Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La justice demande à Toyota de cesser de présenter ses 4X4 en pleine nature

    Suite à une demande de FNE, le juge des référés de Nanterre a ordonné à Toyota de supprimer toute publicité représentant un véhicule en dehors des voies de circulation, dans un délai d’un mois, avec à la clé une astreinte de 100 euros par jour et par dispositif publicitaire. La marque nippone représentait en effet ses 4X4 traversant un cours d’eau, circulant sur des rochers ou dans des dunes, chose prohibée par le code de l’environnement. « En laissant croire au public que la possession de ce type de véhicule vaut permis de tout faire dans la nature, la diffusion de ce type de publicité fait, d’évidence, la promotion de comportements contraires à la protection de l’environnement »,  a de plus estimé le juge.
     

  • Italie : NTV change de président

    Six mois après avoir lancé le premier train à grande vitesse privé italien, NTV change de tête… « pour [en] éviter la personnalisation excessive ». L’emblématique patron de Ferrari, Luca di Montezemolo, quitte la présidence du « privé » qui exploite les trains Italo du nord au sud de la péninsule depuis le 28 avril. Son remplaçant est Antonello Perricone, auparavant à la tête du groupe de presse italien RCS. Quoique démissionnaire en tant que président, Luca di Montezemolo reste actionnaire de NTV aux côtés, entre autres, de la SNCF (20 % du capital). Son bilan est assez satisfaisant, avec un premier million de voyageurs enregistré à la mi-octobre. Encore loin des 10 millions annuels prévus pour 2015, mais d’ici là les dessertes se seront étoffées au fur et à mesure de la livraison par Alstom de 25 rames AGV rouges. NTV est donc encore loin d’avoir atteint sa vitesse de croisière, et pour son dernier exercice, selon notre confrère Les Echos, « la société a enregistré une perte de 39,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 24,7 millions et un endettement bancaire de 157 millions ». A ces résultats, l’exploitant répond que son taux de ponctualité a atteint 97 %… et entraîné une baisse des tarifs de 30 % sur les principales liaisons à grande vitesse.
     

  • Appels d’offres, la DB écrase les prix

    Appels d’offres, la DB écrase les prix

    L’opérateur historique a remporté 75 % des appels d’offres auxquels il a pris part, contre 28 % en 2008. La Bahn profite de la frilosité des banques, qui ferment le robinet du crédit aux plus petites compagnies. Depuis l’ouverture à la concurrence du marché régional de passagers, la DB n’a cessé de perdre du terrain face à ses concurrents, qui contrôlent désormais 20 % de l’activité. Mais l’année 2012 pourrait marquer un tournant pour l’opérateur historique, qui revient sur le devant de la scène.
    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la Bahn a remporté cette année 75 % des appels d’offres auxquels elle a répondu, contre un taux de succès de 28 % seulement en 2008. La DB profite à plein de la frilosité des banques, qui ferment le robinet du crédit aux plus petites compagnies. Alors que les appels d’offres prévoient quasi systématiquement la mise en circulation de nouveaux trains, la DB est bien souvent la seule en position de s’imposer. Et cela devrait continuer : d’ici 2015, la moitié des franchises régionales seront remises en jeu, soit un volume de 320 millions de trains-kilomètres et un investissement global en matériel estimé à plus de 8 milliards d’euros. Certains appels d’offres nécessitent à eux seuls un effort de 100 à 200 millions pour l’achat de nouveaux trains. « Pour les compagnies non allemandes, c’est impossible », soupire Veolia Allemagne dans le journal Handelsblatt.
    Preuve du regain de forme de la DB, les chefs de Keolis et Netinera (filiale de Trenitalia) en Allemagne viennent d’être remerciés pour résultats insuffisants. Au-delà de ce « coup de pouce » conjoncturel, la DB récolte aussi les fruits des efforts entrepris pour regagner en compétitivité. Ces dernières années, DB Regio (filiale régionale) a réduit de 20 % ses coûts d’exploitation.
        

    Antoine Heulard

  • Salon des transports indépendants : pour Agir, c’est la régie, la vraie décentralisation

    En choisissant pour thème de son congrès annuel « économiser plus, dépenser mieux », l’association des transports indépendants Agir a voulu tordre le cou à une idée reçue : celle que les régies seraient des machines à dépenser. « Choisir la régie, c’est au contraire faire le choix de maîtriser son budget, l’adaptation de son réseau, et de sa responsabilité. C’est choisir la décentralisation », affirme le président d’Agir, Gilles Bourdouleix. Décentralisation, par opposition au centralisme des groupes dont Agir n’a de cesse de dénoncer les frais de siège. Décentralisation aussi parce que les trois grands exploitants en France sont des groupes à capitaux publics. « Choisir la régie, c’est décider que vos transports ne dépendent pas du regard de l’Etat », poursuit Gilles Bourdouleix. Le choix de l’opérateur interne, il faut l’admettre, a le vent en poupe : après Nice et Cannes, un nouveau réseau vient d’opter pour la régie, il s’agit de Périgueux. Un an après avoir passé un quart de ses transports départementaux en régie (le lot 2, qui regroupe les lignes du sud du département), le conseil général d’Ille-et-Vilaine ne regrette rien : « La régie nous a permis de stimuler la concurrence et d’acquérir une culture transports. Cela nous permet de parler d’expert à expert avec l’exploitant », souligne André Lefeuvre, vice-président transports collectifs au conseil général d’Ille-et-Vilaine, qui revendique, à périmètre comparable, des coûts 10 % inférieurs à ceux de Keolis sur les autres lots. Agir, qui a franchi le cap des 118 adhérents, soit le double d’il y a trois ans, s’est lancé dans d’autres activités : la centrale d’achats mise en place en 2011 monte en puissance. Elle a passé une quinzaine de marchés cette année : « C’est une révolution, se félicite le secrétaire général d’Agir, Arnaud Rabier. On sécurise les marchés, on passe commande, et les collectivités peuvent personnaliser leurs véhicules en bénéficiant du meilleur prix. »    

     

  • Tramways parisiens : mise en service des trois prolongements

    Lors de son dernier conseil d’administration d’octobre, le Stif a lancé la grande vague des mises en service de prolongements de lignes de tramway en région parisienne. Ce sera le 15 novembre pour la ligne T1, reliant actuellement Noisy-le-Sec à Saint-Denis, et qui sera prolongée à l’ouest de la gare de Saint-Denis RER aux Courtilles, à Asnières-Gennevilliers. Le 19 novembre, ce sera au tour de la ligne de tramway T2, qui relie la porte de Versailles à La Défense, d’être prolongée au nord jusqu’au pont de Bezons. Enfin, le 15 décembre, la ligne de tramway T3 qui relie le pont du Garigliano à la porte d’Ivry sera prolongée au nord jusqu’à la porte de la Chapelle en deux arcs, avec une correspondance à la porte de Vincennes. Le T3a circulera de pont du Garigliano à la porte de Vincennes et le T3b de la porte de Vincennes à la porte de la Chapelle.
     

  • Quand les cadres de RFF font le forcing

    Dans la ligne droite finale, alors que ce qui est considéré comme un forcing de la SNCF est mal perçu, la direction de RFF mobilise pour défendre « sa » réforme du système ferroviaire. Ainsi, les 35 directeurs opérationnels et régionaux, unanimes, viennent d’envoyer « une note de posture »à transmettre à l’ensemble de leurs équipes, qui a dû sans difficulté parvenir aux responsables ministériels… Plaidant « pour un gestionnaire unifié et autonome du réseau ferré »,leur texte détaillé contient quelques idées-forces :
    « rassembler dans une même entité l’opérateur historique et le gestionnaire d’infrastructure conduirait à un coûteux travail de cloisonnement interne »;
    « seul un gestionnaire de plein exercice, résolument public, sera à même d’offrir aux entreprises de transport des conditions performantes et équitables d’accès au réseau »;
    « pour les comptes publics, donc pour les contribuables, l’unification d’un gestionnaire d’infrastructure autonome sera porteuse d’économies réelles, en autorisant un pilotage plus efficace ».

  • Périgueux passe ses transports en régie

    Après Nice et Cannes, voilà Périgueux. Ce réseau vient, d’après nos informations, de déclarer infructueuse une procédure de délégation de service public pour choisir d’administrer ses transports en régie. Le syndicat mixte Péribus, composé de la Communauté d’agglomération périgourdine (CAP) et de la commune de Boulazac, a décidé de gérer ses transports (77 agents, 54 bus, 222 km de lignes et 2, 2 millions de voyages par an) en interne, sous la forme d’un Epic. La décision doit être entérinée par une délibération mise au vote le 9 novembre. Ni Veolia-Transdev (VTD), le sortant, ni RATP Dev n’auront su convaincre les élus périgourdins de retenir leur offre pour exploiter le réseau. Le contrat de VTD devrait être prolongé de six mois jusqu’au 1er juillet 2013, pour donner à la régie le temps de se mettre en place.   
     

  • Moscou veut privatiser ses chemins de fer

    L’Etat russe prévoit de lancer en 2013 la privatisation partielle de la société publique des chemins de fer RZD, envisageant de céder jusqu’à 5 % de son capital, a indiqué le ministre du Développement économique, cité par l’agence RIA Novosti le 25 octobre. « Les études menées par RZD et le ministère des Transports ont confirmé la possibilité de vendre une partie des actions de la société, jusqu’à 5 % en 2013 », a déclaré Andrei Belooussov. Selon l’agence russe, le gouvernement compte céder au total 25 % moins une voix du capital de la société, qui emploie près d’un million de personnes et transporte près d’un milliard de passagers par an. Détenue actuellement à 100 % par l’Etat, la compagnie a annoncé en septembre le rachat au constructeur automobile PSA Peugeot Citroën de sa filiale de logistique Gefco pour 800 millions d’euros.
     

  • Chartres : ouverture d’une maison du vélo au cœur de la gare

    La communauté d’agglomérations Chartres Métropole a ouvert en partenariat avec la filiale de la SNCF Gares & Connexions une Maison du vélo au cœur de la gare de Chartres, le 20 septembre dernier. Dans un espace de 160 m2, cette structure propose des locations de vélos pour une journée (entre 3 et 5 euros) ou à l’année (52 euros). Les promoteurs du projet espèrent attirer d’une part les touristes et d’autre part les actifs, notamment ceux qui utilisent la ligne SNCF Le Mans – Paris quotidiennement pour se rendre à leur travail. 
     

  • Finlande : le métro d’Helsinki s’équipe de rames CAF

    En compétition avec Siemens, le constructeur espagnol CAF vient d’être retenu pour fournir 20 trains de quatre voitures au métro d’Helsinki. L’opérateur HLK équipera ainsi la ligne Ouest de ce réseau avec des rames pouvant transporter chacune 576 voyageurs. Le contrat d’un montant de 140 millions d’euros prévoit la livraison du premier train fin 2014.