Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La RATP recrute 1 000 chauffeurs de bus

    Cette année, la RATP va recruter mille conducteurs et conductrices de bus. Elle recherche plus particulièrement 300 professionnels de la conduite expérimentés dans le transport en commun de personnes et détenteurs du permis D. Dans les trois ans à venir, ce sont 3 000 conducteurs qui vont être embauchés. Il s’agit, avec ces nouveaux arrivés, d’assurer non seulement le développement du service des bus en Ile-de-France, mais aussi d’accompagner le fort développement du tramway, tout particulièrement à partir de la fin 2012. Les conducteurs de trams sont tous issus de la filière bus.

     

  • Suède : Arriva commande 77 bus et rénove 85 bus articulés

    Le 11 avril, le groupe Arriva, filiale de la DB, a annoncé avoir commandé au constructeur néerlandais VDL 77 bus Citea (56 de 14,5 m à 3 essieux et 21 de 13,7 m). De plus, 85 bus articulés de la filiale néerlandaise d’Arriva seront transférés et rénovés par VDL en deux tranches (août 2012 et janvier 2013), correspondant aux deux temps de l’entrée en vigueur du contrat E20 (d’une durée de 12 ans). Dans le cadre de ce contrat multimodal, deux réseaux de trains, deux lignes de tramways et quatre groupes de lignes de bus dans la banlieue de Stockholm seront transférés à Arriva.
     

  • Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest : RFF prépare l’enquête publique

    Après l’approbation par le ministère des Transports du tracé de la ligne nouvelle Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne, RFF a annoncé le 6 avril qu’il allait préparer le lancement de l’enquête d’utilité publique, attendue à la fin du premier semestre 2013. Cette décision ministérielle « fait suite à une démarche innovante de concertation et d’études menée au long des quatre dernières années qui a permis de faire évoluer le projet aujourd’hui approuvé », souligne l’établissement public. Ce Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest porte sur 417 km de lignes nouvelles entre Bordeaux et Toulouse et entre Bordeaux et l’Espagne.

  • Marseille – Francfort, grand parcours, petit marché

    Marseille – Francfort, grand parcours, petit marché

    Les Velaro ne sont pas prêts. Ce sont donc des Euroduplex qui assurent la liaison quotidienne Marseille – Francfort. Le fruit d’une collaboration entre la SNCF et la DB au sein d’Alleo. On attend 150 000 voyageurs par an Francfort est désormais relié à Marseille à grande vitesse. Même si le temps de trajet, qui reste supérieur à 7 heures, n’en fait pas la star des relations ferroviaires, elle représente une belle course d’endurance, d’environ 1 000 km. La relation ferroviaire entre les deux villes est raccourcie d’environ 90 minutes. Au passage, les trains à grande vitesse desservent les villes d’Aix-en-Provence, Avignon, Lyon, Mâcon, Chalon-sur-Saône, Besançon, Belfort-Montbéliard, Mulhouse, Strasbourg, Baden-Baden, Karlsruhe et Mannheim.

    La relation, qui a commencé le 23 mars, va en un premier temps être assurée seulement par des Euroduplex d’Alstom, dont la SNCF a commandé 55 exemplaires. Car les rames Velaro 407 de Siemens, fort attendues, ne sont pour leur part pas homologuées. Lors de la mise en service de la LGV Est, on avait eu droit à une double homologation, le même jour, des rames POS en Allemagne et des rames ICE 3 en France. Et les responsables d’Alstom craignaient qu’on reste dans cette logique de réciprocité fort politique… qui, cette fois, se serait manifestée négativement : les rames Velaro n’étant pas homologuées pour la France, on risquait une non-homologation des rames Alstom en Allemagne. Il n’en a rien été et Jérôme Wallut, le patron France d’Alstom, se félicite que l’EBA, l’Eisenbahn Bundesamt, ait « parfaitement joué son rôle, et, se fondant sur de purs critères techniques, ait donné le feu vert aux Euroduplex ». En fait, selon des informations moins diplomatiques dont nous disposons, il semble bien que les Allemands aient traîné les pieds avant d’autoriser les nouvelles rames à deux niveaux d’Alstom à desservir Francfort.

    Mais tout est bien qui finit bien pour les industriels français, et la nouvelle relation a pu commencer. Alstom se réjouit de voir ses rames homologuées, non seulement pour la desserte de Francfort, mais pour toute l’Allemagne. Des rames qui sont homologuées pour la Suisse aussi.

    Quant à Rüdiger Grube, le patron de la DB, il ne cache pas son agacement devant les retards de son fournisseur historique. On est en tout cas loin du fier « Wir kommen » (« Nous arrivons ») qu’on pouvait lire, lors de la dernière édition d’Innotrans, en 2010, sur un Velaro dont l’afficheur indiquait pour destination : Marseille. Rüdiger Grube est d’autant plus impatient qu’il a grand besoin de ces rames, beaucoup plus que pour la desserte Marseille – Francfort, pour remplacer les ICE sur la LGV Est et, surtout, pour aller d’Allemagne jusqu’à Londres…

    Sur l’axe Francfort – Marseille, empruntant la LGV Rhin-Rhône, la SNCF et la DB se sont entendues comme elles le font déjà sur la LGV Est. C’est donc dans le cadre d’Alleo (50 % SNCF, 50% DB) qu’est exploitée la nouvelle relation. L’alliance, nouée jusqu’en 2015, s’est imposée, sans doute parce que ça ne vaut pas la peine de s’écharper sur une relation qui devrait compter quelque 150 000 clients par an, et pour laquelle 12 000 réservations ont été enregistrées au premier jour de l’exploitation. En un premier temps, c’est donc une seule relation par sens qui sera proposée entre Francfort et Marseille : départ Francfort 14h, arrivée Marseille 21h46 : départ Marseille 8h14, arrivée Francfort 15h58. Pour doper la fréquentation, les partenaires consentent des petits prix : 39 euros comme prix d’appel sur les trajets Méditerranée – Allemagne (69 euros en première classe), 29 euros pour des trajets plus courts comme Mulhouse – Karlsruhe ou Strasbourg – Francfort (49 euros en première classe). De plus, les partenaires comptent sur la qualité de l’accueil, s’appuient sur des équipes trilingues à bord (allemand, français, anglais), proposent au client de première classe un repas à la place au-delà d’une heure de trajet, compris dans le prix du billet.

    Si Francfort – Marseille vise simplement 150 000 clients annuels, sur l’ensemble des relations utilisant la LGV Rhin-Rhône, l’objectif est d’atteindre 11 millions de voyageurs par an. Pour Barbara Dalibard, directrice de Voyages SNCF, on est actuellement dans les clous, avec 2 millions de voyages effectués et 2,5 millions de voyages vendus. Prometteur, le taux de satisfaction des clients de l’axe est supérieur de 10 points à celui des autres TGV, en ce qui concerne le rapport qualité/prix. Quant à l’alliance Alleo, elle totalise plus de 6 millions de passagers internationaux entre les deux pays depuis le lancement de la relation en juin 2007. Un cumul avantageux, mais qui, ramené au trafic annuel, donne moins de 1,5 million de voyages par an. Pas négligeable, mais évidemment pas colossal.

    F. D.

  • Lettonie : CAF va fournir 41 trains de type « Civity »

    L’entreprise lettone Pasazieru Vilciens a commandé le 5 avril 34 trains électriques et 7 autres à traction diesel au constructeur ibérique CAF. Un contrat de 400 millions d’euros qui prévoit des livraisons échelonnées de mi-2014 à fin 2015. Ces rames voyageurs autopropulsées d’une capacité de 450 personnes s’inspirent de la plateforme « Civity » de la société espagnole, base de ses nouvelles gammes de trains de banlieue et régionaux. Toutefois, la livraison lettone sera au gabarit russe avec trois voitures par rame, capables d’atteindre les 140 km/h. L’opérateur balte inclut deux conditions dans sa commande : une partie du matériel sera construite en sous-traitance par le fabricant local RVR, et la maintenance des convois se fera sur 30 ans.

     

  • Alstom et le FSI étudient l’acquisition de 85 % de Translohr

    Le 10 avril, Alstom a annoncé étudier avec le Fonds stratégique d’investissement (FSI) le rachat conjoint de 85 % du capital de Translohr, la marque de Lohr Industries spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de tramways sur pneus. Lohr SA, société mère du groupe Lohr Industries, conserverait les 15 % restants. Une fois les discussions finalisées, la transaction (de l’ordre de 60 millions d’euros) serait soumise à l’information des différentes instances représentatives du personnel et à l’approbation des autorités européennes de la concurrence. Cette acquisition « permettrait d’assurer la pérennité de l’activité de Translohr à Duppigheim [en Alsace] et la poursuite en France d’une activité d’équipements de transports publics spécialisée ». Alstom Transport pourrait également faire bénéficier Translohr de son réseau commercial, de ses compétences dans les domaines de la gestion de projets, de son expertise industrielle et de sa puissance d’achats. A ce jour, 150 rames de tramway sur pneus Translohr ont été vendues : en France (Clermont-Ferrand, futur T6 de la RATP), en Italie (Padoue, Mestre-Venise), en Chine (Shanghaï, Tianjin) et en Colombie (futur réseau de Medellin).
     

  • Espagne : le budget transports privilégie la grande vitesse vers la Galice et le nord du pays

    Après son plan stratégique Pitvi à l’horizon 2024, la ministre de Développement a présenté le 3 avril son budget 2012. Ana Pastor y précise ses choix avec « réduction des dépenses et sélection des priorités » : sur un budget de 20 milliards d’euros (-8 %), 12 vont aux investissements, dont 6 pour le rail. Sur les 4,2 pour la grande vitesse, l’axe Madrid – Galice en a 1,2, celui vers les Asturies et le Pays basque 1, et l’ensemble Tarragone – France/région de Valence 1,3. Et les Catalans de se plaindre que le corridor Méditerranée (d’abord fret) « n’apparaisse plus qu’en pointillés ».    
     

  • Un petit accroc dans le planning du tram à Tours

    Les travaux avancent à vitesse grand V sur le chantier de la première ligne de tram, qui sera opérationnelle à l’été 2013. Mais le chantier qui se déroulait jusqu’à présent sans encombre vient de rencontrer un obstacle sur le pont Wilson, principal ouvrage sur la Loire et porte d’entrée sur le centre-ville. La présence d’une dalle de protection d’une canalisation de gaz plus haute que prévue a imposé des études et des travaux complémentaires qui, sans eux, risquaient de faire glisser la date des essais, impérativement fixée à mars 2013. Le Sitcat et la ville ont préféré adopter une mesure radicale : la fermeture totale du pont Wilson entre le 16 avril et fin décembre. Etendu à toute la largeur du pont, le chantier pourra donc respecter l’échéancier initial et être livré dans les temps. Dans le reste de la ville, les travaux avancent vite et seront même achevés rue Nationale dans l’hyper-centre-ville avant Noël.  

     

  • Pays-Bas : Alstom fournira le CBTC du métro d’Amsterdam

    Le 5 avril, Alstom a annoncé avoir reçu de la ville d’Amsterdam, propriétaire des infrastructures du métro, un contrat d’environ 100 millions d’euros pour équiper entre 2015 et 2017 les quatre lignes de métro existantes et la ligne nord – sud actuellement en construction d’un équipement CBTC (communication based train control) basé sur sa solution radio Urbalis. Une attribution attendue, vu qu’Alstom, qui livre actuellement 23 rames Metropolis au métro d’Amsterdam, était déjà le soumissionnaire le mieux placé sur le marché du CBTC. Le contrat, qui comprend la conception, la fabrication et la fourniture de cet équipement qui permettra l’automatisation de l’exploitation, prévoit le remplacement des systèmes de contrôle, de signalisation et de supervision actuels, ainsi que des réseaux de communication associés. Les travaux de remplacement de la signalisation seront effectués de nuit, sans interruption du service sur le réseau, qui compte 42 km de lignes et 58 stations. Ce contrat porte à 50 le nombre de lignes de métro mises en service ou équipées de la gamme de produits Urbalis au cours des dix dernières années.
     

  • Neuf agglos signent les premières conventions  de financement pour le sans-contact mobile

    Neuf agglos signent les premières conventions de financement pour le sans-contact mobile

    Dans neuf villes et communautés, le gouvernement va investir afin de développer des services de mobile sans contact. Dans neuf villes et communautés, le gouvernement va investir afin de développer des services de mobile sans contact. Cette technologie permet l’échange d’informations entre deux périphériques NFC (Near Field Communication), notamment entre un téléphone NFC et des valideurs de transports en commun.
    Intervenant en clôture d’un colloque organisé par le Forum des services mobiles sans contact (FSMSC), le 21 mars, Eric Besson a annoncé que l’enveloppe destinée à financer les projets NFC passera de 20 à 25 millions d’euros. Les premières conventions de financement seront signées avec Bordeaux, Caen, Grenoble, Marseille, Mulhouse, Strasbourg, Toulon, Toulouse et le Comité régional du tourisme d’Ile-de-France. « Le décollage du sans-contact mobile est effectif, a estimé le ministre. Hormis Apple, 100 % des constructeurs ont intégré une puce NFC aux terminaux et 500 000 mobiles ont été vendus en France. »
    L’aide totale apportée par l’Etat sera de 14,2 millions d’euros et sera complétée par les financements des collectivités, pour atteindre un montant global de 43,6 millions d’euros dédiés au développement et au déploiement de projets mobiles sans contact. Selon François Lecomte-Vagniez, ex-délégué général du FSMSC, la France est leader en Europe pour la mise en œuvre des services sans contact. Le mot d’ordre du forum : « La vie en un seul geste. » Et pour que ce geste devienne quotidien, il faut respecter les promesses faites à l’utilisateur : le NFC doit être « simple, pratique, proche, sécurisé, universel », poursuit-il.
    A Strasbourg, où le projet a été lancé en mars 2011, les partenaires sont en train de signer une charte définissant les principes de fonctionnement et le planning. « Le service ne doit surtout pas être réservé à une clientèle de technophiles », souligne lui aussi Claude Graebling, vice-président de la CUS. En 2013, la billettique NFC sera opérationnelle à Strasbourg comme à Caen. Marseille programme aussi 22 services. Le directeur de l’Agence française pour l’information multimodale et la billettique (Afimb), Bernard Schwob, ajoute que l’atout principal du produit, c’est qu’« on pourra se déplacer partout en France avec une seule application, assurant ainsi l’interopérabilité de la billettique, élément qui manque en France, et satisfaisant les besoins des voyageurs occasionnels. » L’application servant au stockage des titres devrait être prête mi-2012, l’ensemble du projet devant s’achever mi 2013. Bref, la technologie est enfin mature. En réponse aux critiques sur la lenteur de diffusion de la technologie, le FSMSC répond qu’il faut dix ans pour mener à bien ce type de projet industriel : « C’est long, lourd, mais nous allons y arriver. »
        

    Cécile NANGERONI