Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La DB pourrait généraliser le Wifi gratuit à bord de tous ses trains

    Disponible uniquement sur certaines liaisons à grande vitesse, le Wifi à bord pourrait être étendu à l’ensemble du réseau allemand. Et même devenir gratuit. C’est en tout cas ce que laisse entendre Rüdiger Grube, sans toutefois formuler de promesses concrètes : le chef de la compagnie explique qu’il doit encore négocier avec Deutsche Telekom, le fournisseur d’accès. Pour l’instant, cette offre est payante. Si la généralisation du Wifi à bord de l’ensemble des ICE était déjà dans les cartons, la DB envisage donc de l’étendre aux lignes régionales, qui concentrent 80 % des voyageurs. L’opérateur va notamment lancer une étude de marché pour sonder l’intérêt des usagers. Si la demande se concrétise, « la Bahn se consacrera pleinement à y répondre », affirme Rüdiger Grube.    

    A. H.
     

  • Un partenariat EDF-RFF-SNCF Infra sur les transports exceptionnels

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    EDF, RFF et SNCF Infra ont signé le 21 octobre un contrat de partenariat et de financement pour les transports exceptionnels particulièrement encombrants. « Ce contrat d’une durée de huit ans contribuera à sécuriser et à fiabiliser l’acheminement par voie ferrée de gros composants destinés aux centrales EDF », expliquent les trois partenaires dans un communiqué. Les gros composants (turbines, transformateurs…) utilisés par EDF dans le cadre de la maintenance de ses installations sont d’un volume et d’un poids inhabituels pour les infrastructures ferroviaires. « En effet, le réseau ferré national n’a pas été conçu à l’origine pour procéder à ces TEPE qui, en dehors même de leur gabarit, occasionnent de fortes contraintes pour être insérés dans le trafic », souligne encore le communiqué. Les quelque 4 000 km de voies qui sont susceptibles d’accueillir ce trafic vont donc être particulièrement surveillés dans le cadre de ce partenariat. RFF s’engage aussi à anticiper les études de faisabilité des sillons pour ces transports et à fournir une réponse dans les meilleurs délais aux demandes d’acheminement formulées par EDF, en liaison avec la direction de la Circulation ferroviaire (DCF), qui trace ces sillons.
     

  • A Reims, Veolia-Transdev carbure au marc de raisin

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    Utiliser les déchets locaux pour servir de carburant aux bus. C’est le souhait de Veolia-Transdev et de son partenaire industriel Scania, qui viennent de lancer un test de trois mois sur le réseau de Reims avec un autobus OmniCity qui fonctionne à 100 % avec un bioéthanol issu de marc de raisin et fourni par la coopérative locale, Raisinor. Cette expérimentation a connu une première étape de mai à juillet 2011 sur le réseau de Saint-Quentin avec du bioéthanol de betteraves fourni par le groupe Téréos. Un des objectifs de ces tests est de mesurer l’efficacité énergétique et la consommation réelle de ces bioéthanols comparativement à une exploitation classique au gazole.

  • Madrid – Barcelone en deux heures trente

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    Nouvelle étape dans la grande vitesse entre Barcelone et Madrid : depuis le 24 octobre quatre relations AVE s’effectuent en deux heures trente seulement entre les deux villes, contre 2 h 38 pour le meilleur temps de parcours jusqu’alors. Après de multiples tests, le ministère espagnol du Développement (Fomento) vient de mettre enfin en service l’ERTMS deuxième niveau. Il permet aux rames S 103 (les Velaro construites par Siemens) d’afficher une durée de centre-ville à centre-ville très concurrentielle par rapport au pont aérien existant entre les aéroports Barajas et El Prat. Autorisant la circulation à 310 km/h sur quelques sections, l’ERTMS 2 fonctionne actuellement entre Madrid (Atocha) et Lleida seulement. En décembre, il concernera le tronçon Lleida – Barcelone (Sants) et, avec l’expérience acquise, progressivement toutes les relations directes devraient passer à deux heures trente. L’Espagne dispose aujourd’hui de 1 491 kilomètres de lignes équipées du système ERTMS.    

    M. G.
     

  • Dubaï : accord de coopération avec le hongkongais MTR

    La Road and Transport Authority (RTA) de Dubaï-Emirats arabes unis et l’exploitant du métro hongkongais MTR ont signé un accord de coopération (Memorandum of Understanding) prévoyant notamment des échanges d’informations et d’expertises en matière de planification, de design, d’exploitation et de maintenance des infrastructures et services de transports urbains, tant ferroviaires que routiers, en vue d’améliorer leur efficacité et de mieux assurer leur intermodalité. RTA exploite les lignes rouge et verte du métro de Dubaï, ainsi qu’une flotte de bus de 1 420 véhicules et diverses liaisons de transport maritime. MTR opère pour sa part, outre le métro de Hong Kong, des lignes de métro en Chine, en Australie, en Suède et au Royaume-Uni.

  • Lancement des travaux du RER entre Genève et Annemasse

    Les travaux d’une nouvelle ligne ferroviaire reliant Genève à Annemasse et destinée à désengorger le trafic routier surchargé devraient commencer le 15 novembre prochain, après des années de gestation. Le chantier devrait durer six ans et la mise en service de cette ligne de RER, appelée Ceva (pour Cornavin-Eaux-Vives-Annemasse, soit les gares desservies), est programmée fin 2017. Trois recours contre ce chantier doivent encore être tranchés par le Tribunal fédéral, la plus haute instance judiciaire suisse. Cependant, le risque que le Tribunal fédéral annule le permis de construire serait quasiment nul. Cette liaison ferroviaire devrait coûter 1,5 milliard de francs suisses (1,25 milliard d’euros).
     

  • Passages à niveau : Aximum gagne le marché du contrôle automatisé

    La société Aximum, filiale du groupe Bouygues, a annoncé le 20 octobre avoir remporté l’appel d’offres national du contrôle automatisé de franchissement de passage à niveau. Au total, une cinquantaine de sites pourraient être équipés, suite au souhait du ministère des Transports de sécuriser les passages à niveau les plus dangereux. Le principe de fonctionnement est globalement le même que les systèmes de contrôle automatisé de franchissement de feu rouge, dont Aximum avait précédemment également remporté l’appel d’offres national pour le quart sud-ouest de la France, explique un communiqué d’Aximum. Le contrevenant qui franchit le passage à niveau après l’apparition du signal rouge clignotant est pris en photo deux fois, afin d’établir de façon irréfutable le mouvement du véhicule, et un procès-verbal lui est ensuite automatiquement envoyé par le Centre national de traitement, basé à Rennes.
     

  • DB Netz condamné pour ses pratiques discriminatoires

    DB Netz condamné pour ses pratiques discriminatoires

    Le tribunal administratif fédéral exige le retrait de certaines clauses « abusives » fixées par la filiale de la Bahn lors de l’attribution des sillons. Un jugement qui pose une nouvelle fois la question de l’indépendance du gestionnaire de l’infrastructure. Le verdict était très attendu par tous les concurrents de la Deutsche Bahn qui s’estiment lésés dans leur droit à un juste accès au réseau ferré. Après le prix de l’électricité et les taxes d’arrêt en gare, ce sont cette fois-ci les conditions d’utilisation des sillons qui se retrouvent dans le collimateur de la justice. Par exemple, l’obligation faite aux compagnies empruntant les rails allemands d’embaucher exclusivement du personnel maîtrisant la langue de Goethe, « à l’écrit et à l’oral », précise le gestionnaire de l’infrastructure, tout en ajoutant que cela vaut également pour les agents d’entretien. Autre critère litigieux : DB Netz exige que soit systématiquement réglée l’intégralité du prix des sillons, y compris lorsque les voies sont inutilisables pour cause de travaux. Au total, le tribunal administratif fédéral a listé treize dispositions « discriminatoires », suite à une plainte déposée par l’Agence des réseaux, le gendarme allemand du rail. DB Netz est désormais sommé de mettre fin sine die à ces pratiques qui entravent la concurrence.
    Dans un communiqué, l’opérateur historique cherche à relativiser la portée de cette condamnation. « La justice s’est déjà prononcée sur 99 clauses litigieuses et plus de 80 d’entre elles n’ont pas été recalées », rappelle-t-il. Il n’empêche : ce jugement pose une nouvelle fois la question de l’indépendance de DB Netz. Car cet épisode donne des arguments supplémentaires à tous ceux qui souhaitent que la Deutsche Bahn n’ait plus la main mise sur le réseau. Hasard du calendrier, la commission des Monopoles vient justement de rappeler à l’ordre la DB. Pour la troisième fois en trois ans, cet organe qui conseille le gouvernement sur les questions de concurrence estime qu’il est urgent de placer DB Netz sous la tutelle de l’Etat, afin de garantir « une concurrence juste et stable, dont les usagers seraient les premiers bénéficiaires ». Au passage, les experts égratignent le gouvernement, qui ne prendrait pas ses responsabilités : au début de l’année, le ministre des Transports avait annoncé qu’il ne séparerait pas la Bahn de sa filiale, malgré les injonctions de Bruxelles. Mais ce statu quo n’en finit plus de faire des vagues.
    Le syndicat des conducteurs de trains (GDL) vient désormais à son tour grossir les rangs des partisans du divorce forcé entre la Bahn et sa lucrative filiale (1,2 milliard d’euros de bénéfices attendus en 2015). Pour l’organisation professionnelle, les compagnies privées ne cessent de tirer les salaires de leurs cheminots vers le bas, pour compenser les surcoûts liés à cette compétition biaisée. « La concurrence, ou plutôt la concurrence imparfaite, se fait sur le dos des salariés », déplore Claus Wesselsky, le président de GDL. La DB rejette ces accusations et fustige l’analyse trop simpliste de la commission des Monopoles : « Tous les pays qui ont séparé le réseau des activités opérationnelles ont connu une explosion du prix des sillons », met en garde la compagnie.
        

    Antoine Heulard
     

  • France : une loi pour autoriser les liaisons par autocar entre les villes

    Un projet de loi sur les lignes express nationales par autocar devrait être proposé très rapidement au Parlement. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani, l’a annoncé lors de l’ouverture du congrès de la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), le 19 novembre, en indiquant qu’il ferait son possible pour que le projet soit transmis au Parlement « dès que possible », peut-être dès la cession d’automne. Ce texte de loi, dont VR&Ta pu consulter l’avant-projet, autoriserait les liaisons par autocar entre deux régions limitrophes ou non limitrophes, après consultation des départements ou régions concernés et sous réserve que « la mise en place de ces nouvelles liaisons ne compromette pas l’équilibre économique d’un contrat de service public d’un transport terrestre de personnes ».
    En somme, il s’agit d’autoriser les lignes nationales d’autocar dans un contexte de presque unanimité d’opinion sur ce sujet dans le secteur, et dans la mesure où l’autorisation en début d’année du cabotage sur les lignes internationales a déjà, en partie, ouvert ce marché. Toutes les précautions sont prises pour ne pas inquiéter les lobbies ferroviaires. « Il faut se garder d’opposer les modes sur ce sujet, sinon on va crisper les gens de la citadelle ferroviaire. Et quand elle veut résister, elle est solide, la citadelle », a « euphémisé » le directeur général de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. La mise en place de cette loi pourrait ouvrir la porte à une substitution du train par l’autocar dans les cas où l’usage d’un mode lourd n’est justifié par un nombre suffisant de voyageurs. « Quand on a dans certaines régions des taux d’occupation inférieurs à 25 %, cela pose des questions. Ce que nous préconisons est des mises en valeur du car pour montrer que cela fonctionne ! », a indiqué le président de l’UTP, Michel Bleitrach. « Si l’autocar évolue, nous sommes convaincus qu’il évoluera comme une filière industrielle », a souligné Eric Ritter, le secrétaire général de la FNTV.

  • SNCF : mieux pour les voyageurs, moins bien pour Geodis

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    D’un côté, il y a une « cassure » depuis juin sur le transport de marchandises. « Inquiétante car l’activité de Freight Forwarding (commission de transport) souffre de façon anticipée des inversions de conjoncture. Et l’on peut observer des indicateurs pas extrêmement positifs. » De l’autre, il y a une nette progression pour les voyages « assez équilibrée, aussi bien sur l’Europe qu’en domestique. La conjoncture a, cet été, peut-être incité davantage de voyageurs à demeurer en France ». Pour David Azéma, directeur général délégué du groupe, ce sont les tendances fortes de l’évolution du chiffre d’affaires du groupe SNCF sur les neufs premiers mois, dévoilé le 19 octobre. Si c’est globalement moins bon que prévu pour Geodis, mieux pour les voyageurs, il estime qu’« il n’y a pas d’écart majeur » par rapport aux prévisions budgétaires. « Les performances d’exploitation sont au rendez-vous et nous sommes confiants dans la capacité de tenir les résultats. »