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Auteur/autrice : admin_lvdr
Mode de gestion : Saint-Brieuc passe à la SPL
Les TUB de Saint-Brieuc Agglomération rejoignent la petite dizaine de réseaux urbains et interurbains désormais gérés en direct par l’intermédiaire d’une société publique locale. La décision a été entérinée le 29 mars, après que les offres reçues pour la DSP eurent été jugées trop élevées. Le sortant Veolia Transdev réclamait 1,5 million de plus par an (9,8 millions d’euros jusqu’à présent) pour le même service, Keolis était aussi 1,2 million d’euros au-dessus de l’ancienne subvention. A l’unanimité, les élus ont donc voté le changement. « C’est un choix politique, comme pour l’eau, les déchets, l’énergie. Nous y gagnerons une plus grande maîtrise de nos politiques publiques, a estimé Bruno Joncour, le maire (MoDem) de Saint-Brieuc, cité par Ouest-France. Nous serons aussi moins dépendants des multinationales privées. » Les élus, qui sont allés visiter le réseau choletais, espèrent donc faire des économies, notamment en optimisant leurs moyens techniques et humains, même si bien sûr les actuels salariés des TUB (Transports urbains briochins) seront repris d’office, seule la direction étant à recruter. Promesse de l’AO : coller aux besoins des habitants, qui sont d’ailleurs actuellement sondés sur leurs attentes en matière de transport.
Grande-Bretagne : les franchises ferroviaires entament leur renouvellement
Le département des Transports britannique a dévoilé le 29 mars la liste des candidats retenus dans la dernière ligne droite en vue de renouveler trois concessions ferroviaires majeures : Great Western, Essex Thameside et Thameslink. Le but de cette opération est de proposer un meilleur service, des gares plus sûres et une simplification de la billettique. La mise en concurrence permettra notamment de réduire les coûts d’exploitation.
On compte finalement treize compagnies pouvant se voir accorder le droit d’opérer une ou plusieurs concessions. Notamment Keolis, qui est en lice pour la concession de Thameslink, en partenariat avec Go-Ahead. Un marché stratégique puisqu’il est appelé à s’agrandir à partir de 2014 avec la fusion des concessions de Thameslink, Southern et d’une partie de Southeastern. La Deutsche Bahn, First Group, National Express, MTR, Abellio ou encore Stagecoach sont également en course pour les différentes concessions. La ministre des Transports britannique, Theresa Villiers, déclare ainsi que « le gouvernement anglais est lancé dans le plus grand programme de renouvellement des concessions depuis la privatisation du réseau ferré ». Selon les marchés, les gagnants seront annoncés à partir de décembre 2012 et jusqu’en mai 2013, et le lancement de l’exploitation des réseaux se fera entre avril 2012 et septembre 2013 pour une durée de 7 à 15 ans.
Le réseau Great Western comprend trois principaux axes, vers le sud-est de l’Angleterre et le sud du pays de Galles, au départ de la gare de Londres-Paddington. Essex Thameside est un réseau fréquenté par de nombreux pendulaires qui dessert Londres, l’est et le nord de la ville, ainsi que Tilbury et Southend. Quant à Thameslink, c’est un réseau reliant le nord et le sud de Londres entre Bedford et Brighton avec 225 km de ligne. Très important pour la banlieue londonienne, ce dernier est parfois comparé au réseau express régional français.
Tom Dubois
Etude : les acteurs du ferroviaire demandent aux Etats d’investir dans les infrastructures
20 % des acteurs du secteur ferroviaire pensent que le principal effet de la crise financière a été le manque de financements disponibles et la réduction de la flexibilité. C’est l’un des enseignements de la troisième étude annuelle « The way ahead » consacrée aux transports et publiée par le groupe Norton Rose. Les professionnels ont des visions très différentes de l’état actuel de l’industrie du transport, constate aussi l’étude : « En Europe, Amérique du Nord et Afrique, la priorité sera donnée à l’offre produits et à la R&D, tandis qu’en Asie et au Moyen-Orient, la conquête mondiale semble une priorité. » Par ailleurs, pour se préparer aux incertitudes du marché, les industriels prévoient de réduire leurs coûts d’exploitation – ils sont 73 % à l’affirmer dans le ferroviaire. Enfin, l’investissement dans les infrastructures reste crucial à leurs yeux, sachant que le manque de financements est la principale menace pour leur activité. Ils demandent donc aux Etats d’investir…
Tram sur pneus : Caen attaque la société concessionnaire du TVR
Viacités, le SMTC de l’agglomération caennaise, a saisi le tribunal administratif le 28 mars d’une requête en référé-expertise en vue d’obtenir la désignation d’un expert judiciaire qui recensera les dysfonctionnements du système TVR et fournira les éléments techniques permettant de déterminer les responsabilités de la STVR. La société concessionnaire du tram sur pneus, la STVR, a en effet, selon Viacités, failli à sa mission de conception, réalisation et exploitation technique (maintenance pendant 30 ans) du système. Le constructeur promettait la pérennité et l’évolutivité du réseau, la fiabilité du matériel roulant et un SAV sans failles. « Force est toutefois de constater que très rapidement la réalité s’est révélée bien différente, précise le communiqué de Viacités. Problèmes chroniques de fiabilité, disponibilité insuffisante et en dessous des engagements contractuels, vieillissement accéléré de certaines pièces et des rames, arrêt de la fabrication du TVR dès 2002, fréquentation en baisse due à l’insatisfaction des usagers… » En décembre dernier, l’AO a été contrainte de décider du remplacement anticipé du TVR. Aujourd’hui, elle attaque la STVR.
Estonie : transports en commun gratuits à Tallinn à partir de 2013
Edgar Savisaar, maire de la capitale estonienne, ne boudait pas son plaisir en annonçant que Tallinn serait en 2013 la première capitale européenne à instaurer la gratuité dans les transports en commun publics. D’après un récent sondage, les trois quarts des 416 000 habitants seraient favorables à ce projet, alors qu’actuellement les coûts sont couverts à 33 % par le prix des billets. Le maire espère ainsi faire de sa ville « le vaisseau amiral du mouvement vert en Europe ».
La SNCF lance le contrat garanti
Six « garanties voyages » sont mises en place par la SNCF à partir du 31 mars pour renforcer les droits des voyageurs sur l’information, le remboursement, la ponctualité, la place assise pour les trajets de plus de 1 heure 30 ou encore la gestion des réclamations. Selon Guillaume Pepy, le président de la SNCF, de telles obligations n’existent nulle part ailleurs dans les transports. Même si la plupart ne sont pas totalement nouvelles, ces garanties marquent un renforcement de l’existant. Elles devraient représenter un coût annuel de 50 millions d’euros environ (contre une trentaine aujourd’hui). Dans un premier temps, elles ne concerneront que les TGV et Intercités. Plus tard, la SNCF voudrait les étendre aux TER et Transilien, même si le sujet est plus compliqué, nécessitant notamment d’en discuter avec les autorités organisatrices des transports. Pour la société nationale, la démarche présente un double avantage : elle est jugée plutôt positivement par des associations d’usagers, en particulier la Fnaut qui la voit comme un " premier pas encourageant avant d’aller plus loin".Et elle obligera sans doute les concurrents ferroviaires potentiels à placer la barre au moins aussi haut qu’elle.
Justice : le second procès du Paris – Munich
Le second procès de l’incendie du train Paris – Munich, qui avait fait douze morts et huit blessés le 6 novembre 2002, s’est ouvert le 26 mars devant la cour d’appel de Nancy et devait durer toute la semaine. En première instance, la DB et la SNCF avaient été relaxées, les juges considérant que le lien entre les fautes commises par les compagnies ferroviaires et l’incendie n’était pas « direct et suffisant ». Condamné à un an de prison avec sursis, l’accompagnateur de la voiture-lit allemande avait été considéré comme seul responsable « direct ». Cela avait provoqué la colère des victimes et l’appel du parquet qui, dénonçant les normes de sécurité a minima, avait requis 150 000 euros d’amende à l’encontre des deux compagnies ferroviaires.
Déraillement sur la ligne 2 de métro : pas de blessés
Jeudi 22 mars, à 11h16, une rame de métro de la ligne 2 (Porte-Dauphine – Nation) a déraillé, au niveau du second bogie de la première voiture, alors qu’elle passe sur l’aiguillage qui dessert les deux quais à l’arrivée à la station Nation. Il n’y a aucun blessé. S’il est cette fois quasiment sans conséquences, ce type d’incident est rarissime. Le précédent déraillement, avec un tout autre impact, remonte en effet au 30 août 2000. La voiture de tête d’un MF 67 s’était alors renversée à proximité de Notre-Dame-de-Lorette avant de s’encastrer dans le nez de quai du sens opposé. 24 voyageurs avaient alors été légèrement blessés et une vitesse excessive avait été évoquée. Cette fois, du côté de la RATP, on privilégie la piste d’un dysfonctionnement lié à l’aiguillage, le matériel ne semblant pas devoir être mis en cause. Une enquête interne reste en cours afin de mettre en place certains processus pour s’assurer que cela ne se reproduise pas. Parallèlement, un CHSCT extraordinaire du département métro devait se tenir.
Procès : obligation contractuelle de ponctualité pour la SNCF
Mardi 27 mars, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la SNCF à verser 1 500 euros à une jeune femme de 25 ans, au titre de son préjudice moral, ainsi que 1 500 euros pour les frais de justice. Elle n’avait pas été embauchée, en juillet 2010, à la fin de sa période d’essai dans un cabinet d’avocats en région lyonnaise, pour cause de retards répétés dont elle attribuait la responsabilité à la SNCF. Le 31 janvier, son avocat avait évoqué six retards imputables à la SNCF entre le 22 juin et le 22 juillet 2010 et réclamé 45 000 euros de dommages et intérêts. Le 27 mars, le tribunal a finalement retenu trois des six retards allégués, de 15 minutes à 1 heure 15. Jugeant que « la ponctualité est une obligation contractuelle », il a considéré la SNCF responsable du préjudice subi, avec des retards répétés qui ont entraîné chez la jeune femme « un trouble personnel, sous forme de stress ». La SNCF devrait faire appel de cette décision.
Aide à la mobilité : la Haute-Gironde expérimente le covoiturage dynamique
Le Pays de la Haute-Gironde et le conseil régional d’Aquitaine, en partenariat avec l’entreprise Senda, ont lancé ce lundi 26 mars un service de covoiturage dynamique. Ce dernier, appelé « Hirondo », sera expérimenté pendant trois mois. Ce logiciel d’aide à la mobilité, à installer sur un téléphone mobile, met les covoitureurs en relation en temps réel et automatiquement. La particularité du système est de proposer une solution en transports en commun si l’offre de covoiturage ne correspond pas à la demande. Ce service a pour ambition de décongestionner le territoire de la Haute-Gironde notamment en ciblant les flux pendulaires.