Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Geodis renonce à acheter Tatex

    Geodis, filiale de la SNCF, et le groupe Tatex (ex-TAT Express) ont indiqué le 13 juillet avoir renoncé à leur rapprochement. l’Autorité de la concurrence avait en effet exprimé, le 21 juin dernier, des « doutes sérieux » sur le rachat de l’entreprise de messagerie express par Geodis, compte tenu de la similarité de leurs activités. En 2010, Geodis a réalisé un chiffre d’affaires de 6,5 milliards d’euros et Tatex d’environ 140 millions d’euros.
     

  • La station Argentine prend ses nouvelles couleurs

    La station Argentine prend ses nouvelles couleurs

    Seule station du métro parisien à porter un nom de pays, Argentine affiche de nouvelles couleurs et se modernise. Inaugurée le 15 juin, elle bénéficie d’une nouvelle scénographie à vocation culturelle. Le but : jouer sur l’ambiance globale des espaces et offrir aux voyageurs de multiples contenus historiques, ludiques, pédagogiques. Seule station du métro parisien à porter un nom de pays, Argentine affiche de nouvelles couleurs et se modernise. Inaugurée le 15 juin, elle bénéficie d’une nouvelle scénographie à vocation culturelle. Le but : jouer sur l’ambiance globale des espaces et offrir aux voyageurs de multiples contenus historiques, ludiques, pédagogiques. Remarquables, huit panneaux équipés de boîtes à lumière dévoilent les photographies des somptueux paysages des chutes d’Iguazú, du grand glacier Perito Moreno, de la Quebrada de Humahuaca… autant de sites naturels et culturels argentins classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Parallèlement, six panneaux illustrent l’art et la culture de l’Argentine, pour mettre en valeur le tango, le monde du gaucho, les personnalités marquantes de la société argentine, les dernières tendances artistiques dans le design, le cinéma et le théâtre, le vin et la gastronomie, les traditions agricoles… Quant aux sièges de la station, ils sont bleus, la couleur emblématique de ce pays.
    Original, l’aménagement de cette station est le fruit d’une collaboration, entamée en 2007, entre les ministères du Tourisme, des Relations extérieures, du Commerce international et du culte argentins, et la RATP. Pour le transporteur, qui profite du réaménagement des stations de la ligne 1 à l’occasion de son automatisation, cela contribue à « forger des ambiances, créer des surprises positives avec cet aménagement spécifique, comme un film documentaire qui se prolonge en explications détaillées. » Ils doivent pouvoir être appréciés, un instant ou quelques minutes, tant par le voyageur sur le quai que par celui qui est dans la rame ou sur le quai d’en face. Chargé d’affaire des projets culturels, Olivier Coudert précise que ce cas reste – presque – unique, avec les stations Arts-et-Métiers, avec son sous-marin géant, et Louvre-Rivoli, avec ses statues dans les murs, et n’a pas vocation à se généraliser. Toutefois, des projets parallèles sont évoqués pour Javel-André-Citroën. Avec la même volonté d’y tisser un lien fort entre « le dessus et le dessous ». Plus discrètement, dans près de la moitié des stations de métro, des objets historiques sont disséminés. Comme autant de facteurs « d’émotions positives », modestement distillées, « histoire de ne pas inonder le réseau. »   

     P. G.

  • Début des travaux de la première ligne de tramway de Tours

    Le 11 juillet, les travaux de voies ferrées ont démarré dans trois secteurs à Tours et à Joué-lès-Tours, après la fin des travaux de déviation et de modernisation du réseau. La ligne, composée de 29 stations sur 15 km, traverse ces deux communes. 54 900 voyageurs par jour sont attendus lors de la mise en service qui aura lieu au plus tard le 1er septembre 2013. Le coût du projet est estimé à 369,1 millions d’euros.
     

  • Renfe taille dans son offre grande vitesse pour le Levant

    A l’occasion de son service d’été, la Renfe a décidé de réduire quelques services sur la ligne à grande vitesse Madrid – Valence qui dessert le Levant espagnol. Inaugurée le 18 décembre 2010, cette liaison rencontre le succès sur l’artère principale entre les deux capitales, mais guère pour le « cabotage » entre les autres villes. Ainsi la Renfe vient de supprimer le service direct à grande vitesse (rames 120 fournies par CAF) entre Tolède-Cuenca et Albacete qui irriguait ainsi les principales cités de la communauté autonome de Castilla-La Mancha. Selon la presse madrilène, ce train a accueilli 2 796 passagers en six mois, soit 15 au quotidien. Et la mise en service de la rame coûtait 18 000 euros par jour.    

    M. G.

  • Consensus sur la LGV interconnexion Sud Ile-de-France

    Oui à la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. D’après la commission nationale du débat public (CNDP) qui a présenté ses conclusions le 12 juillet, il y a un consensus sur ce projet défendu par RFF pour améliorer le réseau existant en permettant aux TGV d’effectuer des parcours de province à province sans passer par Paris. RFF souhaite aussi renforcer l’intermodalité entre le TGV et l’avion grâce à la création d’une gare à l’aéroport d’Orly, ce qui a fait l’objet d’un consensus durant les débats. Deux tracés ont aussi été retenus, l’un reliant Massy-Orly et Valenton-Limeil-Brévannes grâce à un tunnel de 18 km, avec éventuellement la création d’une gare à Villeuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) pour un coût 3,1 milliards. L’autre desservirait le secteur de Sénart (Seine-et-Marne), avec un tunnel de 31 km et une gare à Lieusaint (3,3 milliards d’euros). RFF devrait faire connaître sa position au cours de son prochain conseil d’administration le 22 septembre.

  • Deutsche Bahn demande officiellement à emprunter le Tunnel sous la Manche

    Deutsche Bahn a annoncé le 12 juillet avoir déposé auprès de la Commission intergouvernementale (CIG), organisme chargé de la sécurité de l’infrastructure, une demande d’autorisation pour emprunter le tunnel sous la Manche, sur lequel Eurostar, la filiale à 55 % de la SNCF, dispose actuellement du monopole pour les trains à grande vitesse. La compagnie allemande, qui souhaite relier Londres en 2013, se dit « optimiste » sur l’obtention d’un aval de principe dès cet été. Une étape décisive a déjà été franchie le mois dernier avec le feu vert de la CIG à la motorisation répartie équipant les trains à grande vitesse Siemens, utilisés par Deutsche Bahn mais aussi commandés pour l’avenir par Eurostar. Ces trains devront encore recevoir d’autres autorisations : ils se présentent en effet, en général, en deux éléments de 200 mètres chacun, ce qui est pour l’heure incompatible avec la réglementation du Tunnel.

  • Le maire de Londres s’oppose au projet HS2

    Le maire de Londres, Boris Johnson, ne soutiendra pas le projet de liaison ferroviaire à grande vitesse entre la capitale et Birmingham, à 170 km au nord, baptisée HS2 (High Speed 2), à moins que la section de Londres ne soit entièrement souterraine, selon une lettre publiée le 3 juillet par le Sunday Telegraph. Mais cela augmenterait les délais et surtout les coûts de construction alors qu’il est le seul programme d’infrastructure majeur (une vingtaine de milliards d’euros) sauvé des coupes budgétaires du gouvernement. Lancée le mois dernier, la consultation publique a permis de prendre la mesure de la mobilisation des opposants au projet. Le gouvernement estime pourtant avoir fait preuve de prudence, visant un début des travaux en 2017 pour une inauguration en 2026. Birmingham serait alors à 50 min de Londres, contre 1h30 actuellement. L’objectif est, à plus long terme, de prolonger la ligne jusqu’à l’Ecosse via deux branches, l’une passant par Manchester et l’autre par Leeds.

  • Russie : première commande passée à Stadler

    Le 12 juillet, à l’occasion de l’ouverture du forum Swissrail à Moscou, le conseiller fédéral suisse Johann Schneider-Ammann a annoncé que Stadler Rail avait remporté sa première commande en Russie : 100 modules moteurs à livrer à Transmashholding, dont une tranche ferme de deux prototypes (fin 2012). Ces modules entreront dans la composition de 50 rames (le prototype et 49 en option) que Metrovagonmash, filiale de Transmashholding, doit livrer aux RZD. Chiffrée à 240 millions de francs suisses (205 millions d’euros), cette commande n’est toutefois pas la première sur laquelle Stadler Rail travaille pour la voie large de 1 520 mm : le constructeur suisse doit en effet livrer 38 rames Flirt en Estonie, 32 autres en Finlande et 10 en Biélorussie. Les premières de ces rames sont déjà en service dans ces deux derniers pays.
     

  • Quand Joël Lebreton fait du Transdev chez Keolis

    En ce début d’été, Joël Lebreton donne à Keolis ses conseils pour faire tomber les Sem. L’ancien patron de Transdev, écarté, ainsi que Cyrille du Peloux, lors de la phase finale de la fusion Veolia-Transdev, a été nommé en juin conseiller de Guillaume Pepy au sein du groupe SNCF. Entre autres missions, Joël Lebreton travaille en ce moment avec la direction de Keolis sur la structuration des Sem. Il apporte à Keolis, moins connaisseur en la matière (ses réseaux majeurs en Sem sont Le Mans et Pau), sa connaissance de ces structures partenariales et de leur philosophie. Fort de ce soutien hors pair, le groupe Keolis a par ailleurs prévu de mettre sur pied une sorte de club de réflexion pour les élus sur le futur des transports publics, un peu sur le modèle de la fameuse association des réseaux Transdev, Trans.cité. Cette association d’élus, qui devrait voir le jour « dans l’année », proposerait aux élus français d’aller observer qui se fait de plus innovant dans d’autres pays.
     

  • Lyon – Turin : vers des travaux en deux temps

    La commission intergouvernementale (CIG) italo-française a approuvé le phasage des travaux de la liaison Lyon – Turin, lors d’une réunion à Rome le 6 juillet. Cette décision laisse présager une réalisation du chantier en deux temps : primo, la construction du tunnel de base sous les Alpes ainsi que la réalisation de la nouvelle gare de Suse. Secundo, la réalisation de la Ligne Suse – Turin. Entre les deux phases de chantier, l’Italie, qui veut échelonner les investissements, se contenterait de raccorder la ligne sortant du tunnel à une ligne historique jusqu’à Turin. Lors de cette réunion, la CIG a aussi évoqué les négociations entre les deux pays à propos de l’avenant au traité fondateur. Une signature doit avoir lieu rapidement pour ne pas perdre des financements européens.     

    E. K.