Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Espagne : Renfe étudie l’arrêt de ses trains-hôtels

    Les trains-hôtels nocturnes que fait circuler Renfe dans la péninsule ibérique et en Europe du Sud lui coûtent cher et, comme la demande est en baisse sensible, l’opérateur envisage de ne plus les exploiter lui-même. Tel est le message passé le 25 mai dernier par Julio Gomez Pomar, le nouveau président de l’opérateur public. Sont visées, les relations avec du matériel Talgo de Madrid vers la Galice et la Catalogne, ainsi que les relations internationales : celles au départ de la capitale espagnole vers Lisbonne et Paris comme celles depuis Barcelone vers Paris et Milan. Les trains avec la France sont exploités avec la SNCF via un GEIE baptisé Elipsos.

  • Cinq groupes en lice pour l’infrastructure du « TGV » californien

    Les offres seront à remettre à l’Etat de Californie en septembre prochain pour la première tranche de la ligne à grande vitesse parallèle à la côte. Cinq consortiums se dégagent pour la section initiale à construire entre Madera et Fresno : ce lot de 46 km a été évalué à 1,5 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros). A côté des entreprises de BTP américaines Zachry, Perini et Parsons, s’alignent l’alliance américano-sudéoise Fluor-Skanska, puis des firmes espagnoles dispersées dans trois ensembles : Ferrovial/Acciona avec California Backbone Builders, ACS et sa filiale Dragados avec l’américain Shimmick, le catalan Comsa Emte avec les locaux Kiewit et Granite dans California High Speed Ventures. Un temps, Vinci et Bouygues se sont intéressés au dossier. Longue de 1 330 km, la ligne complète devrait relier en 2017 Sacramento à San Diego à 365 km/h, après un investissement de 54 milliards d’euros.

  • Espagne : la Renfe met en service des rames bimode à grande vitesse

    Avec le service d’été, la Renfe met en service le 17 juin des trains Talgo bimode pour réduire les trajets entre Madrid et la Galice (nord-ouest du pays). D’un coût de 78 millions d’euros, les 15 rames de la série 730 sont à écartement variable et équipées pour le courant monophasé de la grande vitesse (AVE) et le continu du réseau ibérique, mais aussi d’un ensemble de traction diesel. Elles devraient abattre Madrid – La Corogne en 6 heures 08 contre 6 heures 40 actuelles, en attendant à l’horizon 2014 l’achèvement de la ligne nouvelle à grande vitesse doublant ce parcours.   
     

  • Corée du Sud : Thales a livré les systèmes ETCS niveau 1 pour deux lignes

    Thales a annoncé le 29 mai que sa filiale Thales Autriche avait livré des systèmes ETCS niveau 1 pour deux lignes à grande vitesse en Corée du Sud. Il s’agit de la ligne de Gyeongchun (81 km) et de celle de Jeolla (89 km). Cette dernière desservant Yeozu, ville qui accueille l’Exposition internationale 2012. Selon le groupe français, l’installation de ces systèmes devrait « permettre d’augmenter la vitesse des trains de 80 km/h à 200 km/h et ainsi d’accroître leur fréquence jusqu’à un train toutes les quatre minutes ».    
     

  • Hongrie : Thales remporte un contrat de signalisation ETCS niveau 2

    La filiale autrichienne de Thales a signé un contrat d’un montant de 18 millions d’euros avec l’exploitant de l’infrastructure hongroise NIF pour la conception, l’installation et la mise en service de la solution ETCS niveau 2 complète, ainsi que pour la modernisation du système ETCS niveau 1, de la ligne reliant Boba à Bajánsenye (101 km). Financé à 85 % par des fonds de l’Union européenne, ce projet permettra notamment d’augmenter la vitesse de 20 km/h. L’ETCS (European Train Control System) est un système de commande-contrôle des trains, il est un des composants de l’ERTMS (European Rail Traffic Management System) lancé par l’Union européenne en 1991 afin d’unifier la vingtaine de systèmes nationaux de signalisation et de contrôle des vitesses.   
     

  • Vietnam : un métro à Hô Chi Minh-Ville d’ici à 2018

    Le projet de métro à Hô Chi Minh-Ville se précise avec la signature d’un contrat, le 16 mai dernier, pour la construction d’un premier tronçon de la ligne 1. C’est un consortium formé par la Compagnie générale de construction des ouvrages de communication 6 (Cienco 6), une entreprise publique vietnamienne, et le japonais Sumimoto Corporation qui sera chargé des travaux. La ligne reliera le marché de Ben Thanh au parc de Suôi Tiên (19,7 km). Le coût total de ce premier tronçon aérien de 17,1 km est estimé à 47 000 milliards de dôngs (1,81 milliard d’euros). Onze stations jalonneront le parcours.
    La fin des travaux est prévue en 2018. A noter également que la Banque asiatique de développement et le Comité du peuple de Hô Chi Minh-Ville ont signé un accord, le 17 mai, pour un prêt de 500 millions de dollars (402 millions d’euros) en vue de la construction de la ligne 2.

  • Un nouveau visage pour Lille-Flandres début 2015

    Un nouveau visage pour Lille-Flandres début 2015

    Le dépôt du permis de construire date du 20 avril. D’ici deux ans et demi, Lille-Flandres, deuxième gare de province (après Lyon-Part-Dieu) avec 18 millions de voyageurs par an, aura un nouveau visage. Intérieur, extérieur, réaménagement des espaces de vente, d’attente, des commerces, des bureaux, la refonte est totale. Le dépôt du permis de construire date du 20 avril. D’ici deux ans et demi, Lille-Flandres, deuxième gare de province (après Lyon-Part-Dieu) avec 18 millions de voyageurs par an, aura un nouveau visage. Intérieur, extérieur, réaménagement des espaces de vente, d’attente, des commerces, des bureaux, la refonte est totale. « On a voulu ranger la maison, partir d’une page blanche et créer un plan d’aménagement de la gare adapté aux circulations et aux usages actuels », indique Jérôme Bodel, du département Gares & Connexions de la SNCF.
    Le projet prévoit notamment la création d’un hall TER entièrement vitré, doté de commerces, d’un espace de vente express et d’un espace multimodal TER Transpole incluant la future maison du Vélo. Le hall dédié aux voyageurs Grandes Lignes est aussi repensé, avec plus de confort, des places assises, un accès Wifi et des prises de courant. La surface réservée aux commerces et aux services augmente de 40 %. « Nous n’avons pas voulu un projet recentré et replié sur la gare. On a donc pensé la gare dans la ville et la ville dans la gare. On aura de la conciergerie, du relais-colis, des commerces de proximité, mais aussi un laboratoire d’analyses médicales, bref, tout ce qui peut rendre service aux voyageurs », poursuit Jérôme Bodel. Un centre d’affaires de 1 300 m2, dont la gestion a été confiée à Regus, verra aussi le jour. Les travaux se feront par zone, de façon à poursuivre l’exploitation de la gare. Fin du chantier prévu début 2015.
        

    Marie Raimbault

  • Les gestionnaires d’infrastructures plaident pour plus d’indépendance

    Les gestionnaires d'infrastructures ferroviaires européens ont besoin de plus d'indépendance ainsi que d'une clarification de leurs responsabilités afin d'améliorer l'efficacité des systèmes ferroviaires, a indiqué leur association dans un communiqué le 1er juin dernier. Hubert du Mesnil, le président de Réseau Ferré de France (RFF), qui est aussi le président de cette association, insiste sur l'intérêt "de concentrer dans les mêmes mains" (sous le contrôle d'une autorité régulatrice) la maîtrise des coûts et de la tarification pour réaliser des gains de productivité. Or, rappellent les gestionnaires d’infrastructures, selon la législation européenne, seules la tarification (péages acquittés par les opérateurs ferroviaires) et l'attribution des sillons (créneaux de circulation) entrent actuellement dans la catégorie des "fonctions essentielles", organisées indépendamment des entreprises ferroviaires.

  • Novatrans : le ministre demande une table ronde

    Le ministre des Transports a demandé le 5 juin à la SNCF d'organiser "au plus vite une table ronde" visant à examiner "toutes les solutions possibles pour assurer la pérennité de l'activité" de sa filiale de transport combiné rail-route Novatrans menacée de liquidation. Dans un communiqué, Frédéric Cuvillier demande "que la décision, qui devait être prise lors du conseil d'administration du 8 juin, sur la situation de la société soit repoussée dans l'attente des conclusions de cette table ronde". Le ministre, qui précise aussi qu’elle doit associer les représentants des salariés, insiste pour qu' "une solution de reclassement au sein de la SNCF soit proposée aux personnels de Novatrans si cela devait s'avérer nécessaire".

                   

  • Thalys au régime minceur

    Thalys au régime minceur

    La démarche est inédite : à partir du 14 juillet et jusqu’au 25 août 2012, Thalys a décidé de se mettre au régime estival. La démarche est inédite : à partir du 14 juillet et jusqu’au 25 août 2012, Thalys a décidé de se mettre au régime estival. Concrètement, le plan de transport va être allégé. Le nombre de fréquences sur la route Paris – Bruxelles sera réduit et les dorsales wallonne (Mons – Charleroi – Namur) et flamande (Gand – Bruges – Ostende) seront supprimées, une solution alternative étant proposée aux clients souhaitant rejoindre ou quitter l’une de ces gares. Ensuite, et jusqu’en décembre, les mesures d’allégement concerneront Paris – Bruxelles – Amsterdam, qui passera d’une fréquence de 10 à neuf allers-retours par jour, et la liaison Paris – Bruxelles, dont le nombre de fréquences sera également revu à la baisse.
    Cette sérieuse mise au régime correspond à une bonne raison : c’est le renforcement du programme de maintenance qui conduit à libérer des rames. Un programme ambitieux, qui doit être le garant d’une meilleure régularité, comme en témoigne Franck Gervais, directeur général de Thalys : « Ce programme vise à accomplir un saut de performance opérationnel à long terme. En planifiant l’essentiel des interventions au cours de l’été, nous faisons en sorte de limiter au maximum l’impact de ce programme pour les clients. » Ainsi, entre juillet et décembre, les 26 rames Thalys feront l’objet d’un contrôle de maintenance approfondi. Cette « chaîne de fiabilité » mobilisera une équipe dédiée de 30 techniciens au technicentre du Landy, à Saint-Denis en région parisienne. Et un millier d’heures de travail sont déjà planifiées sur chaque rame.

    P. G.