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Auteur/autrice : admin_lvdr
Grande-Bretagne : le consortium Siemens-Invensys livrera le CBTC de Crossrail
Le consortium formé par Siemens (chef de file) et Invensys a remporté le marché portant sur la signalisation de la future ligne de RER Crossrail et sa connexion à deux lignes de banlieue sur le réseau ferré britannique. Car si dans le tunnel de Crossrail, qui traversera Londres d’est en ouest sur 21 km, la marche des 24 trains par heure et par sens sera contrôlée par CBTC, la Great Western Main Line (à l’ouest de Paddington) sera équipée du niveau 2 du standard européen ERTMS alors que la Great Eastern Main Line (à l’est de Stratford) aura l’équipement britannique TPWS. De ce fait, il faudra également gérer la transition entre le CBTC et ces deux autres systèmes. Siemens livrera un CBTC type Trainguard MT avec pilotage automatique (automatic train operation, ATO), une commande centralisée Vicos et une communication radio Airlink, alors qu’Invensys livrera les enclenchements et les composants en ligne, puis assurera la livraison des installations. Ce marché, qui ne comprend pas les équipements à bord des trains et la maintenance, est chiffré à quelque 60 millions d’euros. La mise en service est prévue pour la fin 2018.
Enquête : les jeunes, « poissons pilotes » de la mobilité
La voiture continue de faire rêver les jeunes ! C’est ce qui ressort de la dernière vague de résultats de l’Observatoire des mobilités et des arbitrages automobiles (OMA) du Bipe. Les 25-30 ans considèrent pour plus de 52 % d’entre eux que la voiture reflète l’image de son propriétaire en termes de standing, de niveau de vie. Mais dans l’utilisation du véhicule, ils se différencient de leurs aînés : les moins de 25 ans roulent moins en semaine que les 30-50 ans, mais davantage le week-end. Les jeunes sont également pionniers des nouvelles mobilités. Ils sont ainsi 15 % à utiliser les VLS, 21 % à covoiturer (dans les deux cas, +12 points par rapport aux 30-50 ans) et 4 % à utiliser un système d’autopartage, qu’il soit public (1 %) ou privé (3 %), soit un peu plus que leurs aînés. Conclusion du Bipe : « Les jeunes sont les précurseurs dans le développement des nouveaux types et outils de mobilité. Soif de découverte et d’innovation, technophilie et contraintes économiques plus fortes participent à en faire les poissons pilotes de la mobilité ».
Toulouse : la Smat condamnée à indemniser Vinci Park
La Société de la mobilité de l’agglomération toulousaine (Smat), qui avait été chargée par Tisséo de la construction du métro, vient d’être condamnée par le tribunal administratif à dédommager Vinci Park, révèle La Dépêche du Midi. Deux des parkings du concessionnaire avaient en effet vu leur chiffre d’affaires plonger durant les travaux de la ligne B. Vinci Park réclamait 2,2 millions d’euros, et l’indemnisation obtenue est d’un peu plus de 1,6 million d’euros, les juges ayant considéré que la hausse des abonnements compensait en partie la baisse des tickets journaliers. Les juges se seraient appuyés sur une convention signée en 2002 entre la mairie, Tisséo et Vinci Park qui ouvrait la porte à ces revendications.
Nomination : Christian Paul-Loubiere, nouveau président du club Trans.Cité
Christian Paul-Loubiere, maire de Jouy dans l'agglomération de Chartres, est le nouveau président de Trans.Cité, l’organe d’échanges et de réflexion entre élus et techniciens des villes dont les transports publics sont exploités par (ou en partenariat avec) le groupe Veolia-Transdev. Il a pris ses fonctions le 27 septembre, suite à la démission de Marc Baïetto, le président de la Métro. Ce dernier a été logiquement poussé vers la sortie par ses pairs. N’étant plus depuis quelque temps le président du SMTC de Grenoble et ayant mené, fin 2011, une véritable fronde des élus Transdev, sa présidence de l’association d’élus était devenue à double titre incongrue. La voie semble dégagée pour une relation plus apaisée entre Veolia-Transdev et son réseau d’élus et de techniciens.
Blois : Keolis finalement reconduit
Agglopolys, la communauté d’agglomération de Blois (41), a confirmé le 12 novembre le choix de Keolis pour poursuivre l’exploitation des Transports urbains blaisois (TUB). Keolis, qui remporte cette DSP pour une durée de 8 ans, exploitait depuis 2004 ce réseau qui transporte près de 4,5 millions de voyageurs pour un peu plus de 2 millions de kilomètres parcourus. L’agglomération avait pourtant fortement contesté la gestion passée de Keolis, avec « un contrat défavorable et déséquilibré ». Keolis a pourtant été préféré à Veolia-Transdev avec une réponse plus complète en offre de transport, des liaisons plus directes et plus rapides, notamment en direction des zones d’activités, la mise en place d’un système de location de vélos. Cette offre stabilise aussi la participation d’Agglopolys à 7,7 millions par an. Keolis refusera également d’appliquer des pénalités financières en cas de retard dans le renouvellement du parc de 53 véhicules.
Un observatoire pour le tourne-à-droite cyclable
Suite à l’autorisation par l’arrêté du 12 janvier 2012 des tourne-à-droite cyclables, le Certu a décidé d’y consacrer un espace dans son programme « Une voirie pour tous ». Objectif de cet Observatoire national des tourne-à-droite vélos au feu rouge (ONTV) : partager les savoir-faire. La page de l’ONTV liste notamment les collectivités – elles sont déjà plus d’une trentaine – qui utilisent le panneau de signalisation M12 créé pour cette nouvelle pratique. Une rubrique permet d’y consulter des informations relatives aux aménagements réalisés par chacune d’entre elles.
Marseille : des PV numériques pour accélérer leur traitement
Exit les carnets à souche, dans la Cité phocéenne, depuis le 13 novembre, les PV de stationnement sont électroniques. La ville de Marseille a pour ce faire équipé les agents de surveillance de la voie publique d’assistants personnels, permettant l’enregistrement des contraventions, une notification de la verbalisation et un recouvrement des amendes (simplifié par le service dématérialisé via le site amende.gouv.fr). Les données sont en effet transférées numérisées au centre national de traitement à Rennes, ce qui évite les erreurs de transcription et améliore la rapidité de traitement. La ville explique que cette initiative complète les démarches entreprises en matière de déplacements urbains, comme la création de parcs de stationnement dans le centre-ville, grâce à laquelle, il y a « moins de voitures ventouses, une meilleure rotation des véhicules en stationnement et un encouragement à utiliser les transports en commun ».
Financement des transports : le Gart veut taxer les géants du Web
Et si l’on mettait en place une redevance liée à l’usage des données des transports publics ? C’est l’idée défendue par le Gart, qui s’étonne que les géants du Web (Google, sites Internet ou Apple) monétisent des informations liées à l’information-voyageurs dont les AOT financent la mise à disposition. Dans le contexte des réflexions menées par le gouvernement et le Parlement sur la fiscalité du numérique, le Gart préconise l’instauration d’une taxe liée à l’usage de ces données de service public. « Il s’agirait, pour les AOT, de percevoir une redevance assise sur les revenus générés par la publicité. Cette redevance d’usage serait dédiée au financement des transports publics », précise le Gart dans un communiqué.

Ile-de-France : Véligo met les vélos à l’abri
Un abri sécurisé pour son vélo près d’une gare ou d’une station, c’est une affaire qui roule. Encore en phase expérimentale, sur douze sites, Véligo veut passer dans les quatre ans à la vitesse supérieure. Des consignes fermées, équipées d’un système de vidéoprotection, pour protéger les vélos des vols et dégradations, des racks à double étage permettant d’accrocher le cadre et les roues : voici les principes de base de Véligo, un service sécurisé pour les vélos, situé à proximité immédiate des gares et des stations. Pour pénétrer dans le local, sept jours sur sept, avec une astreinte et un numéro d’appel dédié, il suffit de présenter sa carte Navigo chargée d’un forfait en cours et d’un abonnement annuel au service, compris entre 10 et 30 euros (20 pour les espaces SNCF) selon les opérateurs. D’ici la fin de l’année 2012, 20 espaces Véligo devraient être ouverts, dont 14 gérés par la SNCF. Le Stif peut en effet confier la maîtrise d’ouvrage des espaces à des transporteurs ou des collectivités locales.
Sophie Gouhier, chef du projet Véligo à la SNCF, s’en souvient, c’était en 2009 : « Les clients se plaignaient des vols et détériorations de leur vélo en gare. Nous avons vu ce qui se faisait dans les pays nordiques, en Rhône-Alpes, des abris sécurisés avec une ouverture par carte. On s’est appuyé sur cela. » Le prélude à un travail en commun avec les clients, les associations, puis avec le Stif qui élabore un Schéma directeur du vélo et Vel gare, nom du projet initial de la SNCF, devenu Véligo voyait le jour. Une expérimentation, dans un premier temps, avant tout pour voir ce que cela coûte avant de généraliser le système. Pour la première année, les subventions d’investissement et d’exploitation, en fonction du taux de remplissage, représentent 1,6 million d’euros pour les 14 abris de la SNCF, payés par la Région (51 %), le Stif (47 %) et la SNCF (2 %). Ils ont été implantés avant tout là où il n’y avait pas de Vélib’, surtout en moyenne et grande couronne, de Saint-Denis à Rambouillet. Et ils sont modulables, pour faire face en cas de trop grand succès… Alors que 12 abris sont ouverts, les objectifs fixés sont atteints. L’un affiche complet, Sartrouville. Fin septembre, on recensait 220 abonnements pour 530 places disponibles, mais les dernières ouvertures sont très récentes et il n’y a pas toujours eu beaucoup de communication pour les annoncer. Alors que l’expérimentation s’achève en fin d’année, l’objectif affiché est de passer à la vitesse supérieure, avec dans les quatre ans 58 espaces Véligo d’une quarantaine de places en moyenne, soit plus de 2 300. Sous réserve, toutefois, qu’un accord soit trouvé sur la répartition des coûts. À la SNCF, on souhaite d’autant plus le succès de cette initiative ambitieuse que le transport de vélos dans les trains n’est plus autorisé aux heures de pointe…
Pascal GRASSART
La SNCF propose 14 espaces Véligo
• Corbeil-Essonnes
• Boussy-Saint-Antoine
• Bécon-les-Bruyères
• Meudon
• Gennevilliers
• Chelles-Gournay
• Villeparisis-Mitry-le-Neuf
• Épinay-Villetaneuse
• Saint-Denis
• Ivry-sur-Seine
• Montigny-Beauchamp
• Rambouillet
• Trappes
• SartrouvilleLaos : un prêt chinois relance le projet de ligne Nord – Sud
La Chine a annoncé l’octroi d’un prêt de 7 milliards de dollars (5,5 milliards d’euros) aux autorités laotiennes, relançant ainsi le projet de ligne de chemin de fer reliant la capitale Vientiane, dans le sud du Laos, à la province chinoise du Yunnan, à la frontière nord du pays. Cette ligne de 420 km passerait par Vangvieng, Luang Prabang, Oudomxai et Luang Nam Tha. En 2009, les deux Etats ont signé un accord pour la création d’une coentreprise binationale et les travaux ont déjà débuté en Chine pour l’extension de la ligne Kunming – Yuxi jusqu’à la ville de Boten, dernière localité chinoise avant le Laos. Mais du côté laotien des doutes, notamment au sein de l’appareil d’Etat, sur le niveau d’implication du géant chinois ont provoqué l’apathie des pouvoirs publics. Doutes apparemment levés, puisque le gouvernement laotien a signé le 5 novembre une série d’accords avec la Chine à l’occasion du 9e sommet Asie-Europe qui se tient actuellement à Vientiane, dont un confirmant le prêt chinois destiné à ce projet ferroviaire.