Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Lille : quand Martine Aubry fait augmenter le personnel de Transpole

    Pour sauvegarder le meeting de François Hollande, prévu dans sa ville le mardi 17 avril, Martine Aubry a demandé à Transpole (Keolis) de trouver une issue immédiate au mouvement de grève lancé la veille à l’appel de la CGT et bloquant l’ensemble du réseau lillois, à l’exception de la ligne 1 du métro. D’après des sources concordantes, la maire et présidente de Lille Métropole a fait pression sur la direction de son exploitant, Transpole (Keolis), pour que la proposition d’augmentation annuelle (2% proposés par la direction contre 3% demandés par les représentants du personnel) soit réévaluée à la hausse. Surprise le lundi soir, alors que les négociations semblaient rompues, Keolis est revenu à la table des négociations vers 19h30. Le groupe, qui est habituellement réputé pour se comporter dans ce type de négociations avec une grande fermeté, a proposé une hausse de 2,3% et l’augmentation de 850 à 950 euros de la prime de mai. Proposition que les syndicats ont acceptée vers 22h, levant leur préavis de grève pour le lendemain. Dans une délégation de service public, il revient en principe à l’exploitant de décider de la politique salariale, chaque augmentation ayant un impact sur la marge réalisée.

     

  • Siemens confirme le rôle de « chef de file métro » de sa division France

    « Le Centre de compétences mondial de Siemens dans le domaine des métros automatiques, basé en France, à Châtillon (92) et à Lille (59), voit ses missions étendues et renforcées »,a indiqué Siemens dans un communiqué. Dans le cadre de la nouvelle organisation de la Business Unit MCL (Metro, Coaches and Light Rail) de la division Rail Systems du groupe Siemens, c’est en effet la France qui assurera désormais non seulement la R&D, mais également la responsabilité mondiale de la commercialisation et de l’après-vente des métros automatiques Val et Neoval.

  • Sophie Boissard sera numéro 2 de la SNCF

    Sophie Boissard succédera dans quelques semaines à David Azéma, actuel directeur général délégué du groupe SNCF, nommé à la présidence de Keolis. L’actuelle directrice générale de Gares & Connexions deviendra donc le numéro 2 de la SNCF, chargée de la stratégie et du développement. Diplômée de l’Ecole normale supérieure et ancienne élève de l’ENA, conseiller d’Etat, Sophie Boissard a exercé des fonctions de directrice de cabinet du ministre du Travail, puis de l’Economie. Elle a également été commissaire au Plan puis directrice générale du Centre d’analyse stratégique.
     

  • Canada : le CN achète 161 nouvelles locomotives

    Le Canadien National (CN) va acquérir 161 locomotives diesel-électriques de grande puissance, dont 65 neuves (3 200 kW) et 96 d’occasion, pour un montant non divulgué, en vue d’anticiper la hausse du trafic prévue d’ici deux à cinq ans et d’accroître sa productivité. Basé à Montréal, ce réseau, l’un des deux plus grands du Canada avec le CP, dispose actuellement d’un parc d’environ 1 900 locomotives. Le CN prendra livraison en 2013-2014 de 35 locomotives ES44AC auprès de GE Transportation (GE) et de 30 locomotives SD70ACe produites par son éternel rival nord-américain Electro-Motive Diesel (EMD). Les nouvelles locomotives du CN pourront être télécommandées lorsqu’elles seront placées en milieu de train (Distributed Power), dispositif qui devrait équiper 50 % du parc de locomotives de grande puissance de l’entreprise d’ici la fin 2013.
     

  • Patrick Hatzig réclame un VT régional

    Patrick Hatzig réclame un VT régional

    Dans une adresse aux candidats à la présidentielle, le vice-président (PCF) chargé de la mobilité en Lorraine explique que « de fortes inquiétudes existent sur la volonté réelle d’apporter un vrai changement en matière de transports ferroviaires en France et dans les régions ». L’élu souhaite « un bilan du transfert de compétence des TER dans les régions et (nous) projeter vers un nouveau développement de l’offre en travaillant l’intermodalité… Bref, favoriser un report modal de la voiture vers le transport collectif ». Rappelant que l’Etat, en gelant la dotation générale de décentralisation, « doit 150 millions d’euros à la région », il réclame notamment des ressources fiscales : « Il est désormais plus que temps de faire en sorte que les AOT régionales, qui sont dépourvues de toutes ressources propres pour financer leur compétence transport, puissent bénéficier enfin du produit d’un versement transport régional. La mise en place du VT régional aux entreprises apporterait à la région Lorraine près de 37 millions d’euros par an pour son activité de mobilité et d’intermodalité », a-t-il calculé. Ce VT « serait associé à la création d’un syndical mixte régional du transport collectif qui, sans se substituer à la production de transport de chaque AOT, organiserait l’intermodalité idéale », conclut-il.  

  • Charles-Eric Lemaignan à la tête d’une opération « coup-de-poing » en gare des Aubrais

    Charles-Eric Lemaignan à la tête d’une opération « coup-de-poing » en gare des Aubrais

    Charles-Eric Lemaignen, président de l’agglomération d’Orléans, a mené une opération « coup-de-poing » d’information du public en gare des Aubrais, le mercredi 28 mars, pour protester contre la non-accessibilité des voies. L’agglomération proteste en particulier contre la suppression des navettes entre Les Aubrais et Orléans depuis le cadencement du 11 décembre. Depuis cette date, 16 trains Paris – Tours et Paris – Bourges ne s’arrêtent plus en gare d’Orléans, ce qui entraîne des correspondances avec changement de quai ou utilisation du tram. Dans les deux cas, « cela implique de descendre les 24 marches très hautes, voire d’en remonter 24 autres ». M. Lemaignen demande donc une accessibilité immédiate et pas dans trois ans, et s’étonne du coût annoncé par RFF pour installer 3 ascenseurs : 7,4 millions d’euros. Et cela alors que le chiffrage de l’AgglO ne dépasse pas le million d’euros, inférieur au coût de la suppression des navettes, qui « rapporterait 2 millions d’euros/an à la SNCF ».     

    J.-J.?T.

  • Eva Joly déclare l’urgence de développer des modes alternatifs

    Eva Joly déclare l’urgence de développer des modes alternatifs

    La candidate EELV à l’élection présidentielle a pris la peine d’écrire à la Fnaut pour commenter sa charte des transports proposée aux candidats. « Je ne peux que partager votre constat de la situation des transports tant de voyageurs que de fret », commence Eva Joly. Selon elle, « il est urgent de développer les alternatives à la voiture, qui capte encore 80 % des déplacements mécanisés, donc d’augmenter la capacité et la fiabilité de nos réseaux de transports publics urbains, régionaux et même nationaux. (…) La priorité en matière d’infrastructures doit aller vers les modes de transports alternatifs à la route et à l’aérien ». La candidate écologiste déplore aussi le manque de cohérence des politiques en matière de TCU, le désengagement de l’Etat pour leur financement, et « également une absence totale de lisibilité, voire d’implication du gouvernement pour déterminer et accompagner des orientations politiques fortes en faveur du transport ferroviaire et fluvial, tant pour les voyageurs que pour le fret. Le gouvernement de M. Sarkozy a été inexistant ! »

  • Pierre Mériaux estime que les objectifs climat en Rhône-Alpes sont insuffisants

    Pierre Mériaux estime que les objectifs climat en Rhône-Alpes sont insuffisants

    Après une grande concertation, la préfecture de région propose des objectifs climatiques, jugés insuffisants par les Verts régionaux. Le vice-président de la commission énergie-climat de Rhône-Alpes estime qu’« il est nécessaire d’envisager de profonds changements qui ne soient pas seulement technologiques, mais qui touchent aussi à la manière dont notre société est structurée ». Or le document régional « ne peut que pointer du doigt les obstacles et est impuissant à montrer la voie ». Pour Pierre Mériaux, conseiller régional EELV, « la première mesure à prendre serait une remise à plat de notre système fiscal pour créer une véritable fiscalité écologique, et pas seulement une taxe carbone qui ferait figure de rustine. Cette fiscalité à la fois dissuasive et incitative encouragerait le développement des transports en commun… »

  • Paris – Londres en autocar à partir d’une livre sterling

    Megabus, la filiale low-cost de Stagecoach, propose des billets pour aller de Londres vers Paris, Bruxelles et Amsterdam en autocar, à partir d’une livre Sterling. Ce prix, qui fait songer aux offres des compagnies aériennes low-cost, comprend la traversée en ferry et un accès Wifi, assure l’opérateur. Il faudra néanmoins compter environ 9 heures15 pour aller de la gare routière de Victoria Station, à Londres, jusqu’à Paris, porte Maillot. Cette entrée sur le marché des lignes européennes par autocar ne manquera pas d’être remarquée. Et le tarif réellement payé par les passagers sera évidemment très observé.
     

  • Citéa : le nouveau réseau Valence-Romans sera exploité par Veolia Transdev

    L’autorité organisatrice des transports, Valence-Romans Déplacements (VRD), a annoncé le 29 mars dernier que Veolia Transdev serait le nouveau délégataire assurant la gestion de son réseau. Unifié sous le nom de Citéa, ce dernier regroupe l’agglomération valentinoise, la communauté des Pays de Romans et les transports interurbains. Ce contrat, allant de juin 2012 à juin 2018, est important pour Veolia Transdev, puisque ce dernier était déjà l’opérateur des deux réseaux distincts de Valence et de Romans. Alors que 210 000 personnes sont concernées par le réseau Citéa, Veolia Transdev s’est engagé à développer une nouvelle offre permettant une hausse de 20 % de la fréquentation à l’horizon 2018. On peut déjà noter la tarification unique sur l’ensemble du territoire, même pour les transports à la demande disponibles en zone rurale, la mise en place du post-paiement permettant aux voyageurs de payer à la consommation des déplacements effectués ou encore les efforts faits pour permettre une information-voyageurs en temps réel grâce à une nouvelle centrale de mobilité. Béatrice Frecenon, présidente de VRD, déclare ainsi que l’ambition de cette autorité commune créée en 2010 est de mettre en place un « réseau unique, présent partout sur le territoire et accessible à tous ».