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Auteur/autrice : admin_lvdr
Veolia-Transdev, Augustin de Romanet explique ses choix
Dans un long entretien paru dans Ville, Rail & Transports,le mercredi 11 janvier 2012 , le patron de la Caisse des dépôts, Augustin de Romanet, soutient que le rapprochement de Transdev avec Veolia ne lui a pas été imposé : « La Caisse des Dépôts n’a pas choisi son partenaire sur injonction de l’Elysée, je veux tordre le cou à cette idée. Ce projet n’est pas né d’une volonté politique de faire du Meccano industriel. » Pour le patron de la Caisse, le mariage est né d’une initiative du directeur général de Transdev, Joël Lebreton, en 2009. Augustin de Romanet indique avoir à l’époque validé le mariage avec Veolia car « Keolis avait à [son] sens des marges déjà élevées. Et puis, entre Keolis et Transdev, cela aurait été un mariage public-public ». Tout en assumant les échecs et en reconnaissant « une période de flottement ». Augustin de Romanet ne regrette pas la fusion Veolia-Transdev. « Si c’était à refaire, je le referais », martèle le patron de la Caisse, indiquant au passage que le groupe va changer de nom dans les prochaines semaines. Le patron de la Caisse souhaite que la sortie de Veolia puisse être rapide. « Il est important que nous nous présentions devant les collectivités avec un actionnariat stabilisé », indique-t-il. Faute de quoi « la Caisse des Dépôts pourrait consentir à envisager de monter au capital, probablement de manière provisoire », annonce-t-il.
Grande-Bretagne : Alstom allongera les rames Class 458 à cinq voitures
A partir de rames Class 458 (trains de banlieue de quatre caisses) et Class 460 (anciennes navettes aéroportuaires Gatwick Express de huit caisses) livrées au début de la décennie précédente par Alstom, ce dernier réalisera 36 rames Class 458/5 de cinq caisses. Ces rames permettront de former des compositions de 10 voitures au lieu de 8 actuellement pour les dessertes de banlieue de South West Trains (au départ de la gare londonienne de Waterloo). Cette modification concernera les cabines de conduite, les intercirculations et les espaces bagages à convertir en salons-voyageurs. Ce contrat « de 50 millions d’euros » a été signé entre la société de leasing Porterbrook et Alstom. Les nouvelles rames entreront en service au printemps 2013, la livraison du dernier train étant prévue pour le printemps 2014.
Belgique : contrat-cadre Infrabel-Alstom pour le déploiement de l’ERTMS
Le gestionnaire d’infrastructure belge Infrabel et Alstom ont signé un contrat-cadre de 47,5 millions d’euros visant à poursuivre le déploiement du système ERTMS en Belgique et comprenant l’équipement en balises de 4 000 signaux, leur paramétrage et leur entretien pour une période de 15 ans. Dans ce cadre, Infrabel a commandé pour 29,5 millions d’euros d’équipements Atlas 1002 et TBL1 +, qui seront installés par le gestionnaire d’infrastructure. La livraison de ces équipements, prévue entre 2013 et 2018, s’inscrit dans le cadre d’un déploiement accéléré de l’équipement belge TBL1 + qui, dans un second temps, après mise à jour des logiciels, intégrera la norme européenne standardisée ETCS à horizon 2022.
Vélo : le Club des villes cyclables attend l’Etat au tournant
« Les collectivités ont déjà donné et elles en ont marre de payer ! » Le président du Club des villes & territoires cyclables, Jean-Marie Darmian, se fait le porte-parole des 215 collectivités membres de l’association qui attendent fermement l’annonce du plan national vélo qui aura lieu le 26 janvier. Le club avait transmis au ministère de l’Ecologie ses 10 propositions en vue de l’élaboration de ce plan (voir n° 526 de VR&T) et espère – malgré ses craintes que rien ne change – des mesures concrètes et surtout des financements de la part de l’Etat. Son président, pour qui « le vélo entre en campagne », en profite pour avancer le bilan positif des efforts consentis par les collectivités ces dernières années. Notamment grâce aux résultats de l’enquête nationale 2010-2011 sur les politiques en faveur des cyclistes et piétons dans les villes françaises, qui indique une augmentation de 67 % de linéaires de voiries aménagées entre 2007 et 2010 et de 413 % de linéaires de doubles-sens cyclables en 3 ans. L’enquête révèle également le budget vélo moyen des collectivités locales : 5 euros par an et par habitant.
Espagne : ERTMS Alstom sur la ligne nouvelle Albacete – Alicante
Adif, le gestionnaire d’infrastructure espagnol, a attribué à un consortium piloté par Alstom un contrat « d’environ 280 millions d’euros » pour la fourniture, l’installation et la maintenance sur 20 ans des systèmes de signalisation et de télécommunications de la ligne à grande vitesse qui reliera Albacete et Alicante. Ce contrat est le tout premier attribué par Adif dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP) pour un équipement de LGV. Outre Alstom, le consortium rassemble Grupo Comsa-Emte, Isolux Concesiones et CAF. La part d’Alstom dans ce contrat s’élève à environ 110 millions d’euros et comprend la coordination générale du projet, l’architecture du système et la fourniture, l’installation et la maintenance de l’équipement ERTMS. Pour la première fois en Espagne, le niveau 2 d’ERTMS sera installé seul, sans recourir au niveau 1.

Signalétique : la gare de Paris-Lyon va faire école
A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle halle de la plateforme des voies à chiffres (5 à 23), la gare de Lyon opère une grande mue de sa signalétique. A l’occasion de l’ouverture de la nouvelle halle de la plateforme des voies à chiffres (5 à 23), la gare de Lyon opère une grande mue de sa signalétique. Testée en gare de Paris-Est fin juin puis sur le quai transversal de Paris-Austerlitz et enfin cet automne à Bordeaux, la nouvelle charte graphique de Gares & Connexions débarque à Paris-Lyon. L’objectif est de rafraîchir, de moderniser et d’actualiser une signalétique vieille de plus de vingt ans. Les principes retenus sont les suivants : des panneaux plus grands, moins denses en informations, ces dernières plus adaptées aux attentes des voyageurs. Un nouveau code couleur est également mis en œuvre à cette occasion : bleu pour le ferroviaire (train, quai, voie), jaune pour les services (information, toilettes, consigne) et vert pour l’intermodalité (métro, tramway, bus, taxis, location de voitures). La typographie reste blanche. Les couleurs seront aussi plus tranchées pour améliorer le contraste entre le fond et les informations : ce sera une aide précieuse pour les personnes malvoyantes. Les pictogrammes ont également évolué, de même que la terminologie. C’est ainsi par exemple que « Billets » devient « Billetterie » pour éviter toute confusion avec… les distributeurs de billets de banque ! Le déploiement doit se faire en première étape dans une soixantaine de grandes gares (dont Paris-Saint-Lazare à la fin des travaux) avant d’être généralisé à l’ensemble de réseau.
Marc CARÉMANTRANT
Pékin teste un GPS urbain pour régler ses problèmes de congestion
Pour faire face à ses problèmes de congestion automobile, Pékin va tester un système GPS pour alerter les conducteurs sur les conditions de trafics. 12 000 habitants du quartier de Wangjing vont être équipés gratuitement de ce système jusqu’en octobre. Ce quartier offre un profil représentatif du reste de la ville, avec des artères principales complètement bouchées et des routes secondaires qui ne le sont pas. La ville, qui a commencé à se préoccuper il y a un an de ce problème, souhaite développer un système de transport en « microcirculation ». Elle compte injecter 5,6 milliards de yuans (693 millions d’euros) en cinq ans pour développer un système de transport intelligent qui encouragerait également l’usage des transports publics, avec par exemple des applications mobiles d’information-voyageurs sur les horaires de leur bus ou métro en temps réel ou encore des places de parking.
NFC : 17 projets présélectionnés pour le programme d’investissements d’avenir
Dix-sept projets, concernant en premier lieu les transports publics, ont été retenus fin décembre concernant l’appel « déploiement de services mobiles sans contact NFC ». Lancé par le gouvernement le 17 mai 2011 dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, cet appel à projets, géré par la Caisse des dépôts, est doté de 20 millions d’euros qui permettront de cofinancer des projets de développement de services Near Field Communication (NFC) innovants portés par des agglomérations de plus de 200 000 habitants. Ces 17 projets ont été sélectionnés parmi 29 candidatures, émanant de 15 collectivités : Besançon, Bordeaux, Caen, Dijon, Grenoble (deux projets), Lille, Marseille, Mulhouse, Nice, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulon, Toulouse et Paris/Ile-de-France (deux projets du Stif). Le gouvernement souhaite qu’elles recherchent des synergies afin d’encourager la mutualisation des développements et l’interopérabilité des services d’une ville à l’autre.
Christian Tonna, d’Alstom à Bombardier
Bombardier Transport a nommé Christian Tonna comme directeur général de son site de Crespin (Nord). Cet ingénieur, diplômé de l’Ecole des arts et métiers, dirigeait auparavant le site Alstom d’Ornans (Doubs). Il a commencé sa carrière en 1985 dans le groupe Otis, en France, puis s’est dirigé vers le domaine ferroviaire en intégrant Alstom Transport en 1999. « Premier site industriel français » d’après Bombardier, le site Bombardier de Crespin regroupe les centres d’excellence des bogies, de la fiabilité et de l’informatique embarquée. Sur ce site, Bombardier développe notamment le TER à deux étages Régio 2 et l’Autorail Grande capacité dont le fabricant a livré son 700e exemplaire en juin.
Un bus hybride testé aux Deux-Alpes
Le transporteur VFD, qui exploite la navette de la station de ski des Deux-Alpes en Isère pour le compte de la communauté de communes regroupant les villages de Venosc et Mont-de-Lans, a testé un bus hybride thermique et électrique – un Lyon’s City du constructeur Man – du 8 au 13 décembre. Le transporteur VFD, qui exploite la navette de la station de ski des Deux-Alpes en Isère pour le compte de la communauté de communes regroupant les villages de Venosc et Mont-de-Lans, a testé un bus hybride thermique et électrique – un Lyon’s City du constructeur Man – du 8 au 13 décembre. Il s’agissait de vérifier la consommation de ce type de véhicules, de la comparer avec celle d’un véhicule gazole et de connaître son comportement dans les conditions particulières d’altitude et de froid qui limite le rendement des batteries. Malgré tout, la commune reste plutôt plate. En revanche, les aspects de fort dénivelé ont déjà été testés dans une autre station de montagne, à Villard-de-Lans, en juin dernier, avec un bus hybride Iveco Iribus. Ce dernier avait aussi été testé Aux Deux-Alpes, pendant l’été. L’utilisation de véhicules moins polluants répond aussi aux souhaits des stations de montagne, de préserver un environnement privilégié mais fragile. Aussi, VFD va poursuivre ses tests, à partir du mois de janvier, avec un bus électrique, cette fois, sur une période de trois mois. L’entreprise, qui exploite de nombreuses lignes en Isère, notamment départementales et scolaires pour le compte du conseil général, dressera un bilan à l’issue de l’ensemble de ces expérimentations.
Y. G.