Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le contrat d’axe pour le BHNS du pays de Gex en délibération

    Le contrat d’axe pour le BHNS du pays de Gex en délibération

    Un contrat d’axe visant l’instauration d’un BHNS sur la RD1005 entre Gex et Ferney-Voltaire et en direction de Genève est actuellement en délibération dans les villes traversées (Gex, Cessy, Ségny, Ornex et Ferney-Voltaire). Un contrat d’axe visant l’instauration d’un BHNS sur la RD1005 entre Gex et Ferney-Voltaire et en direction de Genève est actuellement en délibération dans les villes traversées (Gex, Cessy, Ségny, Ornex et Ferney-Voltaire). Ce contrat d’axe lie le conseil général de l’Ain (AOT), les communes concernées et la communauté de communes du pays de Gex (26 communes et 80 000 hab.), et définit leurs engagements respectifs. Le projet vise à remplacer la ligne actuelle des Transports publics genevois (TPG) reliant Gex à Genève, via Ferney-Voltaire, par un BHNS, plus rapide, sur sa partie française. Gex, Ferney et Ségny ont d’ores et déjà accepté le projet, évalué à 34 millions d’euros, tandis que la commune d’Ornex l’a rejeté le 29 mai. « Le projet sera à nouveau soumis à délibération à la fin du mois », assure Gilles Bouvard, chef du service aménagement de la CCPG. La commune de Cessy va délibérer le 26 juin sur ce projet que le ministère de l’Ecologie a retenu parmi 77 autres lors du second appel à projets « transports urbains », et devrait le financer à hauteur de 1,38 million d’euros. La Confédération helvétique et le canton de Genève devraient également participer au financement de ce projet, qui pourrait voir le jour en décembre 2014.

     

    T. H.

  • Ile-de-France : Navigo dézoné le week-end en attendant le tarif unique

    Dans le protocole d’accord tarifaire adopté par les administrateurs du Stif le 7 décembre dernier, il était question de mi-2012. A quelques semaines près, ce sera le cas. Le conseil d’administration du Stif du 11 juillet devrait en effet voter le dézonage du Navigo pendant les week-ends et jours fériés à partir du 1er septembre. Dans la foulée et « avant la fin de l’année », promet le vice-président chargé des transports à la région Ile-de-France, le complément de parcours sera créé, permettant aux abonnés de ne payer que le supplément en cas de trajet ponctuel en dehors de leur zone habituelle.
    Le manque à gagner pour le Stif est évalué à « une grosse trentaine de millions d’euros en année pleine ». Son financement sera assuré par deux hausses modiques : sur le Mobilis (titre une journée destiné principalement aux touristes), et sur le Navigo annuel, qui revient actuellement à 10,2 mois de Navigo par an et passerait à 10,3 mois, ce qui reste plus avantageux que l’achat de 11 ou 12 titres mensuels.
    Ces mesures préfigurent le passe à tarif unique, initialement annoncé pour le 1er janvier 2013, mais que Pierre Serne espère maintenant « au plus vite », tout en admettant qu’il est déjà trop tard pour tenir le délai de janvier. Il faut dire que le vœu des élus voté en décembre est assorti d’une réserve de taille : il faut que les finances du Stif n’aient pas à en souffrir. Or la mesure consistant à supprimer les 5 zones et proposer un passe Navigo à tous les Franciliens pour une somme de l’ordre de 65 € coûterait « environ 300 millions d’euros », évalue-t-il. Hausse du VT et taxe poids lourds sont dans le viseur, mais une loi doit d’abord l’entériner.  

  • Pierre Cunéo, le patron de la ligne C, directeur de cabinet de Delphine Batho

    Après Emmanuel Kesler, nommé directeur de cabinet du ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, et Antoine de Rocquigny, directeur de cabinet adjoint du ministre chargé du budget, Jérôme Cahuzac, Pierre Cunéo vient d’être nommé directeur de cabinet de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie dans le gouvernement « Ayrault 2 ». Ces deux derniers ont un point commun : ils ont été directeurs de cabinet de Guillaume Pepy. Déjà, lors de la formation du premier gouvernement, Pierre Cunéo, 36 ans, avait été sollicité par divers cabinets, en particulier celui de la Réforme de l’Etat de Marylise Lebranchu.
    Directeur de la ligne C depuis décembre 2010, après avoir été directeur de la stratégie ferroviaire et de la régulation et directeur de cabinet de Guillaume Pepy, président de la SNCF, Pierre Cunéo est diplômé de l’ENA, de l’Institut d’études politiques de Paris et de l’Ensae, Ecole nationale de la statistique et des études économiques. Après l’Insee, il a rejoint en 2003 l’Inspection générale des finances, avant d’intégrer le cabinet de Jean-Pierre Jouyet – dont il est resté très proche –, alors secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, en tant que directeur adjoint. Il rejoint donc Delphine Batho, qui avait succédé en 2007 à Ségolène Royal comme députée de la 2e circonscription des Deux-Sèvres et a été, en 2012, porte-parole de François Hollande lors de la campagne présidentielle de 2012.

     

  • Mobilité : la DB et Deutsche Telekom planchent sur un service d’autopartage

    La Deutsche Bahn utilisera le réseau de téléphonie mobile de Deutsche Telekom pour la localisation, la réservation et l’ouverture des véhicules du service d’autopartage sur lequel les deux entreprises travaillent. Des discussions sont en cours avec les constructeurs automobiles qui souhaiteraient s’associer à cette entreprise, et un projet pilote est en cours à Friedrichshafen, au bord du lac de Constance.
    Parallèlement, la DB et Renault travaillent sur un système d’autopartage flexible à Berlin, utilisant des véhicules électriques « Twizy » et offrant la possibilité de rendre la voiture empruntée dans un autre lieu en ville que celui où elle a été prise.
     

  • Suède : Keolis renforce sa présence à Göteborg

    Le 25 juin, Keolis a annoncé que sa filiale suédoise Keolis Sverige avait remporté l’exploitation de la desserte par bus de Hisingen, la partie insulaire de Göteborg. Sur huit ans, ce contrat qui démarrera le 16 juin 2013 devrait générer « un chiffre d’affaires cumulé de 320 millions d’euros ». Pouvant être prolongé de deux ans, ce marché remporté au terme d’un appel d’offres concerne 500 salariés et un parc de 150 bus, la majorité au biogaz (le diesel « sera uniquement utilisé pour le transport à la demande et représentera environ 2 à 4 % des kilomètres parcourus »). La fréquentation des lignes en question s’élève actuellement à 20 millions de voyageurs par an, total que Keolis a pour objectif d’augmenter « de 30 % d’ici huit ans ». Avec ce nouveau contrat, Keolis Sverige, déjà deuxième exploitant de bus en Suède, devient le plus important dans l’agglomération de Göteborg (deuxième ville du pays), avec 350 bus et 950 salariés. Et désormais son parc de véhicules « fonctionnant aux énergies alternatives » comprendra 1 200 bus.
     

  • Environnement : trois transporteurs s’engagent avec l’Ademe

    Le 20 juin 2012, trois sociétés de transport routier ont signé la charte de l’Ademe « Objectif CO2 : les transporteurs s’engagent ». Pour la première fois, un autocariste, les Autocars Suzanne s’engage – les deux autres entreprises sont Stef, spécialiste de la logistique du froid, et Staf, société de transport alimentaire et frigorifique. 58 transporteurs font désormais partie de ce dispositif volontaire qui vise à réduire les émissions de CO2, dont 11 ont bouclé leur première phase d’engagement de 3 ans. Pour les 47 autres, qui représentent 7 100 véhicules, l’engagement doit permettre de réduire les émissions de CO2 de 54 186 t/an (-13,5 % en moyenne). Mise en place en 2008 pour les marchandises, la démarche a été étendue en septembre 2011 aux entreprises de transport routier de voyageurs.
     

  • Fret SNCF : les syndicats poursuivent leur droit d’alerte

    A l’issue du débat organisé le 20 juin dans le cadre de la séance plénière du comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF, les quatre organisations syndicales représentatives de cheminots (CGT, CFDT, Sud, Unsa) ont voté à l’unanimité la poursuite de la procédure du droit d’alerte économique sur la situation de Fret SNCF. Une procédure initiée le 22 mai pour répondre à leurs inquiétudes sur la pérennité de cette activité.
    Selon les élus, les réponses apportées à la direction aux questions posés notamment sur la dette, la stratégie commerciale, les conditions d’exploitation ou la situation sociale « ne font que conforter leurs inquiétudes ». Les élus du CCE vont mandater une expertise avec mission de rédiger un rapport d’analyse, comportant des propositions alternatives. Dans le cadre du droit d’alerte économique, ce rapport devrait ensuite être présenté au conseil d’administration de la SNCF.
     

  • La Fnaut contre l’unification des fonctions de gestion et d’exploitation du rail

    Le projet d’unifier les activités de transporteur et de gestionnaire des infrastructures au sein d’une holding commune, comme le réclame la SNCF, est inutile, voire « dangereux », estime la principale fédération des usagers des transports, qui a fait évoluer sa position sur le sujet. Désormais, elle estime que « redonner tout le pouvoir à la SNCF en lui confiant le pilotage du système ferroviaire (…) est dangereux car sa stratégie de régression actuelle répond à ses intérêts propres à court terme et non à ceux des clients du rail et de la collectivité ».
    De plus, ajoutent ses responsables, un système intégré ferait disparaître « le pluralisme et la double expertise qui se sont développés avec la création de RFF ». Enfin, le modèle allemand n’est pas transposable en France, selon la Fnaut, qui rappelle qu’outre-Rhin « le rail a été désendetté, le problème du statut des cheminots résolu correctement et que la productivité de la Deutsche Bahn est forte ».
     

  • Doublement de Paris – Lyon : RFF retient deux scénarios

    Réseau ferré de France va poursuivre les études sur deux des quatre scénarios présentés lors du débat public organisé d’octobre à janvier derniers sur le projet de ligne à grande vitesse POCL (Paris – Orléans – Clermont-Ferrand – Lyon). Le tracé médian a les faveurs de la SNCF, tandis que le tracé ouest est supporté par de nombreux élus, qui estiment qu’il répond mieux à un objectif d’aménagement du territoire. Les études, qui vont durer un an environ, seront menées par RFF sous l’égide d’un comité de pilotage qui regroupera notamment l’Etat et les cinq régions concernées.
    Ce projet de ligne à grande vitesse vise notamment à doubler la ligne historique Paris – Lyon, menacée de saturation, tout en mettant Clermont à moins de 2 heures de Paris. Il doit aussi relier Orléans au réseau des TGV et mieux desservir Bourges et les villes du grand Centre. Sa réalisation est envisagée à l’horizon 2025 pour un coût de 13 milliards d’euros environ.
     
     

  • Signalisation : le Grand Port maritime du Havre passe commande à Thales

    D’un montant de 2,1 millions d’euros, le contrat rendu public le 21 juin par Thales et le Grand Port maritime du Havre (GPMH) comprend la réalisation clés en main d’un poste d’aiguillage informatique de voies de service (Pivos) dans la zone Port 2000. Ce contrat inclut toutes les prestations relatives à la signalisation ferroviaire, y compris les études, les équipements, l’installation, les essais et la formation. La mise en service est prévue en juillet 2013. L’installation d’un nouveau poste sur un réseau ferré portuaire est une première en France depuis le transfert de propriété des infrastructures ferroviaires de RFF aux ports. Le réseau ferré portuaire du Havre comprend au total 200 km de voies, 350 aiguillages et 5 postes d’aiguillage informatiques à technologie PC (PIPC, solution développée par Thales), gérant plus de 250 itinéraires.