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Auteur/autrice : admin_lvdr

Keolis conserve le réseau de Lisieux
La ville de Lisieux (22 000 habitants environ) a renouvelé sa délégation de service public à Keolis pour une durée de dix ans, le 1er septembre. La ville de Lisieux (22 000 habitants environ) a renouvelé sa délégation de service public à Keolis pour une durée de dix ans, le 1er septembre. L’opérateur en titre remporte ainsi le marché devant Veolia-Transdev, plus cher. Principale nouveauté voulue par la municipalité : la baisse des tarifs, avec un ticket à l’unité qui passe de 0,95 à 0,80 euro. « Avec la baisse du ticket, nous espérons que les Lexoviens seront plus nombreux à utiliser les transports en commun », insiste Gilbert Godereaux, adjoint au maire, chargé des travaux et des transports urbains, qui soutient aussi les initiatives de développement durable. « Il va y avoir des opérations de communication, on va tout faire pour que les bus soient remplis. » Par ailleurs, le parc de bus va être modifié d’ici 2016 pour être accessible aux PMR. Le réseau Lexobus et ses six lignes couvrent non seulement Lisieux mais aussi les communes voisines de Saint-Désir et Beuvillers.
Lors du vote pour choisir le délégataire, les élus municipaux ont regretté une baisse de l’offre, notamment la baisse de la fréquence de la desserte vers Saint-Désir, ou la suppression de la desserte de soirée. Alors que le coût a augmenté pour la municipalité : 806 000 euros sur 10 ans contre 680 000 pour le contrat précédent. « C’est compliqué de négocier avec un seul candidat. Nous avons discuté ardemment, mais la marge de manœuvre était étroite », a expliqué le maire-adjoint aux finances, Jean-Paul Soulbieu. « Ce qui nous est apparu important, c’est le service rendu. »Y. G.
Le Pays d’Aubagne a choisi le Citadis Compact d’Alstom
La communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Etoile a commandé à Alstom huit rames de tramways Citadis Compact. Le constructeur a annoncé le 6 octobre que ce contrat s’élevait à près de 14 millions d’euros et que la livraison était programmée à partir de l’été 2013. Une option a également été posée sur la livraison de 5 à 10 rames supplémentaires d’ici à 2017. Chacune de ces rames peut transporter près de 130 passagers. Ce matériel sera produit sur les sites français du groupe de Valenciennes, La Rochelle, Ornans, Le Creusot, Tarbes et Villeurbanne. Le Pays d’Aubagne et de l’Etoile, 12 communes et plus de 100 000 habitants, est la première collectivité à commander ce nouveau tramway. A l’instar des autres modes de transport de la communauté d’agglomération, l’usage du tramway sera gratuit.
Un tramway à Bogota ?
La municipalité de Bogota pourrait construire un tram en plus de sa future ligne de métro. Des études doivent être lancées prochainement afin de définir la nature du projet, le tracé et le financement d’un « couloir vert ». Cette réflexion de la mairie de Bogota n’est pas un fait isolé. D’autres villes colombiennes réfléchissent à de nouvelles solutions en matière de transport urbain non polluant, car elles commencent à se rendre compte que le choix quasi exclusif des systèmes de bus articulés comme le « Transmilenio » de Bogota n’est pas la meilleure réponse. Alstom, très présent en Colombie depuis plusieurs années, suit de près ces évolutions et s’intéresse au futur « couloir vert », de même qu’aux projets de métro et de trains de banlieue de Bogota.

La DB veut embaucher 70 000 nouveaux collaborateurs sur dix ans
Après des années de restructuration, la compagnie compte désormais étoffer ses effectifs pour assurer son ambitieux développement, tout en anticipant le manque croissant de main-d’œuvre qualifiée. C’est sans aucun doute un changement d’époque à la Deutsche Bahn. Après des années de réduction de personnel, la compagnie s’apprête à lancer une grande campagne d’embauches. Objectif : intégrer 7 000 salariés et apprentis par an, au cours de la prochaine décennie. « Nous allons passer d’une vague de restructuration à une vague de recrutements », explique Rüdiger Grube, le PDG du groupe.
Car la Bahn, qui a bouclé le premier semestre sur un chiffre d’affaires record, affiche une feuille de route ambitieuse : l’objectif est de faire passer les recettes de 34 à 45 milliards d’euros dans cinq ans au plus tard. Pour assurer cette croissance, l’opérateur, qui envisage par ailleurs d’investir 46 milliards d’euros dans l’achat de nouvelles rames et le développement de son réseau, a donc besoin de renforcer ses effectifs. La DB cherche principalement des ingénieurs, des conducteurs de locomotives et des techniciens. Or, depuis plus de dix ans, les chemins de fer allemands ne cessent d’enchaîner les plans d’économies : sur les 380 000 cheminots employés en 1994 lors de la fusion des compagnies est et ouest allemandes, il n’en reste plus que 290 000 dont 100 000 à l’étranger.
Cette période de vaches maigres et l’augmentation de la charge de travail pour les salariés restants ont pesé sur le moral des troupes : 70 % des collaborateurs se disent démotivés, selon une enquête menée en interne. Un résultat qui a passablement dégradé l’image d’employeur de la compagnie. Dans un contexte de forte baisse du chômage outre-Rhin et de pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la Bahn va devoir batailler ferme pour attirer les meilleurs. Et il y a urgence car en l’absence d’embauches le personnel vieillit : l’âge moyen atteint aujourd’hui 46 ans.
Conscient de ces difficultés, Rüdiger Grube affirme qu’il va consacrer la moitié de son temps à ses collaborateurs. Pour mieux convaincre les jeunes de rejoindre ses rangs, la DB rappelle aussi que 90 % des apprentissages débouchent sur une proposition d’embauche. En parallèle, la direction prépare un nouveau concept de gestion du personnel qui réhabilite l’idée de l’emploi à vie : « Les salariés qui le veulent peuvent effectuer toute leur carrière chez nous », affirme le directeur du personnel Ulrich Weber.
Antoine Heulard
Le Moscou – Nice s’arrête à Monaco
Le train Moscou – Nice, lancé en septembre 2010 par la SNCF et son homologue russe RZD, fera une escale de deux minutes à Monaco à partir de la mi-décembre. Les voyageurs intéressés peuvent se procurer des billets dans les 1 100 gares et les 150 boutiques, indique la SNCF. Il s’agit d’un train hebdomadaire traversant sept pays en 50 heures et 23 minutes, qui a transporté près de 6 000 voyageurs au cours des six derniers mois.

Grand Paris – Etienne Guyot : « Tout cela a été mené tambour battant »
Rendant hommage au travail fourni par son prédécesseur, Marc Véron, le nouveau patron du directoire de la SGP, Etienne Guyot, doit lancer les premières enquêtes publiques à l’automne 2012. Dans un climat aujourd’hui apaisé et marqué par la collaboration entre le Stif et la SGP. Entretien. Ville, Rail & Transports. Vous prenez la présidence du directoire de la Société du Grand Paris, après avoir dirigé le cabinet de Michel Mercier, ministre chargé du dossier après la démission de Christian Blanc en juillet 2010. Vous apparaissez de ce fait comme un conciliateur.
Etienne Guyot. Notre objectif, était de rapprocher les deux projets, Arc Express et le métro du Grand Paris qui, pour nous, n’ont jamais été contradictoires, mais complémentaires.
Le travail réalisé par la Société du Grand Paris a été un support fondamental pour préparer l’accord. Le débat public sur les deux projets s’est bien passé parce que les 70 réunions ont été très bien préparées. Ensuite, il a fallu mener une série d’investigations et d’études complémentaires, sur la base du protocole d’accord Etat-région, qui ont permis de conduire à l’acte motivé, puis au schéma d’ensemble. Je rends hommage au travail fait par la Société du Grand Paris sous l’égide de Marc Véron, travail considérable et d’une très grande qualité. La Société du Grand Paris n’existait pas il y a un an, pourtant, le calendrier exigeant fixé par la loi a été tenu.VR&T. Le schéma de transport a été approuvé par un décret publié le 26 août. Que représente cette étape ?
E. G. Pour la Société du Grand Paris, ce décret est notre feuille de route, à réaliser d’ici à 2025, et au-delà pour certaines portions. C’est la concrétisation officielle du schéma d’ensemble voté à l’unanimité des collectivités et des représentants de l’Etat qui composent le conseil de surveillance de la Société du Grand Paris, sous la présidence d’André Santini. Quand on regarde le calendrier depuis un an, tout cela a été mené tambour battant, l’esprit de dialogue réciproque entre l’Etat et les collectivités, au premier rang desquelles la région, a prévalu, et le projet initial a évolué grâce aux apports du débat. L’Etat, pour sa part, a fait preuve d’une grande continuité : le cap donné par le président de la République dans son discours du 29 avril 2009 a été tenu. Trois ministres en charge du Grand Paris se sont succédé : Christian Blanc, Michel Mercier, puis Maurice Leroy qui a amplifié la négociation et conclu l’accord.VR&T. Continuité ? Ce n’est pas le sentiment qu’on a eu quand on est passé de Christian Blanc à Michel Mercier…
E. G. Les principes fondateurs qui visent à améliorer la vie quotidienne et le développement du territoire sont intacts. Le projet a suivi sa route sans discontinuer avec trois ministres, chacun ayant apporté une pierre tout à fait importante à l’édifice.VR&T. Quelle est votre prochaine échéance ?
E. G. Le schéma d’ensemble nous oblige à monter en puissance afin de respecter le calendrier fixé, à savoir les premières mises en service en 2018. A l’été 2012, nous déposerons le dossier préalable aux enquêtes publiques. C’est un énorme dossier à constituer, avec des études d’impact au plan environnemental, au plan socio-économique, au plan de l’urbanisation, pour l’ensemble du projet. Ce dossier doit être soumis pour avis à l’autorité environnementale, puis transmis au préfet qui prendra les arrêtés déclenchant les premières enquêtes publiques. Le projet va donc revenir en consultation auprès de la population, comme la SGP s’y était engagée, avec une succession d’enquêtes publiques, par tronçon, à compter de l’automne 2012.VR&T. Par où commenceront les travaux ?
E. G. Je ne peux pas vous dire à ce stade exactement où seront les premiers tunneliers. Il est important que nous ayons à l’esprit trois préoccupations fondamentales : l’amélioration de la vie quotidienne des gens, le développement économique, en reliant les pôles d’excellence et le désenclavement des territoires. Parmi les priorités, il y a le prolongement de la ligne 14, colonne vertébrale du projet, sous maîtrise d’ouvrage Stif-RATP, avec participation de la SGP, jusqu’à Mairie-de-Saint-Ouen. Il faudra ensuite prolonger au nord de Mairie-de-Saint-Ouen jusqu’à Pleyel, sous maîtrise d’ouvrage Société du Grand Paris, tout comme au sud entre Olympiades et Orly. Par ailleurs, les études sont bien avancées sur l’ensemble des gares de la grande rocade « rouge », notamment sur sa partie sud, entre Pont-de-Sèvres et Noisy-Champs. La desserte de Saclay, projet d’intérêt national, est également une priorité (ligne « verte » Orly – Versailles via Saclay).
Conformément à ce qui a été dit, les travaux commenceront à plusieurs endroits en même temps, sans qu’il soit question de phasage.VR&T. Comment se passe la concertation avec le Stif ?
E. G. Nous sommes en train de discuter avec le Stif de l’Arc est proche, de la prolongation de la ligne 14 et d’une convention globale Stif-SGP sur l’ensemble du réseau. Nous avons des contacts de qualité. Je crois que chaque partie a conscience de sa responsabilité et de l’obligation de réussir.
Nous sommes amené à travailler ensemble sur toute une série de sujets. Par exemple sur les matériels roulants de la ligne 14 : Stif et RATP étant maîtres d’ouvrage sur une partie du prolongement de la ligne 14 jusqu’à Mairie-de-Saint-Ouen, et la SGP sur sa prolongation au nord et au sud, cela va nous amener à acquérir chacun des matériels roulants. Mais il faut évidemment que ces matériels, comme les systèmes qui les accompagnent, soient les mêmes et que l’on regarde les possibilités d’avoir des marchés groupés. Pour l’Arc est proche, qui viendra se « brancher » sur la ligne rouge et, une fois prolongé jusqu’à Nanterre, sur la ligne verte, il peut y avoir des questions d’interopérabilité, en matériel comme en fonctionnement. Nous avons donc besoin d’avoir un dispositif d’échange et de concertation très étroit pour avancer ensemble.VR&T. Où en est le financement ?
E. G. Je rappelle qu’il est assuré de trois manières. Première ressource, des recettes fiscales de trois types : l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (Ifer) prélevée sur le matériel roulant de la RATP, une taxe spéciale d’équipement et enfin une partie de la taxe locale sur les bureaux. Deuxième ressource annoncée, la dotation en capital de 4 milliards de l’Etat. Troisième ressource, l’emprunt porté par la SGP. La ressource fiscale est pérenne et devrait atteindre 400 millions par an. Elle est actuellement de 300 millions, du fait d’une réattribution à l’Anru d’une partie de la taxe locale sur les bureaux, jusqu’à fin 2013. La deuxième ressource interviendra à compter de 2014 et sera libérée en fonction des besoins. Et les emprunts seront levés à partir de 2016. Je n’ai pas le don de prévoir quelles seront alors les conditions économiques…VR&T. Comment préparez-vous l’implantation des gares ?
E. G. Nous avons un partenariat très étroit avec les communes et les intercommunalités, c’est essentiel. Les études sur les 57 gares dont la Société du Grand Paris a la maîtrise d’ouvrage ont toutes été engagées. C’est considérable ! Certains ouvrages seront plus complexes que d’autres à réaliser. La future gare de La Défense sera complexe, celle de Saint-Denis-Pleyel aussi, du fait de l’interconnexion des lignes rouge et bleue (ligne 14 prolongée) et de l’éventualité d’implantation d’une gare TGV.
Une quarantaine de « comités de pilotage gares » ont été mis en place et les autres le seront prochainement. Ces comités associent étroitement les élus des collectivités et les partenaires concernés : le Stif et les services de l’Etat. Leur premier objectif est justement de caler définitivement l’implantation des gares dans leur environnement urbain, ce qui est fondamental pour le maire d’une commune.
VR&T. Où en sont les contrats de développement territorial ?
E. G. Ils sont pilotés par le préfet de région avec l’assistance de la Société du Grand Paris. Ils ont été initiés au regard des dix territoires d’excellence de la région capitale identifiés à l’origine du projet, ce qui démontre une certaine continuité dans la vision du projet. Comme cela a été expliqué par la Société du Grand Paris, ce réseau a un double objet : améliorer la vie quotidienne des gens en facilitant les liaisons de banlieue à banlieue et les correspondances avec les lignes existantes, les gares TGV et les aéroports. Il vise aussi à relier entre eux les pôles d’excellence, ce qui est essentiel en termes de développement économique, de recherche et de désenclavement.
Concernant les projets de contrat de développement territorial, des comités de pilotage se réunissent sous l’autorité du préfet de région, avec la participation active de la Société du Grand Paris. Le lien avec le réseau de transport se fait par les gares. Les 57 gares dont la Société du Grand Paris a la maîtrise d’ouvrage vont irriguer ces territoires, être le lieu de nouvelles centralités autour desquelles vont se construire des logements, des activités économiques, des pôles de service. Le réseau de transport est l’épine dorsale de ce développement.VR&T. Dès le départ, vous avez insisté sur le développement durable. Qu’en sera-t-il par la suite ?
E. G. Notre chantier est emblématique. Une étude d’évaluation environnementale de 800 pages, inédite et exemplaire, a accompagné la phase de conception du projet. Nous avons le souci de poursuivre de la même manière. Etre exemplaire au moment du dossier préalable à l’enquête publique, qui comportera une étude environnementale. L’être également dans la tenue de l’ensemble des chantiers de la construction : la manière dont on va évacuer les déblais, par exemple en utilisant la Seine, afin d’éviter une noria de camions ; la manière dont on va utiliser les ressources énergétiques, par exemple la géothermie. Autant de questions qui se posent et que nous allons aborder avec l’esprit de la plus grande innovation.
Propos recueillis par François Dumont
Lavalin rachète une société de conseil en technologie ferroviaire
SNC-Lavalin accroît sa présence dans le secteur des infrastructures ferroviaires grâce à l’acquisition d’Interfleet Technology, société internationale d’experts-conseils en technologie ferroviaire. Les termes financiers n’ont pas été précisés à l’annonce de la transaction par la firme d’ingénierie de Montréal, le 4 octobre. Fondée en 1994, Interfleet, qui est spécialisée dans les domaines du matériel roulant, des réseaux ferroviaires et de la gestion stratégique de voies ferrées, compte près de 600 employés au Royaume-Uni (où se trouve son siège), en Scandinavie, Europe centrale, Australasie, Inde et Amérique du Nord. Pour David Rollin, directeur général d’Interfleet Technology, les deux entreprises « se complètent sur le plan de l’étendue géographique, et la culture et les plans stratégiques des deux entreprises s’accordent ». SNC-Lavalin est très impliquée dans le secteur des infrastructures de transport. Son dernier projet d’importance, en 2009, a été le réseau de transport rapide Canada Line, entre Vancouver Richmond et l’aéroport international de Vancouver.
Les Français favorables à l’arrivée de la concurrence… mais avec des nuances
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Alors que les Assises sur le ferroviaire battent leur plein, l’Association française du rail qui regroupe les opérateurs concurrents de la SNCF, a commandé un sondage à CSA pour prendre le pouls des Français vis-à-vis de l’ouverture des marchés. Selon ce sondage réalisé les 11 et 12 octobre auprès d’un échantillon de 1 011 personnes, les interviewés se disent majoritairement favorables (70 %) à l'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire. Mais quand la question leur est posée différemment, évoquant de façon plus précise l’arrivée de trains privés sur le réseau, ils ne sont plus que 57 % à le souhaiter. Contre 40 % estimant que cette activité doit rester « sous le monopole complet » de la compagnie nationale. De même, l’enquête pointe « un retard important de crédibilité des acteurs privés sur la SNCF » tant celle-ci apparaît presque « comme la seule dépositaire du service ferroviaire » dans l’imaginaire des Français. Selon les auteurs de l’étude, « les leviers d’entrée dans ce marché semblent être en premier lieu la baisse des retards ou des grèves, et des prix des billets […], qualités que les Français anticipent de la part de nouveaux entrants ».
M.-H. P.

Air France prépare sa riposte au TGV Rhin-Rhône
L’ouverture de la ligne Euroairport (Bâle-Mulhouse – Marseille), le 2 octobre, sur une fréquence quotidienne confirme le changement de stratégie d’Air France face au TGV : la compagnie, qui a perdu 885 000 passagers au départ de Strasbourg et de l’Euroairport depuis la mise en service du TGV Est, n’entend pas répéter le même scénario de réduction de l’offre et de tarifs d’appel non compétitifs avec le Rhin-Rhône. L’ouverture de la ligne Euroairport (Bâle-Mulhouse – Marseille), le 2 octobre, sur une fréquence quotidienne confirme le changement de stratégie d’Air France face au TGV : la compagnie, qui a perdu 885 000 passagers au départ de Strasbourg et de l’Euroairport depuis la mise en service du TGV Est, n’entend pas répéter le même scénario de réduction de l’offre et de tarifs d’appel non compétitifs avec le Rhin-Rhône. « Cette nouvelle ligne vers Marseille s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de notre première base en province. La meilleure productivité à l’escale nous permet de proposer un Marseille – Euroairport à partir de 51 euros taxes comprises », annonce Eric Fuchsmann, directeur d’Air France pour la région Est. La classe tarifaire la plus avantageuse sur la ligne existante Strasbourg – Marseille s’alignera sur les prix pratiqués à l’Euroairport.
Air France conforte également sa ligne Strasbourg – Lyon , opérée depuis l’hiver dernier sur des avions jugés plus confortables. « La desserte en TGV de la région Rhône-Alpes et de la Provence me semble peu adaptée à la clientèle affaires », poursuit Eric Fuchsmann. Lors de la mise en service du TGV Rhin-Rhône, le 11 décembre, les six relations quotidiennes Strasbourg – Lyon s’effectueront en 3h40. Avec le raccordement de Mulhouse, fin 2012, les trains directs réaliseront le parcours en 3h15. « Ces temps de parcours intéresseront essentiellement la clientèle loisirs », juge Eric Fuchsmann. La SNCF n’a pas encore dévoilé sa politique tarifaire sur le Rhin-Rhône.
Avec cette offensive régionale, la crainte d’une disparition d’Air France à Strasbourg en 2016, pour la mise en service de la deuxième phase du TGV Est, tend à s’estomper. « A moins de deux heures en TGV, l’aérien va encore perdre une part de trafic », reconnaît Eric Fuchsmann. « Mais si RFF pratique le juste prix sur ses lignes à grande vitesse, nos tarifs auront tendance à se rapprocher. En 2016, qui sait, l’aérien sera peut-être l’offre la moins chère. »
Olivier Mirguet

Albi et sa région adoptent la carte Pastel
La communauté d’agglomération de l’Albigeois (C2A), qui compte plus de 82 600 habitants répartis dans 17 communes dont Albi, a lancé, le 1er septembre, un titre de transport multimodal pour les usagers des bus albigeois, qu’elle gère en régie. La communauté d’agglomération de l’Albigeois (C2A), qui compte plus de 82 600 habitants répartis dans 17 communes dont Albi, a lancé, le 1er septembre, un titre de transport multimodal pour les usagers des bus albigeois, qu’elle gère en régie. La communauté d’agglomération de l’Albigeois (C2A), qui compte plus de 82 600 habitants répartis dans 17 communes dont Albi, a lancé, le 1er septembre, un titre de transport multimodal pour les usagers des bus albigeois, qu’elle gère en régie. Pour cela, la C2A est entrée dans le cercle des utilisateurs de Pastel, cette carte de transport électronique personnalisée, déjà présente en région Midi-Pyrénées, dans le département du Tarn (Tarn Bus) ou dans l’agglomération toulousaine (Tisséo). A Albi, la carte Pastel remplace les coupons d’abonnement sur le réseau, même si les voyageurs occasionnels pourront toujours acheter le ticket unitaire à 1 euro. Vendu 2 euros (6 euros de renouvellement si perdu), ce nouveau titre de transport est rechargeable. Il permet de stocker de 10 voyages pour les usagers classiques à 375 pour les scolaires, soit un AR par jour pendant la période scolaire. Le voyageur dispose ensuite de deux ans pour utiliser les voyages qu’il a chargés à l’espace de vente du réseau à Albi. A la mi-septembre, la recharge pourra être effectuée chez l’un des 14 dépositaires revendeurs répartis dans les communes de l’agglomération albigeoise. Pour l’instant, il n’est pas envisagé de recharge via Internet. L’autre atout de la carte Pastel, c’est la multimodalité. Elle peut en effet héberger des titres de Tarn Bus, du TER ou de Tisséo. Même si, pour l’instant, il faut encore s’adresser à chacun d’eux pour les acheter, « l’objectif est de voyager dans toute la région Midi-Pyrénées avec une seule carte réseau », explique Jean-Michel Bouat, chargé des transports urbains à la C2A.
Y. G.