Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Polémique autour de l’hygiène dans les trains de la DB

    Polémique autour de l’hygiène dans les trains de la DB

    Selon une enquête menée par la télévision publique NDR et le magazine de consommateur Markt, l’hygiène laisserait sérieusement à désirer à bord des trains allemands. Selon une enquête menée par la télévision publique NDR et le magazine de consommateur Markt, l’hygiène laisserait sérieusement à désirer à bord des trains allemands. Les journalistes qui ont inspecté un échantillon représentatif de 70 trains ont relevé des manquements graves dans 50 d’entre eux. Les prélèvements analysés en laboratoire montrent la présence de germes et de bactéries dans les toilettes, mais aussi sur les poignées de portes ou sur les sièges. La DB rejette ces conclusions. Etudes scientifiques et « indépendantes » à l’appui, la compagnie explique qu’un voyage en train n’expose pas les voyageurs à un risque d’infection plus élevé.
    Mais cette polémique intervient justement alors que les syndicats accusent l’opérateur de chercher à réaliser des économies sur les opérations de nettoyage. La fréquence du rinçage des moquettes et des sièges des ICE a été ralentie. Ces opérations ont lieu toutes les huit semaines contre toutes les six semaines auparavant.    

    A. H.

  • Concurrence : publication du décret gares

    Le « décret gares » a été signé le 20 janvier par le Premier ministre et publié au JO le 22. Il garantit aux entreprises ferroviaires et aux candidats autorisés l’accès transparent et non discriminatoire aux gares et aux autres infrastructures de service du réseau. Le décret détermine la nature des services et prestations accessibles (accueil, information des voyageurs, fourniture de carburant ou électricité, accès aux voies de garage).
    Le décret modifie l’organisation de la branche Gares & Connexions de la SNCF. Le gouvernement n’a pas suivi l’Autorité de la concurrence, qui préconisait une nomination du directeur général de la branche par décret du Premier ministre. C’est le conseil d’administration de la SNCF qui nomme le directeur de Gares & Connexions sur proposition du président de la SNCF. Les personnels chargés du traitement des demandes de prestations et de leur réalisation doivent respecter la confidentialité des informations qui leur sont communiquées par les entreprises ferroviaires.

  • Blois créé un nouveau dépôt  pour accueillir le futur délégataire

    Blois créé un nouveau dépôt pour accueillir le futur délégataire

    La communauté d’agglomération de Blois disposera de son propre dépôt de bus urbain à la fin de l’année. La communauté d’agglomération de Blois disposera de son propre dépôt de bus urbain à la fin de l’année. Le gros œuvre du chantier a démarré au cours de la deuxième semaine de l’année. Installé non loin de l’actuel dépôt exploité par le délégataire en place Keolis Blois, sur une friche industrielle près du centre hospitalier, le nouveau dépôt abritera un atelier de maintenance disposant des meilleures conditions de travail et de sécurité. Il permettra également de garer plus de bus : 65 véhicules contre 52 aujourd’hui. Si la communauté d’agglomération (Agglopolys) a souhaité se doter d’un tel outil, dont l’investissement s’élève à six millions d'euros, c’est pour disposer de ses propres infrastructures – l’actuel dépôt appartient au délégataire –, avoir une vision à long terme de sa politique de transport et pouvoir garantir l’équité des candidats face au renouvellement de la DSP en cours. Agglopolys a déjà envoyé aux candidats à la DSP, le cahier des charges. Il résume la vision globale que porte l’agglo sur ses transports : un réseau plus attractif, des temps de transports réduit par des lignes plus directes à certaines heures, une desserte de la zone industrielle de Blois adaptée à ceux qui y travaillent, une adaptation des véhicules à la fréquentation et une simplification de la billettique. D’autres idées pourraient voir le jour comme des parkings-relais en périphérie ou des vélos en location aux points de dessertes TAD. Les candidats devront adresser leurs propositions avant la fin du mois de mars.    

    Y. G.

  • Hollande et les transports : Il y a dans ce pays une « fracture »

    Cette fois-ci, François Hollande n’a pas oublié les transports. Dans ses « 60 engagements pour la France », dévoilés le 26 janvier, on constate que le secteur fait l’objet d’une proposition, la 28, libellée ainsi : « Je relancerai la politique des transports pour lutter contre la fracture territoriale qui exclut une partie des habitants de l’accès aux emplois et aux services publics. Ma priorité sera d’apporter, tant en Ile-de-France que dans les autres régions, une réponse à la qualité de service des trains du quotidien ainsi qu’à la desserte des territoires enclavés. » Ce court énoncé, qui place les transports dans une position de vecteur du service public, n’est évidemment que la substantifique moelle des travaux des équipes de Roland Ries. On notera que cette position est un contrepied parfait avec une certaine tendance à vouloir limiter les liaisons urbaines et ferroviaires aux plus rentables, à faire payer à l’usager une part plus importante de son trajet ou à vouloir installer, conformément aux exigences européennes, une concurrence dans le transport ferroviaire de voyageurs. Il n’est rien écrit sur ce dernier sujet, mais on notera que François Hollande dit vouloir préserver « le statut public des entreprises détenues majoritairement par l’Etat (EDF, SNCF, La Poste…) », et indique vouloir demander « à ce que soit adoptée, au sein de l’Union européenne, une directive sur la protection des services publics ».
    Les AOT sont par ailleurs directement concernées par le paragraphe sur la nouvelle étape de la décentralisation « Je ferai voter une loi sur le renforcement de la démocratie et des libertés locales », indique Hollande. « Elle prévoira notamment l’abrogation du conseiller territorial et la clarification des compétences. Un pacte de confiance et de solidarité sera conclu entre l’Etat et les collectivités locales garantissant le niveau des dotations à leur niveau actuel. Je réformerai la fiscalité locale en donnant plus d’autonomie aux communes, aux départements et aux régions, en contrepartie d’une plus grande responsabilité. Une véritable péréquation sera mise en œuvre. »
    Enfin, les industriels du secteur liront avec intérêt le paragraphe consacré à l’industrie : « Je favoriserai la production et l’emploi en France en orientant les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux vers les entreprises qui investiront sur notre territoire, qui y localiseront leurs activités et qui seront offensives à l’exportation. A cet effet, je modulerai la fiscalité locale des entreprises en fonction des investissements réalisés. En parallèle, j’engagerai avec les grandes entreprises françaises un mouvement de relocalisation de leurs usines dans le cadre d’un contrat spécifique. J’instaurerai, pour les entreprises qui se délocalisent, un remboursement des aides publiques reçues. »    

     

    G. L.
     

  • Jacques Bigot assure que rien n’est acté pour le tramway sur pneus

    Jacques Bigot assure que rien n’est acté pour le tramway sur pneus

    La communauté urbaine de Strasbourg (CUS) et son président Jacques Bigot ont quelque peu enflammé les esprits la semaine dernière, ainsi que le raconte une dépêche AFP. En question : un projet de tramway sur pneus lancé par la mairie de Strasbourg. « Toutes les options sont encore ouvertes », s’est justifié Jacques Bigot, face aux très nombreux adversaires de ce projet. Ces derniers ont regretté que ce nouveau mode de transport, incompatible avec le tram sur fer, rompe avec la logique de maillage du réseau mis en œuvre par les municipalités successives. A la tête de la fronde, Fabienne Keller, l’ancienne maire. La mairie a choisi ce projet, officiellement afin d’éviter la construction d’un tunnel et en raison de l’étroitesse de la voirie.     

    J. Sa.
     

  • La gratuité des transports, une fausse bonne idée selon Patrick You

    La gratuité des transports, une fausse bonne idée selon Patrick You

    « Je suis ravi de voir qu’autant d’élus de divers horizons se soucient aujourd’hui de développer les transports en commun », a ironisé Patrick You, élu EELV à La Roche-sur-Yon, selon Ouest France. Pour l’élu, « l’enjeu, c’est d’amener les gens à choisir le bus plutôt que la voiture. La gratuité seule ne suffit pas », a ajouté Patrick You, qui défend plutôt une tarification sociale à une gratuité tous azimuts. Et d’ajouter : « En plus d’être solidaire, elle est plus responsabilisante. »   

     J. Sa.

  • Christian Raynaud planifie la refonte des transports pour Carcassonne

    Christian Raynaud planifie la refonte des transports pour Carcassonne

    Le vice-président de l’agglomération de Carcassonne, Christian Raynaud, a défendu dans La Dépêche une refonte du réseau. Enjeux : la gratuité, au moins partielle, et des lignes de bus supplémentaires. Problème, avec la réforme territoriale, il faut voir plus large. Christian Raynaud : « On ne peut pas lancer une étude sans savoir quelle population exacte sera concernée. Entre un bassin de 75 000 habitants aujourd’hui et peut-être de plus de 100 000 habitants demain, il y a une nette différence. En dessous de 100 000, il s’agit de réaliser un schéma de déplacements urbains, sans engagement. Au-delà, on passe au PDU avec des obligations de réalisation. » Le préfet devrait trancher sur la taille de la réflexion à mener d’ici la fin 2012.    

    J. Sa.
     

  • Liaison Mérignac – Bordeaux : quand Vincent Feltesse taquine le préfet d’Aquitaine

    Liaison Mérignac – Bordeaux : quand Vincent Feltesse taquine le préfet d’Aquitaine

    Le Parisien raconte cette algarade entre Patrick Stéfanini, préfet de Gironde et d’Aquitaine, et Vincent Feltesse, président (PS) de la communauté urbaine de Bordeaux. Le préfet a ouvert les hostilités en demandant une décision en vue d’améliorer le trafic entre Bordeaux et son aéroport, et ce avant juillet. Vincent Feltesse, par le biais d’un communiqué, a répliqué : « La réalisation d’une liaison directe Mérignac aéroport – Bordeaux est déjà une priorité affichée par la CUB. Les conclusions des études sur la faisabilité de cette liaison, notamment, sont attendues pour la fin 2012. » Et d’ajouter : « C’est sur ces bases que seront arrêtées les priorités et les modalités de développement du réseau de transports de la CUB ». Tout en subtilité, le président de la CUB a finalement souligné qu’il accueillait avec « satisfaction l’intérêt manifesté par l’Etat pour ce projet pour lequel il ne manquera pas de la solliciter pour un accompagnement financier ».    

    J. Sa.

  • Béatrice Vessiller fustige les dirigeants du Syndicat des transports du Rhône

    Béatrice Vessiller fustige les dirigeants du Syndicat des transports du Rhône

    Elle était à l’origine de la première plainte contre Bernard Rivalta, le président du Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l’agglomération Lyonnaise (Sytral). Béatrice Vessiller élue Europe Ecologie-les Verts au Sytral a accordé une interview à Libération, au lendemain de la condamnation de Bernard Rivalta par le Conseil d’Etat à rembourser 108 000 euros d’indemnités indûment perçues. Le vice-président du Sytral a lui aussi été condamné à rembourser 45 000 euros, pour les mêmes motifs. « Lorsque ces deux élus ont décidé de se verser des indemnités d’un montant mensuel de 3 200 et 1 300 euros à partir de décembre 2001, la loi ne le permettait pas. Les précédents présidents du Sytral ont travaillé pendant des décennies sans indemnités. Une loi de février 2002 l’a autorisé, mais sur la base d’un montant très inférieur », a donc déclaré Béatrice Vessiller. Elle ne demande toutefois pas la démission des deux élus : « Ces deux personnes auraient dû personnellement se poser la question à partir de 2008, lorsque le premier jugement a été rendu. Non seulement ils ne l’ont pas fait, mais Bernard Rivalta a recandidaté et a été réélu. Il est soutenu par Gérard Collomb [le maire de Lyon, ndlr]. Je ne vais pas demander maintenant leur démission. Cette affaire a duré six ans, c’est assez. Ces deux élus ont d’ailleurs commencé à rembourser suite à la décision de la cour d’appel en 2009. Je préfère que nous discutions des choix de transports. »    

    J. Sa.
     

  • Ça va mieux à la SNCF

    Ça va mieux à la SNCF

    2012 commence sous les meilleurs auspices pour la SNCF. Guillaume Pepy a trouvé des motifs de se réjouir. Meilleure régularité des trains, amélioration de la situation sociale, recettes commerciales en hausse et révolution des horaires réussi, il salue les bons comptes 2011. En guise de cadeau de Nouvel An, face à une trentaine de journalistes, Guillaume Pepy s’est offert quelques chiffres qui font les bons comptes 2011 de la SNCF. Avec, en tout premier lieu, ce qui avait constitué le « point noir » l’année précédente : la régularité. Sa progression se situe ainsi entre 1,5 et 2 points, avec des résultats à la hausse mais variables selon les diverses activités. Même si, pour toutes, les objectifs sont atteints : 0,5 % pour le fret, plus de 1 % pour les Intercités et Transiliens, autour de 2 % pour les TGV et le TER. Satisfaisant également sur ce chapitre, les « grands retards » supérieurs à une heure, de ceux qui font les gros titres, sont en baisse de 50 % entre 2010 et 2011. Comme le reconnaît toutefois le président de la SNCF, la météo, à l’exception du mois de janvier, a facilité le travail, en se montrant plutôt clémente après une année 2010 marquée successivement par le froid, la neige… et la canicule.
    Dans ce contexte, le plan d’action lancé sur douze lignes dites malades ou « sensibles » connaît une certaine réussite : les progrès, appréciables, se situent de 3 à 7 points avec, toutefois, deux exceptions notables, sur des lignes particulièrement fréquentées : le RER D à Paris, pour lequel la « solution miracle » n’est pas –  encore – au programme, et l’étoile TER de la région lyonnaise, affectée par des grèves. C’est d’ailleurs une exception pour cette année 2011 marquée par une amélioration sensible de la situation sociale, comme en témoigne le meilleur baromètre en la matière : le nombre de jours de grève. « C’est une année de reconquête avec le chiffre le plus bas en dix ans, depuis 2002, alors qu’en 2010, ça tanguait », s’est plu à souligner Guillaume Pepy, évoquant « les points marqués », comme l’accord salarial signé en 2011, la « très grande mobilisation du management » avec 800 rencontres sur le terrain, ou encore, même si cela peut sembler plus anecdotique, la mise en place d’un Comité d’entreprise européen dans les onze pays où le groupe a plus de 700 salariés. Cette amélioration sociale explique d’ailleurs en partie la réussite sans couacs majeurs du big bang redouté lors du dernier changement d’horaires du 11 décembre 2011, les syndicats n’ayant pas voulu ajouter de grains de sable dans le système. Parallèlement à ces évolutions favorables de la régularité et de la situation sociale, les recettes commerciales sont en progression de 5,5 % en 2011. Soit 7,7 % pour les TER, 6 % pour les TGV, 4 % pour le Transilien, 1,5 % pour le fret, 1 % pour les Intercités.     

    P. G.