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Auteur/autrice : admin_lvdr
Frédéric Delorme remplace Gilles Cartier au directoire de Systra
Le conseil de surveillance de Systra, réuni le 9 janvier sous la présidence de Pierre Mongin, a nommé Frédéric Delorme membre du directoire. Il remplace Gilles Cartier, qui a souhaité être déchargé de ses fonctions opérationnelles et reste conseiller du président du conseil de surveillance. Gilles Cartier était auparavant PDG d’Inexia, la filiale d’ingénierie de la SNCF qui a rejoint Systra. Frédéric Delorme (53 ans, X-Ponts) était directeur de l’Ingénierie de SNCF Infra depuis septembre 2008. Rappelons par ailleurs qu’à la fin janvier ce sera au tour de Guillaume Pepy d’exercer la présidence tournante entre les présidents de la RATP et de la SNCF du conseil de surveillance de Systra.
Clermont-Ferrand : le BHNS complète le tramway
La couleur fleur de lave du tram clermontois se décline depuis le 8 décembre sur les BHNS de la ligne B. De 5h30 à 23h, 14 Crealis Neo de 135 places circulent sur la 2e ligne structurante du réseau (9 200 voyages par jour) avec des fréquences aux 9 ou 11 minutes à chacune des 16 stations, qui ont été modernisées (et dont les quais sont accessibles aux PMR). La ligne B (de Royat au stade Michelin) a vocation à desservir le centre-ville grâce à des correspondances avec 12 lignes de bus, le tram et le train. Aux carrefours, les bus ont la priorité, et dans le véhicule les voyageurs ont désormais des écrans d’information temps réel dernier cri (système Navibus). L’opération a coûté 11,75 millions d’euros au SMTC, en incluant les 11 bus de 18 m supplémentaires prévus pour équiper la 2e ligne à haut niveau de service courant 2013.
France – Espagne : Figueres – Barcelone, 131 km qui changent tout
Sur la ligne à grande vitesse qui permet de relier Amsterdam à Séville, et plus « modestement » Paris à Barcelone et Madrid, c’était le maillon manquant. Une ligne à grande vitesse traverse désormais l’Europe du nord au sud… exception faite de Nîmes – Perpignan, section que parcourent les rames à grande vitesse à allure réduite. Mardi 8 janvier, Felipe, prince héritier d’Espagne, a inauguré ces 131 km d’une ligne qui bouleverse la carte de la grande vitesse en Europe. La mise en service a eu lieu dès le lendemain. Au programme, dans chaque sens, huit dessertes pour relier au quotidien Madrid, Saragosse, Lleida, Tarragone, Barcelone, Gérone et Figueres. Et un aller-retour pour effectuer le trajet Barcelone – Gérone – Figueres. Plus de deux ans après la mise en service du tronçon Perpignan – Figueres, le 19 décembre 2010, le maillon manquant entre France et Espagne, Barcelone – Figueres, est donc mis en service. Le retard au démarrage est conséquent, puisque la totalité de l’ouvrage de ligne nouvelle entre France et Espagne devait, initialement, l’être… le 17 février 2009.
Tours prend les compétences du Sitcat
La communauté d’agglomération Tour(s)plus a décidé de prendre la compétence transports dès 2013, ce qui entraînera la dissolution du syndicat intercommunal Sitcat et le transfert des 13 agents vers la collectivité. Avec l’extension de son périmètre, l’agglomération (qui passe de 19 à 22 communes) recouvre désormais en très grande partie le territoire du Sitcat et du réseau de transport urbain Fil bleu. En rationalisant ses interventions et en mutualisant ses moyens, l’agglomération entend maîtriser son budget transports, et notamment les charges liées à la mise en service du tram, en septembre prochain.
La Commission veut libéraliser les TGV en 2019
Bruxelles s’apprête à publier un projet de quatrième paquet ferroviaire libéralisant, fin 2019, le trafic intérieur de voyageurs (appel d’offres obligatoire pour le TER, open access pour le TGV). Nous l’écrivions dans notre dernier numéro et Les Echos de ce jour le confirment. A la même date seraient interdites des structures de type holding, comme celle de la DB ou comme celle, sous une forme plus douce, que tente de bâtir le gouvernement français avec l’aide de Jean-Louis Bianco. Fin janvier ou début février, le texte de la Commission entamera son parcours d’obstacles. Le quatrième paquet ne pourra vraisemblablement pas être approuvé avant la fin de la Commission Barroso, en octobre 2014. L’Allemagne et la France comptent bien sur une commission moins libérale pour sauvegarder le système de la première et la réforme en cours de la seconde. Sur ce point, les deux pays sont unis et espèrent l’emporter. Mais, sur la concurrence, la France freine, l’Allemagne veut accélérer.
Espagne : les voies étroites rejoignent le réseau national
Au 31 décembre 2012, Feve (Ferrocarriles Españoles de Vía Estrecha), l’entreprise publique espagnole responsable des lignes à voie étroite, a cessé son activité. Son réseau de 1 198 km de lignes – le plus grand d’Europe en voie métrique – a été repris par le gestionnaire d’infrastructure Adif, alors que son parc (automotrices pour voyageurs et trains de fret) ainsi que son exploitation ont été repris par la Renfe. Fondée en 1965, cette entreprise a géré jusqu’à 2 000 km de lignes sur 36 réseaux à cinq écartements différents (dont la voie « normale » de 1 435 mm qui, en Espagne, est « étroite » par rapport au réseau classique). Si la moitié de ces réseaux ont disparu, d’autres ont été transférés entre-temps au Pays basque, en Catalogne (réseau de Barcelone), dans le Pays valencien et les îles Baléares (réseau de Majorque).
Autriche : Vienne – St. Pölten par ligne « haute performance »
Au changement d’horaire de décembre 2012, ÖBB Infra a mis en service sa ligne nouvelle « haute performance » de 44 km entre Vienne et St. Pölten. Composante clé du quadruplement de l’axe ferroviaire à l’ouest de la capitale autrichienne, sur le réseau transeuropéen de transport, cette ligne nouvelle a pour double but de libérer de la capacité pour le fret et de réduire les temps de parcours pour les voyageurs. C’est ainsi que les villes de Vienne et de Salzbourg, distantes de quelque 300 km, sont désormais reliées en 2 h 22 en rame réversible Railjet, contre 2 h 45 auparavant. La meilleure moyenne commerciale reste toutefois modeste : 132 km/h, même si la ligne haute performance est autorisée à 230 km/h pour les Railjet.
Avis se lance dans la voiture partagée
Le loueur de voitures américain Avis Budget va se diversifier dans les véhicules partagés en libre service avec le rachat du pionnier de cette activité, Zipcar, annoncé le 2 janvier, pour 500 millions de dollars. « Cette acquisition représente une chance de s’étendre sur des marchés adjacents, qui croissent plus vite que la location de voiture traditionnelle », a noté le PDG d’Avis, Ronald Nelson. Les deux sociétés espèrent boucler la transaction au printemps 2013, leurs conseils d’administration ayant approuvé l’opération « à l’unanimité », selon le communiqué commun, et des actionnaires détenant environ 32 % de Zipcar ayant déjà accepté d’apporter leurs titres à Avis. Le PDG d’Avis est revenu sur ses réticences initiales concernant la voiture partagée, qui vise « de nouveaux consommateurs, plus jeunes, plus connectés ». Présent aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, Zipcar revendique 760 000 membres qui réservent leur voiture par téléphone ou Internet, et la rapportent à l’endroit où ils l’ont trouvée. L’entreprise fonctionnera comme une filiale d’Avis.
SNCF : cheminement réservé pour rejoindre le futur siège
Le futur siège de la SNCF à Saint-Denis, où doit débarquer l’été prochain tout l’état-major de l’entreprise en provenance de Montparnasse, fait l’objet de toutes les attentions. Surtout depuis la médiatisation d’agressions, dans le secteur, de cadres d’Orange et d’autres grandes entreprises lors de leur trajet domicile – travail. Il est donc prévu qu’à la descente du RER D les agents puissent se rendre directement depuis le quai jusqu’au siège par un cheminement privé, et sans avoir à sortir des emprises SNCF. La direction envisage également le renforcement des effectifs Suge sur ces quais. Il ne reste plus qu’à réserver des rames pour avoir un transport totalement sécurisé…
SNCF : la dette réduite grâce aux subventions du Stif
Opération « Cézembre » ! Ce n’est pas le titre du dernier James Bond mais celui d’une opération financière compliquée mise en place par la SNCF en Ile-de-France et le Stif, l’autorité organisatrice des transports. Selon La lettre Sud Rail de décembre qui a dévoilé l’information, elle concerne un accord passé entre la SNCF et le Stif sur la titrisation des subventions versées pour le financement du matériel roulant. En clair, la SNCF a demandé à des établissements financiers de pouvoir disposer immédiatement (et non pas annuellement) de la somme prévue dans le contrat qu’elle a signé avec le Stif au printemps dernier : plus d’un milliard d’euros. En acceptant d’ouvrir ce crédit, ce sont les banques qui toucheront chaque année pendant huit ans les subventions du Stif. Pour la SNCF, ce dispositif a notamment un avantage : il permet de prendre en compte immédiatement l’encaissement de flux futurs dans les comptes, ce qui a pour effet de réduire son endettement.