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Auteur/autrice : admin_lvdr
Espagne : premières mesures d’austérité de Mariano Rajoy pour le rail
Pas encore en fonction, le nouveau gouvernement de Mariano Rajoy a fait entrevoir les premières mesures d’économie qu’il compte mettre en œuvre pour les chemins de fer. Le Parti populaire à présent au pouvoir entend ralentir la construction de certaines lignes à grande vitesse (AVE), à commencer par les tronçons qui restent à adjuger entre Madrid et la Galice. Lui-même Galicien, Mariano Rajoy juge moins urgentes les sections entre Zamora et Ourense, soit un investissement de 200 millions d’euros. De même, souhaite-t-il retarder l’adjudication d’un appel d’offres pour la maintenance des trains AVE.
M. G.
Colombie : l’Adif espagnole s’investit dans la gestion de lignes fret
L’Adif (le RFF espagnol) vient de ratifier un accord de coopération avec Fenoco, Ferrocarriles del Norte de Colombia. Avec son partenaire privé Assignia-Essentium déjà engagé en Turquie, au Mexique et à Bogota, l’Adif investit dans une ligne de fret du nord de la Colombie : sur Chiriguana – Santa Marta, il s’agit de la maintenance, du doublement partiel et de la gestion du trafic sur le tronçon de 230 km entre La Loma et le port de Santa Marta qui exporte ainsi 26 millions de tonnes de charbon par an.
Kazakhstan : l’espagnol Talgo ouvre une usine de voitures
Le constructeur ferroviaire ibérique Talgo a lancé début décembre la fabrication de voitures de voyageurs dans sa nouvelle usine d’Astana, capitale du Kazakhstan. L’industriel espagnol a en effet signé en novembre 2010 un contrat de coopération avec les chemins de fer kazakhs qui prévoit la rénovation progressive de la flotte voyageurs grandes lignes de ce réseau, héritée de l’ancienne URSS : 420 voitures seront construites sur place pour une valeur de 300 millions d’euros.
M. G.
Le tramway de Velez-Malaga paralysé faute de fonds
Depuis début novembre, la ligne de tramway entre le centre de Velez (ville d’Andalousie de 70 000 habitants voisine de Malaga) et la station de Torre del Mar est arrêtée. Inaugurée en 2006, cette liaison de 4,6 km est déficitaire et la Junta de Andalucia (gouvernement régional) refuse désormais de compenser les pertes, étant elle-même à court de ressources.
M. G.
Guéant et Mariani veulent s’attaquer aux incivilités dans les transports
S’il est un sujet sur lequel Claude Guéant et Thierry Mariani se trouvent les yeux fermés, c’est bien la sécurité. Les ministres de l’Intérieur et des Transports se sont livrés, le 14 décembre, place Beauvau, à un bilan d’étape de la politique de plus grande coopération des polices des transports en commun, notamment en Ile-de-France où 60 % des faits de délinquance sont recensés. Depuis le début de 2011, les atteintes aux personnes seraient en diminution de 13 %, les vols avec violence, de 17 %, et les dégradations, de 18 %. Seule ombre au tableau, les atteintes aux agents seraient en hausse de 20 %. Décidée en avril 2010, la collaboration plus active entre la préfecture de police de Paris, la SNCF et la RATP est basée sur une analyse commune des images de vidéosurveillance, dans le but d’une « identification en amont des groupes à risque » et par l’intervention de « vidéopatrouilleurs ». En Ile-de-France, 900 policiers et agents supplémentaires auraient été déployés dans les transports. Les deux ministres ont indiqué vouloir poursuivre leur effort de sécurisation des transports, en déployant la vidéosurveillance (la RATP est déjà équipée de 29 000 caméras dont 20 000 dans les bus, la SNCF passera de 18 000 caméras dont 10 000 dans les trains à 25 000 en 2012 et à 27 500 en 2013). L’accent sera mis sur les délits moins graves, comme la fraude. Des « incivilités » qui sont selon Claude Guéant « fortement ressenties par les usagers » et participent au climat d’insécurité dans les transports. Pour ce faire, les deux ministres préconisent d’élargir les fonctions juridiques des agents de contrôle. « Par exemple, un agent n’a aujourd’hui juridiquement pas le droit d’empêcher quelqu’un de monter dans le train. Il faut rendre cela possible » a indiqué Thierry Mariani.
G.?L.
A Londres, les fondateurs d’EasyJet et lastminute.com se lancent dans l’autopartage
Un projet Autolib’ à Londres ? On n’en est pas encore là. Mais les systèmes d’autopartage se multiplient. Après un premier projet, WhipCar, lancé en avril 2010, c’est au tour de Stelio Haji-Ioannou, le fondateur d’EasyJet, et de Brent Hoberman, patron de lastminute.com, de se lancer dans l’expérience. Leur nouveau projet « Car Club » propose aux Londoniens de s’inscrire en tant que propriétaire ou potentiel conducteur sur le site d’EasyCar. Selon l’exemple du précurseur WhipCar, ce système permet aux adhérents de rentabiliser une voiture qu’ils n’utilisent pas ou tout simplement de louer une voiture à moindre coût et de façon flexible. Cependant, EasyCar n’a pas encore dévoilé les modalités de son nouveau programme. Selon M. Haji-Ioannou, chaque voiture partagée représenterait dix voitures en moins dans les rues de Londres, ce qui réduirait les émissions de Co2 des voitures personnelles de 40 %.
A Valence, le prix du billet de bus augmentera de 15 %
Après plus d’un an de stabilité, l’entreprise municipale de transports (EMT) de Valence a annoncé le 13 décembre la possible augmentation du prix de certains de ses titres de transports. En 2012, le billet simple coûtera 20 centimes de plus qu’aujourd’hui, pour atteindre les 1,5 euro. L’abonnement bus, utilisé par 30 % des voyageurs, passera de 6,95 € à 7,50 €. L’entreprise a déclaré vouloir « favoriser l’utilisation des titres multivoyages ». Selon le quotidien El Pais, EMT justifie cette revalorisation des tarifs par l’augmentation des prix du carburant, qui a fait grimper l’indice du prix des titres de transport de 19,3 % cette année. Selon ce même quotidien, l’entreprise aurait dépensé plus d’un million d’euros en carburant cette année.
Le soir du nouvel an, transports gratuits toute la nuit en Ile-de-France
Comme chaque année, le Stif permettra aux Franciliens de ne pas se risquer à reprendre le volant après leur réveillon. Du 31 décembre, 17h, au 1er janvier à midi, les transports en commun d’Ile-de-France seront gratuits. L’ensemble du réseau métro fonctionnera normalement jusqu’à 2h15 et, passée cette heure, les trains des lignes 1, 2, 4, 6, 9 et 14 continueront à circuler jusqu’à 5h30, mais toutes les stations ne seront pas ouvertes. Les trains de banlieue, le RER et la ligne 4 du tramway resteront également en service toute la nuit et desserviront toutes les stations. Le réseau Nocitilien fonctionnera entre 0h30 et 5h30, il sera cependant adapté pour venir en complément du RER et du métro et passer outre les contraintes de circulation. Des circuits spéciaux de bus seront en service au départ des gares d’Aulnay-sous-bois, de Marne-la-Vallée-Chessy et du Raincy. Le guide du Nouvel An, qui reprendra toutes les informations pratiques, est disponible dans les gares et stations, les bus, et sur www.stif.info.

Martin Malvy déplore des horaires bâclés
La région Midi-Pyrénées a exprimé son opposition sur plusieurs horaires auprès de RFF et de l’Etat, mais les demandes sur la qualité de l’offre entre Toulouse et Agen le matin et sur l’ouverture des trains grandes lignes aux usagers du TER sont restées sans réponse. Son président (PS) Martin Malvy s’en est ému : « Nous ne sommes pas opposés au principe du cadencement, la région l’a mis en place dès 2004 sur certaines de ses lignes régionales, a-t-il rappelé. Par contre, nous avons appelé fortement l’attention du gouvernement […] sur ce que pourraient être les conséquences d’une réforme qui, avec de tels délais, ne pouvait être que largement bâclée. Les problèmes soulevés auraient pu être évités, d’autant plus que l’on a appris que cette nouvelle grille d’horaires ne durerait qu’un an et qu’elle serait sans doute très profondément modifiée à partir de décembre 2012, ce qui témoigne de l’impréparation de cette réforme. »
J.?Sa.

Philippe Lavaud et les élus charentais menacent de bloquer les trains
Ils paieront leur part de subvention pour le financement de la future LGV mais tenaient à montrer leur net désaccord : les élus du conseil général de Charente, menés par Philippe Lavaud, ont tapé du poing sur la table. D’un ton froid et calme, le maire d’Angoulême est allé jusqu’à déclarer à La Charente libre : « Si la SNCF ne le fait pas elle-même, nous arrêterons les trains. » Car c’est bien là que le bât blesse : « entre 8h et midi, aucun TGV ne s’arrêtera à Angoulême », s’indigne Philippe Lavaud. En cause, encore le réaménagement des horaires. Les élus charentais ont donc lancé la semaine dernière un ultimatum à la SNCF et à RFF, et entendent bien obtenir gain de cause, même s’ils ne disposent désormais plus du levier financier pour faire pression. Philippe Lavaud exige « au moins un TGV par matinée pour rallier Paris », et compte l’obtenir par tous les moyens à sa disposition.
J.?Sa.