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Auteur/autrice : admin_lvdr
Intercités : Guillaume Pepy plaide au Sénat pour une nouvelle donne
Lors de son audition devant la commission du développement durable du Sénat, le président de la SNCF a plaidé en faveur de deux « ajustements » pour les trains d’équilibre du territoire, qui ont fait l’objet en 2010 d’une convention signée entre l’Etat et la SNCF. Guillaume Pepy estime que la clé de financement entre péages autoroutiers (15 %) et taxe sur les activités ferroviaires de la SNCF (85 %) « doit pouvoir évoluer, la part autoroutière étant très faible et plafonnée, ce qui veut dire que la part ferroviaire augmente d’année en année ». De quoi justifier un réexamen du Parlement. Le second ajustement réclamé concerne le matériel, avec des Intercités en fin de vie, et une facture de deux à trois milliards d’euros pour les renouveler dans les dix ans. « J’espère que l’on va trouver des solutions car, entre TGV et TER, ces trains ont leur place indispensable au service public. »
Fret SNCF : Évian et Volvic renouvellent leur contrat
Évian et Volvic ont renouvelé leur contrat auprès de Fret SNCF pour acheminer leurs bouteilles en 2013 : Fret SNCF assurera le transport de 5 000 à 6 000 palettes par jour, soit plus de 1 200 trains au total par an au départ des usines d’Évian et de Volvic. « Fret SNCF en assure l’évacuation à destination des plateformes des prestataires d’Évian et Volvic en France et à l’international, avec une nette augmentation des trafics vers l’international », souligne l’opérateur ferroviaire dans un communiqué. « Évian et Volvic ont choisi Fret SNCF pour sa capacité à assurer cette prestation sur des sites enclavés aux moyens de stockage limités », ajoute-t-il.
« Fret SNCF, en tant que partenaire privilégié, est associé à toutes nos réflexions à moyen et long terme. Cet été, il nous a accompagnés principalement sur l’optimisation de l’expédition au départ de nos deux usines Évian et Volvic à travers une meilleure utilisation de notre faisceau et l’élargissement des plages horaires d’expédition », a expliqué de son côté Alan Pecherz, directeur distribution et logistique d’Évian Volvic World.SNCF : un nouveau site Internet pour faire face aux travaux
Ce 11 octobre, la SNCF a ouvert sur son site Internet un espace dédié qui se veut « la pierre angulaire » pour informer les voyageurs des modifications liées aux chantiers en cours et à venir en 2013. En toile de fond, il y a bien sûr le changement annuel d’horaires, prévu le 9 décembre prochain. Toutefois, on souligne que cela n’aura rien à voir avec le « big bang » de 2011, lorsque 85 % des horaires avaient été modifiés du jour au lendemain. Car cette année, il n’y aura pas de mise en service de nouvelles lignes TGV comme le Rhin – Rhône, avec un impact sur l’ensemble du réseau. Pas non plus de nouveaux cadencements. Restent les chantiers, un millier prévus en 2013, comme en 2012, alors que 13 milliards vont y être consacrés entre 2012 et 2017. Cela va impliquer « un vrai travail » tout au long de l’année, « pour informer les clients de l’impact de chaque plage travaux, afin de les aider à bien programmer leurs voyages ».
DSP : à Cannes, enveloppes interverties, passage en régie !
Deux enveloppes interverties, et tout est à refaire ! Il y a quelques jours, en phase finale de son appel d’offres en vue de la nouvelle délégation de service public de transports (réseau Bus Azur), le Syndicat intercommunal des transports publics (SITP) de Cannes et de ses environs (Le Cannet, Mandelieu, La Napoule) a malencontreusement interverti les enveloppes qu’il adressait à chacun des deux finalistes. D’après nos informations, l’exploitant actuel Veolia-Transdev et son challenger Keolis ont chacun reçu les questions détaillées que l’AOT adressait à son concurrent, et donc une bonne partie du contenu de l’offre adverse. Cette malencontreuse erreur invalide la consultation. Un nouvel appel d’offres dans la foulée serait une solution juridiquement risquée pour l’AOT, dans la mesure où le candidat déchu pourrait attaquer la décision en arguant que son opposant a tiré parti des éléments divulgués.
Plutôt que prolonger le contrat de Veolia-Transdev, le SITP a donc décidé de passer ses transports en régie au 1er janvier 2013, ce qui doit être validé par une délibération, mise au vote ce vendredi 12 octobre. Cette régie est envisagée comme une solution transitoire pour une durée d’un an, permettant le lancement et l’instruction d’un nouvel appel d’offres. Selon un expert, elle pourrait toutefois être conduite à durer plus longtemps, le risque juridique demeurant, tandis que la motivation des opérateurs pour participer à une nouvelle consultation sera sans doute moins grande. Après la ville voisine de Nice, Cannes opte donc pour la régie. Ce changement de mode de gestion intervient alors que le réseau doit se doter d’une innovation majeure, le lancement d’une ligne de BHNS de 11 km en 2013.G. L.

Fabienne Keller critique l’abandon de la taxe carbone
Craignant de voir la taxe carbone abandonnée, impression confirmée par une interview de Delphine Batho, la sénatrice (UMP) du Bas-Rhin a écrit à la ministre de l’Ecologie afin de lui demander de préciser clairement ses intentions. Car à la veille de la Conférence environnementale, « il s’agit là d’un signal lourd de sens », estime Fabienne Keller. L’élue critique tout à la fois la méthode – « A quoi peut bien servir cet événement si, avant même que les ONG, les responsables politiques et associatifs ne dialoguent et se concertent, les prises de position du gouvernement sont d’ores et déjà actées ? », interroge-t-elle dans un communiqué du 14 septembre – et le fond. Selon elle, l’abandon de cette mesure « est le symbole de ce manque de courage, de cet abandon de l’intérêt supérieur et de ce mépris pour l’écologie dont fait preuve le gouvernement ». Car « l’abandon du signal-prix pour encourager une économie et une consommation sobre en énergie est, de fait, une prime aux investissements sales ».

Alain Rousset suggère d’utiliser les crédits européens pour la LGV
Interrogé le 14 septembre par Aqui.fr et Carré d’info, deux sites d’infos régionaux, le président (PS) du conseil régional d’Aquitaine affirme : « Nous avons du retard pour l’utilisation des crédits européens sur les infrastructures de transport ». Et de suggérer au gouvernement ainsi qu’au président de la République de solliciter l’Europe pour le projet de LGV dans le Sud-Ouest (GPSO). Un projet qu’il défend notamment pour éviter à la région d’être envahie de camions. « L’Aquitaine est la seule région française où le transport terrestre de marchandises ne concerne le fer que pour 2,5 %. Le nombre de camions qui franchissent l’Aquitaine augmente de 5 à 6 % tous les ans. S’il n’y a pas une logistique ferroviaire moderne, nous allons être progressivement envahis de camions », estime Alain Rousset.
Il rappelle que « le Sud-Ouest est le seul à ne pas disposer de structures de communications modernes », et précise qu’il reste confiant sur le fait que le projet reste à l’ordre du jour. « J’ai vu le président de la République ; dans son moi profond, son intime conviction, je n’ai pas l’impression qu’il ait envie qu’on remette en cause ce chantier. Au moment où on cherche des points de relance qui ne soient pas inflationnistes mais créateurs d’emplois, porteurs de croissance, nous en avons un », explique-t-il.
En Rhône-Alpes, le Front de gauche réclame un versement transport pour le TER
Pourquoi les TER n’auraient pas leur part de gâteau du versement transport ? A Lyon, le Sytral empochera plus de 263 millions d’euros de versement transport (VT) en 2012. Or « les TER sont également utilisés par les salariés », défend Elisa Martin, coprésidente du groupe Front de gauche au conseil régional de Rhône-Alpes, qui avait été à l’initiative du vote d’un vœu en ce sens fin 2011. Avec un taux de 0,2 ou 0,3 %, cette taxe rapporterait 80 millions d’euros, selon les calculs du Front de gauche. Le changement de majorité à l’Assemblée nationale leur laisse espérer d’être entendus. « Ce qu’il est possible de faire, il faut le faire », réclament en tout cas les élus du Front de gauche.

Roland Mariau déplore les méthodes de Liséa
Absent, comme nombre d’élus, de la réunion de lancement de l’Observatoire socio-économique de la LGV SEA, Roland Mariau, maire (PS) de Villeperdue, en Indre-et-Loire, et président de l’association des 21 communes de ce département riveraines du tracé, s’en explique dans les colonnes de La Nouvelle République. « Personnellement, je n’attends rien de ce genre de grand-messe qui entre uniquement dans un plan de communication », confie-t-il, désabusé. L’élu dénonce les méthodes du concessionnaire de Tours – Bordeaux, Liséa : « Depuis le début des travaux, les collectivités ne sont pas consultées sur le déroulement du chantier. Nous n’avons pas le droit au chapitre. » Un sentiment partagé par son homologue et voisin de Nouâtre, Philippe Tabuteaud, qui résume la situation d’un « On est dans le flou permanent »…

La révolution douce préconisée par Christian Proust
C’est par une tribune dans Le Monde du 19 septembre, titrée « Mobilité, on peut faire 48 milliards d’euros d’économie », que le président (MRC) du syndicat mixte des transports en commun du Territoire-de-Belfort a lancé un pavé dans la mare : pour passer à la nouvelle mobilité à coût réduit, arrêtons la course aux infrastructures ! Il faut améliorer les services de transports et repenser la relation Etat/collectivités locales. Christian Proust préconise ainsi une « révolution douce » des transports. Problème : le dispositif actuel « incite les collectivités à ne réfléchir qu’en termes de grandes infrastructures. Et cela pour une subvention située entre 15 % et 20 % du coût total des travaux », écrit le vice-président de l’agglomération belfortaine. Or, « avec les solutions privilégiant la construction de grandes infrastructures, le budget nécessaire pour atteindre les objectifs du Grenelle de l’environnement serait au minimum de 60 milliards d’euros de dépenses publiques totales », évalue-t-il.
Il propose donc deux réformes. D’abord, suivant l’exemple belfortain, proposer « un service global de mobilité d’un coût raisonnable particulièrement adapté aux villes moyennes : bus + vélos en libre-service + voiture en autopartage. » Une offre qu’il nomme “Triple Play”, ouverte à partir d’une carte de post-paiement délivrée gratuitement à tous les habitants. Un système qui « permet de diviser par deux le budget mobilité des ménages, en économisant sur les coûts fixes liés à la possession individuelle d’une ou plusieurs voitures », assure-t-il. Et selon ses calculs, appliquer sa méthode « diviserait la dépense publique totale par cinq et entraînerait donc une économie de 48 milliards d’euros pour les collectivités locales et l’Etat. Elle permettrait, pour un coût total de 12 milliards d’euros, d’atteindre les objectifs du Grenelle, à savoir 3 milliards de voyages transférés de la voiture aux transports en commun ». Deuxième grande réforme indispensable : celle du financement par l’Etat des collectivités locales, « qui n’a pas évolué depuis un siècle. Il doit être revu en profondeur. (…) Je propose à l’Etat de financer non pas les dépenses mais les résultats, en fonction de l’augmentation prévue de la fréquentation des transports en commun ».
Cécile NANGERONI
Tours : la première rame du tramway Citadis dévoilée
La première rame du tramway Citadis de Tours a été présentée officiellement le 28 septembre. Pour sa 1re ligne de tram de 15 km, le syndicat des transports de l’agglomération tourangelle a commandé, en 2010, 21 rames de 43 m, ainsi que la solution sans caténaire APS. Le design unique du Citadis de Tours est le fruit d’une collaboration entre le collectif de designers « Ensemble(s) la Ligne » et les équipes Design&Styling d’Alstom Transport. Résultat : une livrée extérieure « miroir d’eau de Loire » reflétant l’environnement de la ville ; un bout avant équipé de 2 bandeaux lumineux verticaux, une disposition qui par rapport à celle des rails permettra de créer une impression du curseur sur la ligne. Après avoir parcouru 1 000 km sur la voie d’essais du site Alstom d’Aytré, le premier Citadis de Tours roulera 1 000 km supplémentaires entre les stations Marne et Beffroi, à partir de mi-octobre, avant de circuler sur la totalité de la ligne au printemps 2013. La mise en service commercial est prévue pour septembre 2013.