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Auteur/autrice : admin_lvdr
Anne-Lise Voisin-Pelliet, DRH de Veolia Transdev
A compter du 2 janvier 2013, Anne-Lise Voisin-Pelliet est nommée directrice des ressources humaines du groupe et remplace Jean-Pierre Gouteyron, qui devient conseiller auprès du secrétaire général jusqu’en février 2013. Diplômée de l’IEP de Paris, titulaire d’une maîtrise de droit, elle était directrice adjointe des ressources humaines de VTD et auparavant DRH de la branche transport de Veolia Environnement. Anne-Lise Voisin-Pelliet a débuté sa carrière comme chargée d’études RH au sein du service juridique social de la DRH du groupe CGEA, ancêtre de Veolia.
Ferroviaire : fusion des activités de Vinci sous la marque ETF
Depuis le 1er janvier 2013, les activités de construction et de maintenance ferroviaires d’Eurovia, groupe Vinci, ont été rapprochées au sein d’une entreprise, ETF. Constitué avec le rachat en 2008 de Vossloh Infrastructures Services, ce pôle était jusqu’alors organisé autour de deux marques, Eurovia Travaux ferroviaires et Européenne de travaux ferroviaires. En France, ETF construit notamment la deuxième phase de la LGV Est-européenne, et elle participe à la construction de la voie et de la caténaire de la LGV Sud Europe Atlantique (SEA). Sept agences régionales vont désormais couvrir l’ensemble des travaux de maintenance. A l’international, ses équipes interviennent notamment sur les métros du Caire, de Caracas et sur un chantier de réhabilitation de voies ferrées en Thaïlande. L’entreprise, qui a réalisé en 2012 une activité de l’ordre de 375 millions d’euros, est en progression de 12 % par an depuis 2009.
Paris – Lille : renouvellement des voies sur la ligne classique
Depuis le 10 décembre 2012 et jusqu’au 22 juin 2013, Réseau ferré de France mène un important chantier de renouvellement des voies ferrées de la ligne classique entre Paris et Lille. Ce chantier permettra de traiter les sections Achiet – Arras et Phalempin – Lille. Il s’agit de moderniser 34 kilomètres de voie en effectuant un renouvellement total ou partiel des différents constituants de la voie ferrée (rail, traverses, ballast) arrivés en fin de vie. Des trains travaux, composant une « suite rapide », permettent de remplacer un linéaire d’environ 1 000 mètres de voie par jour. L’ensemble de ces engins est stationné sur la base de travaux unique de Pont-à-Vendin/Vendin-le-Vieil.
Le Blanc-Argent : retour à la vitesse normale sur la voie métrique
Depuis la rentrée scolaire du 7 janvier, Le Blanc-Argent est à nouveau en service entre Salbris (Loir-et-Cher) et Valençay (Indre), via Romorantin (Loir-et-Cher), à 70 km/h. Après neuf mois de cars de substitution pour cause de réfection sur 56 km de cette célèbre voie métrique, les voyageurs ont retrouvé leurs autorails qui, depuis juin 2010, étaient condamnés à ne pas dépasser les 40 km/h en raison de l’état des infrastructures. La mobilisation du personnel du Blanc-Argent (groupe Keolis), des usagers (350 000 à 400 000 par an, scolaires pour l’essentiel) et des élus a permis de sauver une grande partie de cette ligne atypique, dotée il y a dix ans d’un nouveau matériel roulant sur mesure (X74500). Après 13,6 millions d’euros de travaux (financés aux deux tiers par la Région Centre, contre un tiers pour RFF dont les réflexions ont permis de diviser par trois le montant global des travaux), 27 000 traverses et 33 000 t de ballast ont été remplacées, du rail lourd (récupéré sur la LGV Atlantique) s’est substitué à du rail léger qui existait encore par endroits et des courbes ont été rectifiées. La remise en service s’est accompagnée d’une campagne de sensibilisation aux quelque 120 passages à niveau du tronçon rénové, les automobilistes s’étant rapidement habitués à la disparition des circulations ferroviaires. Seul bémol : au sud de Valençay, le tronçon vers Luçay-le-Mâle (Indre) reste hors service.

Le Grand Montauban veut cadencer ses lignes principales en 2013
Le nouveau contrat de délégation de service des transports du Grand Montauban débutera le 1er janvier prochain. Le nouveau contrat de délégation de service des transports du Grand Montauban débutera le 1er janvier prochain. C’est Veolia Transdev qui a été retenu par le conseil communautaire du Grand Montauban, le 30 novembre 2012, pour une nouvelle période de dix ans. « C’est une seconde étape dans la modernisation du réseau», explique Emmanuel Boivin, directeur de la Société d’économie mixte des transports montalbanais (SEMTM). La poursuite du partenariat s’explique aussi par le succès de la précédente DSP. « La fréquentation a augmenté de 29 % globalement sur l’ensemble de l’offre de transport en 2011, et de 14 % sur Hespérides, le réseau de bus réguliers. » Mais les autres modes proposés par la SEMTM ne sont pas en reste. Le réseau TAD Libellule a progressé de 4 % en 2011, et de 60 % selon les chiffres arrêtés au mois de novembre 2012. Un bond qui s’explique par la refonte de ce service en 2011. Gros succès aussi pour le libre-service vélo Monbeecycle avec 550 locations, dont 49 % de longue durée, donc par des habitants de l’agglo et non des touristes. Seule la navette de centre-ville Cocci « s’essouffle », reconnaît Emmanuel Boivin. « La ville a évolué, avec des points d’attraction nouveaux et la navette n’a pas suivi. Mais cela fait partie des modifications du réseau que nous allons apporter en septembre. » Les changements porteront surtout sur les lignes structurantes A et C, les plus belles hausses avec +11 % de fréquentation, qui seront cadencées à 20 minutes contre 40 aujourd’hui. S’y ajoutera une nouvelle ligne rapide, la G, entre la gare et la médiathèque. Enfin, le réseau va se doter d’un nouveau dépôt équipé d’une station de lavage et de carburant. « On attend le permis de construire dans quelques jours et les travaux pourront débuter dans la foulée dans les deux premiers mois de 2013. » L’objectif final est le transfert total à la fin de l’année 2013. « Mais on espère que le parking sera terminé d’ici l’été pour garer les 26 véhicules, et le nouvel atelier d’ici septembre. »
Y.?G.
Concurrence : les subventions croisées de la DB sur la sellette
Le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, a envoyé en novembre une lettre au ministre allemand des Transports, Peter Ramsauer, lui demandant des compléments d’information sur les flux financiers entre la DB AG et ses filiales, ainsi que sur les bénéfices de DB Regio. Les autorités allemandes ont jusqu’à fin janvier pour répondre. En cause : les quelque 10 milliards d’euros annuels de subventions perçues par la DB pour la gestion du réseau ou le trafic régional, et qui iraient renflouer les caisses de la holding. Il s’agit encore des premiers stades de l’enquête et non d’une procédure formelle d’infraction, précise-t-on à la Commission.
RTE-T : moins de cofinancement pour l’ERTMS
Les commissions des transports et de l’industrie du Parlement européen ont adopté le 18 novembre leurs positions sur les réseaux transeuropéens de transports à l’horizon 2020, et leur structure de financement. Au grand dam de l’industrie et des opérateurs, les eurodéputés ont notamment réduit le taux de cofinancement à 40 % pour les équipements embarqués ERTMS. En revanche, ils ont accepté un cofinancement de 20 % pour le « retrofitage » en semelles de frein moins bruyantes. Ce vote devrait être confirmé en plénière en mars. En attendant, les eurodéputés entament des négociations avec les ministères nationaux des Transports et la Commission européenne.
RFF : Jacques Rapoport nommé président
Jacques Rapoport a été nommé président de RFF le 19 décembre. La lettre de mission du gouvernement lui demande d’engager « des travaux, en lien avec le président de la SNCF Guillaume Pepy, afin de proposer, dans les tout prochains mois, un premier projet de schéma d’organisation et de mise en place du Gestionnaire d’infrastructure unifié regroupant RFF, la Direction de la circulation ferroviaire et la branche SNCF Infra ». Jacques Rapoport devra « réfléchir, en collaboration avec le président de la SNCF, aux liens fonctionnels à mettre en place entre le GIU et la SNCF, (…) identifier les leviers d’optimisation qui permettront d’assurer la pérennité économique du GIU, (…) élaborer les grandes lignes d’un projet de code du réseau, (…) participer à la mise en œuvre du cadre social harmonisé ».?
Guillaume Pepy devra pour sa part « réfléchir en collaboration avec le président de RFF aux liens à mettre en place entre le GIU et la SNCF afin d’organiser les relations entre les deux entités et de travailler sur le cadre social harmonisé ».? Jean-Louis Bianco, qui va préciser les modalités de la réforme, devra conduire la concertation avec « les entreprises précitées, les organisations patronales et syndicales, les groupes politiques représentés au Parlement, les représentants des usagers et des autorités organisatrices de transport ». Et proposer ses conclusions avant la fin mars 2013.
Inde : Thales introduit le contrôle automatique des trains
Thales a signé le 11 décembre un contrat avec Larsen & Toubro, multinationale indienne intervenant notamment dans l’ingénierie et la construction pour équiper le futur métro d’Hyderabad (Etat d’Andhra Pradesh), pour la fourniture de son système de communication et de supervision (ICS) et de son dispositif de contrôle-commande des trains par télécommunications (CBTC). « C’est la première fois que notre système CBTC sera utilisé en Inde », affirme Jean-Pierre Forestier, vice-président des systèmes transport de Thales. Ce système permet d’abaisser à 90 secondes environ l’intervalle entre deux trains, ce qui se traduit par une fréquence accrue de 20 %. Pour le groupe français, ce contrat représente plus de 100 millions d’euros, alors que le coût total du projet de métro (72 km, 66 stations) atteint 3 milliards de dollars. Désireux de renforcer sa présence en Inde, Thales s’apprête à répondre en janvier à la consultation lancée par le métro de New Delhi, qui veut lui aussi s’équiper d’un nouveau système de signalisation.
Concurrence : 60,9 millions d’euros d’amende pour Fret SNCF
Suite à une plainte déposée en octobre 2009 par Euro Cargo Rail, l’Autorité de la concurrence a infligé le 18 décembre une amende de 60,9 millions d’euros à Fret SNCF pour plusieurs pratiques anticoncurrentielles. Le gendarme de la concurrence lui reproche d’avoir utilisé à des fins commerciales des informations confidentielles sur ses concurrents dont elle disposait en tant que gestionnaire déléguée des infrastructures. Il estime également que Fret SNCF a empêché ses concurrents d’accéder à des capacités ferroviaires indispensables, par exemple en surréservant des sillons.?
L’Autorité de la concurrence nuance toutefois ses reproches, en estimant que ces pratiques ne relèvent pas d’une stratégie globale du groupe. Condamnant par ailleurs la politique de prix anormalement bas pratiqués par la SNCF, « rendant impossible toute concurrence de la part des nouveaux entrants », elle a prononcé une injonction lui demandant la mise en place, dans un délai de 18 mois, d’une comptabilité analytique permettant d’identifier ses coûts, puis d’ici à trois ans l’application effective de principes tarifaires clairs.