution, très élevée au regard de l’inflation générale et de la situation économique, traduit l’insuffisante maîtrise des coûts par RFF et la SNCF », estime le gendarme du ferroviaire.
    Pierre Cardo, son président, explique que « cet avis repose sur trois principes européens, à commencer par des incitations à la réduction des coûts de l’infrastructure. Or, malgré les travaux initiés par la SNCF et RFF et l’engagement de la SNCF de réaliser des gains de productivité, aucun indicateur ne permet d’en contrôler le respect ».Et il conclut : « Cela ne va pas dans le sens d’une meilleure utilisation du réseau ». L’Araf qui attend de nouvelles propositions de RFF.

  • TER : la Fnaut opposée au transfert sur la route

    La Fnaut (Fédération nationale des associations d’usagers des transports) conteste fortement la proposition faite par la Cour des comptes dans un rapport présenté en 1989 et reprise par la direction du Trésor de transférer sur la route les services de TER peu utilisés pour des raisons économiques et écologiques. Pour elle, c’est « une idée reçue » qu’elle combat, en se référant à une étude comparative entre le train et l’autocar. Selon cette étude présentée le 6 février, l’autocar attire en moyenne deux fois moins de voyageurs que l’autorail et n’est utilisé que par de la clientèle captive. Par ailleurs, ajoute-t-elle, « le bilan énergétique d’un transfert sur route est toujours négatif dès qu’on dépasse 15 voyageurs à bord de l’autorail. »
    Bref, conclut la fédération, « ce n’est pas l’autorail qui est cher, c’est la SNCF ». Ses coûts d’exploitation sont 30 % plus élevés qu’en Allemagne, affirme-t-elle. Ils pourraient être abaissés avec « l’utilisation d’un matériel roulant et une signalisation mieux adaptée aux faibles trafics », mais aussi avec des gains de productivité obtenus par la polyvalence des personnels. Ce qui revient à prendre pour modèle – et à l’appeler de ses vœux – les méthodes utilisées par les opérateurs privés.

     

  • La demande de transports à Barcelone a chuté de 4 % en 2012

    L’ensemble des moyens de transport public sur la métropole de Barcelone ont cumulé 626,58 millions de voyageurs en 2012, soit 3,9 % de moins qu’en 2011. Les 26 millions d’usagers manquants ont surtout délaissé le métro et les autobus urbains, mais la voiture particulière régresse de 4,7 %. En conséquence, l’ATM, l’autorité organisatrice, incite à la prudence pour les investissements (dont la ligne de métro automatique 9, partiellement paralysée) et elle voit dans le recul du trafic trois causes : la situation économique et le chômage, les augmentations de tarifs et une chute de 200 000 du nombre de résidents réguliers en deux ans dans la métropole.