Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Le réseau du Morvan doit être repensé, selon Christian Paul

    Le réseau du Morvan doit être repensé, selon Christian Paul

    Bienpublic.com a récemment évoqué les interrogations qui traversent le Morvan en matière de transports. Christian Paul, vice-président du conseil régional de Bourgogne, s’est donné jusqu’à l’été 2012 pour penser un plan complet de mobilités dans la région. En jeu : une desserte touristique fiable, ferroviaire notamment. Mais également une desserte de bus qui prenne en compte le transport de vélos. Il y a peu, le vice-président du conseil régional avait convenu qu’il fallait « mettre rapidement d’aplomb l’offre de transports dans le Morvan ». En cause : l’absence de bornes automatiques pour acheter des billets dans plusieurs nœuds du réseau. La fermeture de la ligne ferroviaire entre Avallon et Autun a également affaibli l’offre. Depuis, des bus de remplacement circulent, mais Christian Paul a assuré que d’autres liaisons ferroviaires sont à l’étude.    

    J. Sa.

  • Yves Krattinger veut mettre les collectivités territoriales sur la bonne voie

    Yves Krattinger veut mettre les collectivités territoriales sur la bonne voie

    Dans un rapport sur les liens entre transports et collectivités territoriales, le sénateur de la Haute-Saône fait plusieurs préconisations, afin de « mettre les collectivités locales sur la bonne voie ». Il commence par souligner le fait que « 99 % des déplacements des Français sont de la mobilité locale dans un rayon de 80 km. » Le sénateur se focalise ensuite sur « la crise du financement ». D’après le Courrier des maires, Yves Krattinger explique que « les normes environnementales, renforcées par les lois issues du Grenelle de l’environnement, ainsi que les aménagements nécessaires pour rendre les transports accessibles aux personnes à mobilité réduite, augmentent mécaniquement les charges qui pèsent sur les collectivités, et tout particulièrement sur les départements et les régions qui ne bénéficient pas du versement transport ». Enfin, pour améliorer la situation, le rapporteur détaille une série de mesures dont la plus emblématique est « la mise en place d’une agence pour l’information multimodale et la billettique dotée d’un pouvoir décisionnel. »    

    J. Sa.

  • La hausse des tarifs au Havre : une erreur pour Jean-Paul Lecoq

    La hausse des tarifs au Havre : une erreur pour Jean-Paul Lecoq

    La hausse des tarifs de transport par l’agglo du Havre passe mal, selon Paris-Normandie.fr. Jean-Paul Lecoq, vice-président de la Codah, le déplore vivement. « A cause des travaux, le service des transports en commun est dégradé. Je propose donc de ne pas voter cette augmentation tarifaire. Ce n’est pas une question de dogme, mais de respect des usagers », explique-t-il. L’augmentation globale devrait être de 3,38 % au 1er avril 2012. C’est le réseau de bus Océane qui est concerné. Du côté de ceux qui ont décidé de l’augmentation des tarifs, on met en avant la hausse de la TVA et le fait que l’offre n’a pas bougé depuis 2008.
        

    J. Sa.

  • Karine Grosjean veut rétablir des liaisons ferroviaires dans le Haut-Doubs

    Karine Grosjean veut rétablir des liaisons ferroviaires dans le Haut-Doubs

    « Nous croyons au train. C’est un moyen de déplacements écologique efficace. Pour nous, il est important de revenir sur le fonctionnement de jadis qui fonctionnait plutôt bien. » Citée par le site Internet Pleinair.net, c’est ainsi que Karine Grosjean, conseillère municipale de Pontarlier, termine sa lettre ouverte aux élus du Haut-Doubs et du Haut-Jura. Précisément, elle demande le retour de la liaison TER avant 5h entre Pontarlier et Dole, via Frasne, Andelot et Mouchard. En exploitation avant le démarrage de la LGV Rhin – Rhône.
    Avec plusieurs autres élus socialistes, Karine Grosjean interpelle l’Association des maires de France sur la situation du transport ferroviaire dans sa région. « Nous avons recueilli les plaintes des usagers. Nous souhaitons donner une nouvelle mesure à ce combat pour la sauvegarde d’un service ferroviaire digne de ce nom dans le massif du Jura », explique l’élue pontissalienne.
        

    J. Sa.
     

  • Christian Proust défend Optimo, le réseau de transport belfortais

    Christian Proust défend Optimo, le réseau de transport belfortais

    Lors d’une réunion avec le public belfortais, Christian Proust a défendu Optimo, le réseau de transport, face aux critiques vives qui lui sont adressées. Le conseiller général du Territoire-de-Belfort est aussi président du SMTC, le syndicat mixte chargé du réseau du bus. C’est notamment à ce titre qu’il est intervenu sur le site Internet Lepays.fr qui relate les échanges entre ce responsable et les usagers. Il a promis « un bus après 16h » dans les quartiers mal desservis, mais aussi une réflexion sur l’utilisation « de moteurs électriques » dans un proche avenir. En répondant aux questions qui lui ont été faites, il a notamment évoqué un système et une motorisation « hyperpropre combinant pile à combustible et hydrogène ».   

    J. Sa.

  • Antoine Soto veut que la voie ferrée à Figeac reste abandonnée

    Antoine Soto veut que la voie ferrée à Figeac reste abandonnée

    « C’est un projet aberrant et sans consistance. » Antoine Soto, élu Verts à Figeac, n’a pas de mots assez durs pour qualifier le projet de coulée verte sur une voie ferroviaire actuellement désaffectée. Défendu par la municipalité, ce projet a un ardent défenseur en la personne de Martin Malvy, qui veut installer un projet paysager sur toute la longueur des rails inutilisée. « Le Lot compte déjà 380 km de chemins pédestres, je ne pense pas que ce sera un atout supplémentaire. Cette ligne est stratégique car permettrait, comme par le passé, le transport ferroviaire de marchandises plutôt que par camions. Ce serait écologique. Si cela semble utopiste aujourd’hui, cela sera réaliste, demain », plaide Antoine Soto, cité par La Dépêche du Midi. Il est sur la même ligne que les syndicats de cheminots, qui souhaitent réhabiliter ce tronçon pour le fret, notamment. Pour autant, la municipalité et la communauté de communes n’en démordent pas : « Cette voie ne servait plus et ne servira plus. Il ne faut pas la laisser à l’abandon », argumente Martin Malvy.  

     J. Sa.
     

  • TER : la Franche-Comté à son tour menace de ne plus payer

    A l’issue d’une réunion, le 23 février, à Besançon, Marie-Guite Dufay, présidente PS du conseil régional de Franche-Comté, a mis les pieds dans le plat devant la presse. « On voit des trains supprimés, des trains quasiment toujours en retard et des trains pas adaptés. La situation est extrêmement grave et préoccupante, alors que la région a augmenté l’offre des TER avec une rallonge de 6 millions d’euros pour 2012. »
    « Je pense que je m’autoriserai à suspendre les paiements à la SNCF. J’espère qu’on n’en arrivera pas là », a menacé la présidente. La facture du TER représente 90 millions en Franche-Comté. La présidente laisse un mois à la SNCF pour arranger la situation des 21 000 utilisateurs quotidiens du TER. Selon le site d’information macommune.info, Marie-Guite Dufay est très fâchée que, lors de la négociation de la convention 2012, la SNCF n’ait pas prévenu que la Franche-Comté serait une des régions les plus affectées par des travaux. Marie-Guite Dufay a annoncé un taux de dysfonctionnements de 22 % en moyenne, au lieu de 7 à 8 % généralement, et de 44 % sur certaines lignes, comme la liaison Belfort – Montbéliard – Besançon.

     

  • Strasbourg se dote d’un plan piétons

    Strasbourg se dote d’un plan piétons

    La ville de Strasbourg a présenté son plan piétons, élaboré selon le même modèle que les schémas directeurs du transport en commun et du vélo en vigueur depuis 2010 et 2011. La ville de Strasbourg a présenté son plan piétons, élaboré selon le même modèle que les schémas directeurs du transport en commun et du vélo en vigueur depuis 2010 et 2011. Le plan piétons, adopté à l’unanimité en conseil municipal le 23 janvier, prévoit dix actions ciblées pour favoriser la marche à pied. « Les piétons se verront allouer au moins 50 % de l’espace-rue, de façade à façade, dans tous nos futurs aménagements », annonce Jean-Luc Marchal, chef de projet à la direction municipale de la mobilité et des transports. 1 % des budgets des grands projets de transport collectif sera consacré aux mesures d’accompagnement pour les piétons. Des « traitements alternatifs » (traversée en diagonale, zone de rencontre) seront expérimentés sur les carrefours complexes, comme le pont Kuss près de la gare. Le plan prévoit aussi de communiquer sur les temps de parcours entre les pôles de la ville, sur le modèle des itinéraires de randonnées vus sur les sentiers vosgiens. « Nous privilégions le plaisir de marcher, quitte à ajouter 3 minutes sur le parcours par rapport à l’itinéraire direct », prévient Jean-Luc Marchal. Pour désamorcer les conflits avec les piétons, les créations de pistes cyclables seront réservées aux axes à 50 km/h. En zone 30, les cyclistes seront replacés sur la chaussée principale. Enfin, un réseau magistral d’itinéraires piétons sera organisé, « sans trop de signalétique », pour proposer un maillage entre les centralités des quartiers strasbourgeois. La ville vient de lancer un appel d’offres pour l’étude du premier itinéraire (gare – Neudorf), pour 1,4 million d’euros.

    Olivier Mirguet

  • Trains longs : petites adaptations pour grands trains

    Trains longs : petites adaptations pour grands trains

    Réclamés depuis des années, les trains longs de 850 mètres ont enfin débuté leurs services commerciaux depuis janvier. Leur arrivée sur le réseau français a nécessité quelques aménagements des infrastructures mais surtout de nouvelles méthodes de travail dans les terminaux où ils sont déchargés. La ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a donné le 19 janvier le coup d’envoi au service commercial d’un train long de 850 m circulant à 100 km/h sur l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg (Luxembourg), à raison d’un aller-retour quotidien. Quelques jours auparavant, l’opérateur de transport combiné rail-route T3M avait lancé des trains longs de 850 m aussi, roulant à 120 km/h entre Valenton et Marseille-Canet. L’idée de lancer des trains longs sur le réseau français est évoquée depuis des années et réclamée à cor et à cri par de nombreux acteurs du secteur, opérateurs du transport combiné en tête. Malgré un engagement formel en mars 2010, et peu de difficultés majeures à lever, il a fallu du temps, beaucoup de temps, pour préparer l’arrivée de ces trains alors que jusqu’à présent, sauf exception, les trains circulant en France n’excédaient pas 750 m.
    En cause essentiellement, des questions de sécurité qui ont conduit à beaucoup de prudence. « Nous avons dû faire évoluer de nombreux référentiels techniques. Par exemple celui qui concerne les longueurs et masses limites des trains. Nous avons lancé des études pour démontrer que les trains auront toujours le même niveau de sécurité », explique Jean-Pierre Orus, le responsable de l’unité développement des produits à la direction commerciale de Réseau ferré de France. Les études ont été menées par le centre d’ingénierie du matériel de la SNCF. Lancées dès le début 2009, elles ont pris 18 mois. Il a fallu aussi obtenir l’aval de l’EPSF (Etablissement public de sécurité ferroviaire) pour chaque modification.
    Au niveau des infrastructures, seuls quelques ajustements ont été apportés au second semestre 2011. « Elles consistaient principalement à déplacer des joints isolants au niveau des aiguillages », précise Jean-Pierre Orus.
    Côté exploitants, il a fallu s’assurer que les wagons étaient aptes à ce nouveau format. « Nous sommes passés de 1 800 à 2 400 tonnes par train », rappelle Thierry Le Guilloux, le directeur général de Lorry Rail, filiale de SNCF Geodis, qui gère l’autoroute ferroviaire Perpignan – Bettembourg (Luxembourg). « Nous avons défini un marquage spécifique haute performance. Nos 150 wagons Modalohr sont tous aptes à voyager dans les trains d’au moins 3 000 tonnes. Mais il a fallu faire un tri parmi les quelques dizaines de wagons combinés que nous louons. » D’autres adaptations ont été réalisées pour garantir le freinage des convois, mais elles ne concernent que les trains roulant à 120 km/h. « Nous avons adopté un nouveau régime de freinage “ le mode locomotive longue ”, très utilisé en Allemagne, qui consiste à faire freiner l’arrière du train antérieurement à l’avant. Ce qui évite tout problème de compression et donc les déraillements », poursuit Jean-Pierre Orus Pour accueillir les trains longs dans les terminaux, aucun grand chambardement n’a été programmé. Du moins pour le moment. Les trains sont toujours coupés en deux (c’était déjà le cas des trains de 750 m), mais les méthodes ont été revues. « Nous avons vérifié que notre organisation était suffisamment performante : nous devons couper le train en deux le plus vite possible, ce qui nécessite de bien caler les horaires et de bien organiser les manœuvres », résume Thierry Le Guilloux.
    Progressivement, l’autoroute ferroviaire devrait accueillir d’autres trains longs : un deuxième aller-retour devait être lancé en février, puis deux autres d’ici à la fin de l’année. Ce qui permettra de répondre à la demande alors que le taux de remplissage des trains est élevé (75 à 80 %) et que l’autoroute ferroviaire frôle la saturation, selon son exploitant. En 2011, 50 000 unités ont été acheminées sur ces 1 000 km, ce qui représente un bond de 50 % comparé à l’année précédente. Même cas de figure pour T3M, qui s’apprête à lancer un autre train long entre Bonneuil et Avignon, puis jusqu’à Sète. « Les services vont progressivement s’étoffer », se réjouit RFF.
    L’arrivée des trains de 850 m va donner 30 % de capacité supplémentaire à Lorry Rail, qui a justement pour objectif d’augmenter de 30 % le nombre de camions transportés. Les trains longs se traduisant par un surcoût de 15 %, Lorry Rail évalue le gain à 15 %. « Nous militons pour passer le plus vite possible à 1 050 m et 3 000 tonnes. Nos wagons sont aptes. Un calendrier de mise en place pourrait être connu au milieu de cette année car RFF a fait tous les travaux de reconnaissance », affirme le responsable de Lorry Rail. 1 000 m, ce sera en effet la prochaine étape. Voire 1 500 m. Mais il faudra que le marché le demande, insiste-t-on côté RFF. « Nous adoptons une démarche progressive. Nous avons commencé par 850 m, ce qui ne nécessite pas d’investissements importants. Nous privilégions les mesures d’exploitation avant de lancer des investissements. »
    Mais si le trafic se développe, il faudra faire évoluer les terminaux. « L’avantage offert par l’allongement des trains ne doit pas être perdu par des temps de déchargement des trains prohibitifs, reconnaît Jean-Pierre Orus. Avec des trains de 1 000 m, il faut beaucoup de voies de garage et d’évitements pour gérer les circulations. Mais avant de programmer des investissements lourds, il faut se demander s’il n’y a pas une autre logique pour développer ces trains. » C’est aussi le sens de la démarche engagée sur des trains de 1 500 m sur lequel RFF travaille dans le cadre d’un projet européen. Heureusement, certains sites ont d’ores et déjà leurs propres projets d’extension. Le port du Havre, par exemple compte créer un nouveau terminal qui intégrera la desserte ferroviaire. Marseille-Mourepiane a aussi son projet. « A Valenton, la cour peut faire l’objet d’améliorations », précise encore Jean-Pierre Orus. Sur l’autoroute ferroviaire, « Bettembourg a un projet de reconstruction à l’horizon 2015-2016 », rappelle RFF. Côté sud, l’idée de créer un nouveau terminal est lancée. « Soit dans les environs du Boulou, soit en Espagne, entre la frontière et Barcelone », rappelle Thierry Le Guilloux, qui estime qu’il « n’est pas évident de trouver des terrains proches de l’autoroute, de la voie ferrée et des grandes villes ».
        

    Marie-Hélène POINGT

  • Les transports font mal aux oreilles, à entendre Gérard Garrido

    Les transports font mal aux oreilles, à entendre Gérard Garrido

    Le maire des Fondettes, Gérard Garrido, a récemment détaillé une étude menée autour de l’agglomération de Tours, portant sur le bruit. Les nuisances liées aux bruits ont été recueillies et analysées. Les transports sont en première ligne, « ce qui n’est pas une surprise compte tenu de la présence, en cœur d’agglo, de l’autoroute et d’un tissu ferroviaire dense », explique le maire de Fondettes. Et de poursuivre : « Le bruit est vraiment une question difficile, car cette notion est soumise à la subjectivité de chacun, et la carte stratégique du bruit de l’agglomération ne reflète pas forcément la gêne ressentie par les habitants. Il faut arriver à conjuguer l’efficacité de l’autoroute avec le fait que les gens ont le droit de vivre tranquillement. Elle est une artère d’activité économique, une artère de civilisation, mais il ne faut plus qu’elle soit une balafre de bitume où pétaradent les voitures. D’importants travaux ont déjà été menés sur l’A10 par Cofiroute (enrobés, murs antibruit, etc.), et il n’y a aucun point noir de bruit, au sens réglementaire du terme, le long de l’autoroute A10 dans la traversée de l’agglomération de Tours. » Ainsi que le relate La Nouvelle République, cette « carte stratégique du bruit » est une obligation européenne. A terme, elle doit déboucher sur des mesures visant à protéger la population de ces nuisances.    

    J. Sa.