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Auteur/autrice : admin_lvdr
Hongkong : Vinci va construire un tunnel pour la nouvelle ligne de métro
Vinci a annoncé le 23 octobre avoir signé avec l’exploitant du métro de Hongkong, MTR, un contrat de 280 millions d’euros pour la construction de 4 km de tunnel, un ouvrage d’art prévu dans le cadre d’une nouvelle ligne de métro à Hongkong. Le contrat comprend la construction à l’explosif d’un tunnel de près de 2 500 m et celle d’un tunnel bitube de 1 400 m réalisé avec un tunnelier à pression de boue. Les travaux doivent débuter en octobre 2012 et devraient durer 68 mois. La ligne nouvelle SCL (Shatin to Central Link) sera longue de 47 km (41 km de ligne existante et 6 km actuellement en construction) , et permettra à terme de relier le centre commercial et économique de l’île de Hongkong aux Nouveaux Territoires d’une part, et à l’est de Kowloon d’autre part. Elle devrait entrer en service en 2020.
Fréquentation et vandalisme en hausse à Lyon
2011 a été une bonne année pour les Transports en commun lyonnais, qui dépassent les 400 millions de voyages (403 millions), soit une hausse de 5,4 %. Augmentation sensible aussi pour les recettes à 175,1 millions d’euros (+7,3%), légèrement en dessous de l’objectif fixé par le Sytral (177 millions). Ces résultats s’expliquent par la bonne tenue de tous les modes de transports en fréquentation et en production, notamment du réseau de bus restructuré en août : +9 % de fréquentation en moyenne sur les quatre derniers mois contre 3,7 % auparavant, avec 6,4 % de kilomètres supplémentaires. Le produit des amendes est en forte hausse (+20%). Autres hausses, à déplorer celles-là : 2 617 actes de vandalisme contre le matériel (+23%), les atteintes aux voyageurs (+9%) et les jets de projectiles sur les véhicules (+14%). Conséquence, les dépenses de Keolis Lyon contre l’insécurité ont augmenté de 10 %. Seul bilan stable, le taux de fraude (-1 %) représente 10 % en moyenne, mais est le double dans les bus que dans le métro.
La Caisse des dépôts prendra le contrôle de Veolia-Transdev
L’avenir de Veolia-Transdev s’éclaircit : la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a annoncé, le 23 octobre, qu’elle allait prendre « le contrôle exclusif » de Veolia-Transdev (VTD), en montant à 60 % de son capital, Veolia Environnement (VE) descendant à 40 %, une part appelée à diminuer encore. L’accord – attendu – est provisoire, mais la Caisse précise que son investissement s’inscrira « dans la durée ». De quoi rassurer les clients de VTD, après l’hémorragie de réseaux récente (Nice, Cannes, Strasbourg, passées en régie ou chez Keolis), les élus s’inquiétant de l’incertitude de l’avenir du groupe et du fait que « les équipes n’existent plus », comme nous confiait récemment un élu de premier plan.
Peu après avoir bouclé la fusion Veolia-Transdev au printemps 2011, Veolia Environnement avait annoncé son intention de se désengager des transports pour se recentrer sur les services et ainsi alléger sa dette, VTD, numéro deux français des transports collectifs derrière Keolis, ployant sous une dette de 1,8 milliard d’euros. Envisagée un temps par Veolia, l’idée d’introduire ses parts en Bourse avait été abandonnée en raison des conditions de marché dégradées, tout comme l’hypothèse d’une cession à un tiers. C’est finalement à travers une augmentation de capital de 800 millions d’euros par conversion des prêts d’actionnaires que se fera la montée au capital de la Caisse.
L’accord prévoit aussi que VE reprenne en direct la participation de 66 % de VTD dans la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM). En séparant les deux dossiers, le géant des services espère faciliter la vente des 40 % de VTD qu’il détient encore, les incertitudes pesant sur la SNCM concernant le remboursement possible des aides perçues plombaient en effet les négociations. Ainsi, au printemps, le fonds Cube Infrastructures (Natixis), candidat à la reprise de VTD, avait clairement refusé le package comprenant la SNCM. Une fois dans le giron de la CDC, VTD procédera à des cessions « ciblées » d’activités et pour refinancer sa dette existante et être en mesure de rembourser son ex-maison mère.C. N.
Tickets verts pour le PS, tickets rouges pour tout le monde
A l’occasion de son 18e congrès, qui s’est tenu à Lons-le-Saunier les 20 et 21 octobre, la Fnaut a décerné ses traditionnels Tickets « verts » et « rouges » récompensant ou dénonçant des mesures récentes prises dans le domaine des transports publics. Cette année, ce sont trois autorités organisatrices de transport gérées par le PS qui ont reçu un Ticket vert : le Syndicat des transports urbains de l’agglomération de Pau (fréquentation en hausse de 40 % depuis 2010 suite à l’amélioration de l’offre), le conseil général du Tarn (hausse de 175 % de la clientèle en cinq ans sur son réseau départemental d’autocars) et le conseil régional du Centre (intervention financière ayant permis de rénover la voie ferrée du Blanc-Argent). La distribution des Tickets rouges a en revanche été plus étalée politiquement : Thierry Mariani, ancien ministre UMP des Transports (autorisation générale accordée aux poids lourds de 44 t), Franck Reynier, député-maire UMP de Montélimar, Pascal Terrasse, président PS du conseil général de l’Ardèche, et Didier Guillaume, président PS du conseil général de la Drôme (projet de gare TGV à Allan sur la LGV Méditerranée) et le Syndicat mixte des transports en commun du territoire de Belfort, géré par le PS (« qualité déplorable » de la desserte par bus de la gare TGV de Belfort-Montbéliard) se sont ainsi distingués…

Jean Grenet suspend le paiement pour la LGV SEA
La communauté d’agglomération (CA) Côte basque-Adour (Bayonne, Anglet, Biarritz) a suspendu sa participation financière à la construction, en cours, de LGV Tours – Bordeaux. Elle juge en effet les incertitudes trop grandes quant à la poursuite ultérieure de la ligne jusqu’à Hendaye. « Il est donc possible que la faisabilité de GPSO soit remise en question et qu’a minima son calendrier soit très sensiblement décalé », estime, dans Les Echos, Jean Grenet, le président UMP de la CA. L’agglo avait décidé en 2010 de contribuer à hauteur de 65 millions d’euros à l’ouvrage, soit 26,14 millions pour Tours – Bordeaux, le reste pour son prolongement vers Hendaye dans le cadre du GPSO. Le troisième appel de fonds de 3,54 millions d’euros, reçu en juillet dernier, n’a pas été honoré et les élus ont décidé d’interroger l’Etat et RFF sur le calendrier et l’aménagement multimodal autour de la gare de Bayonne. « En l’absence de réponses formelles et claires sur ces éléments, l’agglomération se réserverait le droit de suspendre l’application de la convention de financement et de réalisation de la ligne ferroviaire Sud-Europe Atlantique, ce qu’elle ne souhaite pas », précise-t-on.

Caroline Cayeux lance une pétition pour avoir le TGV à Beauvais
Et si le TGV passait par Beauvais ? C’est une éventualité qui plairait à la sénatrice-maire UMP de la ville de l’Oise, qui, avec le président de la CCI, a lancé une pétition en ligne réclamant une LGV « Paris – Cergy – Beauvais – Amiens – Calais – Londres ». « Pas question de laisser passer les trains. Avec l’élaboration actuelle du Grand Paris, il faut se positionner au plus vite. Notre atout principal repose sur notre pôle multimodal rail-train-air », indique Caroline Cayeux au Courrier picard. Qui ajoute : « Ce n’est pas une idée farfelue, elle est tout à fait fondée. » Ce projet serpent de mer a resurgi au moment où le projet de ligne nouvelle Paris – Normandie a été débattu, l’idée étant d’utiliser une partie des aménagements à la sortie de Paris pour créer une ligne en parallèle, vers le quart Nord-Ouest. Caroline Cayeux prévoit de soumettre aux prochains conseils municipal et d’agglomération la création d’une association pour soutenir ce projet.

Georges Labazée veut rester optimiste pour le GPSO
Pendant que les élus de la Côte basque suspendent leur participation financière à la LGV Tours – Bordeaux, le président (PS) du conseil général des Pyrénées-Atlantiques maintient son financement, qu’il voit comme « un acte de cohérence, de constance et de confiance ». Georges Labazée envisage de créer une association pro-LGV pour faire pression. « Nous avons payé 80 millions d’euros au début de notre mandat. Après Tours et Bordeaux, il y aura le prolongement jusqu’à la frontière espagnole. Nous travaillons en ce sens », affirme-t-il dans les colonnes de Sud-Ouest. Reçu fin juillet par le cabinet du ministre des Transports, il garde son optimisme : « Le projet Bordeaux – Espagne fait partie des dossiers étudiés dans le schéma national des infrastructures et en constitue le wagon de tête. Chez nos voisins espagnols, 90 % des travaux de génie civil sont déjà achevés pour permettre la connexion avec le réseau français en 2017. »

Jean-Paul Bachy lance la mobilisation pour le TER
Problèmes de matériel, manque d’investissements dans l’infrastructure, le président du conseil régional de Champagne-Ardenne, qui verse quelque 100 millions d’euros par an à la SNCF, vient d’adresser un courrier à son directeur régional, dans l’espoir de disposer des TER nécessaires sur Charleville – Givet. Dans un communiqué, Jean-Paul Bachy (DVG) appelle l’ensemble des élus de la vallée à la mobilisation générale. Dans cet appel à la mobilisation, il souligne que « l’amélioration des conditions de transport sur l’ensemble des lignes TER est un des objectifs fixés par la convention passée entre le conseil régional et la SNCF sur la desserte ferroviaire voyageurs. Le conseil régional a mobilisé au cours des dernières années 240 millions d’euros qui ont abouti à un renouvellement complet des matériels roulants. Des gares nouvelles (Bazancourt, Poix-Terron) ont été ouvertes. Il n’est pas acceptable que la ligne desservant la vallée de la Meuse, qui est la plus fréquentée de la région, continue de subir des dysfonctionnements qui sont de plus en plus pénalisants pour le public. »

Jean-Jack Queyranne veut que les TC deviennent une évidence
Le jour de l’inauguration du tram-train de l’Ouest lyonnais, le 22 septembre, le président (PS) de la région Rhône-Alpes a salué « la création du plus important réseau de tram-train jamais réalisé en France ». Et s’est adressé directement à ses futurs utilisateurs : « Je veux dire ma volonté que l’accès aux transports collectifs devienne à l’avenir une évidence, grâce à un service fiable, simple et compétitif. Voici le grand dessein dans lequel s’inscrit aujourd’hui le tram-train au niveau de l’agglomération lyonnaise. »

Vincent Eblé voudrait que la Seine-et-Marne profite du Grand Paris
Pour le sénateur et président (PS) du conseil général de la Seine-et-Marne, le département est l’un des grands oubliés d’Ile-de-France. « La Seine-et-Marne souffre depuis longtemps d’un déséquilibre persistant dans les investissements en Ile-de-France, où 60 % des voyages journaliers se réalisent, alors que le budget consacré aux transports en commun franciliens dépasse à peine 40 % du budget national des transports publics », explique-t-il dans un communiqué. Lors de la séance du 28 septembre, les élus du département ont d’ailleurs adopté à l’unanimité une motion réaffirmant leur attachement à la réalisation de l’ensemble des tronçons du projet de métro automatique Grand Paris Express, dont notamment l’arc grand est reliant Noisy-le-Grand/Champs-sur-Marne à Saint-Denis/Pleyel, et Le Bourget au Mesnil/Amelot. « Le chantier du Grand Paris est dès lors une occasion formidable de réparer ses injustices, en fournissant au département les investissements d’avenir dont nos concitoyens ont besoin », poursuit Vincent Eblé. La motion souligne également le besoin de poursuivre les investissements indispensables à la modernisation du réseau existant, conformément au plan de mobilisation pour les transports.