Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Lyon va lancer sa Web-radio d’info sur les déplacements

    « Faire circuler l’information, c’est faire circuler les différents modes de transport. L’accès à l’information assure la fluidité de la ville », affirme Gilles Vesco, vice-président aux nouvelles mobilités urbaines du Grand Lyon. Forte de la nécessité de partager « la digitale info », la collectivité vient de voter le principe d’une subvention annuelle de 173 000 euros sur trois ans permettant le lancement d’une Web-radio d’information des déplacements multimodaux. Objectif : faciliter les déplacements des habitants et les encourager à adopter des habitudes de mobilité durable.
    La Web-radio s’appuiera sur la centrale de mobilité(*), déjà utilisée pour Info-trafic (14 000 abonnés mail/SMS), pour diffuser une information déplacements tous modes en temps réel, disponible 24 heures sur 24 et facile d’accès « pour le plus grand nombre ». C’est donc la solution embarquée sur soi – le smartphone – qui permettra d’écouter la Web-radio et de recevoir toutes les infos sur les conditions de mobilité, notamment en cas de problèmes sur les réseaux routiers et de transports en commun. Le dispositif ouvert aux gestionnaires de réseaux est financé, outre le Grand Lyon, par les collectivités partenaires, départements du Rhône et Sytral (173 000 euros/an sur trois ans), région (151 000 euros/an) et Etat (151 000 euros/an prévus). Envisagée dès 2003, la radio d’info multimodale a été relancée début 2010 sur la base d’un partenariat avec les sociétés d’autoroutes ASF et APRR, afin d’émettre sur la fréquence FM 107.7. Le projet n’ayant pas obtenu l’aval du CSA à l’époque, c’est donc la solution numérique qui est retenue aujourd’hui par les collectivités, une étape en attendant « une diffusion analogique des programmes, si cette possibilité est ouverte par le CSA ». Le calendrier prévoit le lancement de l’appel à concurrence pendant l’été pour un choix du prestataire de production/diffusion en décembre 2011. Le lancement de la Web-radio devrait avoir lieu en mai-juin 2012 avec un bilan de fonctionnement fin 2013 pour décider de la poursuite des programmes en Web-radio ou du passage en FM.
        

    Claude Ferrero

    * Offrant déjà ou à terme tous types d’information comme le calcul d’itinéraire, le calcul de CO2, la localisation GPS du stationnement final pour le futur système Car2go, le taux d’occupation des parkings et stations Velo’V, la prévision du trafic à 1 heure, etc.
     

  • Des associations d’usagers dénoncent les hausses de prix de la SNCF

    La Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) et l’Association des voyageurs usagers de la région Ouest (Avuc) ont dénoncé le 28 juin les hausses de tarifs des trains Intercités et TER au 1er juillet. Ces hausses de prix, comprises entre 2,27 % et 2,99 %, sont « supérieures à l’inflation », qui a atteint 2 % entre mai 2010 et mai 2011, a déploré la Fnaut dans un communiqué. La Fnaut regrette aussi que la SNCF ne mentionne que des écarts de prix « en euros » et non en pourcentage, et réclame à l’Etat « une information claire et complète sur la tarification ». Ces augmentations constituent une « double peine » pour les usagers, s’insurge de son côté l’Avuc dans un autre communiqué, car le service de la SNCF « ne cesse de se dégrader », avec des trains supprimés, en retard ou bondés.

  • Réseaux : le Gart et la Codatu signent une convention de partenariat

    Fin juin, le Gart et la Coopération pour le développement et l’amélioration des transports urbains et périurbains ont signé un partenariat à vocation internationale. La Codatu est une association qui œuvre pour la promotion des actions d’animation et d’échanges scientifiques, techniques, économiques et sociaux en croisant les expériences des pays en développement et ceux plus anciennement industrialisés. L’objectif du partenariat est de développer les activités de coopération au-delà de l’Europe entre les adhérents du Gart et les autorités locales à l’étranger. Des échanges qui devraient permettre la mise en place de réseaux de transports performants.
     

  • Les premières licences européennes de conducteurs de trains ont été délivrées

    Changement de législation depuis le 1er juin : les conducteurs de train ont jusqu’au 1er juin 2018 pour obtenir leur licence de conducteur de train, valable pour toute l’Europe et pendant une durée de dix ans. Conformément aux dispositions communautaires, cette licence garantit leurs aptitudes médicales et psychologiques, un niveau minimal de formation scolaire de base ainsi que des compétences professionnelles générales relatives à la conduite des trains. « Pour être autorisés à conduire des trains, les conducteurs doivent, en plus de cette licence, recevoir de la part des entreprises pour lesquelles ils travaillent des “attestations” précisant notamment les matériels roulants et les lignes auxquels ils sont formés », rappelle l’Établissement public de sécurité ferroviaire (EPSF), chargé de délivrer les licences en France. Dans un communiqué du 21 juin, l’EPSF précise qu’il a délivré la veille les 43 premières licences.
     

  • Corée du Sud : le métro transformé en supermarché virtuel

    Faire du temps d’attente un temps de shopping. C’était le but de la société britannique Tesco, à travers sa filiale sud-coréenne Home Plus, quand elle a proposé, il y a quelques semaines, aux usagers du métro de faire leurs courses depuis les quais. Le temps d’une campagne de communication, un supermarché virtuel a été rendu accessible à certaines stations. Des photos de produits étaient affichées sur les murs avec un résultat visuel semblable à des rayons de magasins classiques. Pour acheter, il suffisait de scanner les QR Code, ces codes-barres nouvelle génération déjà présents en France, à l’aide d’un smartphone. Le temps de payer en ligne puis de sauter dans sa rame et le client était livré à son arrivée à son domicile. La campagne a obtenu le grand prix Médias la semaine dernière, aux Lions de Cannes, les oscars de la publicité ; la vidéo de présentation a ensuite fait le buzz sur Internet. La firme y explique que ce système lui a permis de devenir numéro un du commerce en ligne. Si cette innovation est possible en Corée du Sud, c’est aussi que le taux d’équipement des habitants en smartphones y est très important. En France, la technologie du paiement sans contact, à l’aide de smartphones bien entendu, n’en est qu’à ses balbutiements. Mais cette campagne préfigurait peut-être les magasins du futur.     

     

    J. S.

    http://www.huffingtonpost.com/2011/06/27/south-korea-virtual-supermarket_n_885150.html
     

  • SEA : le contrat avec Vinci est signé

    SEA : le contrat avec Vinci est signé

    Le 16 juin, le plus important partenariat public-privé jamais conclu dans le ferroviaire européen a été signé entre RFF et Liséa, le concessionnaire piloté par Vinci. S’ensuivront six ans de chantier de construction de 302 km de LGV qui emmèneront les TGV?jusqu’à Bordeaux à l’horizon 2017. Puis, à terme, vers Toulouse et l’Espagne. C’est un moment historique pour RFF et son concessionnaire Liséa : avec six mois de retard, le contrat de partenariat public-privé (PPP) sur 50 ans pour la LGV Tours – Bordeaux, première étape de Sud-Europe Atlantique (SEA), a enfin pu être signé le 16 juin. « C’est le plus important partenariat public-privé jamais conclu dans le ferroviaire européen, a souligné Hubert du Mesnil, PDG de RFF. On construit l’Europe en réalisant ce projet ». Courant 2017, Bordeaux sera donc à 2 heures 5 de Paris, au lieu de 3 heures. Le train capterait alors 4 millions de voyageurs supplémentaires et verrait sa part de marché par rapport à l’avion passer de 60 à 90 %. « C’est ce qui se passe habituellement dans cette tranche horaire, a précisé Hubert du Mesnil. Et c’est principalement ce qui fait la valeur économique du projet. »
    La société concessionnaire Liséa, pilotée par Vinci (33,4 %) aux côtés de la Caisse des dépôts (25,4 %), de Sojas (22 %) et d’Axa Private Equity (19,2 %), est chargée de la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance de la LGV, qui réduira aussi de 32 minutes un Bordeaux – Lille (4 heures 28), de 52 minutes un Paris – Toulouse (4 heures 08) et de 23 minutes un Paris – La Rochelle (2 heures 27). Liséa apporte 3,8 milliards d’euros (voir ci-contre) sur un total de 7,8 milliards courants, dont 6,2 milliards de travaux, le reste couvrant les frais financiers intercalaires. Le projet bénéficie du soutien sans précédent de la BEI, qui a accordé 1,2 milliard d’euros de prêts. « Cet effort montre à soi seul l’importance du projet au niveau européen », a souligné Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI, puisque la ligne devrait à terme être prolongée vers l’Espagne.
    Liséa se rémunérera avec les péages versés par les opérateurs, dans une limite maximale fixée au contrat de concession. Leur évolution future est soumise à l’approbation de l’Araf, autorité de surveillance du ferroviaire. S’avouant ému d’aboutir après six ans de travail, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a confié vivre « un très grand moment comme on n’a rarement l’occasion dans une vie professionnelle », avec cette opération « hors normes de par sa taille et sa complexité ». Et promis les premiers coups de pioche au premier semestre 2012. S’ensuivront 73 mois de chantier de construction de 302 km de LGV, au lieu des 78 mois initialement prévus, ceci afin de rattraper un peu du temps perdu. Pour tenir les délais, le chantier sera attaqué par « quinze entrées différentes », précise Vinci Construction, qui pilote le groupement de constructeurs Coséa chargé des travaux. La mise en service ne pourra toutefois pas intervenir avant 2017, au lieu de 2016.
    « Moment historique pour l’Aquitaine et pour le Grand Sud-Ouest », selon son président Alain Rousset, la signature du PPP a aussitôt fait réagir le président de Midi-Pyrénées. « Ce sera une heure de gagnée pour Toulouse. Il reste maintenant au gouvernement et à RFF à respecter le calendrier prévu pour la liaison avec Toulouse, avec un début de chantier en 2016, a prévenu Martin Malvy. C’est à cette condition que nous nous sommes engagés. » SEA, c’est en effet le tronçon en concession Bordeaux – Tours, mais aussi ultérieurement une LGV Bordeaux – Toulouse et Bordeaux – Espagne. Le PDG de Vinci compte lui sur cette vitrine. « Sur la base de notre succès en France, nous pourrons exporter ce savoir-faire, se réjouit-il déjà. Car le concept de grande vitesse gagne du terrain. »
        

    Cécile NANGERONI
     

  • Bretagne – Pays de la Loire : feu vert de l’Afitf au financement de la LGV

    Le conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) a approuvé, le 23 juin, sa contribution à la LGV Bretagne – Pays de Loire (BPL), qui lui coûtera 2,15 milliards d’euros d’ici 2036. L’Afitf a donné son feu vert à Dominique Perben, son nouveau président, pour la signature de la convention de financement et de réalisation des 214 km de ligne nouvelle, dont 182 de LGV entre Le Mans et Rennes, ainsi que pour la « virgule » de Sablé-sur-Sarthe. Selon RFF, cette signature devrait intervenir « dans les toutes prochaines semaines ». 950 millions seront affectés aux travaux, le solde allant aux frais financiers du montage du PPP (25 ans et 3,4 milliards d’euros) avec Eiffage et aux loyers à acquitter entre 2016 et la mise en service prévue en 2036. La LGV permettra de gagner 37 minutes entre Paris et Rennes et 22 minutes sur un Paris – Laval. Ce PPP « permet de mobiliser immédiatement un financement privé important, non seulement couvrant la part de l’investissement équilibrée par des recettes futures, mais permettant également un échelonnement dans le temps de la part publique, puisque les paiements de l’Afitf pour le compte de l’Etat s’étendront jusqu’en 2036 », a précisé l’agence.
     

  • Ecotaxe : Autostrade définitivement retenu

    Le Conseil d’Etat a décidé, le 24 juin, de rejeter l’ordonnance du tribunal administratif de Cergy qui avait annulé début mars l’appel d’offres sur l’écotaxe retenant la société italienne Autostrade pour organiser la collecte de cette taxe auprès des poids lourds. « Le gouvernement va reprendre immédiatement les discussions avec Autostrade per l’Italia en vue de signer le contrat de partenariat dans les prochaines semaines, pour une entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds dans le courant du 1er semestre 2013 », souligne le ministère de l’Ecologie dans un communiqué. Les pouvoirs publics sont désireux de lancer au plus vite cette taxe qui doit toucher les camions de plus de 3,5 t circulant sur les 12 000 km de routes nationales et 2 000 km de routes départementales en France. Elle devrait rapporter quelque 800 millions d’euros annuels, qui doivent contribuer au financement des infrastructures de transports.
     

  • LGV Bordeaux – Espagne : le tracé se précise

    Réuni le 24 juin, le comité de pilotage des grands projets du Sud-Ouest (GPSO) a décidé d’un tracé quasi définitif pour la future LGV entre Bordeaux et l’Espagne et de Bordeaux à Toulouse. L’hypothèse retenue est celle qui avait été proposée par RFF. Depuis septembre dernier, le fuseau de 1 000 m avait été défini, cette fois-ci, il s’agit d’« une hypothèse de tracé sur la quasi-totalité des 410 km du projet, a expliqué le préfet coordonnateur, Patrick Stefanini. Ça n’est pas l’étape finale mais une étape décisive. » Il reste tout de même deux points noirs et quatre hypothèses à creuser dans le Tarn-et-Garonne, le Lot-et-Garonne et au Pays basque. Des études complémentaires d’approfondissement et d’optimisation seront réalisées sur deux sections où il y a des « difficultés géotechniques et environnementales » : à Biriatou et à l’entrée d’Arcangues. L’étape finale est attendue pour la fin de l’année avec le choix du tracé, soumis à l’approbation du Premier ministre, puis l’enquête d’utilité publique à l’automne 2012.
     

  • Afrique du Sud : commande centralisée Siemens pour le Gauteng

    C’est « le plus important contrat de signalisation en Afrique du Sud », annonce Siemens, à qui la Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa) a attribué la livraison des équipements et la construction du poste de commande centralisée du Gauteng, dit GNC (Gauteng Nerve Center) d’ici 2016. Chiffré à environ 90 millions d’euros, ce contrat comprend 15 postes d’aiguillage informatisés Sicas S7 pour le réseau ferré du Gauteng, ainsi que le poste de la gare de Park Station à Johannesbourg, où l’on retrouve « un des trafics ferroviaires les plus importants d’Afrique ». De plus, plus de 800 compteurs d’essieux et plus de 380 appareils de voie doivent être installés.