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Auteur/autrice : admin_lvdr

ECR vise l’équilibre cette année
Euro Cargo Rail (ECR), la filiale française de fret de la Deutsche Bahn, pense être à l’équilibre cette année, annonce le quotidien Les Echos du 6 juin. Euro Cargo Rail (ECR), la filiale française de fret de la Deutsche Bahn, pense être à l’équilibre cette année, annonce le quotidien Les Echos du 6 juin. Ce serait une première pour l’opérateur ferroviaire qui a fait circuler son premier train en France en 2006 et s’était déjà fixé cet objectif pour 2010, sans l’atteindre. « L’exercice a été difficile pour nous, comme pour tout le monde dans l’industrie, à cause notamment des vingt-deux jours de grève à la SNCF qui ont énormément perturbé notre propre trafic », affirme le président d’ECR, Alain Thauvette, cité par le quotidien économique. Les mouvements sociaux ont creusé d’une douzaine de millions d’euros la perte d’Euro Cargo Rail, souligne le journal, qui l’estime à 35 millions pour 2010. En 2011, la filiale de Deutsche Bahn s’attend à voir croître ses revenus de 45 %. ECR, qui estime sa part de marché à 14 % en France, se félicite aussi des résultats de son activité sur wagons isolés, en pleine croissance. Cette activité représente aujourd’hui 10 à 15 % des volumes transportés et devrait passer « à terme à 25 % du fait de l’importance de ces trafics dans le transport international de marchandises », selon son président.
Marie-Héléne POINGT
L’Araf critique un projet de décret
L’Autorité de régulation des activités ferroviaires (Araf) vient de critiquer sévèrement le projet de décret précisant les règles de gestion des gares et des autres infrastructures de services du réseau ferroviaire comme les gares de triage ou les stations d’essence. Dans un avis remis au ministère de l’Ecologie qui la consultait à ce sujet, l’Araf juge que leurs gestionnaires manquent d’autonomie. Elle demande notamment que la direction des gares affiche une plus grande transparence de la tarification et « intéresse les entreprises ferroviaires aux résultats des activités commerciales en gare afin de leur permettre de développer leurs services ferroviaires ». L’Araf précise aussi dans un communiqué du 21 juin qu’elle « se réserve le droit, si cela s’avérait nécessaire, de préciser ces modalités, en particulier pour les infrastructures indispensables aux opérateurs du fret ».
Naissance du club de la communication du Grand Paris
A l’origine de cette association qui veut fonctionner comme un club de la presse, les responsables de la communication du ministère de la Ville (Thomas Hantz), du conseil régional d’Ile-de-France (Patricia Blanchard-Bouvelot), de la préfecture de l’Ile-de-France (Fanny Auverny-Bennetot) de la Société du Grand Paris (Odile Chamussy) et du Comité régional du tourisme de Paris-Ile-de-France (David-Xavier Weiss). Objectif, exposé le 27 juin lors d’un premier dîner-débat : maintenir sur le dossier du Grand Paris un « esprit du 26 janvier », date de l’accord entre le gouvernement et la région. Maurice Leroy se félicite, après « la course à l’échalote », de la fin de l’esprit partisan. Jean-Paul Huchon déclare n’avoir « jamais pu travailler avec un ministre et son cabinet dans une telle situation de confiance ». André Santini célèbre la « bande de branquignols » qui ont lancé le Grand Paris. Et s’adresse aux entreprises : « Vous payez un petit peu, et vous allez avoir pour 35 milliards de travaux. » C’est le principal message que font aujourd’hui passer les politiques pour le financement : « Nous avons besoin des entreprises. » Des entreprises que le maintien de l’esprit transpartisan devrait rassurer sur les suites du projet, quel que soit le résultat de l’élection présidentielle.
Fret : SNCF Geodis « très ouvert » à des acquisitions en Allemagne
SNCF Geodis est « très ouvert » à l’idée d’acquisitions en Allemagne, mais il faut veiller à éviter les redondances, a déclaré son patron Pierre Blayau au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) du 27 juin. « Pour croître et monter un réseau international, nous avons besoin » du marché allemand, le plus important dans le transport et la logistique en Europe, a ajouté Pierre Blayau. La filiale de fret et de logistique de la SNCF est le quatrième prestataire de logistique du pays derrière DHL (groupe Deutsche Post), Schenker (Deutsche Bahn) et Kühne & Nagel. Elle est présente en Allemagne sous la marque Captrain.
Afrique du Sud : commande centralisée Siemens pour le Gauteng
C’est « le plus important contrat de signalisation en Afrique du Sud », annonce Siemens, à qui la Prasa (Passenger Rail Agency of South Africa) a attribué la livraison des équipements et la construction du poste de commande centralisée du Gauteng, dit GNC (Gauteng Nerve Center) d’ici 2016. Chiffré à environ 90 millions d’euros, ce contrat comprend 15 postes d’aiguillage informatisés Sicas S7 pour le réseau ferré du Gauteng, ainsi que le poste de la gare de Park Station à Johannesbourg, où l’on retrouve « un des trafics ferroviaires les plus importants d’Afrique ». De plus, plus de 800 compteurs d’essieux et plus de 380 appareils de voie doivent être installés.
Début des travaux d’extension de la Ligne 1 du tram de Nice
Les travaux d’extension de la ligne 1 ont commencé fin juin, avec pour objectif de relier Nice à la Trinité, via le quartier Ariane. L’extension prévue est de 4,3 km et comprendra 9 stations. La première phase du chantier prévoit une extension de la ligne de 450 m, ce qui permettra de relier la station Pont-Michel (actuel terminus) à la future station Pasteur, via le pont René-Coty (un nouveau pont accolé à l’actuel accueillera le tramway). La mise en service de ce premier tronçon est prévue au printemps 2013. Le coût total de l’extension est prévu à 23,9 millions d’euros.
SNCF : 150 TGV de trop
Jusqu’à présent, on parlait plutôt de 35 rames de trop. Mais, avec la crise, du fait des péages et à l’approche de la concurrence, le modèle TGV est par terre et, selon des dirigeants de la SNCF, ce sont environ 150 rames de trop qu’on dénombrerait dans le parc TGV. Grosso modo, le tiers. Le message est clair et s’adresse aux politiques : si vous voulez que la SNCF commande des rames, fasse tourner l’industrie et soit en bonne santé, redonnez-lui un modèle qui fonctionne. Alstom aimerait fort que les commandes se réveillent. Selon Les Echos, le constructeur a conçu un AGV II dont la version Duplex a tout l’air d’être taillée pour les besoins de la SNCF. Mais aujourd’hui l’entreprise nationale fait tout pour repousser le moment d’investir dans de nouvelles rames. Elle s’est lancée dans la rénovation de 60 rames de TGV PSE (+ 47 en option), pour lesquelles l’entreprise Compin fournit des kits de rénovation au Technicentre de Romilly.
La RATP se prépare à entrer dans le capital des transports de Clermont
« Nous sommes en négociation avec Serge Godard pour entrer au capital de la société d’économie mixte des transports clermontois », a indiqué Pierre Mongin lors de son audition le 22 juin par les parlementaires de la commission aménagement du territoire de l’assemblée nationale. L’an prochain, le réseau Clermontois sera remis en appel d’offres et la société d’économie mixte T2C dont le SMTC est actionnaire à 65 % veut se doter d’un nouveau partenaire industriel, probablement en remplacement de la Caisse d’Epargne d’Auvergne et du Limousin qui détient 24,51 % du capital. Opposés à l’opération, les syndicats réclament un passage en régie. Ils doivent rencontrer le bureau du SMTC le 27 juin. « La RATP qui est le seul opérateur à 100 % public, contrairement à Veolia ou Keolis, a vocation à jouer le rôle qui était celui de la Caisse des Dépôts dans la relation avec les collectivités locales », a assuré Pierre Mongin.

Réseau Annemasse fait déjà rouler ses BHNS
Les premiers bus de type BHNS (bus à haut niveau de service), des Man Lion’s City G, circulent depuis le début du mois de mai sur le réseau des Transports annemassiens collectifs (TAC). Ils emprunteront les sites propres au fur et à mesure de leur réalisation qui doit s’achever en 2014. Les premiers bus de type BHNS (bus à haut niveau de service), des Man Lion’s City G, circulent depuis le début du mois de mai sur le réseau des Transports annemassiens collectifs (TAC). Ils emprunteront les sites propres au fur et à mesure de leur réalisation qui doit s’achever en 2014. Cette liaison doit améliorer les connexions entre Annemasse et Genève et l’ensemble des transports en commun sur les deux agglomérations. Dénommé Tango, le BHNS, desservira, à terme, les principaux pôles urbains et les zones économiques, en accroissant la rapidité, le confort et l’efficacité du réseau TAC. Les TAC sont exploités depuis 2002, par les transports publics de l’agglomération d’Annemasse (TP2A), une filiale de RATP Dev (51 %) et des Transports Publics Genevois (49 %). Les TP2A exploitent un réseau de transport collectif pour le compte de la communauté d’agglomération, Annemasse Agglo, qui réunit douze communes autour d’Annemasse en Haute-Savoie et des liaisons transfrontalières avec Genève. Outre le BHNS, Annemasse Agglo travaille actuellement sur deux autres grands projets : RER CEVA une liaison ferroviaire transfrontalière (Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse) sous maîtrise d’ouvrage RFF et CFF, et le TRAM une ligne financée par l’Etat, après l’appel à projet Grenelle 2, et la Confédération helvétique (projet d’agglomération franco-valdo-genevois). `
Y. G.

Le médiateur SNCF au secours des voyageurs
Dans près de la moitié des cas, les préconisations du médiateur sont favorables au voyageur. Et, en 2010, malgré une hausse de plus de 50 % des saisines, due à la possibilité de saisir directement le service, la quasi-totalité des dossiers sont traités en moins de quatre mois. En septembre, on pourra saisir le médiateur sur Internet. Ce qui va multiplier les dossiers mais n’empêche pas d’envisager un traitement en moins de 50 jours. Pour le voyageur qui a, en vain, tenté d’amadouer le service après-vente de la SNCF ou son centre de recouvrement des PV, il peut être l’ultime recours avant d’engager de hasardeuses démarches judiciaires : c’est le médiateur de la SNCF, qui permet depuis 1994, avec ses services indépendants de l’entreprise, de donner un second avis, voire une seconde chance, aux réclamations. Un billet sans avoir la carte de réservation, un autre commandé par erreur plusieurs fois sur Internet, des circonstances particulières ayant empêché le voyageur de prendre le train prévu, les conséquences des retards… Sur les deux tiers des réclamations considérées comme recevables, et les 2 461 avis rendus par le médiateur, 70 % concernaient en 2010 le secteur commercial. Engagement horaire garanti, remboursement de billets non utilisés, erreur d’utilisation des billets, retards et leurs conséquences sur la suite du voyage constituent 24 % des litiges commerciaux. Et 30 % sont liés à des contraventions à la police des chemins de fer, globalement les procès-verbaux pour des infractions tarifaires : billets perdus, volés, problème d’impression, oubli d’abonnement, réductions non justifiées… Ou à des comportements : usage du signal d’alarme, violation de l’interdiction de fumer… À noter qu’après de fortes hausses, les saisines concernant le site voyages-sncf.com sont stables (11 % des réclamations commerciales). Globalement, les préconisations du médiateur ont été favorables, totalement ou partiellement, au voyageur dans 47 % des cas, soit près de la moitié. Et dans 32 % des cas, le client a obtenu totale satisfaction. Pour toutes ces situations de litige que les procédures « classiques » n’ont pas permis de régler, la médiation offre, au cas par cas, un service à la carte, « pas industriel », et un jugement « en équité » par le biais de cette procédure de règlement non juridictionnelle. « Il s’agit de savoir ce qui est juste et non qui a raison sur le fond », note Guillaume Pepy, président de la SNCF. Pour éviter, comme le note Bernard Cieutat, magistrat de la Cour des Comptes et médiateur de la SNCF, « les sanctions disproportionnées ». Et celles qui seraient considérées comme injustes.
Étape essentielle, depuis 2009, le médiateur peut être saisi directement par le voyageur insatisfait, sans passer par une association de consommateurs ou le Médiateur de la République. Conséquence immédiate : l’activité de la médiation SNCF a connu un véritable regain d’intérêt que quelques simples chiffres suffisent à traduire : jusqu’en 2008, on plafonnait autour des 750 demandes transmises par an. Depuis l’ouverture de la saisine directe, le service a reçu 2 485 réclamations en 2009, et 3 731, soit une hausse de 50 %, en 2010. Les premières tendances laissent penser que le cap des 4 200 sera dépassé cette année. Et ce n’est qu’un début… Car le service de la médiation veut toujours mieux se faire connaître. Pour cela, une nouvelle étape va être franchie avec l’indication de la possibilité de saisine sur toutes les pochettes de billets. Et surtout, à partir du 20 septembre, avec la possibilité de saisir le médiateur par Internet. Ce qui pourrait, de l’avis de Bernard Cieutat, qui se réfère aux expériences analogues dans d’autres entreprises, doubler rapidement le nombre de réclamations dès l’année prochaine. Reste à pouvoir traiter les dossiers dans des délais raisonnables. Après la mise en place de la saisine directe, la Médiation avait eu pendant quelques mois du mal à suivre le rythme accéléré. La situation s’est très nettement améliorée en 2010, avec une réduction de 30 % des délais de traitement des dossiers : 53 % ont reçu un avis en moins de deux mois, contre 36 % en 2009, et 97 % en moins de quatre mois, contre 70 % en 2009. Et le délai moyen de réponse est ainsi passé de 81 jours en 2009 à 59 jours en 2010. Les efforts se confirment en 2011, avec un délai moyen de 57 jours et l’objectif affiché de passer sous la barre des cinquante jours pour 2011. Pour cela, il faudra bien sûr « absorber » le nouvel afflux de réclamations attendues via Internet.
Pascal GRASSART
Certaines réclamations sont rejetées
En 2010, le médiateur n’a rendu un avis que sur les deux tiers des réclamations qui lui étaient adressées. Car dans 12 % des cas, elles n’avaient pas été transmises au préalable aux services après-vente de la SNCF. Dans 8 % des cas, elles ne relevaient pas de sa compétence : accidents de personne, usurpation d’identité, activités de la SNCF en tant qu’agence de voyages, affaires faisant l’objet d’une procédure judiciaire… Enfin, dans 14 % des cas, il a constaté que le client avait, entre-temps, obtenu satisfaction de la part des services après-vente. Il est en effet prévu que les clients peuvent saisir le médiateur s’ils n’ont pas reçu de réponse du service après-vente au bout d’un mois.