Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La Californie autorise la Google car

    Après le Nevada et la Floride, c’est au tour de la Californie d’adopter une loi autorisant la voiture entièrement automatisée de Google à rouler sur ses routes. Le gouverneur de Californie a en effet signé le décret qui crée « le cadre légal et les standards de sécurité opérationnels pour les tests et la mise en place des véhicules autonomes ». Avec plus de 500 000 km parcourus sans aucun problème, cette voiture bardée de capteurs se déplace entièrement seule, sans l’aide d’aucun chauffeur, sur toutes les routes de la planète, grâce aux cartes de Google. Cependant, la Californie impose qu’il y ait un humain qui reste à bord pour intervenir en cas de problème. Alex Padilla, le sénateur californien qui a rédigé le décret, déclarait que grâce à la Google Car il serait possible d’optimiser les flux de voitures et d’éviter les embouteillages et les accidents. Un moyen de réduire le nombre de morts sur la route, ce qui « est en soi une raison suffisante pour signer cette loi ».

  • Grande Bretagne : renouvellement annulé sur la West Coast Main Line

    Rebondissement dans le renouvellement de la franchise West Coast Main Line (WCML), qui aurait dû être transférée pour 13 ans de Virgin Trains, son exploitant depuis 1997, à FirstGroup, vainqueur de l’appel d’offres dont les résultats ont été rendus publics en août dernier. En effet, le 3 octobre, Patrick McLoughlin, secrétaire d’Etat aux Transports britannique, a annoncé l’annulation du renouvellement de cette franchise. Une annulation qui suit « la découverte d’importantes erreurs techniques » dans la gestion du processus de mise en concurrence, en particulier sur l’évaluation des risques liés à l’inflation, à la fréquentation des trains et aux recettes exigibles. Première urgence : il faut maintenant trouver une solution pour continuer d’assurer sans interruption les trains intercités entre Londres et le nord-ouest de la Grande-Bretagne à partir du 9 décembre, fin de la période contractuelle en cours. Parallèlement, deux enquêtes indépendantes vont être lancées, dont une par Richard Brown, président non exécutif d’Eurostar. En attendant les résultats de ces enquêtes, qui devraient « offrir un mieux-disant pour les voyageurs et les contribuables », les autres renouvellements de franchises en cours (Great Western, Essex Thameside et Thameslink) sont suspendus. Enfin, le ministère britannique des Transports s’est engagé à rembourser les frais des quatre candidats à la reprise de la West Coast Main Line (Abellio, FirstGroup, Keolis et Virgin Rail), mesure qui devrait coûter aux contribuables quelque 40 millions de livres (48 millions d’euros)…
     

  • La BEI s’engage dans la LGV Bretagne – Pays de la Loire

    Un premier contrat de financement de 100 millions d’euros en faveur du projet de LGV Bretagne – Pays de la Loire (BPL, 182 km entre Le Mans et Rennes) a été signé le 28 septembre 2012, à Rennes, par la Banque européenne d’investissement (BEI) et la région Bretagne, sur un total de financement de 300 millions d’euros. Par cette signature, l’engagement total de la BEI pour le projet BPL atteint un montant de 853 millions d’euros, confirmant ainsi sa position de premier investisseur public de ce projet d’envergure lié à la modernisation et à l’extension des réseaux transeuropéens de transport (RTE-T). L’engagement de la BEI s’est d’abord concrétisé par la mise à disposition de 553 millions d’euros, pour 25 ans, au consortium assurant la réalisation de l’ouvrage, dont Eiffage est le chef de file. Cette mobilisation de la BEI sera désormais renforcée par des prêts directs à la région Bretagne, premier financeur de la LGV parmi les collectivités territoriales.

     

  • Infrastructures : un nouveau schéma de la mobilité durable dans six mois

    Le ministère des Transports a présenté le 3 octobre en Conseil des ministres sa feuille de route concernant le transport ferroviaire. Il a notamment annoncé l’installation le 15 octobre d’une commission chargée de définir les priorités entre les différents projets d’infrastructures retenus dans le cadre Snit (schéma national des infrastructures de transport). Composée de parlementaires et de personnalités qualifiées, cette commission aura six mois pour faire des propositions en vue d’élaborer un nouveau schéma de la mobilité durable dans un contexte de restrictions budgétaires.
    Il est aussi prévu de « faire en sorte qu’au moins 1 000 km de voies par an puissent être rénovés pendant le quinquennat », selon la porte-parole du gouvernement. Frédéric Cuvillier, le ministre des Transports, a précisé qu’il voulait « proposer des formes de financement innovantes et travailler avec les collectivités territoriales ».
     

  • L’agglo de Concarneau lance Coralie

    L’agglo de Concarneau lance Coralie

    La communauté d’agglomération de Concarneau (50 440 habitants et neuf communes) a totalement transformé et développé son réseau de bus avec deux idées principales. La communauté d’agglomération de Concarneau (50 440 habitants et neuf communes) a totalement transformé et développé son réseau de bus avec deux idées principales. « La volonté des élus était de permettre à chaque habitant du territoire d’avoir accès aux transports en commun et de pouvoir ainsi se déplacer plus aisément entre toutes les villes de l’agglomération, y compris les plus éloignées : Melgven, Trégunc, Pont-Aven, mais aussi Rosporden, Saint-Yvi, Elliant ou Tourc’h », explique François Besombes, conseiller communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA), délégué au transport et premier adjoint au maire de Concarneau. « Le deuxième objectif était de rendre possible les correspondances avec le réseau de bus départementaux Penn Ar Bed, et avec les TER et les trains en général, à la gare de Rosporden. »
    Le nouveau réseau, dénommé Coralie, est lancé le 3 septembre et réunit 15 lignes dont 13 nouvelles ou transformées. Toujours confié en DSP à Keolis, jusqu’en 2014, il s’articule autour de quatre lignes fortes. La 1, cadencée à la demi-heure, relie Trégunc, une commune jouxtant Concarneau, et l’arrêt Maison-Blanche, point de correspondances avec les bus interurbains. La ligne 2 dessert les autres quartiers de la ville pour les relier au réseau. La ligne 3 est prolongée jusqu’à une zone d’activités commerciales et administratives, où est notamment installé Pôle Emploi.
    Quant à la 4e ligne, reliant Concarneau à Rosporden, elle est fortement renforcée avec un cadencement qui passe de 4 à 10 allers-retours quotidiens entre ces deux pôles structurants du territoire. Des correspondances avec la SNCF sont assurées pour créer une offre de transport complémentaire. La ligne 4 est donc un élément très important du réseau Coralie.
    Côté transport à la demande, quatre lignes ont été ajoutées aux trois déjà existantes au sein du réseau Busco, qui couvrait seulement Concarneau et Melgven et était géré par un syndicat mixte, dissout depuis avec l’élargissement de la CCA et sa prise de compétence pour le transport en début d’année. En complément de ces lignes, le réseau Coralie ajoute le service Hep’co. S’adressant aux personnes à mobilité réduite, il leur permet de se déplacer de leur domicile au lieu de destination de leur choix, du lundi au samedi de 7h30 à 19h. Si la CCA a accompagné le lancement d’une offre de gratuité, la première semaine sur les lignes régulières et deux semaines sur les lignes TAD, le tarif est depuis passé à 1 euro, le trajet autorisant les correspondances, et 8,6 euros le carnet de 10 tickets. Pour le transport scolaire et les 1 900 collégiens et lycéens transportés chaque jour, il est désormais géré par Coralie, mais reste confié à des transporteurs locaux.     

    Y.?G.

  • Thaïlande : Alstom veut construire une usine au cœur de l’Asean

    Présent en Thaïlande depuis 1973 grâce à sa filiale Alstom Thaïlande, le groupe français a lancé une étude de faisabilité pour la construction d’une usine dans le royaume, jugeant les perspectives de développement dans la région Asean stratégiques. Une usine qui serait créée pour le marché thaïlandais du ferroviaire, mais également pour l’exportation dans tout le Sud-Est asiatique, une zone dont la croissance est forte et constante.
    Le groupe a également signé le 2 octobre un mémorandum de coopération pour une durée de cinq ans avec l’une des universités les plus en vue du pays : Kasetsart University. L’idée étant de proposer aux étudiants thaïlandais, dès le prochain semestre, un cursus de formation d’ingénierie ferroviaire, le premier du genre en Thaïlande.

  • Transilien poursuit la modernisation de son système d’info-voyageurs

    Une information claire, sans crachotement ni interruption : Transilien SNCF poursuit la modernisation de son système d’information aux voyageurs. Un centre d’information-voyageurs (CIV) en gare de Paris-Nord a été inauguré le 3 octobre, chargé d’informer les 200 000 usagers quotidiens de la ligne H qui dessert le nord de l’Ile-de-France. Ce centre s’inscrit dans un projet de 55 millions d’euros cofinancé avec le Stif. Depuis 2009, 189 gares ont été dotées d’un nouvel équipement, entièrement numérique, pour 30 millions d’euros, 85 autres le seront en 2013 avec le reste de la dotation. « L’information, c’est la deuxième attente des voyageurs après la ponctualité. On sait que c’est un effort considérable qui est attendu de notre part », reconnaît la directrice générale de Transilien SNCF, Bénédicte Tilloy. L’objectif, « c’est que le voyageur ait une information cohérente, précise, globale, qu’il puisse s’organiser, qu’on puisse dire ce qui se passe, ce qui va se passer, afin qu’il puisse prendre des décisions en situation ».
     

  • Gouvernance : la croisade de Siim Kallas contre les chemins de fer intégrés

    Le commissaire européen chargé des transports, Siim Kallas, croit dur comme fer aux vertus de la séparation entre opérateur ferroviaire et gestionnaire d’infrastructure. Alors que la Commission présentera en décembre son « 4e paquet ferroviaire », Siim Kallas détaille dans un entretien paru mardi dans Ville, Rail & Transports, sa conviction en matière d’organisation du système ferroviaire : « L’expérience a montré qu’il existe des exemples de conflit d’intérêt dans les structures intégrées. Il est difficile d’imaginer que l’on puisse revenir à un modèle datant d’il y a vingt ans. Les fonctions de gestionnaire qui peuvent créer des discriminations doivent être exercées de manière indépendante », indique le commissaire, qui précise que « des fonctions essentielles doivent être séparées : l’allocation des sillons, la fixation de redevances, mais aussi la gestion des circulations, l’entretien du réseau ». Siim Kallas insiste par ailleurs sur la transparence des flux financiers. « Cette question des transferts est critiquée par beaucoup de nos interlocuteurs : il est difficile d’assurer la séparation des flux financiers dans un groupe intégré, qui rend possible les subventions croisées des opérateurs de la holding avec les subventions publiques ou les revenus des charges d’accès à l’infrastructure. Il doit y avoir une indépendance juridique, commerciale et financière », considère-t-il.
     

  • Budget : de nouvelles ressources pour les infrastructures

    En ces temps de rigueur budgétaire, l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (l’Afitf) tire son épingle du jeu : elle disposera en 2013 de plus de 2,2 milliards d’euros, soit 4 % de plus qu’en 2012. Le signe que Bercy veut choyer les infrastructures de transport ? Plus exactement, l’agence voit ses dotations budgétaires reculer (moins 300 millions d’euros environ) mais elle bénéficiera dans le même temps de nouvelles ressources propres, en particulier l’écotaxe prévue à partir de juillet. Cette taxe touchant les poids lourds devrait apporter 400 millions en 2013, puis annuellement autour d’un milliard d’euros.  
    L’Afitf devrait maintenir, voire légèrement augmenter ses dépenses consacrées à l’entretien du réseau routier et ferroviaire. Globalement, le tiers de ses dépenses devraient aller à la route et un quart aux lignes TGV. Comme cela a déjà été annoncé, il est prévu de financer les quatre projets de ligne à grande vitesse déjà lancés (Tours – Bordeaux, seconde phase du TGV Est, Bretagne – Pays de la Loire, Nîmes – Montpellier). Mais pas question d’en lancer d’autres. L’Afitf devrait aussi prévoir des crédits pour le 3e appel à projets TCSP, précise-t-on au ministère des Transports. Concernant le budget des infrastructures et des services de transport, le montant atteint 3,174 milliards d’euros pour 2013, soit quasiment le même niveau qu’en 2012.  Sur ce montant, plus de 2,5 milliards iront au ferroviaire.
     

  • Lille : près d’un million de pénalités pour Keolis

    Au dernier trimestre 2011, Keolis (Transpole) a payé 931 180 euros de pénalités à Lille Métropole, a révélé le vice-président transport de l’agglomération, Eric Quiquet. Comme convenu dans la DSP, Transpole touche 145 millions annuels de subvention forfaitaire d’exploitation en contrepartie de l’exploitation du réseau. Keolis doit satisfaire à une batterie de critères de ponctualité, d’information-voyageurs ou de propreté des stations et de matériel roulant, faute de quoi, il rembourse Lille Métropole. Ce niveau élevé de pénalités n’est pas exceptionnel. Au cours du précédent contrat (2003-2010), Keolis s’est acquitté de 21,4 millions d’euros de pénalités. « Les pénalités sont un outil pour veiller à la qualité de service, mais engranger des pénalités ne nous réjouit pas », a précisé Eric Quiquet.