Auteur/autrice : admin_lvdr

  • La réouverture de la ligne Belfort – Delle prévue pour l’automne 2015

    Ce sera finalement quatre ans après l’arrivée du TGV Rhin-Rhône, mais la réouverture au trafic voyageurs d’un tronçon de 20 km entre Belfort et Delle de la ligne internationale Belfort – Delémont – Bienne (100 km) est cette fois bien engagée. Ce projet qui vise à la diffusion des effets du TGV Rhin-Rhône dans le Nord-Franche-Comté, et notamment à permettre aux Belfortains de rejoindre en train la gare TGV de Belfort-Montbéliard, est désormais programmé pour l’automne 2015. Lors du dernier comité de pilotage (copil), le 10 juin, les opérations de sécurisation des 20 passages à niveau ont été arrêtées, et le budget de 113 millions d’euros validé. « Dès à présent, l’accent sera mis sur le bouclage du plan de financement et la définition précise des horaires, a annoncé le copil. Il sera également recherché une manière innovante d’exploiter la ligne, en tenant compte de son caractère transfrontalier. » Dessertes prévues : un aller-retour par heure entre Belfort et Bienne, en Suisse, desservant sur le territoire français les haltes de Belfort, Danjoutin, Belfort-Montbéliard TGV, Morvillars, Grandvillars, Joncherey et Delle. Aux heures de pointe, un AR supplémentaire par heure entre Belfort et Delle desservant 5 gares.
     

  • Un incendie endommage le tunnel du Simplon

    L’incendie qui s’est produit dans la matinée du 9 juin dans le tunnel du Simplon a causé des dégâts matériels considérables mais n’a heureusement pas fait de victimes. L’incendie qui s’est déclaré sur un train de marchandises de BLS Cargo n’a touché que l’une des deux galeries, à 3 km de la sortie sud du tunnel, côté italien. Le 11 juin, la circulation a repris partiellement. La?15 juin, on comptait 7 trains par heure passant dans les deux sens. Il faudra du temps pour remettre en état l’infrastructure, et décider si le chantier initialement prévu cet automne pour renforcer et assainir l’ouvrage, plus que centenaire, pourra être combiné avec ces travaux. Une enquête est également menée pour déterminer les causes de l’accident. Une hypothèse, citée par les autorités italiennes, évoquait une bâche mal fixée sur un wagon qui se serait enflammée au contact d’une ligne à haute tension.
     

  • Industrie ferroviaire : les députés réclament un consortium européen

    Dans leur rapport présenté le 15 juin au Parlement, Alain Bocquet (PCF), président de la Commission d’enquête parlementaire sur la filière ferroviaire française, et Yanick Paternotte (UMP), rapporteur, plaident pour un consortium ferroviaire européen. Impossible ? Les industriels l’ont dit. Nécessaire, pourtant, répondent les députés. Ils voient les pays émergents se doter d’industrie ferroviaire exportatrice : aujourd’hui la Chine, demain pourquoi pas l’Inde ou le Brésil ? L’Europe, elle, reste techniquement et politiquement morcelée. Les députés regrettent que la Commission européenne a pensé à ouvrir les marchés sans consolider l’industrie. Sans visibilité, les constructeurs souffrent et les sous-traitants meurent. Aussi demandent-ils à la SNCF d’être à la hauteur du pilotage de fait qu’elle exerce sur la filière ferroviaire, en donnant d’ici à six mois des perspectives sur ses commandes au cours des cinq prochaines années.
     

  • TDIE pointe les lacunes du Snit

    Le groupe Transport, Développement, Intermodalité, Environnement (TDIE) a fait part le 9 juin de ses principales critiques sur le schéma national des infrastructures des transports (Snit). Selon l’association regroupant des élus, des professionnels et des experts cherchant à promouvoir l’intermodalité, ce document ne présente pas de vision prospective à vingt ans, qui pourrait quantifier la demande future de mobilité. Elle regrette également l’absence de critères permettant d’arbitrer entre les différents projets d’infrastructures proposés. Enfin, alors que le Snit fournit des chiffres sur les coûts des projets retenus, il « occulte totalement la question cruciale du financement », souligne TDIE. Le Snit prévoit un investissement total de 166 milliards d’euros sur les 20 à 30 prochaines années, dont la plus grande part doit aller au ferroviaire.
     

  • Bombardier rénovera la signalisation du métro de Londres

    Bombardier Transport a annoncé le 14 juin avoir décroché un contrat de remise à niveau du système de signalisation du métro de Londres, pour un montant d’environ 354 millions de livres sterling, soit 402 millions d’euros. Ce contrat prévoit la fourniture du système de contrôle automatique des trains ATC Cityflo 650 pour les lignes souterraines du métro londonien, qui représentent 40 % du réseau. D’ici à 2018, Bombardier devra équiper 310 km de voie, dont 40 km de tunnels, 113 stations et 191 rames. Les lignes concernées (Metropolitan, District, Circle, Hammersmith et City) transportent 1,3 million de voyageurs par jour, soit 25 % du total des usagers.
     

  • Agir, partenaire des maires de stations de montagne

    Afin de permettre aux adhérents de l’Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) de bénéficier de l’expertise d’Agir, les deux associations viennent de signer une convention de partenariat. En effet, l’ANMSM, qui fédère une centaine de stations sur l’ensemble de massifs, constate que ses adhérents sont de plus en plus fréquemment confrontés à des problématiques de transport public : définition de l’offre de transport, marchés publics, choix du matériel, mode de gestion… Cet accord prévoit notamment la mise à disposition de la plateforme d‘assistance d’Agir.

  • Auvergne : cet été, le TER gratis pour les jeunes

    Pendant tout le mois de juillet, les jeunes Auvergnats de 18 ans pourront voyager gratuitement dans leur région. Pour la troisième année consécutive, la région, le Comité régional du développement touristique d’Auvergne (CRDTA) et la SNCF proposent un passe accessible à toutes celles et ceux nés en 1993.
    Ils pourront ainsi emprunter les bus, mais aussi les TER (sauf le Téoz), sans bourse délier. Des offres réduites sont proposées aux moins de 25 ans en général, dont un forfait mensuel de 45 euros. L’année dernière, 3 000 personnes avaient bénéficié de ce dispositif qui a coûté 57 000 euros à la région. Objectif de cette opération nommée Open Tour : « accompagner les jeunes dans leur mobilité ».
     

  • Le nouveau réseau de bus booste la fréquentation à Laval

    Le nouveau réseau de bus booste la fréquentation à Laval

    Les Transport urbains de Laval (TUL) ont battu un nouveau record de fréquentation en 2010. Près de 8 millions de voyageurs ont utilisé, l’année dernière, le réseau lavallois de transport en commun, selon les chiffres publiés par la Dreal. Les Transport urbains de Laval (TUL) ont battu un nouveau record de fréquentation en 2010. Près de 8 millions de voyageurs ont utilisé, l’année dernière, le réseau lavallois de transport en commun, selon les chiffres publiés par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal). « Avec 82 voyages par an et par habitant, Laval se situe dans le peloton de tête des réseaux français de taille équivalente », indique le rapport de la Dreal. Dans ce type d’agglomération, le nombre moyen de voyage ne s’élève, en effet, qu’à 35 voyages par an et par habitant.
    Globalement, sur l’année 2010, la fréquentation a augmenté de 2,2 % par rapport à 2009. Elle est même de + 2,6 % sur le second semestre 2010.
    Pour le président de Laval Agglomération, Guillaume Garot, c’est le résultat de la refonte des transports en commun lancée en 2010. Dès janvier 2010, l’agglo avait créé Lano, une ligne circulaire, desservant des communes périphériques sans passer par le centre-ville et, Flexo, un service de soirée, fonctionnant du lundi au samedi jusqu’à 22 h 30, dont le trajet est adapté à la demande des voyageurs lorsqu’ils entrent dans le bus.

  • Les plateformes de transport combiné entre de nouvelles mains

    Les plateformes de transport combiné entre de nouvelles mains

    Suite à la prise de contrôle de Novatrans, SNCF Geodis a dû modifier les statuts des plateformes de transport combiné. La plupart d’entre elles étaient jusqu’alors contrôlées par Novatrans et NavilandCargo, deux filiales de la SNCF. A la fin de l’année, des sociétés par actions simplifiées vont s’ouvrir à d’autres opérateurs pour gérer ces plateformes. La mainmise de Novatrans et de NavilandCargo sur les principales plateformes de transport combiné en France est en train de voler en éclat. C’était une des conditions posées par l’Autorité de la concurrence pour donner son aval à la prise de contrôle par la SNCF de l’opérateur de transport combiné rail-route Novatrans. Dans un avis du 16 octobre 2009, elle demandait notamment que d’autres opérateurs puissent entrer au capital des sociétés exploitant des plateformes de transport combiné. C’est fait. Le 1er mars, l’Autorité de la concurrence a accepté les nouveaux statuts proposés par SNCF Geodis en accord avec Réseau ferré de France (RFF).
    Les nouveaux statuts doivent entrer en vigueur pour le futur service annuel 2012. Des sociétés simplifiées par actions (SAS) doivent être créées avant juillet. Elles devraient être opérationnelles à la fin de l’année pour gérer les plateformes.
    Le capital de ces plateformes sera réparti entre les opérateurs de transport combiné présents sur le site, à condition qu’ils dépassent un volume de 5 000 UTI/an (unités de transport intermodal). Il sera réparti en fonction du volume de chacun. Les SAS seront constituées pour une durée d’au moins trois ans. Les opérateurs s’engageront sur des volumes minimaux. Ce sont eux qui investiront pour tout ce qui touche à la manutention (les portiques) ou aux logiciels de gestion d’espace. De son côté, RFF sera toujours responsable des investissements liés au foncier et à l’immobilier.
    « RFF est propriétaire des sites. Jusqu’à présent, nous accordions des conventions d’occupation temporaire. Il y avait un opérateur de transport combiné par cour (une cour comprend un quai et une voie, ndlr) », raconte Vincent Duguay, le directeur commercial de RFF. « Mais nous constations qu’un seul opérateur par quai ne permet pas d’avoir une gestion dynamique du site. Avant même la décision de l’Autorité de la concurrence, nous cherchions à faire évoluer le mode de gouvernance de ces plateformes. »
    RFF estimait ne pas disposer d’assez de visibilité sur les performances de ces sites. Or, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, l’objectif vise à doubler les volumes du transport combiné d’ici à 2025.?Actuellement, les flux terrestres import-export atteignent quelque 2,5 millions d’UTI annuels.? « Nous voulons améliorer la fonctionnalité des sites, nous assurer une plus grande productivité et attirer plus d’opérateurs », résume Vincent Duguay. Huit plateformes sont concernées dans un premier temps (Avignon, Vénissieux, Bordeaux-Hourcade, Marseille, Perpignan, Noisy-le-Sec, Le Havre et Toulouse). Les autres suivront un peu plus tard, à l’exception des sites privés comme Dourges, Mouguerre et Clesud.
    Reste encore à régler des questions d’interprétation sur les nouveaux statuts, estiment certains concurrents de SNCF Geodis. Le Groupement national des transports combinés (GNTC) demande qu’il y ait deux terminaux au minimum par grande région : dans le cas de Toulouse, où il y a deux plateformes distinctes, il souhaite que l’une soit réservée à la SNCF, l’autre à ses concurrents. « Cela nous permettrait de ne pas confier notre fonds de commerce à notre concurrent », explique Jean-Claude Brunier, le PDG de TAB. RFF affirme n’avoir pas encore tranché la question.
    « Nous sommes allés extrêmement loin dans l’ouverture », estime de son côté Olivier Storch, le directeur financier de SNCF Geodis, également chargé des solutions multimodales innovantes. « Il y a un risque : ce système de gouvernance pourrait être bloqué par des acteurs qui n’ont pas tous les mêmes intérêts. » SNCF Geodis propose désormais que tous les terminaux soient soumis aux mêmes règles de gouvernance. Y compris celui de Combiwest à Rennes, un site sur lequel Novatrans s’estime discriminé, à en croire sa plainte auprès de l’Araf en début d’année. RFF n’y serait pas forcément hostile. Quant au secrétariat aux Transports, selon Olivier Storch, il plancherait sur cette question.
        

    Marie-Hélène Poingt
     

  • Trains d’équilibre du territoire : les critiques des usagers

    Après le premier comité de suivi sur les trains d’équilibre du territoire (TET) qui s’est tenu le 6 juin, la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) a critiqué le service de ces trains « très insuffisant pour dynamiser la desserte des villes moyennes et les relations transversales ». Dans un communiqué publié le 9 juin, la Fnaut juge ce niveau « très inférieur à celui proposé chez nos voisins européens car seule la France a asséché ses lignes Intercités lors de la mise en service des trains à grande vitesse ». La Fnaut explique qu’elle a transmis au ministère des Transports et à la SNCF un ensemble de propositions permettant « de développer le trafic et ne nécessitant pas d’investissements », avec davantage de relations directes, l’amélioration des correspondances ou encore la réservation facultative.