Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Eurostar veut acheter vert

    Rien de tel qu’une bonne lampée d’air pur pour oublier l’air vicié des polémiques du tunnel. Eurostar présentait la semaine passée à Londres son nouvel engagement pour le programme « Voyage Vert ». L’objectif fixé en 2007 de réduire les émissions de CO2 des voyageurs de 25 % a été atteint dès 2009, la réduction devrait même dépasser les 35 % en 2012. Eurostar veut aller plus loin que ses seules activités (réduction des déchets, économies d’eau par exemple pour le lavage des trains). A l’horizon 2015, la compagnie Transmanche souhaite réduire de 25 % les émissions engendrées directement ou pas par l’ensemble de ses activités. Entrent dans ce nouveau calcul non plus seulement la prestation de voyage, mais également les sites et bureaux Eurostar, les approvisionnements, l’activité des sous-traitants, les investissements et même le trajet domicile-travail des employés. « Nous sommes une industrie d’intégration, la majeure partie de notre activité passe par une sous-traitance. On ne sait pas exactement à combien peut se chiffrer notre empreinte carbone, mais on va la faire évaluer par un prestataire externe et on en coupera 25 % », a indiqué le directeur général d’Eurostar, Nicolas Petrovic.
        

    G. L.
     

  • Dano-Rail perce dans la machine-outil ferroviaire

    Coopérative du groupe Mondragon, Danobat a fait ses preuves depuis plus de quarante ans dans la machine-outil pour l’automobile ou dans les biens intermédiaires. Elle a lancé une filiale, Dano-Rail, qui a conclu des contrats pour des tours, des roues ou des machines avec les chemins de fer russes ou encore, début juin, avec le métro de Buenos Aires. Fin mai, elle a gagné un concours pour le futur tramway de Tours : elle livrera au réseau du Sitcat des tours de fosse D-1500 pour reprofiler les roues des tramways Citadis bientôt en service sur les bords de la Loire.

  • Le gouvernement Obama fait des appels du pied à l’industrie ferroviaire espagnole

    Venu en Espagne voir sur pièce « le meilleur système de grande vitesse au monde », le secrétaire d’Etat américain aux Transports, Ray LaHood, a encouragé le 17 juin les industriels ibériques (notamment CAF et Talgo) à s’engager dans la construction du réseau de LGV prévu aux Etats-Unis. Déjà, CAF lui a signifié son intention de répondre aux appels d’offres pour le matériel roulant sur Boston – Washington, Detroit – Chicago et Los Angeles – San Francisco. Le Congrès américain a approuvé une enveloppe budgétaire de 5,6 milliards d’euros pour ces premières lignes et, selon Ray LaHood, trente entreprises étrangères ont déjà montré leur intérêt.
     

  • Bombardier envisage une Traxx britannique

    Jusqu’à présent, la grande famille des locomotives Traxx de Bombardier ne concernait que l’Europe continentale. Mais la version P200 AC UK (voyageurs, 200 km/h, 25 kV 50 Hz, Royaume-Uni) pourrait bien être la première Traxx destinée au réseau britannique, au gabarit plus étroit que sur le continent. Bombardier, qui se dit « prêt à lancer le produit », pense que deux franchises pourraient être intéressées, surtout avec l’ajout d’un moteur diesel « last mile » permettant d’exploiter les bouts de lignes non-électrifiés. La version britannique, dont environ 60 % des composants seraient communs avec les Traxx actuelles, pourrait de plus être équipée pour circuler dans le tunnel sous la Manche et le nord de la France. En tout cas, elle devra pouvoir recevoir un équipement ETCS embarqué.

  • Henri Poupart-Lafarge présidera Alstom Transport

    C’est finalement une solution interne qui a été retenue pour la présidence d’Alstom Transport. Henri Poupart-Lafarge, 42 ans, succédera le 4 juillet à Philippe Mellier. Cet X-Pont, diplômé du Massachusetts Institute of Technology commence sa carrière en 1992 à la Banque Mondiale à Washington, avant de rejoindre le ministère de l’Economie et des Finances en 1994 à la direction du Trésor, puis au cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Il rejoint Alstom en 1998, où il est successivement en charge des relations investisseurs, du contrôle de gestion, puis, en 2000, de la direction financière du secteur transmission & distribution, cédé en 2004. Directeur financier du groupe Alstom de 2004 à 2010, il devient à cette date vice-président exécutif et président du nouveau secteur « grid ».

     

  • Siemens « preferred bidder » pour Thameslink

    Le 16 juin, la ministre britannique des Chemins de fer, Theresa Villiers, a désigné Siemens et le consortium Cross London Trains (XLT, comprenant Siemens Project Ventures, Innisfree et 3i Infrastructure) « preferred bidder » pour la construction, la possession, le financement et la maintenance des futures automotrices Thameslink et de leurs dépôts. Comprenant Bombardier, dernier constructeur de matériel roulant sur le sol britannique avec son usine de Derby, le consortium rival VeloCity n’est plus que « reserve bidder ». « Environ 1 200 » automotrices bicourant (750 V continu 3e rail et 25 kV 50 Hz) devront être livrées entre 2015 et 2018 pour les liaisons nord – sud Thameslink à travers le bassin londonien. En dépit du fait que Siemens prévoit d’assembler le nouveau matériel en Allemagne, « jusqu’à 2 000 emplois » devraient être créés en Grande-Bretagne, selon le ministère britannique des Transports (DfT) : un petit tiers pour la fabrication de composants destinés aux trains, un tiers pour la construction des centres de maintenance et un gros tiers pour fournir le futur personnel de ces centres.

     

  • Tognum monte une joint-venture avec Transmashholding

    Le motoriste allemand Tognum a monté une joint-venture avec le constructeur ferroviaire russe Transmashholding pour produire à partir de 2013 des moteurs diesel de haute performance dans une nouvelle usine à Kolomna, à une centaine de kilomètres au sud de Moscou. Pour commencer, la production devrait être de l’ordre d’un millier de moteurs MTU série 4000 par an, pour les secteurs ferroviaire et minier. Un moteur spécifique devrait ensuite être développé pour les marchés russe, est-européen et asiatique, y compris pour des applications nautiques.

  • Chine : lancement d’une ligne vers la Birmanie

    La construction d’une ligne à double voie de 330 km a été lancée entre le sud de la Chine et la frontière birmane, à travers un terrain montagneux. Longue de 196 km, la première section de cette ligne reliera la ville frontière de Ruili à Baoshan. Poursuivant vers l’est, la deuxième section se connectera au réseau ferré chinois à Dali, dans la province du Yunnan. Sur cette ligne, dont plus de 75 % du tracé sera en tranchée ou en tunnel, la vitesse autorisée sera de 140 km/h. La poursuite de cette infrastructure côté birman et sa connexion au réseau ferré du pays pose encore des questions. Déjà, le point le plus au nord atteint par le rail en Birmanie se situe à une centaine de kilomètres de la frontière… Mais surtout, l’écartement n’est pas le même en Birmanie (voie métrique) et en Chine (voie normale).

  • Jérôme Guedj satisfait du métro léger Orly – Versailles

    Jérôme Guedj satisfait du métro léger Orly – Versailles

    Le tracé, les gares et le mode d’exploitation sur la partie essonnienne du projet répondent en grande partie aux revendications du département, affirme un communiqué de l’Essonne, « qu’il s’agisse du projet de liaison Olympiades – Orly (prolongement de la ligne 14 du métro au sud) ou de la liaison Orly – Versailles : un métro léger aérien et 11 gares, dont 7 en Essonne (Orly, Antony-Pôle, Massy-Opéra, Massy-Palaiseau, Palaiseau, Orsay-Gif, CEA Saint-Aubin) ». Pour Jérôme Guedj, président du conseil général de l’Essonne, les avancées obtenues constituent une réelle victoire. Mais elle ne doit pas faire oublier l’amélioration des réseaux existants, et plus particulièrement des lignes B, C et D du RER, « trop souvent synonymes de galère pour les usagers », rappelle Jérôme Guedj.

  • Claire Monod craint les lendemains qui déchantent

    Claire Monod craint les lendemains qui déchantent

    Claire Monod, conseillère régionale IDF (Europe Ecologie-les Verts), veut se garder de l’emballement médiatique ou de l’euphorie partagée sur le Grand Paris. Au risque d’apparaître comme les « ronchons de service », EELV veut tenir un « discours de vérité ».  Et la vérité d’EELV, c’est que, même si Maurice Leroy n’est pas Christian Blanc, on n’a pas changé de méthode. Alors que la concertation avait marqué l’élaboration d’Arc Express et du plan de mobilisation, le Grand Paris a été négocié « sous la contrainte ». Or Jean-Paul Huchon a « lâché sur tout un tas de principes, quand il fallait aller plus loin dans le bras de fer ». Certes, reconnaît l’élue EELV, le projet de Grand Paris a été modifié, mais on a encore, sur certains tronçons, des interstations de 4 km qui n’ont rien d’une desserte fine. Et le mécanisme de financement, qui confie les nouvelles recettes à la SGP, porte atteinte aux capacités du Stif de mise en œuvre rapide de l’amélioration de l’existant. Car la priorité, ce n’est pas Saclay, ce n’est pas La Défense – Roissy. D’autant qu’il faut privilégier « la densification de la zone déjà urbanisée et non l’étalement urbain ». Nous sommes extrêmement inquiets, poursuit Claire Monod, qui, avec Cécile Duflot, annonçait des « lendemains qui déchantent » dans une tribune publiée par Rue 89 à la veille du vote par la SGP de l’acte motivé.    

     

    F.?D.