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Auteur/autrice : admin_lvdr
Réforme SNCF : la réunification SNCF-RFF est avancée
C’était attendu, Frédéric Cuvillier l’a confirmé face à quelque 2 500 cheminots venus célébrer les 75 ans de la SNCF : la réunification de la SNCF et RFF est avancée. Il y aura un grand pôle public ferroviaire unifié. Et un gestionnaire d’infrastructure unifié va regrouper quelque 50 000 personnes : les 14 400 de la Direction des circulations ferroviaires, plus de 30 000 cheminots de l’infrastructure, les 1 500 salariés de RFF. Ensuite, restent plus de questions que de réponses. Quelle forme va prendre le nouveau pôle ? Comment le statut des cheminots sera-t-il garanti et comment l’organisation du travail va-t-elle évoluer ? Comment va-t-on traiter la dette. Aucune des questions précises posées autour de ce « rattachement » n’a, aujourd’hui, de réponse connue.
Réforme SNCF : Jean-Louis Bianco en charge des questions sociales
Sur les questions sociales, une mission a été confiée à Jean-Louis Bianco, ancien ministre socialiste des Affaires sociales, puis des Transports. Ce volet social est majeur. Car dans l’esprit de la réforme, une grande partie des gains de productivité du système ferroviaire va dépendre de l’organisation du travail. Certaines estimations vont jusqu’à envisager une résorption des deux tiers de l’impasse financière annuelle, équivalant à 1 milliard d’euros au bout d’une dizaine d’années.
Etats-Unis : l’espagnol ACS gagne un chantier de 735 millions d’euros à New York
Via ses filiales Schiavone et John P. Picone, l’entreprise espagnole de BTP ACS vient d’obtenir un contrat de 735 millions d’euros dans le réseau urbain de New York. Il s’agit de mener à bien les structures et finitions du projet East Side Access, une ligne qui connectera depuis Queens le réseau du Long Island Railroad avec un nouveau terminal voyageurs à édifier sous la gare centrale de Manhattan. Cette liaison acheminera 230 000 personnes par jour.
RFF : Hubert du Mesnil prochainement remplacé
Le mandat de cinq ans de Hubert du Mesnil à la présidence de RFF a pris fin début septembre, et l’établissement public n’a plus de conseil d’administration. Hubert du Mesnil (62 ans) avait été maintenu en poste dans l’attente des décisions du gouvernement sur la réforme. Les nouveaux administrateurs devraient être nommés la semaine prochaine ou la suivante. Parmi eux, le nouveau président de RFF aura pour tâche de rassembler les forces de RFF, de la Direction de la circulation ferroviaire et de SNCF Infra en un seul gestionnaire d’infrastructure unifié. La personnalité du futur président (ou de la présidente) de RFF aidera à comprendre le sens de la réforme.
Grand Paris : Jean-Marc Ayrault promet le milliard et confirme le projet
Lors d’une rencontre sur le projet de Paris – Saclay, organisée le 30 octobre par Paris Capitale économique, Jean-Marc Ayrault a confirmé le Grand Paris. Selon le Premier ministre, « la réalisation de la ligne de métro automatique du Grand Paris Express sera nécessaire pour apporter une réponse efficace à la saturation du réseau actuel et au développement de la région ». Dans ce cadre, « la liaison jusqu’à Saclay trouvera naturellement sa place ». Mais le Premier ministre veut « savoir exactement quel est le coût ». Les chiffres annoncés « sont sous-estimés ; par ailleurs, il faudra décider dans quel ordre nous faisons, mais nous ferons ». Le gouvernement « disposera de tous les éléments [il s’agit essentiellement de la mission confiée à Pascal Auzannet, NDLR] en début de l’année prochaine ». Sur ces bases, a ajouté Jean-Marc Ayrault, « dès que cela sera nécessaire, (…) dès 2015 s’il le faut, nous mettrons en place la dotation du milliard au capital de la Société du Grand Paris ».
SNCF : le TGV touché par la crise
A la veille de l’annonce d’importantes décisions gouvernementales sur la réforme du ferroviaire, le chiffre d’affaires des neuf premiers mois 2012 du groupe SNCF a pris une résonance particulière. Globalement, le bulletin de santé n’est pas mauvais, puisque le chiffre d’affaires, comparé à celui des neuf premiers mois de 2011, est à la hausse de 3,2 %. Toutefois, pour SNCF Voyages, la croissance du chiffre d’affaires sur le troisième trimestre, de 0,5 %, marque « un ralentissement sensible » par rapport au premier semestre 2012. En cause essentiellement : le ralentissement du trafic professionnel. Quant à l’activité de SNCF Geodis, elle est en recul de 1,4 % (–8,1% pour Fret SNCF) par rapport aux neufs premiers mois de 2011, « marquée par l’intensification de la crise ».
Ile-de-France : l’application Vianavigo s’enrichit de nouvelles fonctionnalités
La V2 de l’application mobile du Stif, Vianavigo, intègre de nouvelles fonctionnalités. Grâce à la géolocalisation, la nouvelle fonction « autour de moi » permet d’afficher sur une carte les arrêts les plus proches de tous les moyens de transports en commun, quels que soient les transporteurs. La recherche est possible également autour d’un endroit distant en cliquant sur « autour d’un lieu ». L’application s’enrichit aussi d’une carte de l’ensemble du réseau sur laquelle on peut zoomer et se déplacer, et de la totalité des fiches horaires de bus (pour les 1 450 lignes RATP, Optile et SNCF). Vianavigo permet enfin de définir ses lieux et itinéraires préférés pour les retrouver en un clic ou de sauvegarder une feuille de route.

La Ciotat en décapotable
La Ciotat a fait circuler cet été un bus à impériale qui s’est intégré au réseau de la communauté d’agglomération. Quelques petits aménagements sur la ligne 40 ont rendu le service possible. L’été, sur la côte, les décapotables sont de sortie. Et pas seulement les voitures, les bus aussi, comme à La Ciotat. Pendant un mois, entre le 16 juillet et le 16 août, Ciotabus, le réseau de transports de la ville, délégué à Veolia par la communauté urbaine de Marseille Provence Méditerranée, a voulu innover en faisant circuler un bus à impériale. Mais, à la différence des grandes cités qui ont créé des lignes touristiques, comme Paris, Lyon ou Marseille, le délégataire de La Ciotat a choisi d’intégrer ces bus au réseau comme n’importe quel autre véhicule classique : la moitié des trajets entre 13h à 20h30. Un choix un peu contraint aussi, il est vrai, puisque l’entreprise n’aurait en fait pas pu lancer une ligne en dehors de sa délégation – elle s’est donc lancée seule et de sa propre initiative dans ce projet. Mais cela n’enlève rien à la difficulté, au contraire.
Il est facile de louer un bus auprès d’une entreprise spécialisée, en l’occurrence City Vision, qui fournit les villes déjà nommées, mais il existe mille et un minuscules obstacles sur le parcours qu’on ne soupçonne pas. Le gabarit, en hauteur, il faut le savoir, n’est pas celui d’un bus classique. « Cela a donné lieu à des scènes cocasses où nous avons dû mesurer la hauteur exacte sous les ponts pour être certains que le bus passerait », raconte Audrey Alessi, chargée de mission marketing & communication Ciotabus, Autocars Blanc, Société varoise de transports. Même vérification pour les câbles électriques qui traversent les rues et les avenues. « Mais les services de la ville ont été très coopératifs et nous avons parfaitement travaillé ensemble ». Notamment pour couper des branches qui auraient pu blesser les voyageurs assis à l’étage. Deux précautions valant mieux qu’une, des contrôleurs ont accompagné les conducteurs, allant jusqu’à s’asseoir à l’étage découvert pour s’assurer de l’absence de danger. La ligne 40 n’a pas été choisie au hasard. Le trajet qu’elle emprunte est à lui seul une promenade touristique. Elle part de la gare SNCF, traverse le centre-ville pour rejoindre la gare routière, en passant par le front de mer, le long de la plage des Lumière.
Cet été, Ciotabus a réglé la note seule, dont la principale dépense était la location, s’élevant à un peu moins de 15 000 euros, plus la formation des conducteurs. La responsable du marketing avance l’hypothèse d’une participation de la commune, en donnant à ces bus un aspect plus touristique par le trajet, ou par un service à bord spécial. « Ce ne sont que des idées. Rien de concret, pour l’instant », précise Audrey Alessi. Elle cherche maintenant à obtenir de MPM des chiffres de fréquentation. Ce qui donnera du poids à une demande auprès de la communauté urbaine pour l’année prochaine. D’autant qu’Audrey Alessi voudrait louer un bus à impériale deux mois au lieu d’un, du 1er juillet au 30 août. Pour l’instant, elle veut comparer la fréquentation de la ligne 40, cette année par rapport à l’année dernière, seules données auxquelles elle a accès au niveau de Ciotabus. En y ajoutant les ventes à bord, cela devrait déjà donner une tendance.Y.?G.
GPSO : 10 000 manifestants contre la LGV à Bayonne
Le Pays basque continue de manifester son opposition au projet de LGV Bordeaux – Hendaye : plusieurs milliers de manifestants – 10 000 selon les organisateurs – ont défilé à Bayonne, le 27 octobre, à l’appel du Collectif d’associations de défense de l’environnement (Cade). Ouverte par plus de 100 tracteurs suivis d’une quinzaine d’élus porteurs d’une banderole « Non à la nouvelle ligne ferroviaire. Pour la modernisation des voies actuelles », la manifestation est intervenue au lendemain d’une réunion de comité de pilotage du Grand Projet du Sud-Ouest (GPSO). Au cours de cette réunion, le préfet coordonnateur a souligné sa volonté de « veiller au respect du calendrier » – enquête publique à l’été 2013, déclaration d’utilité publique fin 2014 – et estimé que le travail de la commission Snit, chargée de redéfinir les priorités sur les grands projets, ne devait « en aucun cas retarder l’avancement des procédures ».
Les tarifs du TGV Est épinglés
« Les tarifs de la LGV Est Paris – Alsace sont, de toutes les grandes lignes, les plus élevés, sans que les avantages externes qui lui sont liés soient sensiblement différents. » Ce constat émane d’un rapport de la chambre régionale des comptes d’Alsace, qui souligne aussi que les Alsaciens ont participé au financement de cette infrastructure par l’impôt. Le président du conseil régional d’Alsace, Philippe Richert, qui juge lui aussi les tarifs « assez élevés », a rappelé en effet que cette LGV était « la première à être cofinancée par les collectivités ». Selon la chambre, « l’examen des pleins tarifs pratiqués entre 2007 et 2011 révèle que ceux adoptés pour la LGV Est sont supérieurs de 36 à 54 % à ceux pratiqués avant la mise en service de la grande vitesse ». De son côté, la SNCF, qui réfute cette analyse, souligne que la ligne est « la seule sur laquelle les trains circulent à 320 km/h, ce qui gonfle le coût de sa construction ». Et que, malgré son succès commercial, elle n’est toujours pas rentable.