Auteur/autrice : admin_lvdr

  • David Azéma prend la présidence de Keolis

    La SNCF a annoncé la recomposition du capital de sa filiale de transports publics et de stationnement Keolis. Le conseil d’administration de la SNCF a approuvé le mercredi 18 avril la montée de sa participation de 56,5 à 70 % dans Keolis, aux côtés « d’un investisseur de long terme ». Il s’agit de la Caisse des dépôts et du Québec, qui devrait, d’après nos informations, valider l’opération dans un conseil d’administration qui se tiendra dans les heures à venir. Axa Private Equity et Pragma sortent ainsi du capital, qui se réorganise donc autour de la SNCF. L’actuel numéro 2 de la SNCF, David Azéma, succédera en juin à Michel Bleitrach comme président du directoire de Keolis. L’ancien patron de Transdev et actuel conseiller du président de SNCF, Joël Lebreton, deviendra président du conseil de surveillance de Keolis. Michel Bleitrach et Michel Derbesse, l’ancien président du conseil de surveillance de Keolis, resteront dans le groupe SNCF en tant que conseillers du président.

  • Ferroviaire : la DCF s’installe à côté de RFF

    RFF a signé, le vendredi 13 avril, le bail de location de l’immeuble Equinoxe, 174, avenue de France, à Paris, non loin de son siège, au 92 de la même avenue. L’immeuble va abriter la Direction de la circulation ferroviaire (DCF) et le plateau commun d’horairistes DCF (SNCF) et RFF, conformément au projet Convergence, dont la mise en œuvre s’est fait attendre. La direction Ile-de-France de RFF y prendra aussi place. S’il est clair que les sujets majeurs de gouvernance du ferroviaire ne seront pas tranchés avant le nouveau gouvernement, RFF continue son travail d’unification opérationnelle de l’infrastructure, « par les hommes et les projets », selon l’expression de son président, Hubert du Mesnil.
     

  • Montpellier lance ses tramways haute-couture

    Montpellier lance ses tramways haute-couture

    Les lignes 3 et 4 ont été inaugurées le 6 avril. Griffées Christian Lacroix, les rames Citadis étendent le réseau de 23 km pour le porter à 56. Elles vont permettre, avec les deux premières lignes, à 282 000 habitants de se déplacer plus facilement. L’agglomération présente sa nouvelle collection printemps 2012 ! Pendant le week-end pascal, pas un arrêt de tram n’a échappé à cette campagne annonçant aux Montpelliérains le lancement des lignes 3 et 4 du tramway, le 7 avril. Après les hirondelles et les fleurs de Garouste et Bonetti, les nouvelles rames Citadis d’Alstom sont en effet habillées par Christian Lacroix, sur le thème de l’eau pour la ligne 3, du feu symbolisé par le soleil méditerranéen pour la ligne 4. Une première pour le créateur, qui a remercié la ville de lui avoir permis « de devenir le designer que j’aurais toujours voulu être ». Après deux ans et demi de travaux (1,5 million d’heures) effectués par 271 entreprises et 2 500 ouvriers, « le tram trace de nouvelles perspectives pour notre territoire », a expliqué Jean-Pierre Moure, président de Montpellier Agglomération, fier d’inaugurer deux lignes simultanément devant la foule amassée place de l’Observatoire. « Il s’agit de cultiver un art de vivre avec des grandes possibilités de déplacements », a-t-il insisté. Le tram est en effet bien connecté aux 31 lignes de bus, services de VLS (50 stations Vélomagg’) et d’autopartage (25 stations Modulauto).
    Originalité du projet, qui a coûté 530 millions d’euros : la ligne circulaire qui ceinture le cœur de ville en utilisant en grande partie les infrastructures des autres lignes, offrant ainsi 10 correspondances. Avec 4 lignes de tramway, 83 stations et 56 km de rails, dont 23 tout neufs, le nouveau réseau devrait voir 282 000 voyageurs par jour – dont 130 000 sur la ligne 1. Il dessert 8 communes, soit 45 % des emplois, et 50 % de la population, et les lignes 5 et 6 sont déjà dans les cartons. Palavas-les-Flots, la plage la plus proche, n’est pas desservie, contrairement au vœu de l’ancien maire, qui avait toujours affirmé vouloir aller jusqu’à la mer en tramway. Les communes concernées – Palavas, Mauguio-Carnon et La Grande-Motte – ne font pas partie de l’agglo, et ça les arrange bien, peu ravies qu’elles sont à l’idée d’accueillir la clientèle du tram. En attendant, un service de navette par bus permet de rejoindre la plage du Petit-Travers depuis Lattes.
    Le réseau se distingue aussi par une autre première : les quatre lignes se croisent devant la gare Saint-Roch, où plus de cent rames circulent en heure de pointe. L’agglo et l’exploitant ont donc investi dans un simulateur de conduite high-tech. Il présente 80 scénarios d’entraînement à la conduite à vue à 10 km/h dans cette zone complexe. Malgré cela, deux rames de la ligne 1 ont bien failli gâcher la fête en se percutant le matin de l’inauguration…  

     

    Cécile NANGERONI

  • A Roanne, le Point City associe transports et commerces

    A Roanne, le Point City associe transports et commerces

    Le réseau de transports en commun de Grand Roanne Agglomération, Star, exploité par Veolia-Transdev, et les commerçants réunis dans l’association Vitrines de Roanne ont dressé, le 5 avril, un bilan du Point City. Le réseau de transports en commun de Grand Roanne Agglomération, Star, exploité par Veolia-Transdev, et les commerçants réunis dans l’association Vitrines de Roanne ont dressé, le 5 avril, un bilan du Point City. Ouvert en décembre 2010, le Point City est un espace réunissant les services utiles aux usagers de tous les modes de transport en commun, y compris la SNCF, ainsi que les modes doux, et les attentes de la clientèle des commerces et services, soit plus de 200 enseignes.
    Installé en plein centre-ville, dans l’ancienne agence Star, cet espace associant transports et commerces est d’autant plus original – par rapport aux exemples de Bayonne, Metz, ou Angers – qu’il mutualise les moyens humains comme matériels.
    Tous les employés, les trois de la Star et les deux de Vitrines de Roanne, sont polyvalents. Après avoir suivi une formation, ils peuvent renseigner les usagers des transports comme les clients des commerces. Les outils informatiques qui les assistent ont été pensés pour être compatibles aux deux usages. Les deux partenaires partagent également le loyer et les charges. Pour mettre en place cette structure originale, ils ont bénéficié du plan Fisac (Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce), une aide de l’Etat visant à redynamiser le commerce de centre-ville, complété par le soutien de l’agglo, la ville et Veolia.
    Après plus d’un an de fonctionnement, les deux partenaires ont gagné en qualité de service, en visibilité et en amélioration de leurs performances commerciales respectives (plus de clients touchés et des opportunités de mener des actions commerciales communes). Au total, plus de 40 000 produits ont été vendus (chèques Cad’Oh ! et titres Star), avec une progression de 23 % de titres de transport. Le Point City joue aussi la carte du service, en nouant des partenariats avec l’équipe de basket la Chorale de Roanne, et celle de rugby à 15, attirant ainsi au Point City, un public toujours plus large. Deux mille places pour les matchs de basket de La Chorale ont été vendues dans le Point City.
    Développer encore l’offre de billetterie fait d’ailleurs partie des objectifs pour cette année et les suivantes. D’ici l’été, le Point City proposera un service de livraison à domicile des achats faits en centre-ville. Une manière d’inciter les clients à utiliser les transports en commun. Et cette livraison (3 euros en ville, 6 euros dans l’agglo et 9 euros hors agglo dans un rayon de 10 km) se fera grâce à des véhicules électriques conduits par des chauffeurs de l’association d’insertion Aid’auto 42, qui collabore déjà avec le réseau Star.   

    Y. G.

  • Nicolas Dupont-Aignan veut « renationaliser » les transports !

    Nicolas Dupont-Aignan veut « renationaliser » les transports !

    En usager régulier du RER, le candidat de Debout la République à la présidentielle a dénoncé le 3 avril les « conditions de transport déplorables » en Ile-de-France et en province, et « l’explosion » des tarifs TGV, plaidant pour une « renationalisation » des transports publics. Ticket de RER en main, le député-maire de Yerres, qui « connaît par cœur » la ligne D, s’est rendu à la gare du Nord pour défendre « une autre politique en matière ferroviaire », en « libérant les services publics de la tutelle idéologique de Bruxelles » devant laquelle « se sont couchées la gauche et la droite ». Il a plaidé pour un doublement du tunnel gare du Nord – Châtelet qui, en accueillant « 36 trains à l’heure », est un « goulet d’étranglement » de tout le trafic RER francilien.
    Cela représente « à peu près un milliard d’euros », la même somme que celle prévue pour « couvrir la grande avenue à Neuilly-sur-Seine », a-t-il comparé, dénonçant aussi les 35 milliards d’euros provisionnés pour le « projet pharaonique du Grand Paris ». Le candidat souverainiste propose d’injecter 10 milliards dans le ferroviaire. Et renvoie dos à dos la région, de gauche, et le gouvernement, « autant coupables l’un que l’autre ». Quant au TGV, « la plus belle invention française », Nicolas Dupont-Aignan estime qu’il devient « un produit de luxe, réservé aux plus riches (…), une pompe à fric pour la SNCF et c’est inacceptable ». Réclamant des « tarifs régulés » par l’Etat, il insiste : « Il faut renationaliser définitivement. Il n’y a pas de concurrence possible pour le train. On l’a vu en Angleterre. Ça s’est fini comment ? Par des morts ! »

  • Raymond Couderc : pourquoi il faut une gare nouvelle à l’est de Béziers

    Raymond Couderc : pourquoi il faut une gare nouvelle à l’est de Béziers

    La gare, il lui faut une localisation stratégique : qu’elle soit facile d’accès en voiture ou en TER et qu’elle puisse drainer un maximum de voyageurs des alentours. C’est le point de vue que défend le sénateur-maire (UMP) de Béziers pour la future gare TGV de la LGV qui reliera Montpellier à l’Espagne via Perpignan, espérée à l’horizon 2020. Et c’est précisément ce qui le fait opter pour une gare nouvelle à l’est de Béziers, sur la commune de Villeuneuve-lès-Béziers. « Au carrefour des autoroutes A9 allant de l’Espagne à la vallée du Rhône et A75 de Béziers vers Clermont et Paris, la gare “Béziers-Cap-d’Agde” pourrait attirer un million de voyageurs en plus qu’une gare située entre Béziers et Narbonne, assure le président de Béziers Méditerranée. De plus, je ne suis pas contre une deuxième gare à Narbonne, pourquoi pas ? »
    Accusé par son opposition municipale d’avoir fait ce choix « seul et contre tous » et de rêver en imaginant qu’il puisse y avoir deux gares, une à Béziers, l’autre à Narbonne, l’élu rappelle d’abord qu’une gare située entre les deux villes, « c’est précisément ce qu’on ne veut plus : la gare des betteraves ! Dans la région, on dirait la gare des harmas, la terre abandonnée après l’arrachage des vignes… s’exclame-t-il. La gare serait de surcroît entourée de zones inondables ». Ensuite, que le surcoût lié à l’édification de deux gares « est tout à fait mineur : c’est l’équivalent de la construction de 4 km de LGV en zone plate. » Autre avantage mis en avant : le raccordement possible à la ligne classique sur 7 km, donc la liaison avec les TER à Béziers.
    De fait, la gare aurait plus de 500 000 habitants – dont les Narbonnais –  à moins de 40 mn de voiture. Elle serait utile à quelques-uns des 400 000 estivants de la région et permettrait en outre de maintenir l’activité touristique toute l’année. « 3 heures 15 sur un Paris – Béziers, ça permet de venir pour des week-ends prolongés, comme cela se fait dans le Lubéron ou à La Rochelle… » Alors que la décision devrait être prise en fin d’année, l’édile affirme ne pas vouloir « de compétition violente avec Narbonne ». Tout en estimant que les difficultés techniques sont plus complexes pour une gare à l’ouest de Narbonne, « à cause des faisceaux ferrés dans trois directions, Toulouse, Montpellier et Perpignan ». Une gare que d’ailleurs « les Biterrois n’iraient pas rejoindre vu la distance, ils préféreraient aller à Montpellier », estime-t-il. Il précise aussi avoir le soutien des élus d’Agde et de Pézenas. « Et de tous les maires de l’agglomération Béziers Méditerranée. Lors du vote du Scot sur les 87 communes, la gare à Béziers est n’a eu que deux voix contre. » Raymond Couderc évoque aussi la mixité prévue de la ligne, contre laquelle il s’est toujours élevé car « ça ne marche pas en Allemagne ni au Japon, et cela renchérit le chantier de 30 %, alors qu’on parle en milliards d’euros ! rappelle-t-il. Pour traverser les Corbières, il faut une douzaine de tunnels au prix faramineux. Franchement, à côté, la question de la gare, c’est peanuts ! »
        

    Cécile NANGERONI
     

  • Messageries : Sernam revient à la SNCF

    Le tribunal de commerce de Nanterre a accepté le 13 avril l’offre de Geodis sur Sernam. Rappelons que la filiale de logistique de la SNCF était la seule sur les rangs pour reprendre Sernam, en redressement judiciaire depuis le 31 janvier. C’est donc un retour dans la maison pour l’ancienne filiale de la SNCF, privatisée en 2005 et acquise par le fonds Butler Capital. Calberson, filiale de Geodis, paiera 500 000 euros pour reprendre à partir du 7 mai le fonds de commerce, auxquels s’ajouteront 250 000 euros versés par BMV, filiale à 30 % de Geodis.
    Geodis proposera 833 postes, précise le jugement du tribunal, au 1 441 employés par Sernam (une série de départs a déjà eu lieu depuis le début de l’année, liés aux difficultés financières de l’entreprise). Des réunions se sont déjà tenues avec des acteurs du secteur du transport et de la logistique pour trouver des solutions de reclassement aux salariés qui ne seraient pas repris par Geodis. La SNCF devrait proposer 500 postes.
               

  • Ingénierie : Nicolas Prego nouveau directeur du secteur transport chez Artelia

    Le groupe d’ingénierie Artelia a accueilli Nicolas Prego dans ses rangs. Nommé au poste de directeur international, il sera chargé « du développement de l’activité transport, ainsi que de la coordination de l’ensemble des activités internationales du secteur ville et transport ». Ce polytechnicien de quarante ans a déjà occupé de nombreux postes dans la fonction publique et au ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Il a également été conseiller économique et commercial à l’ambassade de France en Espagne et directeur général adjoint des services au conseil général des Hauts-de-Seine, en charge du développement et de la coopération internationale.

     

  • Grand Paris : les architectes qui préfigureront les sites industriels du Grand Paris Express désignés

    Le groupement formé par Barton Willmore International et Betci a remporté la consultation sur l’architecture des sites industriels lancée par la Société du Grand Paris en décembre 2011. Les lauréats rédigeront la charte architecturale et d’aménagement qui cadrera le travail des architectes prochainement chargés de la réalisation des gares. Etienne Guyot, président du directoire, précise ainsi que ces sites devront être « des vitrines d’une technologie novatrice et de savoir-faire techniques indispensables à la bonne exploitation du réseau. […] Ces sites industriels auront des éléments d’identité communs entre eux mais seront aussi adaptés aux territoires qui les accueilleront ». Si on sait qu’il y en aura six, répartis entre les différentes lignes du réseau, les localisations précises ne sont pas encore décidées.
     

  • RATP : des résultats exceptionnels

    Voici les principaux chiffres que vient d'annoncer Pierre Mongin, le 13 avril, sur les résultats annuels 2011 de la RATP. Chiffre d’affaires consolidé du groupe : 4,983 milliards contre 4,570 en 2010, soit une hausse de 9 %. Hausse de la fréquentation en Ile-de-France : 52 millions de voyages de plus, soit une hausse de 1,7 % à 3,11 milliards de voyageurs annuels. Record d’investissements entièrement consacrés à la modernisation du réseau : 1,480 milliard contre 1,251 en 2010. Hausse de la capacité d’autofinancement : 847 millions contre 680, soit une hausse de 24 %.