Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Ile de Ré : des navettes électriques pour passer le pont

    Ile de Ré : des navettes électriques pour passer le pont

    Le département de la Charente-Maritime et la communauté de communes de l’île de Ré (CDC) introduisent peu à peu, depuis le 7 avril, des navettes électriques sur la liaison entre le continent et l’île de Ré (Belvédère – Sablanceaux), en complément de l’offre de transport déjà existante du réseau « Les Mouettes » exploité par Keolis Charente-Maritime. Le département de la Charente-Maritime et la communauté de communes de l’île de Ré (CDC) introduisent peu à peu, depuis le 7 avril, des navettes électriques sur la liaison entre le continent et l’île de Ré (Belvédère – Sablanceaux), en complément de l’offre de transport déjà existante du réseau « Les Mouettes » exploité par Keolis Charente-Maritime.
    Dénommé RespiRé, cette action qui vise à « réduire l’empreinte carbone en proposant la mise en place de transports à énergie propre » s’appuie sur le dispositif de paiement Cap Ré (contribution à la protection de l’île de Ré). Depuis le début de l’année, l’amortissement du pont est terminé. Les recettes du passage sont donc désormais transformées en une écotaxe, dont une partie permettra de financer cette flotte de navettes. Elle est composée de véhicules Zeus de 23 places, accessibles au PMR, loués à b.e.green, la filiale verte des autocars Dominique, installé à Buc. Après avoir fonctionné tous les jours, week-end inclus, entre le 7 avril et le 8 mai, à la fréquence d’une navette toutes les demi-heures de 10h30 à 19h30, elles ne circuleront plus que les week-ends, ponts et jours fériés, à la même fréquence, de 12 mai au 5 juillet. L’été (du 6 juillet au 3 septembre), elles circuleront toutes les 10 minutes, tous les jours, de 10h à 20h30. Puis elles reprendront leur rythme du printemps. Payantes (1 euro) pour la traversée Belvédère – Sablanceaux, elles seront néanmoins gratuites à l’intérieur de l’île.     

    Y. G.

  • Aecom chargé de l’étude sur la future LGV entre la Malaisie et Singapour

    Aecom Technology a annoncé le 22 mai avoir remporté un contrat de 42 millions de dollars (33 millions d’euros) pour effectuer une étude sur la création d’une liaison rapide entre Johor Bahru, en Malaisie, et Singapour. L’étude devra proposer plusieurs options et définir les paramètres techniques de ce projet. Un tunnel sous le détroit de Malacca est notamment envisagé.
    Actuellement, il faut presque 6 heures pour relier les deux villes. Avec l’arrivée de la grande vitesse, la durée du parcours sera réduite à 90 minutes et les formalités de douanes pourront être accomplies au départ des deux gares. Devant l’explosion du prix de l’immobilier à Singapour, Johor Bahru est devenu une extension malaisienne de la cité-Etat. Seconde ville du pays, Johor Bahru est le principal centre industriel du pays. Tous les ans, la ville voit passer un peu moins de 50 % des 22,5 millions de touristes qui visitent Singapour. La ligne devrait ouvrir en 2018.   
     

  • SNCF : retour de Rachel Picard, nouvelles fonctions pour Jean-Pierre Farandou

    Un retour à la SNCF, celui de Rachel Picard, 45 ans, qui après avoir dirigé voyages-sncf.com puis effectué un passage à la tête de Thomas Cook va remplacer Sophie Boissard comme directrice générale de Gares & Connexions. Et un changement de cap pour Jean-Pierre Farandou, directeur de la branche SNCF Proximités depuis 2006, qui devient directeur général délégué Epic SNCF. Ce sont les principaux changements qui viennent d’être annoncés, ce 31 mai, lors du conseil d’administration de la SNCF. A son poste nouvellement créé, directement rattaché à Guillaume Pepy, Jean-Pierre Farandou est chargé d’importants dossiers transversaux, avec en ligne de mire l’adaptation du groupe à la réforme du système ferroviaire : la réduction des coûts de structure, les évolutions managériales, la régionalisation de la SNCF en Ile-de-France, le Grand Paris.
    C’est Joël Lebreton, conseiller du président, qui « animera » la branche Proximités, alors que Bénédicte Tilloy (Transilien), Claude Solard (TER) et David Azéma (Keolis) rendront compte directement à Guillaume Pepy.
     

  • Métro : Lille va préciser à Siemens les raisons de son échec

    Siemens exige quelques égards. Présent industriellement à Lille depuis 30 ans, père du Val lillois dont il a réalisé les deux lignes et les deux extensions, au départ sous le nom de Matra, Siemens a mal vécu de se voir préférer Alstom pour le contrat de doublement des rames de la ligne 1 du métro lillois (266 millions d’euros). Moins cher de 11 millions par rapport à Alstom, et seulement 2,5 points en dessous de son concurrent dans la note globale, le groupe a décidé de poser un recours en référé contre ce contrat. « Si l’on avait voulu choisir le moins disant, c’est Bombardier qui aurait gagné, mais le prix n’était pas notre seul critère », indique le vice-président Transports de Lille Métropole, Eric Quiquet, qui ajoute que « Siemens ne s’attendait peut-être pas à perdre », et être « serein car la procédure a été menée en respectant le cadre légal ». Siemens n’a pas apprécié le manque d’explications avancées par Lille Métropole. Celles-ci se sont limitées, d’après Siemens, à « un coup de téléphone une heure avant le communiqué, et à une lettre d’une page reprenant les éléments du communiqué ». Lille semble avoir entendu le message de Siemens. Un courrier expliquant de manière plus détaillée les raisons de son choix est parti le 30 mai. Le contrat n’a pas pu être signé comme prévu à l’échéance du délai légal de recours, et le juge doit maintenant statuer rapidement sur la suite à donner à cette requête.     

    G. L.
     

  • Interopérabilité ferroviaire : avis motivé de la Commission à l’Allemagne, la France, la Pologne et le Portugal

    La Commission européenne a envoyé le 31 mai un avis motivé à l’Allemagne, à la France, à la Pologne et au Portugal. En effet, selon un communiqué de la Commission, « ces pays n’ont pas adopté les règles nationales permettant de transposer en droit interne la directive sur l’interopérabilité ferroviaire. La date limite pour l’adoption de ces mesures était le 31 décembre 2011. En cas de non-respect des avis motivés de la Commission, cette dernière peut saisir la Cour de justice. » La directive en question est la 2011/18/UE, qui modifie une directive antérieure en matière d’interopérabilité, en corrigeant certains éléments descriptifs des systèmes ferroviaires et en précisant les procédures pour leur vérification.

     

  • Rapport de la Cour des comptes européenne  : l’intermodalité du Havre sur la sellette

    Rapport de la Cour des comptes européenne : l’intermodalité du Havre sur la sellette

    Bravo pour Port 2000 au Havre, haro sur le développement intermodal du port : la Cour des comptes européenne dresse un bilan mitigé des aides européennes aux infrastructures portuaires en France et dans trois autres pays européens. «Inefficace », voire contreproductif : le développement intermodal du port du Havre est critiqué vertement par la Cour des comptes européenne. Dans un rapport sur les financements européens aux projets d’infrastructures portuaires, publié le 25 avril, elle constate que, en raison d’une « gestion inefficace des conteneurs dans les terminaux » et « des retards de construction ayant entraîné des pertes de contrats », la modernisation des liaisons ferroviaires avec Port 2000 « n’a pas eu l’impact escompté ». Pire, à cause de ces retards, « les transports routiers ont absorbé l’augmentation du trafic des conteneurs due à la construction du nouveau port ». Le contraire donc du report modal attendu de ce projet financé à hauteur de 8,4 millions d’euros par l’Union européenne.
    Certes, l’analyse porte sur les travaux réalisés entre 2007 et 2008 et non sur le nouveau chantier multimodal lancé en 2010. Ce projet-là devrait porter la part des préacheminements fluviaux et ferroviaires de 16 à 25 % du trafic en 2020, espère le port du Havre.
    Un peu tard pour la Cour des comptes qui estime que le chantier a souffert d’un manque de coordonnation entre la Datar, la SNCF et la région Haute-Normandie. Elle le regrette d’autant plus que le projet Port 2000 du Havre est cité, au contraire, comme un exemple réussi de consultation, de planification et de suivi des investissements. Comme les ports de Bari en Italie ou de Ferrol en Espagne, Port 2000 fait partie des projets réussis mais qui, faute de réflexion en amont sur les liaisons intermodales, « nécessiteront probablement d’importants investissements supplémentaires pour être reliés à leur arrière-pays », écrit la Cour.
    Le rapport d’audit est globalement très sévère pour les projets d’infrastructures portuaires cofinancés par l’Union européenne. Depuis 2000, la Commission européenne a affecté environ 6,2 milliards d’euros à ces infrastructures à travers les fonds structurels et de cohésion. L’Espagne est le principal bénéficiaire de ces aides, raflant 52,1 % de la mise, suivie par l’Italie, la Grèce et la France. L’Hexagone absorbe 8,7 % des aides européennes dans ce domaine.
    Or, sur les 27 projets analysés, 11 seulement sont jugés « efficaces ». Certaines installations étaient inachevées, comme le port de Punta de Langosteira en Galice, d’autres inutilisées comme une cale sèche à Campamento en Andalousie. D’autres enfin ne correspondaient pas aux objectifs européens en matière de transport, qu’il s’agisse de la construction d’un marché aux poissons à La Corogne en Espagne ou d’un port de plaisance à Mytilène en Grèce…
    En pleine négociation sur le financement futur des réseaux transeuropéens de transports  et de la politique régionale, ce rapport risque d’alimenter l’hostilité de certains Etats membres, dont la France, à l’augmentation des interventions européennes en matière de transports.
        

    Nathalie Steiwer

  • DSP : Keolis reconduit pour gérer le réseau de Tours

    Le Sitcat (Syndicat intercommunal des transports de l’agglomération tourangelle) a reconduit le 24 mai Keolis comme exploitant de son réseau urbain Fil Bleu jusqu’en 2018. Alors que Veolia Transport et RATP Développement avaient retiré un dossier, seul Keolis, qui exploitait déjà le réseau, a remis une offre. Même sans concurrence, le Sitcat a considéré que l’offre de Keolis était pertinente avec l’engagement d’accroître la fréquentation de 29,5 millions de voyageurs en 2011 à 33,38 en 2018. Cette hausse intégrera l’ouverture de la première ligne de tram en septembre 2013, avec une offre de 1,3 million de km/tram. L’offre globale atteindra 10,30 millions/km/an. Dans ce cadre, Keolis renforcera ses services du dimanche et l’allongement de certaines plages de circulation en complémentarité avec le tram. Keolis s’engage également à généraliser Vélocity, le système de location longue durée de vélos sur les 25 communes du Sitcat. La participation du syndicat sera stabilisée à 32,4 millions d’euros par an, tandis que le parc sera renouvelé (16,5 millions d’investissements) avec l’achat de 55 véhicules, ce qui ramènera l’âge moyen du parc à 8,3 ans en 2018.    

     

  • Gares & Connexions : Rachel Picard va succéder à Sophie Boissard

    Lors du conseil d’administration de la SNCF du 31 mai, Rachel Picard devrait être nommée directrice générale de Gares & Connexions et succéder ainsi à Sophie Boissard, nommée directrice générale déléguée Stratégie et Développement. En septembre 2010, Rachel Picard avait quitté la direction générale de voyages-sncf.com pour rejoindre le groupe Thomas Cook France, comme directrice générale. Et déjà certains évoquaient pour cette jeune femme promise aux plus hautes responsabilités un retour futur au sein du groupe SNCF, après cette riche expérience extérieure. Connue pour son savoir-faire dans le développement des entreprises de tourisme, Rachel Picard, diplômée de HEC, 45 ans, avait rejoint voyages-sncf.com en 2004 et en était devenue en 2007 directrice générale. Au préalable, elle avait dirigé les ventes de la station de ski Valle Nevado au Chili, avant de rejoindre le groupe Euro Disney en 1991 en tant que Sales Manager, puis d’intégrer le groupe Frantour en 1993 comme directrice marketing du tour-opérateur et des agences de voyages, puis directrice Tour Operating Europe en charge des neuf filiales étrangères. Elle est à l’origine de la création du site Internet loisirs du groupe Accor. En 2000, elle avait créé la filiale « voyage » du pôle Internet des éditions Atlas et pris la direction générale du site Cvendredi.com, spécialisé dans les courts séjours.

     

  • Ingénierie : Systra vise 800 millions de CA d’ici 2016

    Systra, filiale d’ingénierie commune à la RATP et à la SNCF, va achever le 1er juillet la fusion avec Inexia (filiale 100 % de la SNCF) et Xelis (100 % RATP). Le premier groupe français d’ingénierie des transports publics est aujourd’hui le deuxième groupe mondial derrière Balfour Beatty, numéro un sur ce segment de marché depuis l’absorption de Parsons Brinkerhoff en 2010. Avec l’apport d’Inexia et de Xelis, Systra affiche pour 2011 un chiffre d’affaires de 416 millions d’euros, une marge opérationnelle de 23,5 millions et un résultat net de 14,5 millions. Le carnet de commandes s’élève à 807 millions. L’objectif d’un doublement d’ici 2016 du chiffre d’affaires, à 800 millions d’euros (pour un marché mondial estimé à 4 milliards), annoncé avec parfois quelque hésitation par les deux actionnaires, est affiché par le directoire, que préside Pierre Verzat, qui s’exprimait devant la presse, le 24 mai, avec les autres membres du directoire.
    Systra, dont le chiffe d’affaires se répartit à parts égales entre la France et l’international, compte sur la croissance de la population mondiale et du besoin de transport public pour assurer sa croissance. Jugeant qu’auparavant Systra avait tendance à « passer d’une grosse affaire à une autre », il veut « ratisser plus profond », prospecter systématiquement le monde entier, et se renforcer particulièrement au Moyen-Orient, en Asie, en Amérique latine, en Europe du Nord. Aux Etats-Unis, le groupe est à la recherche de partenariats avec des ingénieries de taille moyenne. En Russie, au Chili, il va implanter des bureaux d’études locaux, comme il l’a fait à Dubaï, en Pologne ou en Inde. En France, il compte notamment pour sa croissance sur le réseau du Grand Paris. Symboles de la fusion, l’adoption d’un nouveau logo et l’emménagement, le 15 décembre, dans un grand siège commun à Paris

  • Faiveley remporte un marché de systèmes de freinage pour locomotives en Russie

    L’entreprise Faiveley Transport, spécialisée dans les systèmes d’équipements ferroviaires, s’est vu attribuer par Transmashholding, en partenariat avec Alstom, un contrat pour la fourniture de systèmes de freinage pour 40 locomotives EP20. Ces systèmes comportent de nombreuses innovations technologiques et sont conçus pour résister à des températures extrêmes, propres au climat russe. Les premières livraisons auront lieu en 2013, avec une production de série prévue pour 2013 et 2014. Ce contrat est particulièrement important pour l’entreprise, qui est dans une logique de développement tournée vers la Russie, marché qu’elle juge stratégique, notamment dans la perspective de la préparation des Jeux olympique d’hiver de 2014.