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Auteur/autrice : admin_lvdr
Pour la FFT, le covoiturage, c’est de la balle
La Fédération française de tennis (FFT) s’est associée au site leader du marché, covoiturage.fr, pour lancer son propre service de covoiturage. Réservée au seul événement de Roland-Garros en 2010, puis étendue au BNP Paribas Master de Paris-Bercy en 2011, cette plateforme permet désormais à tous les organisateurs d’un événement en lien avec les activités de la FFT de bénéficier du service. L’objectif est de « faciliter l’organisation en covoiturage des transports vers les événements qu’elle et ses associations affiliées organisent ». Les grands événements sportifs posent d’importants problèmes en termes de mobilité en raison du nombre élevé de personnes se dirigeant au même moment au même endroit. L’accessibilité à ces sites a longtemps été pensée pour la voiture individuelle par le biais des voies d’accès et des zones de stationnement. Désormais, avec la montée des préoccupations environnementales, ces événements font de plus en plus l’objet d’une réflexion sur leur accessibilité en transports en commun et par les modes alternatifs. On se rappelle notamment que lors du choix pour le nouveau site de Roland-Garros, il y a un an, la Ville de Paris avait largement insisté sur ses atouts en termes d’accessibilité par les transports en commun par rapport à ses concurrents situés en banlieue. La Fédération française de tennis, qui a fait réaliser un bilan carbone des Internationaux de France en 2008, a montré que « plus de 93 % des émissions de CO2 liées à l’événement étaient générées par des déplacements de personnes ».
Un consortium ibérique se forme pour la grande vitesse Moscou – Saint-Pétersbourg
Sur le modèle du groupement victorieux à l’été 2011 en Arabie saoudite, le gouvernement espagnol rassemble des industriels espagnols pour une seule offre conjointe et totalement ibérique (sans alliances autres qu’avec des partenaires russes) qui s’alignera dans la compétition en vue de construire et gérer la ligne à grande vitesse entre Saint-Pétersbourg et Moscou (660 km pour un budget de 14 milliards d’euros). Pivot de ce consortium, le consultant public Ineco qui travaille avec Adif (le RFF espagnol) et principalement Talgo ainsi que, pour les équipements, ACS, Indra et Dimetronic.
Espagne : le gouvernement Rajoy prépare la concurrence dans les services ferroviaires voyageurs
En collaboration avec l’opérateur public Renfe, le ministère espagnol du Développement finalise un « plan de libéralisation » des services ferroviaires de passagers avec deux volets. À partir de 2013, les dessertes banlieues et régionales feraient l’objet d’appels d’offres avec l’attribution de franchises en lien avec les collectivités concernées. Sur le réseau AVE et grandes lignes, des opérateurs autres que la Renfe pourraient créer des liaisons à partir de 2014. Ce plan cherche à limiter les subventions de l’État aux services publics de proximité, diminuer les coûts de la Renfe et créer une demande au bénéfice de l’industrie ferroviaire nationale (CAF et Talgo notamment).

Pierre Mathieu veut rester vigilant sur les dessertes TER
La mobilisation de la fin d’année dernière a payé en matière de transports ferroviaires. C’est le constat dressé par le vice-président (PCF) du conseil régional de Champagne-Ardenne chargé des Infrastructures et des Transports, lors de la réunion du comité local d’animation et de développement du transport régional, le 21 avril. Pour mémoire, les nouveaux horaires définis « très tardivement » par la SNCF avaient engendré une mobilisation et finalement abouti à la mise en place d’arrêts supplémentaires pour les communes de Romilly et de Nogent. Mais l’avancée n’est qu’expérimentale – pour un an et demi – et liée à l’évolution de la fréquentation de la ligne. « Si nos efforts ont fini par payer et être entendus, ils doivent aussi nous inciter à demeurer vigilants, a expliqué Pierre Mathieu à un parterre d’élus. Nous devons avoir entre nous un point de vue consensuel pour être force de propositions argumentées à l’égard de l’Etat et de la SNCF. » Comptant sur l’attractivité d’un territoire proche de Paris, il estime que le coût est limité par rapport aux recettes : « On ne met pas de l’argent pour voir des trains passer, a-t-il poursuivi, en réunion relatée par L’Est-Eclair. On considère que les coûts d’un arrêt de trois minutes sont très limités compte tenu des recettes qu’il y a à prendre. »

Jean-Yves Petit rappelle la compétitivité du TER
Constatant la baisse de la consommation de carburant pour le second mois consécutif en avril, le vice-président EELV, délégué aux Transports et à l’Ecomobilité de la région Paca, en profite pour mettre en avant la politique régionale en faveur des TER, dont « la tarification est plus attractive que la voiture ». Et de livrer plusieurs calculs comparatifs, dont celui du salarié effectuant un trajet Aix – Marseille. Le coût en voiture est de 4,09 €, le tarif TER sur un carnet de 10 voyages ZOU ! est à 1,90 €. Soit une économie de 21,90 € par semaine. Jean-Yves Petit rappelle aussi que « faciliter la pratique du covoiturage via des sites Internet comme le fait la région est une réponse à la hausse du prix des carburants ».

Henry Garino soupçonne l’Etat de ne pas tenir ses engagements
Trois semaines après l’inauguration du TER à 1 euro entre Carcassonne et Quillan, la fréquentation a augmenté de 58 %, selon la SNCF. Problème : la régénération de la ligne ferroviaire bute, selon les élus régionaux de Languedoc-Roussillon, sur le manque de volonté de l’Etat de tenir ses engagements concernant sa participation d’un tiers, soit 3,3 millions d’euros. « RFF et la région ont confirmé, mais pas l’Etat », explique le conseiller régional PCF, Henry Garino. « Pourtant, un avenant de 2011 entre Etat et région affirmait que priorité serait donnée aux régénérations de voies autour de Perpignan et de Carcassonne. Donc, les crédits y sont. Il faut maintenir la pression pour que l’Etat respecte le contrat de plan 2007-2013. La question qui se pose est de savoir si en période de crise l’Etat ne cherche pas à réduire la dette en ne tenant pas ses engagements. » L’élu régional attend des améliorations notables (temps de parcours raccourci, etc.) à la suite de la rénovation de la ligne.
Ile-de-France : contrat Stif-SNCF – enfin – signé
Il y a eu un débat « viril mais correct », a commencé le président de la SNCF. « Un débat plus soft que celui d’hier [Sarkozy-Hollande, ndlr] », a répondu le président du Stif. « Les objectifs sont tellement plus durs que nous aurons peu de chance de les atteindre tous en même temps », a ajouté Guillaume Pepy. Il va sans doute y avoir du malus. Et pas que du symbolique, l’incitation financière passant de 11,5 à 26,5 millions d’euros annuels. La ponctualité à elle seule, qui n’est pas le fort des RER et Transilien, compte pour 55 %. Saluant le côté « miraculeux » de faire rouler des trains pour 12 millions d’habitants dans une zone très dense et d’en transporter 3,5 millions chaque jour (70 % des voyageurs de la SNCF), Jean-Paul Huchon a précisé : « Un partenariat, ça peut être exigeant, conflictuel, mais ça reste avant tout un partenariat… » Le contrat porte sur 9,6 milliards d’euros (1,9 milliard de plus que le précédent) : 7 de contributions annuelles et 2,6 d’investissement. Grande nouveauté : la satisfaction du voyageur est prise en compte, et il sera remboursé en cas de difficultés récurrentes. Une clause de revoyure en 2014 a été prévue pour tenir compte de l’augmentation des péages RFF. Et ce bien que Guillaume Pepy espère obtenir du prochain gouvernement la réunification en Ile-de-France…
Dette : le Cercle des Transports alerte les décideurs publics
Les membres du Cercle des Transports, réunissant des experts et des professionnels du secteur, ont publié fin avril un rapport sous la forme d’une « alerte sur la dérive des déficits publics résultant des transports ». Une commission de travail a été créée afin « d’analyser les différentes perspectives d’évolution du secteur au plan économique et budgétaire, et les éventuelles conséquences sur la dérive des déficits publics, à l’horizon 2030 ». Les auteurs explorent ainsi deux scénarios extrêmes, faisant apparaître que si rien est fait dans les vingt prochaines années, « 130 milliards d’euros supplémentaires alourdiraient le montant de la dette publique », alors qu’un « scénario de désendettement conduirait à […] 110 milliards d’allégements budgétaires ». L’objectif de cette étude est clairement d’alerter les décideurs publics en cette période électorale. Les auteurs présentent un large éventail de choix politiques possibles pour limiter l’impact du secteur des transports sur l’endettement public de la France, tout en maintenant des services de qualité.
Fer de France : Patrick Kron à la présidence
Patrick Kron, PDG d’Alstom, a été nommé président de Fer de France, cet organe dont la création a été imaginée lors des Assises du Rail et qui doit rassembler au-delà de la seule filière industrielle. Selon mobilicités.com, le président de la SNCF Guillaume Pepy en serait le vice-président.
Lyon – Turin : la LGV générerait 14 milliards d’euros de richesse
La ligne à grande vitesse Lyon – Turin, contestée en Italie, produira de la richesse pour 12 à 14 milliards d’euros sur 50 ans, en particulier en réduisant les accidents routiers et les émissions polluantes, ont argué les défenseurs du projet le 26 avril. Ils s’appuient sur une étude « coûts-bénéfices » élaborée sous la houlette du commissaire spécial du gouvernement italien pour la ligne TAV.
La liaison, prévue en 2023, doit diminuer de moitié le trajet Lyon – Turin qui se fera en deux heures et mettra Paris à un peu plus de 4 heures de Milan. Selon l’étude, elle devrait drainer en 2035 environ 55 % (contre 26 % actuellement) du trafic de marchandises en évitant 700 000 camions annuels. Et 4,5 millions de voyageurs, dont 1,1 million d’anciens usagers de la route ou de l’avion.