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Auteur/autrice : admin_lvdr
Suède : le plan d’investissements gouvernemental ouvre la voie vers la grande vitesse
Après les multiples incidents techniques de l’été 2012, les investissements proposés par le gouvernement suédois le 29 août devraient permettre au réseau ferré suédois non seulement de retrouver une certaine robustesse, mais aussi de se doter des premiers tronçons d’un réseau à grande vitesse entre les trois principales villes du pays. Au total, le gouvernement propose d’investir 55 milliards de couronnes (6,6 milliards d’euros), dont 20 milliards supplémentaires pour le budget d’exploitation et de maintenance du réseau ferré national entre 2014 et 2025, mais surtout 30 milliards pour « le lien Est » (Ostlänken), ligne nouvelle de 150 km entre Järna (au sud de Stockholm) et Linköping, et 5 milliards pour la première étape d’une ligne nouvelle entre Göteborg et Borås. Outre des gains de capacité pour le réseau, ces deux tronçons, dont la construction devrait s’étaler de 2017 à 2028 et de 2020 à 2024 respectivement, seraient les premiers d’un réseau reliant Stockholm, Göteborg et Malmö à grande vitesse, via les aéroports de Skavsta et Landvetter.
Le gouvernement a indiqué que d’autres projets, à présenter dans le projet de budget 2013 le 20 septembre ou dans un projet de loi sur les infrastructures cet automne, faisaient l’objet de discussions.
Pierre Berger succède à Jean-François Roverato à la tête d’Eiffage
Le conseil d’administration d’Eiffage, troisième groupe français de BTP, a désigné le 29 août Pierre Berger, 44 ans, comme PDG pour succéder au fondateur, Jean-François Roverato, qui prend sa retraite à l’aube de ses 68 ans. Cet X-Ponts était le dauphin depuis son arrivée dans le groupe, fin 2010, comme directeur général délégué, avant sa nomination en juin 2011 au poste de directeur général. Eiffage, qui vient de lancer la construction de la LGV Le Mans – Rennes, a aussi réalisé le viaduc de Millau et la LGV Perpignan – Figueras.
Grande-Bretagne : la joint-venture Alstom-Balfour Beatty remporte un contrat de 8 millions d’euros
Le 29 août, Signalling Solutions Ltd (SSL), joint-venture entre Alstom Transport et Balfour Beatty Rail, a annoncé avoir remporté un contrat d’une valeur de 8 millions d’euros auprès de Network Rail, le gestionnaire d’infrastructure britannique, pour la fourniture d’un prototype destiné à l’introduction d’un nouveau système de gestion du trafic ferroviaire national. La livraison est prévue pour 2013. L’offre de SSL, qui s’appuie sur la technologie de centre de contrôle automatique avancé d’Alstom Iconis, est destinée aux 14 nouveaux centres d’exploitation régionaux qui seront créés par Network Rail. Une fois le prototype livré et pleinement opérationnel, le déploiement du système sera lancé en 2013 à l’échelle nationale de façon progressive, sur 15 ans.
Suède : Arriva entame sa conquête de Stockholm
Avec le changement d’horaire du 20 août, Arriva (transporteur britannique du groupe DB) a repris le tram de Nockeby, le tram-train de Lidingö et les lignes de bus de banlieue de Bromma, Sollentuna, Solna et Sundbyberg, dans la région de Stockholm. Soit un personnel de 1 100 salariés, ainsi qu’un parc de 255 bus et 82 trams. Mais il ne s’agit que de la première phase du contrat E20, signé avec SL (l’autorité organisatrice de transports du Grand Stockholm) : en janvier prochain, avec la deuxième phase du contrat, Arriva devrait reprendre 2 020 salariés supplémentaires, ainsi que 484 bus et 183 tramways ou voitures de train de banlieue. Avec près de 100 millions de voyages annuels supplémentaires dans le cadre du contrat E20, l’exploitant va doubler son volume d’activité en Suède, aux dépens de Veolia, Keolis et Nobina. Mais Arriva n’est pas uniquement intéressé par la quantité : côté qualité, l’exploitant a distribué 15 000 roses rouges aux voyageurs pour « encourager les idées permettant d’améliorer les transports publics ». Avec pour récompense sept années de transport gratuit au voyageur qui aura la meilleure idée.

Saint-Malo s’équipe d’un nouveau siège et de nouveaux bus en attendant le BHNS
La communauté d’agglomération de Saint-Malo (82 000 habitants et 18 communes) et Keolis, le délégataire du réseau, ont inauguré le 2 juin un nouveau siège, dans la zone d’activités du Routhouan, à l’est de la ville. La communauté d’agglomération de Saint-Malo (82 000 habitants et 18 communes) et Keolis, le délégataire du réseau, ont inauguré le 2 juin un nouveau siège, dans la zone d’activités du Routhouan, à l’est de la ville. Installé dans des locaux provisoires depuis plusieurs années, Keolis a désormais pu emménager sur un terrain de plus de 2 ha pour un investissement de 3,8 millions. Outre des bâtiments administratifs et un atelier mécanique couvrant 1 222 m², le nouvel ensemble offre une station de carburant, une station de lavage alimentée par des eaux pluviales récupérées dans une cuve de 40 000 l et un parking de 7 900 m² permettant de stationner 30 bus et 80 voitures pour le personnel. Keolis Saint-Malo compte en effet 70 employés dont 53 chauffeurs. Pour accéder à ce nouvel établissement, il a fallu percer un nouvel accès routier pour 1,03 million d’euros, financé par la ville (830 000 euros) et par Saint-Malo Agglomération (200 000 euros).
En même temps que ce nouveau siège, Saint-Malo Agglomération (SMA) a fêté la réception de quatre nouveaux bus. Ces nouveaux véhicules viennent remplacer d’anciens modèles parmi les 25 bus urbains. Ces nouveaux bus affectés aux lignes C1 et C2 (cadencées à la fréquence d’un bus toutes les 20 minutes) bénéficient d’un design spécial, et notamment équipés de cache-roues leur donnant des airs de BHNS. SMA projette d’en créer un dans les prochaines années. Les travaux d’aménagements urbains pourraient commencer en 2013 et s’étendre sur dix ans. Ce sera donc au cours du prochain contrat de DSP qui s’achève fin 2013.Y. G.
Italie : FS condamnée par l’antitrust italienne
La société publique italienne de chemins de fer, FS, a été condamnée à une amende de 300 000 euros pour avoir abusé de sa position dominante aux dépens de la compagnie privée Arenaways. Ferrovie dello Stato a été condamnée pour avoir présenté des informations « incorrectes » et « orientées à son avantage » à l’Autorité de régulation des services ferroviaires, afin d’empêcher les trains d’Arenaways de faire des escales intermédiaires entre Turin et Milan. Elle a aussi été reconnue coupable d’avoir sciemment empêché l’accès du concurrent à une « infrastructure essentielle », retardant de près de deux ans la circulation des trains d’Arenaways sur les lignes demandées.
Russie : pas de TGV à Moscou en 2018
La Russie a enterré son projet de construire des lignes de chemin de fer à grande vitesse en vue du Mondial 2018 de football, en raison de contraintes budgétaires, a révélé le quotidien Vedomosti. Le programme d’extension des liaisons ferroviaires n’est pas inclus dans le projet de budget 2013-2015, ont indiqué plusieurs fonctionnaires au journal. La construction de ces lignes à grande vitesse entre Moscou et plusieurs villes qui doivent accueillir des matches du Mondial, un projet grandiose du président Vladimir Poutine qui devait permettre de revitaliser certaines régions russes, aurait pourtant dû débuter dans un an. Un porte-parole du vice-Premier ministre Arkadi Dvorkovitch a toutefois indiqué à l’agence RIA Novosti qu’un groupe de travail interministériel étudierait la question du financement de ce projet à l’automne.
Lyon – Turin : avis positif sous réserve de la commission d’enquête
La commission chargée d’une enquête publique sur le projet contesté de LGV Lyon – Turin a rendu un avis positif, mais avec des réserves, soulignant notamment son impact « important » sur l’agriculture. « Les avantages apportés par le projet l’emportent largement sur les inconvénients (…) », conclut la commission d’enquête dans son rapport du 2 juillet, rendu public par RFF début août. L’enquête publique menée l’hiver dernier par treize commissaires-enquêteurs sur le tronçon français entre Lyon et Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie) avait été initiée en novembre 2011 à la demande du ministère de l’Ecologie.
Dans son avis, la commission d’enquête se dit « convaincue de la nécessité de développer le fret ferroviaire aux échelles nationales et européennes (…). Il offrira un outil majeur de la politique de report du transport de marchandises de la route vers le fer, permettant ainsi une amélioration de la sécurité routière et une réduction sensible de la pollution atmosphérique dans les vallées alpines ». Les commissaires-enquêteurs demandent cependant à RFF de travailler en « concertation étroite avec le monde agricole », afin de « garantir la pérennité des exploitations et de contribuer à la protection des ressources naturelles et de l’environnement ». Une autre réserve concerne les sites de dépôts de remblais impropres et demande au maître d’ouvrage de réétudier la question, en réduisant de 25 % le volume des remblais.
Grand Paris / Le dossier Pont-de-Sèvres – Noisy-Champs transmis à l’Autorité environnementale
Cécile Duflot, ministre de l’Égalité des Territoires et du Logement, a transmis le 31 juillet à l’Autorité environnementale le dossier d’enquête publique relatif au premier tronçon Pont de Sèvres – Noisy-Champs du Grand Paris Express, élaboré par la Société du Grand Paris. L’Autorité environnementale doit rendre son avis dans un délai de trois mois. Parallèlement, la SGP va organiser 22 réunions publiques dans les communes traversées par la nouvelle ligne de métro entre le 6 septembre et le 15 novembre 2012. L’enquête publique pourra démarrer à la fin de l’année. Long de 33 km et comprenant 16 gares, le tronçon sud du nouveau métro traversera 4 départements et transportera plus de 250 000 voyageurs par jour lors de la mise en service.
Keolis / Farandou remplace Azéma
Keolis / Farandou remplace Azéma
David Azéma a été nommé le mercredi 1er août, en conseil des ministres, commissaire aux participations de l’État, et dirigera donc l’Agence des participations de l’État. Président du directoire de Keolis, David Azéma avait déjà occupé d’importantes fonctions à la SNCF, qu’il avait rejoint en 1993, et avait été PDG d’Eurostar de 1999 à 2002. Il avait ensuite rejoint le groupe Vinci, avant de revenir à la SNCF en 2007 après la nomination de Guillaume Pepy à la présidence. Il avait alors été directeur général délégué de la Stratégie et des Finances puis directeur général délégué du groupe. En avril, c’est lui que Guillauem Pepy avait choisi pour succéder à Michel Bleitrach à la présidence du directoire de Keolis. La décision avait surpris, Jean-Pierre Farandou apparaissant comme le candidat naturel à ce poste. Jean-Pierre Farandou, nommé il y a peu directeur général délégué de l’Epic, a longtemps été à la tête de la branche SNCF Proximités. Il a également été directeur général des Transports en Commun Lyonnais, l’une des principales filiales de Keolis (2005-2006). Il est membre du conseil de surveillance de Keolis depuis 6 ans