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Auteur/autrice : admin_lvdr

Test TGV Euro Carex : une circulation toute symbolique
Un test grandeur nature a été réalisé par Carex, une association de promotion du TGV Fret, qui a fait circuler une rame postale entre Lyon et Londres les 20 et 21 mars. Une étape avant tout symbolique car le modèle économique de ce système de transport reste à inventer. Symboliquement, après avoir embarqué quelques marchandises, le TGV Euro Carex n° 27274 a quitté à 16 h 42, le 20 mars, l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, pour rouler à 270 km/h et arriver en début de soirée à la gare TGV de Roissy-Charles-de-Gaulle. Puis il a relié le lendemain, à 100 km/h, la gare londonienne de Saint Pancras via le tunnel sous la Manche. Soit un test grandeur nature sur un parcours de 900 km. La rame utilisée, un TGV postal pelliculé aux couleurs de Carex, le promoteur du projet, et de ses partenaires, devait faire la démonstration qu’un TGV peut transporter du fret express et des palettes qui passent généralement par la route et les airs.
L’association Carex (Cargo Rail Express) avait réuni ce jour-là tous les partenaires potentiels, SNCF, Eurotunnel, Réseau ferré de France, Air France ou Fedex pour n’en citer que quelques-uns. Leur objectif est de relier par train les grandes plateformes aéroportuaires européennes, sur des distances comprises entre 300 et 800 km, pour se substituer aux pré et post-acheminements routiers. « Nous avons voulu tester un certain nombre d’obstacles et nous voulions valider l’engagement de tous les partenaires », a expliqué Yanick Paternotte, le président d’Euro Carex. « Nous voulons aussi prospecter pour voir si on ne pourrait pas trouver d’autres utilisateurs potentiels. Aujourd’hui, nous pourrions remplir les rames à 65 %. Il nous faut aller au-delà de 75 %. »
C’est précisément l’une des données de cette équation, séduisante sur le papier, mais difficile à résoudre : qui sera prêt à se lancer dans l’aventure qui s’annonce onéreuse ? Le système nécessite en effet de concevoir de nouvelles rames permettant de charger et décharger les marchandises au plus vite (30 minutes au maximum) et de rouler à 300 km/h. Alstom et Siemens ont travaillé sur le sujet dans le cadre d’un dialogue compétitif. Alstom propose d’utiliser le volume d’une rame TGV Duplex, dont le plancher bas permet de se mettre au niveau des transpalettes et d’assurer des embarquements rapides. « Si le projet est lancé, Alstom se positionnera peut-être avec une version totalement nouvelle. Nous travaillons sur une évolution de notre gamme TGV, qui vise à augmenter les capacités d’emport », souligne Hubert Peugeot, vice-président « business développement et ventes » chez Alstom.
Carex estime qu’il faudrait huit trains dans un premier temps, au coût d’une trentaine de millions d’euros l’unité. A terme, il faudrait 25 rames pour couvrir toutes les destinations du réseau Carex (Paris-Roissy-CDG, Amsterdam, Lyon, Londres, Liège et Cologne dans un premier temps ; plus tard, Bordeaux, Marseille, Francfort, puis l’Italie et la péninsule ibérique). Toujours selon l’association, les études menées jusqu’à présent évaluent à 700 000 t par an les volumes de fret express et cargo à acheminer sur ce réseau.
Mais on reste toujours dans le vague pour savoir qui achètera les rames : les entreprises ferroviaires ou un pool de chargeurs qui les louerait à des tractionnaires et s’engagerait sur des volumes de fret minimum à acheminer ? Pour l’heure, un groupement de chargeurs (GEC Carex), avec Air France-KLM Cargo, Fedex, La Poste, TNT, UPS et WFS, a été créé. Il a élaboré un « cahier d’expression des besoins, spécifiant les caractéristiques communes requises pour le transport ferroviaire du fret à grande vitesse et servant de base de discussion avec les entreprises ferroviaires intéressées par l’exploitation du service », explique Carex.
Si tous saluent l’initiative, chacun reconnaît qu’il faudra encore du temps pour qu’elle devienne réalité. « C’est une belle idée, j’y crois. Mais je ne sais pas quand », a résumé Guillaume Pepy, le président de la SNCF. Avant d’ajouter : « Tout dépendra de l’environnement réglementaire européen. » En clair, tant qu’il n’y aura pas de politique européenne soutenant clairement les modes alternatifs (par exemple, en faisant supporter à la route ses coûts externes, comme la pollution), le TGV, produit haut de gamme, aura du mal à concurrencer la route si souple et si bon marché. Mais beaucoup de paramètres sont appelés à évoluer, affirment les promoteurs de Carex. Ils citent l’écotaxe, plusieurs fois repoussée, désormais attendue en 2013 en France. Ou encore la poursuite de la hausse du prix du carburant, la raréfaction des créneaux aériens ou de possibles restrictions de circulation des poids lourds, qui vont aussi dans le sens d’un renchérissement du prix de la route à l’avenir.
En attendant, deux nouvelles études ont été commandées à des cabinets d’expertise pour définir le business model de Carex. Les résultats de la première étude sont attendus pour début avril. Une seconde étude a été commandée par SNCF Geodis et Europorte, qui ont annoncé avoir créé une joint-venture pour travailler ensemble sur le projet. Les résultats sont attendus avant juin. Le calendrier pour le lancement de Carex vise désormais l’horizon 2015-2017. Mais sans que l’on ait encore résolu l’éternelle question : qui mettra la main à la poche ?
Marie-Hélène Poingt
Espagne : Veolia vend à Alsa le service urbain Bilbobus
Avec le feu vert de la municipalité de Bilbao intervenu le 29 mars, Veolia peut se désengager des transports urbains de la ville basque. Le groupe a pu vendre sa concession à Alsa (un montant de 28 millions d’euros a été évoqué), une filiale de la compagnie britannique National Express. Au terme d’un concours, Veolia l’avait emporté en août 2008 sur l’exploitant historique TCSA (appartenant à Alsa), mais les résultats économiques décevants de ce service ont poussé l’opérateur français à le revendre. Ainsi, Veolia n’est plus présent en Espagne que dans l’exploitation des tramways de Barcelone.
Alstom modernise une ligne dans l’ouest de la Roumanie
Le 4 avril, Alstom a annoncé qu’un consortium sous sa direction avait signé avec CFR SA, le gestionnaire d’infrastructures roumain, un contrat de 300 millions d’euros, portant sur la rénovation d’une ligne à double voie de 41 km dans l’ouest du pays, afin d’accroître la vitesse des trains à 160 km/h pour les voyageurs et à 120 km/h pour les marchandises. La part de contrat d’Alstom, qui s’élève à 69 millions d’euros, porte sur la fourniture des équipements d’électrification (y compris une nouvelle sous-station) et de signalisation ERTMS/ETCS niveau 2. Le consortium est responsable des nouvelles voies et des modifications des schémas de voie sur les 41 km, ainsi que dans quatre gares, dont celles d’Arad et de Curtici. Outre l’ERTMS, ce premier projet de signalisation d’Alstom en Roumanie, basé sur la solution Atlas 200, comprend Smartlock (aiguillage informatisé) et Iconis (centre de contrôle intégré).
Les premiers Italo rouleront le 28 avril en Italie
« La liberté de choix devient enfin une réalité. » C’est ainsi que NTV (Nuovo Trasporto Viaggiatori), premier opérateur ferroviaire privé en Italie, dont la SNCF détient 20 %, présente l’arrivée de son Italo sur les lignes à grande vitesse. Première circulation commerciale le 28 avril sur la liaison Naples – Rome – Florence – Bologne – Milan, les billets étant ouverts à la vente à partir du 15. « Le défi est de conquérir les voyageurs avec des technologies à l’avant-garde, la qualité des services et des propositions de voyages pour tous les budgets », souligne la compagnie, qui ne dévoilera ses tarifs que le 12 avril. Les trains d’Alstom proposeront trois niveaux de confort (Smart, Prima et Club), le Wifi gratuit pour tous, des écrans individuels avec TV par satellite (une première mondiale souligne NTV) en classe Club, ou encore une voiture cinéma pour la classe Smart. D’ici à la fin de l’année, NTV complétera son offre de deux lignes, Salerne – Turin et Rome – Venise, « quand la flotte de 25 trains sera entièrement à disposition ».
Messageries : Geodis confirme son offre de reprise de Sernam
Le PDG de Geodis, Pierre Blayau, a confirmé le 4 avril l’offre de reprise partielle du transporteur Sernam, en redressement judiciaire, par son groupe, filiale de la SNCF, après l’annonce par Bruxelles que le repreneur n’aura pas à rembourser 642 millions d’aides illégales. Mais Pierre Blayau a aussi rappelé la seconde condition au maintien de son offre, « tenant à la viabilité de Sernam ». Par ailleurs, le 3 avril, une bourse de l’emploi a été mise en place par les acteurs du transport et le gouvernement pour aider au reclassement des salariés en cas de reprise partielle ou de liquidation totale.
Châteaudun poursuit son partenariat avec Cars Dunois
La ville de Châteaudun (Eure-et-Loir) vient de signer un nouveau marché de quatre ans avec son exploitant actuel Cars Dunois. La ville avait lancé un nouvel appel d’offres pour un contrat qui devait être opérationnel au 1er janvier. La consultation avait finalement été repoussée au 31 mars, mais les réponses des groupes nationaux ont été jugées « inacceptables » par les élus. La ville a donc signé un marché négocié de 413 000 euros par an avec Cars Dunois (RATP Dev). Ce marché conforte la gratuité des transports instaurée en 2009 et instaure de nouveaux horaires cadencés et de nouvelles dessertes pour un total de 1 209 000 km/an.
STIF-SNCF : l’accord serait trouvé
Sur son compte « twitter » ce mercredi 4 avril en début d’après-midi, Pierre Serne, vice-président en charges des transports et des mobilités au Conseil régional d'Ile de France, a noté : « Cette fois je crois qu'on peut annoncer officiellement » un accord sur le contrat STIF-SNCF. Avec cette précision : « Reste quand même à le voter dans nos Conseils d’administration respectifs… » Un nouveau rebondissement puisque le 30 mars, la SNCF avait annoncé qu’elle retirait de l’ordre du jour de son Conseil d’administration du 11 avril l’approbation du contrat avec le STIF. De sources concordantes, les discussions finales auraient alors achoppé sur les questions de prise en compte des péages de RFF et de leurs hausses à venir. L’enjeu est majeur : c’est l’exploitation des transports ferroviaires en Ile-de-France sur la période 2012-2015 et 1,7 milliards d’euros par an, soit 200 millions de plus que lors du contrat précédent. Le STIF investirait, en parallèle, 2,5 milliards d'euros et la SNCF environ 1,5 milliard d'euros.
TGV Moscou – Saint-Pétersbourg : Vladimir Yakounine, président de RZD : « La localisation sera un élément de décision important »
Dans le cadre des rencontres franco-russes, à Paris le 29 mars, le président des chemins de fer russes (RZD), Vladimir Yakounine, nous a confié quelques précisions sur l’appel d’offres pour la ligne et les trains à grande vitesse entre Moscou et Saint-Pétersbourg.
Ville, Rail & Transports : Quand allez-vous lancer l’appel d’offres pour le Moscou – Saint-Pétersbourg et quels seront vos critères de choix des partenaires ?
Vladimir Yakounine : Un projet de grande vitesse, cela peut se faire dans n’importe quel pays, le plus important est d’avoir un fort appui étatique. Nous mettons une dernière main aux documents de consultation et l’appel d’offres sera lancé après approbation des éléments financiers du projet par le gouvernement. Nous pensons pouvoir lancer l’appel d’offres fin 2012, et les entreprises européennes et françaises nous semblent des participants évidents pour ce concours. Avec les sociétés françaises, nous avons une tradition de collaboration étroite. La collaboration entre Alstom et Transmashholding se met en ce moment en place, ainsi que d’autres projets avec d’autres pays. La localisation de la construction sur le territoire russe sera un élément de décision important.
CDG Express : études complémentaires dans 6 mois
Le Premier ministre François Fillon a chargé le 3 avril le préfet de la région Ile-de-France Daniel Canepa de poursuivre les études sur la faisabilité d’une desserte ferroviaire directe entre l’aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle et le centre de la capitale. Le préfet a déjà remis le 12 mars un premier rapport analysant les schémas envisageables tant sur les plans technique et juridique que financier, précise la lettre du Premier ministre. Deux scénarios sont « privilégiés ». Soit l’engagement d’une « nouvelle procédure d’attribution de délégation de service public en réduisant les investissements à la charge du concessionnaire (…), solution présentant le moins de risque juridique », soit une option confiant « à Réseau ferré de France la maîtrise d’ouvrage des infrastructures (…), l’exploitation pouvant être confiée directement à la SNCF, ou à une société commune SNCF-RATP, ou encore faire l’objet d’une mise en concurrence ». Cette deuxième solution présente l’avantage de pouvoir relancer plus rapidement CDG Express. Des « études et expertises » sont encore nécessaires avant le choix définitif, estime le Premier ministre, qui donne six mois de plus au préfet avant la présentation des résultats.

L’équipe de campagne de François Hollande dénonce le prix de la démagogie à la pompe
« Nicolas Sarkozy ignore la réalité économique de notre pays et le quotidien de nos concitoyens : pour nombre de Français, le carburant pèse de façon insupportable sur leur budget. » C’est ainsi que Roland Ries, responsable du pôle Transport et mobilité de l'équipe de campagne du candidat PS et Bernard Soulage, secrétaire national aux Transports pointent la démagogie de la droite. Car avec un litre de carburant à 2 euros, le président de la République « propose aux Français d’aller “acheter l'essence là où c’est moins cher”, comme s’il s’agissait là du remède miracle », dénoncent-ils. Estimant que l’Etat se crée ainsi « une cagnotte sur le dos des Français » (avec plus d’un milliard d’euros de recettes en plus entre 2010 et 2011), ils promettent le retour de la TIPP flottante. « François Hollande entamera le blocage des prix des carburants pour une durée de trois mois. Ce temps sera mis à profit pour permettre de réviser la fiscalité des carburants, à commencer par une réintroduction de la TIPP flottante et de restituer aux consommateurs ce que l’Etat perçoit en recettes supplémentaires. Nous engagerons simultanément un plan de soutien aux transports en commun et des actions qui permettront de reconvertir progressivement notre parc automobile en faveur de véhicules moins énergivores. »