Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La LGV met le Grand Poitiers sens dessus dessous

    La LGV met le Grand Poitiers sens dessus dessous

    C’est un chantier colossal qui a débuté au printemps et s’est poursuivi au mois d’août sous la canicule, la fin des travaux de génie civil n’étant programmée que pour 2015. C’est un chantier colossal qui a débuté au printemps et s’est poursuivi au mois d’août sous la canicule, la fin des travaux de génie civil n’étant programmée que pour 2015. Le groupement d’entreprises Cosea, chargé de la construction de la LGV Tours – Bordeaux, doit respecter un calendrier précis. Vingt trois kilomètres de ligne seront répartis sur six villes de la communauté d’agglomération du Grand Poitiers. Ce qui implique le détournement de multiples réseaux et une profonde modification des lieux. Le croisement de la LGV et de l’A10 implique même une déviation temporaire de l’autoroute. Trois grandes opérations figurent au programme : le contournement de Poitiers et deux raccordements aux voies existantes, au nord et au sud, permettant de desservir la gare. « Concilier des aménagements complexes avec les installations du futur Bus à haut niveau de service n’est pas une mince affaire, reconnaît Stéphane Brondino, directeur opérationnel de Cosea pour la Vienne. Une pente maxi de 2,5 % doit être respectée malgré le profil et la création d’une centaine d’ouvrages d’art, dont certains d’importance, au croisement d’une autoroute, d’une nationale et de huit départementales. » Au coeur de la première étape, celle du terrassement, pelles mécaniques, compacteurs et camions-tombereaux, aux roues d’une hauteur atteignant 1,85 m, ont pris possession des lieux. Au nord de Poitiers, sur le site de la Folie, c’est une grosse opération qui est en cours, en vue d’édifier une estacade de deux kilomètres, ouvrage passant à la fois au-dessus de l’entrée de l’A10, de la RN147 et de la RD910, et en dessous de lignes à haute tension. La commune de Migné-Auxances sera d’ailleurs traversée par la LGV et le raccordement, entraînant la création d’une nouvelle aire d’autoroute, celle des Cent Septiers. Une succession de deux viaducs enjambant l’Auxance, deux importants remblais et une tranchée couverte sous l’A10 sont au menu. Au total, 800 000 m3 de déblais. Lorsque la roche est trop dure, le terrassement s’effectue par microminage, technique plus rapide et moins contraignante pour les riverains, au niveau du bruit. L’aménagement de la tranchée couverte est prévu pour le mois de décembre et la reconstruction de la portion de l’A10 pour le printemps
    2013. À Fontaine-le-Comte des sauts-demouton sont nécessaires. Les TGV passeront aussi sous l’A10, par une tranchée couverte. Il va s’agir de creuser profondément, la différence de niveau équivalant à la hauteur d’un immeuble de cinq étages. Dans la Vienne, le chantier de la LGV concerne 50 entreprises et plus de 1 000 personnes.

    F.-X. POINT

  • Transport combiné : la SNCF se désengage de Novatrans

    C’est la fin d’un long feuilleton pour Novatrans, la filiale reprise en 2009 par la SNCF, mais qu’elle n’a jamais réussi à redresser : la SNCF revend l’opérateur de transport combiné rail-route au spécialiste du transport multimodal Charles André. Le conseil d’administration de Novatrans l’a acté le 26 septembre. L’offre prévoit la reprise de 110 emplois sur un effectif de 257 employés. Les personnels non repris seront reclassés au sein du groupe SNCF. En revanche, le montant de l’opération n’est pas dévoilé. CAT souhaitait en juillet une remise à zéro des comptes, alors que Novatrans a perdu 18,6 millions d’euros l’an dernier et affiche une dette de 35 millions d’euros.
    En juillet dernier, CAT avait aussi indiqué, selon une source proche du dossier, souhaiter poursuivre l’essentiel du plan de transport de Novatrans, même s’il indiquait ne pas vouloir reprendre le terminal du Havre et passer éventuellement par des sous-traitants sur certains terminaux comme à Toulouse ou à Marseille.
     

  • Fret SNCF perd deux contrats majeurs

    Nouveau coup dur pour Fret SNCF. Un an après avoir perdu le contrat Gefco d’acheminement ferroviaire de voitures, Fret SNCF vient de perdre cet été d’importants marchés qu’elle exploitait pour le compte de Total et Esso, affirment des syndicats de cheminots. Ce qui représenterait une perte d’une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires pour Fret SNCF. La perte la plus importante vient de la branche chimie de Total. Celle-ci a confié les trois quarts du contrat, jusque-là réalisé par Fret SNCF, au belge OSR, filiale de SNCB Logistics, et à ECR, filiale française des chemins de fer allemands. Ce qui représente pour les deux nouveaux opérateurs la rotation de 10 à 12 trains par semaine.
    Total-Pétrole, de son côté, a retenu ECR pour desservir Clermont-Ferrand, soit 7 à 8 trains hebdomadaires. Fret SNCF conserve toutefois quasiment les trois quarts du contrat, notamment tous les flux allant vers le Sud. Quant à Esso, l’industriel a confié ses acheminements entre Fos et Toulouse (une petite dizaine de trains hebdomadaires) à Europorte, la filiale fret d’Eurotunnel.
    Contactée, la direction de Fret SNCF n’a pas voulu commenter ces informations. Tous ces contrats d’une durée de deux ou trois ans doivent démarrer en 2013. Ils ouvrent aux nouveaux opérateurs des marchés prometteurs, tout en permettant à ces industries de tester leurs performances avant éventuellement d’aller plus loin, estime un proche du dossier. « Les pertes de ces contrats vont fragiliser un peu plus la nouvelle offre multilot/multiclient de Fret SNCF », commente de son côté un syndicaliste.
        

    Marie-Hélène Poingt
     

    A nos lecteurs. Nous avons titré cette même information, dans notre lettre d'information hebdomadaire : "Fret SNCF perd Total et Esso". Raccourci malencontreux, les contrats perdus ne représentant pas tout le portefeuille Esso ou Total de Fret SNCF.

  • Gefco vendu aux chemins de fer russes

    PSA Peugeot Citroën a officialisé le 20 septembre la cession prochaine de 75 % de sa filiale de logistique Gefco aux chemins de fer russes RZD, marquant une nouvelle étape du plan qui doit permettre au constructeur automobile en difficulté d’améliorer ses finances. Cette vente doit lui rapporter 800 millions d’euros. L’opération devra auparavant être approuvée par les autorités de la concurrence dans les pays concernés.
    Gefco, qui emploie environ 9 400 employés dont près la moitié sont en France, devrait conserver son patron actuel, Luc Nadal (ancien directeur général de Fret SNCF). « Le siège social resterait en France », précise un communiqué de PSA.
    Les camions, wagons ou navires affrétés par Gefco transportent chaque année plus de 3 millions de voitures des usines aux points de vente, en passant par les parkings de stockage et des ateliers de postproduction où sont ajoutées les dernières options du véhicule. Tirée par l’internationalisation de la production et des ventes automobiles, notamment vers l’Europe de l’Est depuis le début des années 2000, Gefco veut dépasser le cap des 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires dès 2015, en s’attaquant aux zones à forte croissance (Amérique latine, Asie, Moyen-Orient…).

     

  • Des changements à la direction de Geodis

    Olivier Storch a été nommé directeur commercial de Geodis Wilson pour la zone Asie-Pacifique. Au sein du groupe SNCF depuis 2006, Olivier Storch était jusqu’alors directeur financier et directeur de l’offre intermodale de SNCF Geodis. Laurent Dumas est nommé directeur financier de SNCF Geodis, tandis que Jean-Michel Genestier, directeur des affaires publiques de SNCF Geodis, reprend la direction de l’offre intermodale de SNCF Geodis (opérateurs de transport combiné et autoroutes ferroviaires).

     

  • Russie : les RZD veulent intégrer l’Europe du rail

    La Société chemins de fer de Russie (RZD) mène des discussions avec les Européens sur l’intégration des réseaux ferroviaires, a annoncé le 26 septembre le président de RZD Vladimir Yakounine sur son blog. « Nous avons examiné des questions concrètes liées à l’intégration de nos réseaux ferroviaires avec nos partenaires européens. Nous réalisons déjà plusieurs projets conjoints visant à éliminer les différences techniques entre les infrastructures ferroviaires de l’Europe et de l’espace 1 520 », a-t-il indiqué.
    L’écartement de la voie ferroviaire est de 1 520 mm en Russie et dans les pays de l’ex-URSS, alors que la norme européenne est de 1 435 mm. La frontière de la Russie et de la CEI franchie, les voitures et wagons doivent être réinstallés sur des bogies européens. La prochaine étape pourrait être l’intégration des processus logistiques et la création d’infrastructures et d’opérateurs conjoints, a conclu Vladimir Yakounine.
     

  • Belgique : De Lijn commande 48 tramways à Bombardier pour Gand et Anvers

    Le 27 septembre, Bombardier a annoncé avoir signé une entente avec De Lijn, les transports de la région flamande, portant sur la livraison de 48 tramways Flexity 2 pour les réseaux à voie métrique de Gand et d’Anvers. A cette tranche ferme, évaluée à « environ 129 millions d’euros », s’ajoute une option de 40 tramways. Il s’agit de « la plus importante commande unique de tramways de l’histoire de De Lijn ». Les Flexity 2, à plancher bas et larges de 2,3 m, remplaceront fin 2014 les PCC à plancher haut actuellement au parc, tout en augmentant la capacité de ce dernier de « presque 10 000 sièges ». Plus précisément, Gand recevra 10 véhicules bidirectionnels de sept modules (43 m) pour 378 voyageurs, et Anvers 38 tramways unidirectionnels dont 10 de sept modules (43 m) pour 380 voyageurs et 28 de cinq modules (31 m) pour 266 voyageurs. Ces tramways seront construits dans les sites Bombardier de Bautzen (Allemagne), Bruges (Belgique) et Vienne (Autriche), Bruges étant en outre responsable de la gestion du projet, de la mise en service, de la garantie et du soutien au parc.

     

  • Dette ferroviaire : Cuvillier pas convaincu par les propositions de Pepy

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    Dans la dernière ligne droite avant l’annonce de « la réforme française » du système ferroviaire, tous les bons mots sont permis. Interrogé ce 27 septembre, lors de sa visite aux ateliers RATP de Sucy-en-Brie,  sur les récentes déclarations de la SNCF sur la dette du système ferroviaire, Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, a fait preuve d’ironie : « Je suppose que c’est la contribution de Guillaume Pepy au débat citoyen… Et je pense qu’il est suffisamment sensé pour ne pas s’attaquer à la dette des autres. Ce ne serait pas forcément une bonne idée. » Quant à la réaction critique de plusieurs régions, elle ne surprend pas le ministre : « Les régions ne sont pas très sensibles à ce qui se fait de façon unilatérale. En général, ce n’est jamais bon de trop parler.  Mais c’est une star, Guillaume Pepy. » L’annonce de cette réforme ne devrait pas être annoncée, comme ce fut un temps envisagé, dès le prochain Conseil des ministres du 3 octobre. En revanche, le ministre devrait révéler la feuille de route pour les transports, avec les priorités pour les cinq ans à venir. Quant à la réforme du système ferroviaire, elle ne devrait pas être dévoilée avant la fin octobre, les arbitrages n’étant aujourd’hui pas rendus, dit-on de source proche du ministre. Et le projet de loi est toujours prévu pour l’an prochain.

    P. G.

  • Le Havre : le tramway fait ses essais

    Les travaux de voie ferrée étant terminés, la communauté de l’agglomération havraise (Codah) procède, depuis le 24 septembre, aux premiers essais d’« ouverture de voie » des rames du tramway. Il s’agit de faire rouler une rame au pas, puis à 15 km/h, puis à 40 km/h sur l’ensemble de la ligne, afin de vérifier la conformité des équipements, plateforme et ligne aérienne de contact. Dans les prochaines semaines, des essais de performances accélération (jusqu’à 70 km/h) et freinage seront effectués par Alstom. L’inauguration de la ligne est prévue pour le 12 décembre.

  • Keolis devrait être reconduit à Rennes

    Keolis devrait être reconduit à Rennes

    Jamais deux sans trois ! A l’issue d’une année de compétition, Keolis est bien parti pour entamer au 1er janvier prochain son troisième mandat consécutif – le premier date de 1998 – pour l’exploitation du réseau Star de Rennes Métropole (38 communes, 405 000 habitants), ainsi que du service Handistar, nouvellement couplé à la DSP. Jamais deux sans trois ! A l’issue d’une année de compétition, Keolis est bien parti pour entamer au 1er janvier prochain son troisième mandat consécutif – le premier date de 1998 – pour l’exploitation du réseau Star de Rennes Métropole (38 communes, 405 000 habitants), ainsi que du service Handistar, nouvellement couplé à la DSP. Le groupe est en effet entré en négociation exclusive pour le futur contrat de cinq ans. « Il y a eu une très belle compétition entre Keolis et Veolia-Transdev, et tout le monde s’en sort avec les honneurs », estime Guy Jouhier, vice-président, chargé des transports à Rennes Métropole. L’élu estime en effet avoir reçu « des propositions très ambitieuses » de la part des deux candidats, mais avoir dû leur rappeler que l’heure était à la rigueur… « Notre objectif était simple : pas de saut entre la dernière contribution forfaitaire, soit 52 millions d’euros courants en 2012, et la nouvelle. » Et l’objectif est tenu.
    Pour retenir Keolis, l’argument financier a bien sûr été déterminant, mais pas unique. « Nous avons pris en compte les propositions d’innovation qui nous semblaient crédibles », complète l’élu. Et Keolis – qui détient par ailleurs la DSP séparée des VLS – aurait fait « des propositions très innovantes » autour du vélo et de l’autopartage. Reste maintenant à les affiner, car si les grandes enveloppes sont figées (Keolis estime son CA cumulé à 550 millions d’euros), il reste deux mois pour finaliser les derniers détails. Et notamment pour se mettre d’accord sur la notion de perte d’exploitation. L’agglo sera en effet en chantier durant cette DSP : la ligne B du métro, qui vient tout juste de recevoir sa DUP, est prévue pour la fin 2019. Le délégataire choisi accompagnera Rennes dans ce projet, mais rien ne dit qu’il exploitera cette 2e ligne, cette DSP prenant fin en décembre 2017…
        

     

    Cécile NANGERONI