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Auteur/autrice : admin_lvdr
Siemens fournira la signalisation des prolongements du métro d’Athènes
Attiko Metro SA a commandé à Siemens l’équipement des prolongements des lignes 2 et 3 du métro d’Athènes en enclenchements électroniques (Sicas), ainsi que le pilotage automatique (LZB 705M) et une commande centralisée (Vicos 111), formation comprise. De plus, 17 rames seront dotées d’un équipement de bord Siemens. L’ensemble représente un chiffre d’affaires de 41 millions d’euros. La mise en service de la première étape du prolongement (8,5 km et 7 stations sur les lignes 2 et 3) est prévue pour l’automne 2013. Au terme de la seconde étape (7,5 km et 6 stations), la ligne 3 atteindra Le Pirée.

ECR devrait gagner une dizaine de millions d’euros cette année
La filiale française de fret ferroviaire de DB Schenker devrait afficher ses premiers bénéfices cette année. Engagée dans une stratégie de croissance « massive » des volumes, elle regarde avec intérêt le marché des wagons isolés. Six ans après son arrivée sur le territoire français, Euro Cargo Rail s’apprête à engranger ses premiers bénéfices cette année. De l’ordre d’une dizaine de millions d’euros. « C’est très ambitieux », estime Emmanuel Delachambre, le directeur général d’ECR. La filiale française de fret ferroviaire de DB Schenker pensait atteindre l’équilibre dès 2011. Mais finalement l’année dernière s’est achevée sur une perte de 1,8 million d’euros (après 35 millions de déficit en 2010). « Jusqu’à la fin septembre, nous pensions que nous parviendrions à l’équilibre. Mais à partir d’octobre le retour de la crise s’est traduit par une chute de 9 % de notre carnet de commandes », raconte Emmanuel Delachambre.
Un plan d’économies a été aussitôt adopté, avec repos compensateurs pour les agents, mise au garage des locomotives pour éviter tout frais de maintenance et gel des dépenses au siège de l’entreprise. « Si nous n’avions pas mis en place ce plan, nous aurions perdu 2 à 3 millions d’euros de plus », calcule Emmanuel Delachambre.
Le chiffre d’affaires a tout de même progressé à 170 millions d’euros en 2011 (contre 116 millions l’année précédente), avec seulement 10 % de locomotives et pas loin de 10 % de personnel en plus. « Nous avons organisé plus efficacement notre production », souligne la direction d’ECR. Un conducteur travaille en moyenne moins de 35 heures. Mais l’écart entre les conducteurs peut atteindre 6 heures par rapport à cette moyenne,. A l’avenir, l’objectif est de faire travailler 35 heures tous les conducteurs et de réduire les heures supplémentaires. Celles-ci auraient déjà reculé de 25 % l’an dernier.
Le principal concurrent de Fret SNCF veut lutter contre l’image que les syndicats de la Société nationale lui ont collée à la peau : celle d’une entreprise socialement peu regardante, faisant rouler sans compter ses conducteurs. « Il y a deux ou trois ans, c’est vrai, il pouvait arriver des situations un peu farfelues. Mais en nous réorganisant nous avons gagné en stabilité. La dernière inspection du travail n’a rien trouvé à nous reprocher », affirme Emmanuel Delachambre.
Selon lui, la stratégie d’ECR est d’accroître de façon « massive» ses volumes. Cette année, l’objectif est avant tout de se concentrer sur le contrat Gefco, remporté l’année dernière en partenariat avec Europorte et Colas Rail. Un contrat très important (20 millions d’euros de chiffre d’affaires pour ECR, qui fait de Gefco son premier client) jusque-là détenu par Fret SNCF. « En 2012, nous voulons stabiliser nos contrats, et réussir le contrat Gefco qui représente notre première expérience de wagons isolés à grande échelle », affirme Emmanuel Delachambre.?«Le contrat Gefco a été lancé vite et bien. En moins de deux mois, nous avons atteint notre régime de croisière ».
ECR se prépare à répondre à des appels d’offres pour 2013, sans chercher de « gros » projets. Et après ? « Nous entendons la demande des clients qui souhaitent des wagons isolés. Comment y répondre ? Nous discutons avec les clients pour voir s’il est possible de proposer une offre de wagons isolés qui réponde au marché », poursuit Emmanuel Delachambre.
Selon son directeur général, ECR va faire la démonstration que l’on peut gagner de l’argent avec le fret ferroviaire. Ce qui va à l’encontre de tous les discours actuels. « Pour Fret SNCF, nous représentons un danger car nous sommes en train de prouver qu’une entreprise de fret ferroviaire peut être rentable… mais avec d’autres conditions de travail que celles appliquées à la SNCF. » Et il ajoute : « Il ne faut pas oublier que notre premier concurrent à tous, c’est la route, flexible par nature ».
Marie-Hélène Poingt
Pologne : Freinrail équipera les 20 rames Alstom à grande vitesse pour PKP Intercity
Freinrail a annoncé avoir été choisi par Alstom pour la fourniture des systèmes complets de frein destinés à équiper les 20 rames à grande vitesse (250 km/h) commandées l’an passé par PKP Intercity et dont la livraison débutera fin 2012. Cette commande, qui représente pour Freinrail un chiffre d’affaires d’environ 8 millions d’euros, comprend la fourniture de l’équipement de frein en bogie à l’établissement Alstom du Creusot.

Marseille lance les travaux de son – très contesté – kilomètre de tram
Pour ne pas perdre les 4,53 millions d’euros de subventions promis par l’Etat dans le cadre du Grenelle de l’environnement, Marseillle a lancé officiellement les travaux du très controversé tronçon de 1,2 km de tram entre la Canebière et la place Castellane… le 5 mars dernier. C’était dit. Les travaux du tramway entre la Canebière et la place Castellane par la rue de Rome (1,2 km) ne devaient être lancés qu’à la fin de 2013 pour ne pas pénaliser les commerçants ni compliquer la circulation pendant cette année 2013 où Marseille sera capitale européenne de la culture. Finalement, ils ont très officiellement débuté… le 5 mars 2012.
Pour la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), autorité organisatrice, et la ville de Marseille, il s’agit de « ne pas perdre de temps dans le développement du réseau de transports en site propre », comme elles l’ont expliqué dans un communiqué commun. Mais surtout pour ne pas perdre le bénéfice du financement de 4,53 millions d’euros de l’Etat (soit 10 % du budget prévu, hors matériel roulant), obtenu lors du deuxième appel à projets TCSP du Grenelle de l’environnement. Car ce financement était conditionné par le démarrage des travaux avant fin 2013.
Ce tronçon de 1,2 km de tramway, qui sera connecté à la ligne 2 au niveau de la Canebière, aura été au cœur d’un bras de fer entre la majorité de gauche de la communauté urbaine, qui n’en voulait pas car jugé trop coûteux et faisant doublon avec le métro, et la municipalité de Marseille qui le réclamait pour requalifier la rue de Rome et pour en faire le premier maillon d’un prolongement vers le sud-est de la ville.
En 2003, Jean-Claude Gaudin, alors président de la communauté urbaine, avait approuvé l’avant-projet et obtenu la DUP l’année suivante. Mais en 2008 le nouveau président de MPM, Eugène Caselli, décidait de renoncer à ce tronçon, principalement en raison de son coût. Parmi les principaux opposants au projet, le président de la RTM, conseiller communautaire, Karim Zéribi. Pour lui, la priorité était le désenclavement des quartiers nord avec le BHNS et le prolongement du tramway. En septembre 2010, le président de la communauté urbaine Eugène Caselli changeait pourtant de ligne et jouait l’apaisement… et la montre, en attendant les résultats des études techniques et en subordonnant le projet à un prolongement vers le sud-est de la ville. Mais tôt ou tard, disait-il, cette ligne devait se faire.
L’an dernier, l’obtention de l’aide de l’Etat a accéléré le processus. Et au début de cette année, Karim Zéribi ne pouvait que s’incliner. « Ce n’est pas le projet le plus pertinent, mais c’est l’autorité organisatrice qui décide », notait le président de la RTM, tout en répétant que l’axe nord – sud de BHNS restait « indispensable ».
Ce kilomètre de tramway supplémentaire ne serait que le premier maillon d’une ligne qui pourrait être prolongée vers les quartiers de la Capelette (9 000 habitants) et de Saint-Tronc (15 000 habitants), respectivement à environ 2,5 km et 4,5 km de la place Castellane. Mais rien ne sera sans doute décidé avant les municipales de 2014.
En attendant, les travaux préparatoires ont commencé du côté de la place Castellane et se poursuivront jusqu’en octobre 2012 par les déviations de réseaux. Les travaux de génie civil, de réalisation des infrastructures du tramway et de réaménagement de la voirie seront menés d’octobre 2012 au printemps 2014, période prévue pour la mise en service d’un tramway très controversé.
José SOTO

Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac inauguré
Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac a été inauguré le 5 avril 2012. Le nouveau site Alstom de Tarbes-Séméac a été inauguré le 5 avril 2012 en présence de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées, Gérard Trémège, président de l’agglomération du Grand Tarbes, Patrick Kron, PDG d’Alstom, Henri Poupart-Lafarge, président d’Alstom Transport, et Christophe Florin, directeur de ce site employant 700 salariés. Les nouveaux bâtiments de cette usine, spécialisée dans les modules de puissance et les chaînes de traction pour le matériel roulant ferroviaire (grande vitesse, régional, locomotives, métro, tram…), ont été construits pour 20 millions d’euros entre décembre 2009 et décembre 2011, remplaçant les ateliers de 1921. A la clé, une consommation de gaz réduite de 60 % et – à terme – une facture d’électricité réduite de 25 %. Cerise sur le gâteau : une centrale photovoltaïque de 5 000 m2 a été installée sur la toiture des nouveaux bâtiments.
Fret : ECR devrait gagner une dizaine de millions d’euros cette année
Six ans après son arrivée sur le territoire français, Euro Cargo Rail s’apprête à engranger ses premiers bénéfices cette année. De l’ordre d’une dizaine de millions d’euros. La filiale française de fret ferroviaire de DB Schenker pensait atteindre l’équilibre dès 2011. Mais finalement l’année dernière s’est achevée sur une perte de 1,8 million d’euros (après 35 millions de déficit en 2010). Le chiffre d’affaires a tout de même progressé à 170 millions d’euros en 2011, contre 116 millions l’année précédente.
La stratégie du principal concurrent de Fret SNCF est d’accroître de façon « massive et forte » ses volumes. Cette année, l’objectif est avant tout de se concentrer sur le contrat Gefco, remporté l’année dernière en partenariat avec Europorte (Eurotunnel) et Colas Rail (Bouygues). Un contrat très important (20 millions d’euros de chiffre d’affaires pour le seul ECR, ce qui fait de Gefco son premier client) jusque-là détenu par Fret SNCF. La filiale des chemins de fer allemands commence aussi à s’intéresser sérieusement au marché des wagons isolés. « Nous discutons avec les clients, qui nous demandent de plus en plus une offre de wagons isolés, pour voir comment il est possible d’y répondre », affirme Emmanuel Delachambre, le directeur général d’ECR.Ferroviaire : le débat des Assises
Le 15 septembre, la ministre de l’Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, et le ministre délégué aux Transports, Thierry Mariani, lançaient les Assises du ferroviaire. Le 15 septembre, la ministre de l’Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, et le ministre délégué aux Transports, Thierry Mariani, lançaient les Assises du ferroviaire. Idée : face aux difficultés que traverse le secteur (gouvernance, financement, concurrence, filière industrielle), faire émerger les principes des solutions qu’il faudra mettre en œuvre, sans doute après l’élection présidentielle et les législatives. Dès le début des Assises, Ville, Rail & Transports a accompagné ces débats essentiels pour l’avenir du ferroviaire.
Vous trouverez dans cet espace :
• « Inventer le modèle ferroviaire de demain »
Entretien avec Nathalie Kosciusko-Morizet.• La présentation des quatre commissions mises en place dans le cadre des Assises
• « Idéologie ou pragmatisme : le dilemme de la concurrence ferroviaire »
Une tribune de David Azéma, directeur général délégué Stratégie et Finances de la SNCF• « Il ne faut pas que le statut soit au cœur du débat »
Entretien avec Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT Cheminots• « La séparation de l’infrastructure est une faute contre l’esprit »
Tribune de Thierry Mignauw, ancien directeur général délégué Infrastructure de la SNCF`• Les présentations faites par les responsables suédois de Trafikverket et de l’Astoc (association des opérateurs) lors d’une voyage d’étude organisé par RFF en Suède en octobre 2011 (En Anglais)
(1) – (2) – (3)• La présentation du système ferroviaire allemand accompagnant l’allocution de Rüdiger Grube, le président de la DB, lors d’une réception à l’ambassade d’Allemagne, le 16 novembre à Paris
• Coûts de transaction, coûts de production, capture… Comment remettre sur les rails le système ferroviaire français ?
Par Yves Crozet, professeur à l’Université de Lyon (IEP) et directeur du Laboratoire d’économie des transports (LET)• Le débat sur le ferroviaire : l’heure des choix
• « Il faut laisser une chance au marché de s’ouvrir » par Alain Thauvette
• Pour une nouvelle ambition publique ferroviaire par Gérard Lahellec, vice-président du conseil régional de Bretagne
• Comment réussir la réforme ferroviaire par Thierry Mignauw
• Rencontre après les Assises : la gouvernance n’en finit plus de faire débat
• Dominique Bussereau : « J’espère qu’on ne va pas revenir à la SNCF de papa »
Entretien avec l’ex-ministre des Transports, président du conseil général de la Charente-Maritime• A force de ménager la chèvre et le chou… par Pierre-Louis Rochet, ancien PDG de Systra et de SNCF International
• Un groupe « pivot »… et la SNCF comme meneur de jeu ? Par Jean-Claude Favin Levêque
• Gouvernance : la CGT propose « un système où il n’y a plus de RFF »
Par Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT Cheminots• Lettre ouverte à Dominique Bussereau, ancien secrétaire d’Etat aux Transports
Par Thierry Bonté, vice-président d’Amiens Métropole, chargé des transports et des déplacementsMessageries : Sernam sur le chemin du retour à la SNCF
Le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) devrait rendre sa décision le 13 avril sur l’offre de reprise de Geodis sur Sernam, en redressement judiciaire. La filiale de logistique de la SNCF, seul repreneur en lice, avait confirmé son offre trois jours auparavant, en l’améliorant. Elle a notamment proposé 500 000 euros pour la reprise du fonds de commerce contre 50 000 euros initialement. Pierre Blayau, le patron de Geodis, a également indiqué être prêt à reprendre la société de transport dès le 7 mai, alors qu’il souhaitait jusqu’alors que la période de jouissance démarre dans un délai de 45 jours à partir de la décision de justice. En revanche, le nombre de salariés repris ne change pas : 826 postes peuvent être sauvegardés sur 1 441. La SNCF a été sollicitée, comme l’ensemble des professionnels du secteur, pour proposer des postes aux salariés qui seront licenciés. Selon Maxime Dumont, secrétaire général de la CFDT-Transports, « pour l’heure, la SNCF propose 500 postes, la fédération TLF, 92, la société de transport T2L, 105. Petit à petit, le nombre de postes s’étoffe ».
Nouveaux horaires : mission terminée pour Nicole Notat
Le 4 avril, la médiatrice Nicole Notat, arrivée en novembre dernier pour accompagner le passage aux nouveaux horaires 2012, a rendu son rapport final. Sur les 2 273 dossiers examinés – en réponse à des demandes individuelles, d’élus, d’associations… –, 1 629, soit 72 %, vont trouver une solution. Ils bénéficient des 34 recommandations émises par la médiatrice, dont 21 applicables en 2012. Nicole Notat a précisé que 13 recommandations « n’avaient pas pu trouver de réponse immédiate » mais que RFF et la SNCF s’engageaient pour que ces préoccupations soient intégrées aux horaires 2013.
Parmi les sujets majeurs de réclamations, il y a la transversale Sud et les dysfonctionnements constatés sur la relation Bordeaux – Nice. D’où un certain nombre de recommandations visant en particulier à « informer immédiatement les voyageurs, aviser les élus et les associations sur les travaux en cours, leur durée exacte et l’impact sur les dessertes ferroviaires ».Stif-SNCF : le contrat mis en examen au CA de la SNCF
Le 11 avril, le conseil d’administration du Stif a approuvé le contrat qui doit le lier avec la SNCF pour quatre ans. La SNCF, qui transporte au quotidien 3,5 millions de voyageurs, devrait faire de même le 18 avril. L’enjeu est majeur : c’est l’exploitation des transports ferroviaires en Ile-de-France sur la période 2012-2015 et plus de 1,7 milliard d’euros par an, soit 7 milliards sur la durée du contrat. Sans compter les 2,6 milliards investis par le Stif et contractualisés avec la SNCF.
Ce devait donc être l’épilogue d’un feuilleton à rebondissements. Le dernier : alors que la RATP a signé son contrat dès le 16 mars, la SNCF avait annoncé qu’elle retirait de l’ordre du jour de son conseil d’administration du 11 avril l’approbation du contrat avec le Stif. Les discussions finales avaient dans un premier temps achoppé sur les questions de prise en compte des péages de RFF et de leur hausse à venir. Depuis, une clause de revoyure a été ajoutée, après la fixation par RFF de ses augmentations de péages pour 2014-2015.