Auteur/autrice : admin_lvdr

  • André Viola et Jacques Bascou pour une gare TGV dans l’Aude

    André Viola et Jacques Bascou pour une gare TGV dans l’Aude

    kLe 1er juin, le comité de pilotage de la LGV Montpellier – Perpignan – attendue pour 2020 – a présenté le dossier de candidature pour une gare dans l’Aude, à l’ouest de Narbonne. « Je ne peux être qu’heureux de la concrétisation de ce défi, nous avons scellé une union sacrée et c’est notre principal atout, a assuré André Viola, le président (PS) du conseil général. Nous avons tous conscience qu’en obtenant cette gare, nous œuvrons pour le développement de l’ensemble du département. » Ce projet est pourtant en concurrence avec deux autres (à Nissan-lez-Enserune et à Béziers), mais il fédère nombre d’acteurs, dont Narbonne et Carcasonne. « C’est concrètement l’occasion de faire se développer l’intermodalité audoise, estime le député-maire (PS) de Narbonne, Jacques Bascou. En bénéficiant déjà du réseau autoroutier, de l’aéroport de Carcassonne et du développement de Port-la-Nouvelle, nous assurerions des retombées économiques certaines. »   

  • Philippe Richert veut son contournement de Strasbourg

    Philippe Richert veut son contournement de Strasbourg

    « La ville de Strasbourg est aujourd’hui identifiée, à l’échelle française, comme particulièrement touchée par la pollution aux particules fines, dont les enjeux en matière de santé publique sont désormais bien connus. Cette pollution est en grande partie liée au fait qu’elle soit traversée par l’autoroute A35. » Le président UMP du conseil régional d’Alsace a rapidement réagi à l’annonce par la presse de l’abandon du projet du grand contournement ouest (GCO) de Strasbourg. Une décision qui serait prise par le gouvernement et qu’il déplore. L’ancien ministre estime que « si elle était confirmée, de nombreux Alsaciens et Strasbourgeois vont en effet continuer à pâtir de cette absence ressentie quotidiennement par tous ceux qui sont dans les bouchons, mais aussi indirectement par ceux qui subissent nuisances et pollution. » Cette section autoroutière de 25 km coûterait 540 millions d’euros. Pour lui, l’abandon du GCO, une opération conduite par l’Etat depuis près de 12 ans et sur le point d’être concédée à Vinci, « témoignerait de l’absence d’une vision de moyen et long termes du développement de la région ».     

  • A Marseille, vidéoverbalisation pour les véhicules qui entravent la marche du bus

    Quelque 200 PV ont été dressés pendant les deux premières semaines de vidéoverbalisation sur le réseau de la Régie des transports de Marseille (RTM). Et ils vont commencer à arriver chez les automobilistes pris en flagrant délit de stationnement illicite sur les voies réservées aux bus. Ce dispositif mis en place depuis le 21 mai s’appuie sur six caméras du système de vidéosurveillance de la communauté urbaine, placées à des carrefours « stratégiques » du réseau de bus. Une quinzaine de caméras supplémentaires seront utilisées avant la fin de l’année 2012. Un agent assermenté de la RTM, installé devant un écran du poste central de régulation du trafic routier de la communauté urbaine, constate l’infraction et transmet à la police nationale, qui dresse le PV et le transmet à l’automobiliste. Coût de l’amende : 35 euros pour stationnement gênant et 135 euros pour stationnement dans un couloir de bus. Sans perte de points. L’objectif de ce dispositif est de fluidifier la circulation des bus pour porter la vitesse commerciale de 11 km/h actuellement à 19 km/h. « Chaque kilomètre gagné, c’est 5 millions d’euros économisés par la communauté urbaine », souligne son président, Eugène Caselli, qui se dit « conscient » de s’attaquer à « une tradition » marseillaise du stationnement anarchique. « La vidéoverbalisation est un élément dont nous attendons beaucoup pour développer et sécuriser le réseau. 10 % des incidents sont dus à des problèmes de circulation », relève Pierre Reboud, directeur général de la RTM, dont la direction de la sécurité compte 400 agents, soit 11 % de l’effectif de l’entreprise. Si jusqu’à présent plus de 100 PV sont dressés chaque semaine, ce chiffre pourrait être multiplié par quatre ou par cinq avec la mise en place de vacations supplémentaires et la surveillance d’une vingtaine de sites.

  • Espagne : rien ne va plus entre Renfe et la Catalogne

    La généralité (gouvernement de Catalogne) a, le 4 juin dernier, opposé un « ferme veto » à la nomination proposée par Renfe d’un nouveau directeur pour les Rodalies (lignes de banlieue de Barcelone). L’opérateur actuel voit là un reflet du « conflit politique » entre la Catalogne et Madrid. La généralité bloque pour mettre en évidence « son total manque de confiance envers Renfe et Adif », car ils n’ont pas vraiment mis en œuvre le plan 2008-2015 convenu pour la réhabilitation de la banlieue de Barcelone. Cet échéancier prévoyait 4 milliards d’euros d’investissements, mais manquent à l’appel à ce jour 3,6 milliards, ainsi qu’en a convenu elle-même la ministre espagnole des Transports, Ana Pastor. Et le ministre catalan des Transports, Lluis Recorder, de demander une réforme législative pour que la généralité puisse désormais choisir elle-même, et elle seule, l’opérateur de ses lignes, ce qui alimente les rumeurs sur d’autres opérateurs candidats.   
     

  • Brésil : l’espagnol Isolux prolongera le métro de São Paulo

    Le groupe Isolux Corsan est le bénéficiaire de l’appel d’offres pour la construction de la deuxième phase de la ligne 4 du métro de São Paulo, soit un contrat de 239 millions d’euros. Ce constructeur espagnol aura à édifier quatre stations ainsi qu’un terminal d’autobus contigu à une ligne qui reliera le centre au sud-ouest de l’agglomération. Le trafic attendu est d’un million de voyageurs par jour.    
     
     
     
     

  • Allemagne: ERTMS Alstom sur le métro suspendu de Wuppertal

    Le métro de Wuppertal, monorail suspendu ouvert en 1901, présentera bientôt une autre particularité : un équipement ERTMS niveau 2 ! Alstom a en effet signé avec WSW Mobil GmbH un contrat de signalisation de 17 millions d’euros pour installer d’ici 2015 le système de contrôle et de commande des trains ERTMS Atlas 400 sur cette ligne de 13,3 km, comptant 20 stations et 2 dépôts, ainsi que sur les 31 rames Vossloh Kiepe commandées récemment et sur la rame historique « Kaiserwagen ». Ce projet est le « premier contrat de solution de signalisation pour Alstom en Allemagne couvrant tous les aspects de la signalisation, depuis la définition des itinéraires, l’enclenchement et la protection des trains au contrôle des trains, à l’aide d’une interface avec le système de contrôle intermodal existant (ITCS), associé à un système complet de signalisation intégrée ». Une différence toutefois avec le niveau 2 classique : les communications entre l’ordinateur central (RBC) et ceux à bord passeront par un signal radio Tetra plutôt que par GSM-R. Le système retenu pour WSW sera développé par le centre d’excellence ETCS de Charleroi (Belgique). Les composants du système seront produits sur les sites Alstom de Villeurbanne (France) et Bologne (Italie). Les systèmes seront intégrés et mis en service par les experts Alstom de Charleroi, Salzgitter et Berlin à Wuppertal (en Allemagne).

     

  • Chine : Siemens fournira la signalisation de nouvelles lignes de métro à Suzhou, Qingdao et Chongqing

    Le 12 juin, Siemens a annoncé trois commandes en Chine de signalisation et d’automatisation type Trainguard MT pour la ligne 2 du métro de Suzhou (22 stations sur 26 km), la ligne 3 de Qingdao (22 stations sur presque 25 km) et la deuxième phase de la ligne 6 de Chongqing (12 stations sur 37 km, suite à la première phase). Ces équipements doivent être réceptionnés d’ici 2014.
     

  • Bombardier livre 300 voitures de plus au métro de New York

    Le 4 juin, Bombardier Transport a annoncé avoir signé un contrat d’environ 599 millions de dollars (482 millions d’euros) pour 300 voitures de métro avec la Metropolitan Transportation Authority (MTA), destinées à New York City Transit (NYCT). Ces nouvelles voitures, du type R179, seront fabriquées à l’usine Bombardier à Plattsburgh (Etat de New York). L’accord prévoit la livraison de dix voitures pilotes au troisième trimestre de 2014, les livraisons des voitures de série s’échelonnant de la mi-2015 à début 2017.

     

  • Le Havre : l’aménagement des stations de tramway se poursuit

    La communauté d’agglomération du Havre a lancé les travaux d’aménagement des stations et la mise en place du mobilier urbain, marquant une nouvelle phase des travaux du tramway, attendu dans six mois. Comme l’indique Paris Normandie, il est prévu que les 23 stations soient toutes installées avant la fin de l’été, le long des 13 km de la ligne. Si 4 stations sont d’ores et déjà achevées et que d’autres sont en pleine construction, celles côté plage devront attendre la fin de la pose des rails pour accueillir leur premier mobilier. C’est l’architecte Richard Meier qui a été chargé de créer le design épuré du mobilier et de la structure des abris voyageurs.    
     

  • Mort de Claude Martinand, premier président de Réseau ferré de France

    Mort de Claude Martinand, premier président de Réseau ferré de France

    Claude Martinand est mort le 10 juin des suites d’une longue maladie, à l’âge de 67 ans. Claude Martinand est mort le 10 juin des suites d’une longue maladie, à l’âge de 67 ans. Polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, il avait fait toute sa carrière au ministère de l’Equipement, dans lequel il avait joué un rôle politique en dirigeant le cabinet de Charles Fiterman, ministre communiste des Transports (1982-1984). Claude Martinand avait ensuite dirigé l’Institut géographique national, puis la Direction des affaires économiques et internationales du ministère de l’Equipement, avant de devenir, en 1997, le premier président de Réseau ferré de France. A ce poste, il mena à bien la difficile tâche de donner une légitimité à un établissement public dont l’existence n’allait pas de soi, et sut s’imposer face à une SNCF dont il fut un interlocuteur coriace. Après son mandat de cinq ans à RFF, Claude Martinand était devenu vice-président du Conseil général des ponts, poste encore plus inconnu du grand public que la présidence de RFF, mais que ses pairs considèrent comme un couronnement. Président de l’Institut de la gestion délégué, il avait veillé de près à l’élaboration de l’ordonnance du 17 juin 2004, créant les contrats de partenariat public-privé. Il avait après sa retraite continué à jouer un rôle important dans la réforme ferroviaire, en tant que membre du collège de l’Araf. Unanimement salué comme un « grand commis de l’Etat », Claude Martinand n’avait rien du personnage effacé qu’une telle expression laisse entendre. Très cultivé, souvent abrupt, il savait émailler ses discours de phrases bien choisies chez de bons auteurs peu lus dans le petit monde des transports, comme Gramsci ou le cardinal de Retz.