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Auteur/autrice : admin_lvdr
Accident dans le métro de Shanghaï
270 blessés, la plupart, légers. Tel est le bilan de la collision entre deux rames de la ligne 10 du métro de Shanghaï, à proximité de la station de Laoximen, le 27 septembre dernier. Les observateurs soulignent les similitudes apparentes entre cet accident et la catastrophe de Wenzhou, en juillet dernier, mettant en cause deux trains à grande vitesse : comme à Wenzhou, l’une des deux rames de métro était immobilisée et la seconde l’a percutée, à cause d’un défaut probable de la signalisation sur laquelle une panne avait été détectée 40 minutes avant le drame, obligeant les conducteurs à passer en mode manuel. Un incident analogue du système de signalisation de la ligne 10 – fourni par Casco Signal, joint-venture entre Alstom et le Chinois CRSC – avait déjà eu lieu le 28 juillet dernier, provoquant un changement de direction erroné d’une rame. D’autres problèmes ont par ailleurs récemment affecté la ligne 10. En août dernier, un court-circuit avait ainsi arrêté une rame et obligé ses passagers à évacuer via la cabine de pilotage. Pour rappel, la ligne 10, inaugurée en avril 2010 – et son extension jusqu’à l’aéroport de Hongqiao en décembre 2010 – relie, sur 29,6 km et 27 stations, la ville nouvelle de Jiangwan au centre de Shanghaï.
François Boucher
Interconnexion Sud de l’Ile-de-France : RFF souhaite une gare TGV à Orly
Après le débat public sur le projet de ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France, qui s’est tenu entre décembre 2010 et mai 2011, c’était au tour de RFF de présenter ses choix. Le 22 septembre, le gestionnaire des infrastructures a décidé de poursuivre « les études sur les retombées économiques des différents scénarios ». Selon les différentes hypothèses, ce projet qui veut permettre aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris, a une longueur comprise entre 16 et 31 kilomètres pour un coût estimé entre 1,4 et 3,3 milliards d’euros. RFF se prononce d’ores et déjà pour une gare TGV à Orly. Au cas où une seconde gare serait édifiée, RFF retient une localisation à Sénart, sur le RER D. Après une phase de concertation, RFF devrait annoncer en 2012 quel scénario il retient.
Nouvelle ligne entre Madrid et son aéroport
Depuis le 23 septembre les Madrilènes peuvent se rendre à l’aéroport de Madrid-Barajas par le réseau de banlieue. La ligne C1 permet en effet de rejoindre l’aérogare T4 en 18 minutes depuis le centre de la capitale (quartier des ministères) avec un départ toutes les 30 minutes. Une ligne spécifique de 8,8 km a été construite qui, dans la partie souterraine à l’approche de l’aérogare, est équipée d’un troisième rail pour des circulations à grande vitesse ultérieures. L’investissement global a été de 218 millions d’euros. Son trafic aérien annuel étant de l’ordre de 50 millions de passagers, l’aéroport de Barajas sera ainsi inclus dans le réseau UIC ibérique. Il était déjà accessible directement par la ligne 8 du métro madrilène.
M. G.

La future halle de la gare de Lyon prend forme
A Paris gare de Lyon, les travaux d’agrandissement de la plateforme jaune n’ont pas connu de pause pendant l’été. A Paris gare de Lyon, les travaux d’agrandissement de la plateforme jaune n’ont pas connu de pause pendant l’été. À l’emplacement de l’ancien bâtiment E, la petite halle est désormais totalement opérationnelle après la fin de la pose des vitrages. 900 m2 supplémentaires sont désormais à la disposition des voyageurs. La grande halle, qui existe depuis 1927, a fait l’objet d’une rénovation complète. Le plafond bas provisoire mis en place pour permettre l’exécution des travaux tout en maintenant la circulation des voyageurs a été retiré et on peut de nouveau profiter du volume. La luminosité est revenue et on commence à apprécier ce que sera la future gare. Côté place Henri-Frenay, la nouvelle grande halle (60 x 30 m) prend forme. Le châssis est en place et les vitres sont en cours de montage. À l’automne, il restera à finaliser les équipements. Outre les espaces dédiés aux flux des voyageurs, près de 50 commerces vont s’installer dans ces 4 400 m2 de la future plateforme jaune. Objectif : que tout soit prêt pour le 11 décembre 2011.
Marc CARÉMANTRANT
Turquie : les TCDD engagent un programme de coopération avec l’Adif espagnole
Au terme d’un séjour de l’Adif à Ankara, début septembre, le RFF espagnol a conclu avec les chemins de fer turcs (TCDD) un programme de coopération en trois points :
– poursuite du travail de conseil pour les lignes à grande vitesse. Déjà entamé par l’Adif pour la ligne Ankara – Eskisehir (Istanbul) opérationnelle depuis 2009, il s’intensifie par la formation de techniciens à la circulation et à la maintenance pour la ligne Ankara – Konya inaugurée en août dernier,
– formation de 150 cadres TCDD à la construction de lignes à grande vitesse et à un trafic mixte sur celles-ci (voyageurs-fret),
– recherche de coopérations à mener en commun avec des réseaux tiers du Moyen Orient (Irak, Egypte et Syrie sont évoqués) et surtout ceux d’Asie centrale, avec, en arrière-plan, le déploiement diplomatique turc en cours.Actuellement, des rames type S 120 construites par CAF roulent sur Ankara – Istanbul, et des entreprises d’équipement ibériques (OHL et Dimetronic) ont reçu des lots pour l’équipement du tunnel ferroviaire qui se creuse sous le Bosphore (projet Marmara).
M. G.

Agir lance l’achat groupé pour les transports publics
C’est une bien mauvaise nouvelle pour les fournisseurs qui font leur marge sur les petits réseaux. En adhérant à la centrale d’achat du transport public, lancée le 8 septembre par Agir, l’association du transport public indépendant, les « petits » peuvent dorénavant bénéficier de conditions faites à tous ceux qui achètent en gros. C’est une bien mauvaise nouvelle pour les fournisseurs qui font leur marge sur les petits réseaux. En adhérant à la centrale d’achat du transport public, lancée le 8 septembre par Agir, l’association du transport public indépendant, les « petits » peuvent dorénavant bénéficier de conditions faites à tous ceux qui achètent en gros. « L’idée de départ est de mutualiser les achats », a indiqué Marc Delayer, directeur du réseau de Cholet et président de la centrale d’achat. Agir n’a rien inventé, des collectivités se groupaient déjà pour acheter certains biens, notamment le carburant. Mais c’était une démarche trop isolée et ponctuelle. La centrale d’achat du transport public la systématise. Le premier avantage qu’offre ce service est de libérer les acteurs de la contrainte que peut constituer la passation des marchés, tout en se blindant juridiquement et en respectant le code des marchés publics. L’autre avantage est de bénéficier d’une meilleure qualité, puisque les contrats cadres seront négociés par des spécialistes de chaque bien acheté au sein des réseaux Agir. Par effet de volume, les prix d’achat devraient le plus souvent être bien inférieurs à l’achat en solo. Les deux premiers marchés passés en septembre concernent des assurances et 6 bus au GNV pour le compte de Forbach. Ce qui créera deux références au catalogue, dont tout membre de la centrale pourra, s’il le souhaite, bénéficier très rapidement en passant un marché subséquent. « L’idée est que la petite régie de transport scolaire qui achète un bus tous les dix ans puisse bénéficier de tout cela », indique Arnaud Rabier. Ce service d’achat est financé par une taxe avoisinant les 2 % du montant de chaque marché, un tarif bien inférieur à celui de l’Ugap, dont la marge peut dépasser les 6 %. « Ce n’est pas une activité économique, c’est un service que nous apportons aux adhérents, l’idée est simplement de couvrir les frais de structure », indique le secrétaire général d’Agir, Arnaud Rabier. L’adhésion à la centrale est gratuite et elle est ouverte à tous les réseaux indépendants et à toutes les AOT, y compris celles qui ne sont pas adhérentes d’Agir. Il n’est évidemment pas interdit qu’on leur propose de le devenir.
Guillaume LEBORGNE
Le Gart et l’UTP en réflexion sur le modèle économique
Le modèle économique actuel des transports publics urbains est en crise. Et le Gart et l’UTP ont décidé de le remettre à plat de concert. « Nous réaliserons une analyse approfondie avec le Gart pour réfléchir à la pérennité du modèle économique, puis définir des lignes communes »,a expliqué Michel Bleitrach, nouveau président de l’UTP, en dévoilant sa feuille de route devant une dizaine de journalistes. L’équation est simple, elle est posée par Jean-Marc Janaillac, vice-président de l’UTP et DG chargé du développement à la RATP : « La volonté des collectivités d’étendre les réseaux urbains sur des zones moins urbanisées engendre une hausse structurelle du coût par personne transportée, alors que parallèlement, les recettes sont en baisse ou stagnent ».Des recettes en berne puisque la fréquentation, subissant la crise de plein fouet, baisse ou stagne dans tous les réseaux en 2009 et 2010, qui obligent la profession toute entière à se poser la question « Est-ce que le modèle peut subsister ? ».
Gefco : la SNCF explique qu’elle perdait de l’argent
Selon Pierre Blayau, le directeur général de SNCF Geodis, Gefco n’a pas renouvelé son contrat avec la SNCF pour le transport ferroviaire de ses voitures car il n’a pas voulu s’inscrire dans le nouveau plan de transport de la SNCF, baptisé multilots-multiclients, qui nécessite de s’engager sur des volumes et s’accompagnait d’un relèvement des tarifs. SNCF Geodis fournissait une double prestation à Gefco : l’organisation de la logistique et la traction des trains. Gefco, qui est commissionnaire de transport, a décidé de reprendre en main cette fonction d’architecte du plan de transport, selon Pierre Blayau. Le groupe a uniquement sous-traité la traction des trains à des concurrents de la SNCF : ECR, Europorte et Colas, « qui ont un avantage compétitif de 20 % », précise le patron de Geodis. Pour la SNCF, la perte de ce contrat se traduit par 27 000 wagons à transporter en moins. Soit 10 % du nombre total de wagons acheminés annuellement par la société nationale. La répercussion sur le chiffre d’affaires ne serait que de 3 % car ce contrat était réalisé à perte par la SNCF.
Vossloh Cogifer acquiert la société américaine JMI
Le 30 juin, Vossloh Cogifer a acquis le fabricant américain d’équipements de signalisation ferroviaire JMI (J Rail Components & Manufacturing). Implantée à Grass Valley (Californie), cette entreprise de 28 salariés a réalisé un chiffre d’affaires de 4,7 millions de dollars (3,5 millions d’euros) en 2010. Ses principaux clients sont actuellement les grands réseaux ferrés américains (Class I) et les réseaux de transports en commun. La gamme de JMI vient compléter l’offre en matière de signalisation de Vossloh Cogifer sur le marché des grands réseaux américains, ainsi que dans les pays où les normes techniques américaines sont en vigueur.
Une nouvelle navette conteneurisée entre Dunkerque et Paris
Rail Link Europe a inauguré le 21 septembre une navette ferroviaire conteneurisée hebdomadaire, d’une capacité de 80 EVP, entre le terminal des Flandres de Dunkerque-Port et le terminal de Bonneuil-sur-Marne dans le sud-est de la région parisienne. L’opérateur souhaite ainsi proposer une offre de transport combiné dédiée aux chargeurs présents dans le sud-est de la région parisienne. « Cette nouvelle liaison, bien cadencée par rapport aux escales de navires-mères touchant Dunkerque et réalisée en “saut-de-nuit” bénéficie d’une procédure douanière super-simplifiée », souligne le port de Dunkerque dans un communiqué. L’objectif est d’élever rapidement la fréquence de cette navette à 2 rotations par semaine. La traction a été confiée à Europorte, filiale du Groupe Eurotunnel.