Auteur/autrice : admin_lvdr

  • LGV Rhin – Rhône : signature d’un protocole pour la 2e phase de la branche Est

    Un protocole d’intention pour la réalisation de la 2e phase de la branche Est de la LGV Rhin – Rhône a été signé le 18 janvier entre le ministre des Transports, Thierry Mariani, RFF et les présidents des régions Bourgogne, Franche-Comté et Alsace. Il a pour objectif de « définir les perspectives d’engagement des travaux de cette nouvelle étape ». Cette deuxième phase doit compléter les deux extrémités de la première phase d’environ 15 km vers l’ouest (entre Genlis et Villers-les-Pots) pour un coût de 310 millions d’euros, et de 35 km vers l’est (entre Petit-Croix et Lutterbach) pour un coût de 850 millions. Rappelons que la première phase, mise en service le 11 décembre dernier, relie Villers-les-Pots (Côte-d’Or) à Petit-Croix (Territoire-de-Belfort). Les signataires ont pour objectif de signer la convention de financement à la fin du premier semestre 2013, ce qui permettrait début des travaux au plus tard en 2014.
     

  • Agences de notation : la SNCF et RFF dégradés

    Après avoir abaissé les notes de neuf pays de la zone euro, l’agence de notation Standard and Poor’s a remis en cause le 17 janvier les évaluations de plusieurs entreprises publiques, en avertissant que d’autres allaient suivre. La SNCF a ainsi vu sa note passer de AA+ à AA, Réseau ferré de France perd son triple AAA+ pour passer à AA+, ou encore EDF et sa filiale RTE rétrograde de AA à A+. Ces décisions sont la conséquence directe de la perte du triple A par la France, puisque la note des entreprises publiques est en relation directe avec la très forte probabilité que l’Etat actionnaire ou l’autorité de tutelle vienne à son secours. L’affaiblissement de ce dernier se répercute donc sur leur notation. Si la SNCF s’est refusée à tout commentaire, RFF note qu’elle reste notée AAA par les agences Fitch et Moody’s. Le gestionnaire des infrastructures rappelle que l’évolution de sa note n’impactera pas les péages 2012 et 2013 et ne devrait pas avoir d’impact immédiat. Mais il reconnaît toutefois qu’une « vigilance accrue » est nécessaire sur le montant de ses recettes et de ses dépenses à venir. D’où cette conclusion qui valide selon lui sa stratégie : « Le réseau ferroviaire doit améliorer ses performances. Le contexte économique renforce la pertinence des efforts de maîtrise des coûts de maintenance et d’exploitation du réseau que RFF a entrepris depuis 2008. » Quant à la RATP, elle n’a pas été touchée par cette salve de dégradations car, explique-t-elle, « elle n’est pas cliente de Standard and Poor’s ». En revanche, précise un porte-parole, elle affiche « un triple A chez Fitch et Moody’s ».     

    M.-H. P.
     

  • Social : le bras de fer dans la Loire pourrait servir de leçon

    Les cheminots de Saint-Etienne ont voté la reprise du travail le 18 janvier. Ils ont ainsi mis fin à un long conflit qui perturbait depuis le 3 novembre les circulations des TER dans la Loire. C’est la venue deux jours auparavant de Jean-Pierre Farandou qui a permis de dénouer la situation. Le directeur général de SNCF Proximités a assuré par écrit aux représentants de Sud-Rail et FO, les deux syndicats qui appelaient à la grève après le retrait le 6 janvier de la CGT, que l’entreprise n’avait pas le projet de filialiser le nouvel établissement créé dans ce département. Rien de vraiment nouveau, mais cela a permis aux syndicats d’appeler à la fin du conflit sans rien obtenir. Cette grève longue, permise par l’exploitation d’une faille de la loi 2007 sur la continuité du service public dans les transports terrestres, va peut-être servir de leçon. Le ministre des Transports Thierry Mariani a indiqué que l’examen, le 24 janvier à l’Assemblée, de la proposition UMP encadrant le droit de grève dans l’aérien serait l’occasion de « compléter » la loi de 2007. Cela permettra peut-être de mettre fin à la possibilité de perturber profondément le service à moindre frais : se déclarer gréviste 48 heures avant le conflit mais venir finalement travailler alors que les trains ont été supprimés !
     

  • La SNCF sort du programme de fidélisation S’Miles

    Depuis la mi-janvier, la SNCF a commencé à informer ses clients de l’évolution de son programme de fidélité. En mai, elle sortira de l’alliance S’Miles qui permet de cumuler des points auprès des enseignes partenaires (Galeries Lafayette, Monoprix, Caisse d’épargne…), puis de les échanger contre des cadeaux, des services ou encore des voyages en train gratuits. La SNCF avait annoncé cette évolution dès l’automne dernier. Elle l’explique par le nouveau contexte concurrentiel qui l’a conduit à vouloir maîtriser totalement son programme de fidélité. Celui-ci sera dévoilé en mai prochain, affirme un porte-parole, qui annonce d’ores et déjà un programme gratuit, ouvert à tous et 100 % SNCF. Selon lui, l’entreprise devrait proposer « de nombreuses réductions sur les billets de trains, des bons plans, des promotions personnalisées, des contacts dédiés, beaucoup de services ou encore l’accès à des salons ».
     

  • Le gouvernement espagnol penche pour la formule concessions

    Après la signature, le 14 janvier à Riyad, du contrat pour le TGV entre La Mecque et Médine, la nouvelle ministre espagnole des Transports entend transposer dans la grande vitesse espagnole la formule public-privé qui vient de gagner en Arabie saoudite. En place depuis le 22 décembre, Ana Maria Pastor compare les chantiers en cours et les ressources qu’elle négocie avec Mariano Rajoy pour son ministère et l’Adif, son bras pour les infrastructures ferroviaires. Sans donner pour l’instant de liste précise, elle laisse pointer deux pistes : l’étalement des opérations dans le temps (par exemple pour le tunnel vers les Asturies et le Y basque), et surtout le recours à des formules PPP avec concessions des travaux et de l’exploitation à des consortiums privés comme pour Perpignan – Figueras.    

  • Le train de la Rhune va échapper à Veolia

    A partir du 16 octobre 2012, le train à crémaillère de la Rhune (Pays basque) devrait être géré par le conseil général des Pyrénées Atlantiques. Depuis 1994, cette ligne qui grimpe sur un sommet frontalier est exploitée par les Chemins de fer et transports automobiles (CFTA, une filiale de Veolia). Lors de sa cession du 2 février prochain, l’assemblée départementale doit décider de ne pas reconduire la délégation de service public qui arrive à échéance à l’automne prochain. La ligne touristique est fréquentée par 350 000 voyageurs entre février et novembre. Elle sera confiée à l’Epsa (Etablissement public des stations d’altitude), un Epic qui gère par ailleurs les stations de ski de Gourette et La Pierre-Saint-Martin.   
     

  • Covoiturage.fr lève 7,5 millions d’euros pour son développement

    Cocoiturage.fr et son 1,6 million de membres vont bénéficier d’un nouveau tour de financement. Le fonds de capital-risque Accel Partners et les investisseurs existants, Isai et Cabiedes & Partners, vont en effet apporter 7,5 millions d’euros qui seront dédiés au développement européen de la startup française, déjà présente en Espagne et au Royaume-Uni.
     

  • L’Oise lance un pass pour treize réseaux urbains et interurbains

    L’Oise lance un pass pour treize réseaux urbains et interurbains

    Le conseil général de l’Oise a lancé le 19 décembre un pass de transport multimodal. Il permet aux voyageurs de passer d’un bus à l’autre, au cours de son trajet, avec le même titre de transport. Le conseil général de l’Oise a lancé le 19 décembre un pass de transport multimodal. Il permet aux voyageurs de passer d’un bus à l’autre, au cours de son trajet, avec le même titre de transport. C’est d’autant plus utile pour les usagers des transports que le département de l’Oise est l’un de ceux où les déplacements domicile – travail sont les plus longs, avec 28 kilomètres en moyenne. Comme les nombreux pass existant en France, le pass Oise Mobilité est doté d’une puce électronique insérée dans la carte sur laquelle le voyageur va stocker les titres des différents réseaux qu’il aura achetés préalablement. A chaque validation, sans contact, le voyageur saura combien de titres il lui reste, ou jusqu’à quand il est valable. Cette simplicité apparente pour l’usager cache évidemment un système complexe. Il a d’abord fallu rassembler treize réseaux. Cela a été possible grâce à la création d’un syndicat mixte, celui des transports collectifs de l’Oise, le SMTCO, en 2006. « En adhérant au SMTCO, chacun d’eux a accepté de fournir ses données concernant les horaires notamment », explique Véronique Picard, directrice du SMTCO. En échange, ils bénéficient des statistiques de fréquentation que le syndicat recueille. » C’est l’un des avantages du pass Oise Mobilité : permettre de mieux connaître les bus les plus fréquentés, quel jour et à quelle heure, et même à partir de quel arrêt. Tout cela grâce aux validations à la montée effectuées par chaque voyageur lorsqu’il présente son pass devant le valideur de l’un des quelque 600 bus équipés. La billettique est la suite logique de la centrale d’informations et de réservations des transports à la demande – il y a sept réseaux TAD sur le territoire – installée dans la nouvelle agence Oise Mobilité, ouverte en septembre à Beauvais. Si le pass Oise Mobilité a été lancé en décembre pour le grand public, il est déjà dans les mains de près de 43 000 usagers qui ont activé le leur en septembre. Il s’agit des voyageurs qui empruntent les liaisons interurbaines du département, les scolaires et les usagers des réseaux urbains de Creil notamment. Le département s’est fixé un autre but pour 2012 : harmoniser les tarifs pour pouvoir proposer l’achat d’un titre unique auprès d’un seul opérateur.
        

    Yann GOUBIN

  • SeaFrance : la SNCF porte sa participation à 50 millions d’euros

    La SNCF devrait verser un montant total de 50 millions d’euros d’indemnités aux salariés de la compagnie maritime SeaFrance, le tribunal de commerce de Paris venant de prononcer la cessation définitive d’activité. Soit plus que les 36 millions d’euros jusque-là évoqués. Cette information, dévoilée par Le Figaro, n’a pas été commentée par la SNCF, maison mère de SeaFrance, qui a également transmis plus de 500 offres d’emplois pour tenter de reclasser les salariés dans le groupe. De son côté, l’armateur Louis Dreyfus Armateurs a indiqué vouloir embaucher quelque 300 personnes pour « relancer une activité » sur la ligne Calais – Douvres à la place de SeaFrance, sans reprendre ses bateaux. Sur les 300 embauches, « à peu près les trois quarts » se feraient parmi les anciens de SeaFrance, selon le ministère des Transports.

     

  • Le différend entre La Pyrénéenne, SNCF et RFF en voie de règlement

    Une rencontre déterminante a eu lieu le 13 janvier entre RFF, la SNCF et la société de travaux publics La Pyrénéenne, pour trouver un accord sur un défaut de paiement d’un chantier. « Un grand pas a été franchi », admet cette société de Haute-Garonne qui affirmait depuis la fin de l’année dernière que la SNCF et RFF n’arrivaient pas à se mettre d'accord pour savoir qui devait lui régler des travaux déjà effectués. La Pyrénéenne, qui participe au groupement avec Eiffage pour le chantier de génie civil et de terrassement de doublement de la ligne entre Toulouse et Saint-Sulpice (Tarn), réclamait « au minimum 3 millions d'euros » du fait de travaux complémentaires. Mise en redressement judiciaire en octobre, elle craignait de disparaître en janvier faute de solution. RFF affirme de son côté n’avoir découvert la situation qu’en décembre lorsque l’affaire a commencé à être médiatisée. Finalement, RFF a accepté de payer 500 000 euros « qui correspondent effectivement à des frais supplémentaires. Mais pas 3 millions ».