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Auteur/autrice : admin_lvdr
L’Assemblée nationale se prépare à examiner le quatrième paquet ferroviaire européen
Le groupe de travail « ferroviaire » commun à la commission du Développement durable et de l’Aménagement du territoire et à celle des Affaires européennes de l’Assemblée nationale se prépare à sa première mission : examiner le quatrième paquet ferroviaire européen. Ce groupe de travail mixte, mis en place il y a une dizaine de jours sur proposition de Gilles Savary, vise à nourrir l’avis sur le quatrième paquet – dont est saisie la commission des Affaires européennes – d’éléments de compréhension du contexte national. Le groupe ferroviaire cherchera par la suite à apporter un éclairage européen à la future réforme ferroviaire française. Le programme de travail de ce groupe ferroviaire ad hoc prévoit notamment des rencontres avec la commission et des rencontres avec les autorités ferroviaires allemande, suisse et italienne.

Le Val de l’Aisne croit au transport à la demande
La communauté de communes du Val de l’Aisne, qui n’a pas la compétence transport, veut créer son propre réseau. Un service de TAD est déjà en expérimentation. La communauté de communes du Val de l’Aisne, à l’est de Soissons, tente de développer les transports en commun. En juillet, le contrat du groupement de commandes a été renouvelé pour deux années encore, toujours sous la forme d’une expérimentation. « Nous sommes contraints de fonctionner comme cela, puisque nous n’avons pas la compétence transport. » Celle-ci reste dans les mains du département. Cette expérimentation pourrait prendre fin avec la création d’un syndicat mixte des transports à l’échelle départementale, qui pourrait par exemple ressembler à ce qu’a mis en place le département de l’Oise. Une telle structure pourrait voir le jour en 2013 et 2014. « L’étude est en cours », lâche, laconique, Philippe Pierret. Quelle que soit la date, elle s’accompagnerait de la création d’un versement transport additionnel pour financer le service.
« Ce n’est pas facile d’installer un transport à la demande en milieu rural », explique Philippe Pierret, chargé de mission habitat, urbanisme et transport à la communauté de communes du Val de l’Aisne. « Nous sommes 63 communes dans la communauté pour environ 20 000 habitants, ce qui veut dire que nous avons beaucoup de communes de moins de 100 habitants. » Malgré tout, Philippe Pierret est plutôt satisfait du résultat. « Nous étions dix communes il y a trois ans dans le groupement de commandes, nous sommes aujourd’hui 27. C’est déjà une belle progression. » Mais il y a encore une marge de manœuvre. « Lorsqu’on crée des transports sur un territoire, on a toujours l’ambition de le développer », insiste Philippe Pierret. « Nous n’avons pas seulement la clientèle des personnes âgées qui ont une voiture mais ne veulent plus conduire, celles qui n’ont plus de véhicule ou des jeunes enfants. Le bus transporte aussi des adultes qui font le choix de laisser leur deuxième voiture au garage parce que c’est plus cher que le bus. C’est à cause du prix du carburant. » Aujourd’hui, le réseau de TAD dénombre « 200 à 250 transports par mois ». Et un total cumulé de 6 500 depuis la création en 2009.
Le groupement de commandes a fait appel à un transporteur picard, Auréole Transport, mais dont le véhicule est parqué sur le territoire de la communauté de communes. Le conducteur habite aussi le territoire et le connaît donc très bien, ce qui facilite les courses. Car le TAD Obus est un système zonal qui permet donc à chaque voyageur de se déplacer dans sa commune ou de se rendre dans celle de son choix, pourvu qu’elle se situe à l’intérieur du territoire du groupement de commandes et qu’il ait réservé la veille. Pour l’instant, le service fonctionne avec un seul bus de 9 places. « On arrive à une charnière : c’est un peu juste avec un seul bus, mais deux seraient de trop pour l’instant. » Le transporteur pourrait faire l’acquisition d’un neuf-places pour compléter, mais cela entraînerait des frais supplémentaires, notamment un conducteur, même à temps partiel.
Yann GOUBIN
Bourg-en-Bresse : Car Postal France remporte la délégation des transports urbains
La communauté d’agglomération de Bourg-en-Bresse vient d’attribuer à Car Postal France la DSP de ses transports urbains pour la période 2013-2019. Déjà délégataire, Car Postal France sera en outre chargé des transports scolaires de l’agglo bressane. Le réseau des TUB compte 8 lignes et 89 collaborateurs. Ses 36 véhicules effectuent plus d’un 1,5 million de kilomètres et transportent 10 000 passagers par jour. Son budget atteint 5 millions d’euros. Dans cet appel d’offres, Car Postal France était opposé à Keolis. La décision a été prise à l’unanimité. L’agglo de Dole a elle aussi renouvelé le contrat au transporteur franco-suisse, qui compte postuler pour d’autres réseaux dans l’Hexagone.
Amérique latine : Nicole Bricq assure la promotion du tramway français
Du 4 au 7 décembre, Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, s’est rendue en Equateur et en Colombie accompagnée d’une délégation de chefs d’entreprise. L’occasion pour la ministre d’assurer la promotion du savoir-faire français en matière de transport de proximité, un secteur jugé stratégique. En Equateur, Nicole Bricq a signé un protocole financier pour un prêt de 90 millions d’euros pour le financement d’une partie du projet de tramway de Cuenca, le premier du pays. En Colombie, elle a assisté à la signature de l’ordre de service du tramway sur pneus de Medellin, dont le matériel roulant a été fourni par le français Translohr.
Le Havre : le tramway est revenu
Après 61 années d’absence, le tramway est de retour au Havre. La première ligne a été inaugurée le 12 décembre 2012. Long de 13 km, le tracé du tram en « Y » dessert la gare, le centre-ville et le pôle universitaire, et participe au désenclavement du quartier du Plateau. En tout, 90 000 personnes vivent à moins de 5 minutes d’une des 23 stations, les études préliminaires tablant sur 56 000 voyages quotidiens. 22 rames Citadis d’Alstom assureront les rotations (un tram toutes les 4 ou 8 minutes). Le coût total du projet s’élève à 395 millions d’euros. Jusqu’au 16 décembre, tous les véhicules du réseau de l’agglomération havraise, LiA, seront libres d’accès afin d’assurer la promotion du tramway.
Brésil : Vossloh va livrer 22 tramways à São Paulo
L’allemand Vossloh a annoncé, le 13 décembre, que le consortium qu’il a formé avec le brésilien T’Trans avait remporté un contrat de 90 millions d’euros pour la fourniture de 22 Tramlinks V4 au réseau de la compagnie de transports urbains de São Paulo. Les véhicules affichent une capacité de 400 passagers et une vitesse maximale de 70 km/h. Les livraisons sont prévues entre 2013 et 2014.
SNCF-RFF : la DCF dans le viseur des juges européens
La France a enfreint la législation ferroviaire européenne en laissant Réseau ferré de France déléguer certaines tâches à la Direction des circulations ferroviaires de la SNCF, notamment la gestion des sillons de dernière minute. C’est ce que pense l’avocat général de la Cour européenne de justice, dans des conclusions rendues le 13 décembre dernier. Le cas français est diamétralement opposé à celui de la holding Deutsche Bahn, à laquelle il avait donné son quitus il y a quelques mois, explique l’avocat général, Niilo Jääskinen. En effet, écrit-il, « dans le modèle de type “holding”, l’indépendance juridique est acquise et l’interrogation porte sur l’indépendance décisionnelle », et dans le cas de RFF et SNCF, « l’indépendance décisionnelle semble acquise, et l’interrogation porte sur l’indépendance juridique ». Or, pour lui, il est clair que la DCF n’est pas indépendante juridique de la SNCF. En outre, observe-t-il, « la sous-traitance de l’exercice des fonctions essentielles à une entreprise ferroviaire n’a pas été prévue » par les directives européennes. Ses conclusions ne sont qu’un « avis », que la Cour de justice suivra ou non d’ici quelques mois. La procédure a quoi qu’il en soit déjà un petit goût de rance. D’abord, parce qu’elle ne prend délibérément pas en compte le décret de 2011 qui a renforcé la scission entre la DCF et le reste de la SNCF. Surtout, parce le futur arrêt de la Cour arrivera après le lancement de nouvelles réformes du rail aussi bien en Europe qu’en France, qui changeront radicalement la donne.
Cinq ans de mieux et 9 milliards de plus pour le métro du Grand Paris Express
Pascal Auzannet a remis son rapport à Cécile Duflot le 13 décembre. Chargé par la ministre de l’Egalité des territoires, le 1er septembre dernier, de présenter un « calendrier pluriannuel de réalisation et de financement » du Grand Paris Express, Pascal Auzannet (RATP) annonce un coût pour les infrastructures de 29,93 milliards d’euros, auxquels il faudra ajouter environ 2,5 milliards pour le matériel roulant. Soit un surcoût de 9 milliards, proche des dix milliards annoncés par Jean-Paul Huchon le mardi 4 décembre. L’estimation initiale ne tient pas compte, selon Pascal Auzannet, de la connexion aux réseaux existants de RFF et de la RATP (1,8 milliard), du coût réel d’une branche traversant la Seine-Saint-Denis (5 milliards au lieu de 3,5). Pascal Auzannet propose un phasage en 5 étapes dans un scénario permettant de mener le projet à bien d’ici 2030 au lieu de 2025. Les lignes prioritaires sont le tronçon sud de la ligne Rouge (traversant le Val-de-Marne), le tronçon commun de la ligne Orange (de Rosny-sous-Bois à Nanterre), le prolongement de la ligne 14 à Saint-Denis-Pleyel, et la desserte Massy-Palaiseau-Saclay sur la ligne Verte. Dernière dans l’ordre des priorités, la branche de la ligne Rouge allant du Bourget à Roissy-CDG et au Mesnil-Amelot, dont la pertinence dépend du choix de l’Etat sur deux autres projets pour Roissy : la ligne B du RER et sur CDG Express, dont la nouvelle version, entièrement publique (ADP, SNCF, RFF, RATP) doit être présentée aux pouvoirs publics début 2013.
Le rapport complet.
LPA regroupe plusieurs services mobilité dans le centre de Lyon
Lyon Parc Auto a inauguré un espace « services mobilité » de 1 200 m2 regroupant plusieurs services, dont certains innovants, dans le parc de stationnement des Cordeliers, en plein centre-ville, « symbole d’une nouvelle qualité de vie urbaine », selon son directeur, François Gindre. On trouve notamment une boutique LPA avec quatre conseillers, un espace pour vélos et motos (80 places), une station Autolib', une zone de rechargement pour les véhicules électriques avec neuf bornes, etc. Avec deux nouveautés : un salon d’attente de 100 m2 avec fauteuils et Wifi en guise de point rendez-vous pour les covoitureurs, et un service Cytissimo de 50 consignes de La Poste pour retirer ses colis 24/24 grâce à un accès sécurisé.
En hausse : les tarifs des TCL
Le Sytral va augmenter au 1er janvier 2013 les tarifs sur le réseau TCL : l’emblématique ticket à l’unité passera de 1,60 à 1,70 euro. Le carnet de dix augmente de 14,30 à à 14,70 euros et le Pass Partout de 55 à 56,20 euros. D’une façon générale, les prix grimpent de 2 %, sauf les tarifs sociaux, qui restent stables. Seule mesure favorable aux clients TCL, l’aller-retour avec le même ticket sera possible dans l’heure. Car les temps sont durs : la hausse de la fréquentation constatée après des investissements conséquents ne compense pas les frais de fonctionnement. Pour tenter de limiter un déficit qui se creuse de 4 millions d’euros par an, le Sytral a choisi de faire payer les clients plutôt que les entreprises et les collectivités Grand Lyon et département du Rhône.