Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Marie-Guite Dufay renvoie la balle à RFF

    Marie-Guite Dufay renvoie la balle à RFF

    Dans un entretien au quotidien L’Est républicain, la présidente socialiste du conseil régional de Franche-Comté revient sur le financement de la branche Est de la LGV Rhin – Rhône. Quid de la participation de 13,6 millions d’euros du conseil général du Jura ? « Le département du Jura n’a jamais rien signé », répond-elle, en rappelant que l’ex-président du département, l’UMP Gérard Bailly « s’y était refusé ». Son successeur Jean Raquin (PS) étant sur la même ligne, qui bouchera le trou de 13,6 millions d’euros ? « C’est un problème qui regarde RFF, pas nous », rétorque Marie-Guite Dufay.   

  • Le PS veut remettre l’Etat aux commandes  des transports

    Le PS veut remettre l’Etat aux commandes des transports

    Le Parti socialiste dispose d’un socle de propositions et d’idées pour le secteur de la mobilité. Cet officieux « programme transports » se trouve dans un rapport – pour l’heure inédit – du secrétaire national aux transports du PS, Bernard Soulage, dont VR&T a eu copie, et dans les propositions issues du « Forum des idées sur les biens communs partagés et services essentiels », publié le 4 mai. A un an des élections présidentielles de 2012, le PS est loin d’avoir un candidat, mais il a déjà son credo pour les transports : le refus de poursuivre un glissement jugé incontrôlé vers le secteur privé faute de volontarisme politique. « Il faut un retour de la gouvernance publique. Confronté à une carence de moyens, l’Etat a démissionné », acte Bernard Soulage, le secrétaire national aux transports.
    Plutôt que d’évaluer l’activité des entreprises publiques de transport « sur la base du seul critère de la rentabilité financière » et d’envisager l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire comme la solution, le PS veut réformer la gouvernance et l’organisation du secteur. En commençant par un possible retour sur la séparation SNCF-RFF, qui « complexifie le système », juge Bernard Soulage. « Les Allemands ont fait valoir leur modèle à Bruxelles, plus rien n’oblige à conserver cette séparation en France », assure le secrétaire national.
    Le PS plaide pour une nouvelle vague de décentralisations, accompagnée de moyens nouveaux pour les collectivités concernées. A la clé, un possible transfert de compétences d’une partie de leur réseau ferré aux régions qui le souhaitent, et une gouvernance repensée autour d’autorités organisatrice de mobilité durables (AOMD).
    Sur le financement, le PS a quelques idées. Pour le ferroviaire, l’objectif est de « résorber au plus vite la dette de RFF » et « en urgence procéder à l’entretien du réseau ferré et offrir des réponses aux besoins en nouvelles infrastructures d’ores et déjà identifiés ». Bernard Soulage le dit sans ambages : « Nous reverrons le Snit. Ce n’est pas la bonne manière de procéder, ce n’est pas non plus réaliste. Nous voulons annoncer des objectifs crédibles. »
    En matière de transports urbains, tout en reconnaissant que le sous-financement du réseau de transport public en Ile-de-France depuis vingt ans doit être rattrapé, le PS estime qu’il faut « rééquilibrer le soutien financier de l’Etat entre la région parisienne et la province ».
    Pour financer les infrastructures, sans les revenus des autoroutes, le PS imagine mettre en place de nouveaux mécanismes de financement provenant du système de transport lui-même (entre autres, une eurovignette 3, la décentralisation de la politique du stationnement, l’extension géographique du versement transport, la taxation des plus-values immobilières ou les constructions de bureaux).
    Le PS veut que l’Etat soit un maître d’ouvrage unique dans ses grands projets, via une agence française des infrastructures terrestres regroupant tous les modes de transport. Il plaide aussi pour que les structures de financement (l’Afitf notamment) soient refondues dans le pôle France financement infrastructure chapeautant toutes les industries de réseau. Enfin, par une révision des documents d’urbanisme et de transport, le PS veut faire sauter les cloisons entre ces deux mondes et veiller à ne plus lancer de grandes opérations d’urbanisme sans dessertes en transports collectifs.   

     Guillaume LEBORGNE

     

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    Encadré

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    Une carte multimodale pour le train, le tram, le parking, le vélo… et le plein d’essence !

    Le PS veut créer une carte multimodale intégrant abonnements et réductions pour tout type de mobilité et de transports publics nationaux et locaux, ainsi que des réductions sur d’autres services. S’ajouterait un certain volume annuel de carburant, « à prix détaxé », pour « les besoins vitaux » pour lesquels l’automobile est pertinente. Ce passe facilitant l’utilisation des différents transports allierait les avantages d’une carte de réduction et d’une carte de paiement. « L’objectif est que tout le monde puisse se déplacer. Nous ne sommes pas contre la mobilité, nous pensons qu’elle est un facteur d’autonomie et de liberté. Nous voulons promouvoir tous les modes, sauf l’usage inutile individuel de la voiture », explique Bernard Soulage.

  • L’agglomération de Blois fait monter la pression

    L’agglomération de Blois fait monter la pression

    Agglopolys, l’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), a engagé les procédures pour le renouvellement de la délégation de service public de ses transports urbains (TUB), qui s’achève fin 2012. À cette occasion, l’agglomération entend reprendre la main et imposer un cahier des charges plus exigeant au futur exploitant. Agglopolys, l’agglomération de Blois (Loir-et-Cher), a engagé les procédures pour le renouvellement de la délégation de service public de ses transports urbains (TUB), qui s’achève fin 2012. À cette occasion, l’agglomération entend reprendre la main et imposer un cahier des charges plus exigeant au futur exploitant. Il y a quelques semaines, Christophe Degruelle, président (PS) d’Agglopolys, déclarait que « le contrat de 2004 était vraiment n’importe quoi » et qualifiait le réseau de « dépassé, obsolète et mal calibré ». Il est vrai qu’il avait été conçu pour cinq communes alors que l’agglomération en compte aujourd’hui vingt et une. Mais en 2004, lors de la négociation de la précédente DSP, un seul candidat s’était déclaré, Keolis, qui avait donc remporté ce marché sans combattre. Pour son appel d’offres, l’agglomération attend donc une réelle concurrence. À défaut, elle pourrait en reprendre la gestion. Le 12 mai, le président a ainsi déclaré : « Si la concurrence n’est pas assez vive lors de l’appel d’offres ou qu’il y a entente entre les sociétés, nous nous orienterons vers une SPL avec la ville et l’agglo pour le transport et le stationnement. » L’appel d’offres va pour cela être préparé par deux élus entourés d’un assistant à maître d’ouvrage, un bureau d’études spécialisé, un cabinet d’avocats et un conseil fiscaliste. L’agglomération est d’autant plus exigeante qu’elle va investir 12 millions d’euros dans la construction d’un nouveau dépôt bus et qu’elle peaufine son projet de PDU qui sera adopté pour 2013.    `

     

    J.-J. T.

  • L’Afpa lance son site de covoiturage

    Le 7 juin, l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) a lancé son propre service de covoiturage (ww.covoiturage.afpa.fr), en partenariat avec Comuto, le leader du secteur en France. Un service gratuit qui s’adresse autant aux stagiaires qu’aux salariés de l’association (92 % d’entre eux viennent actuellement en voiture) pour leurs trajets domicile-campus. « Le covoiturage peut faire économiser jusqu’à 2000 euros par an et par personne pour un trajet quotidien de 20 km », a calculé Florent Longuepée, directeur du Développement durable de l’Afpa. Il permet en outre à l’association de diminuer son empreinte carbone (la consommation annuelle globale de CO2 devrait diminuer de 2 tonnes) et enfin d’améliorer le service aux stagiaires en répondant aux problèmes de mobilité géographique et de manque de ressources, principales causes d’abandon de leur formation.
     

  • SNCF et RFF préparent l’opinion à des années perturbées

    Mardi 7 juin à deux pas du siège de la SNCF, son président Guillaume Pepy et le président de RFF, Hubert du Mesnil, ont voulu faire passer un message que l’on pourrait expliciter comme suit. Les trains retardés, ralentis et les horaires chamboulés risquent de se multiplier, mais il y a une bonne raison à cela : le réseau est train de se réorganiser de fond en comble. Le 11 décembre, en effet, 85 % des horaires vont évoluer. Un « petit big-bang », selon l’expression de Guillaume Pepy. Pendant quatre ans, l’exploitation du réseau sera compliquée, estiment les deux entreprises, du fait de l’augmentation des travaux à partir de 2012, de l’arrivée du TGV Rhin-Rhône et du début du cadencement. SNCF et RFF promettent des efforts pour anticiper les chantiers et les organiser, pour faire travailler leurs horairistes ensemble, moderniser leur appareil de traitement des demandes et enfin de privilégier la concertation avec les usagers et élus. De son côté Thierry Mariani va préparer une lettre aux parlementaires pour leur expliquer la réforme en cours.

  • Le chantier du tramway de Toulouse suspendu

    Le prolongement de la ligne 1 du tram de Toulouse a été remis en cause par le tribunal administratif le 1er juin. Saisi en avril par l’Apat (Association Pour un Autre Tracé), le juge des référés a interdit au chantier du tram de démarrer, mais permis aux travaux de déviation de réseaux de se poursuivre. Le jugement du tribunal administratif est sévère. « Aucun élément du dossier ne démontre que la création de cette ligne satisfait suffisamment les besoins des automobilistes empruntant actuellement les voies concernées pour les conduire à renoncer à l’usage de leur véhicule », estime-t-il, exprimant « un doute sérieux sur l’utilité de cette ligne [qui] double l’offre de transport par le métro » et « couvre une distance modeste de 3,8 km dont la desserte locale peut être assurée par le réseau autobus », alors que « le coût d’investissement est estimé à près de 120 millions d’euros ». Le président de Tisséo, Pierre Cohen, a déposé un recours devant le conseil d’Etat. Si celui-ci infirme la décision d’ici un mois, le début des travaux programmé pour septembre ne sera pas retardé. S’il la confirme, le projet devra être profondément remanié.    

     

    C. S.-S.

  • Sorgues créé son réseau

    Sorgues créé son réseau

    Début juin, le tout jeune réseau de bus de Sorgues (Vaucluse) va recevoir ses bus définitifs. Deux Heuliez GX 127, destinés aux deux lignes du réseau de Sorg’en bus lancé le 7 mars. Début juin, le tout jeune réseau de bus de Sorgues (Vaucluse) va recevoir ses bus définitifs. Deux Heuliez GX 127, destinés aux deux lignes du réseau de Sorg’en bus lancé le 7 mars. Voyages Arnaud, l’opérateur choisi par la mairie de Sorgues, avait en effet débuté l’exploitation de ce réseau ex nihilo, avec des véhicules Heuliez loués au constructeur, en attendant la livraison des modèles qu’il avait achetés. La création du réseau est une initiative de la municipalité de Sorgues, un projet plutôt rare dans une commune de 20 000 habitants environ. Promesse de campagne de l’ancien maire, Alain Milon, elle a été reprise par son successeur, Thierry Lagneau, élu en décembre. La population réclamait en effet depuis de nombreuses années un transport collectif pour desservir certains quartiers excentrés, surtout pour les usagers n’ayant pas de voitures ou inciter ceux qui en ont une à ne pas l’utiliser.
    Le réseau est bien sûr modeste, avec seulement deux lignes de 5,5 à 6,5 km chacune, en forme de « y » renversé, mais bien pensé par la municipalité avec l’aide du cabinet d’étude Jonction, installé à Aix-en-Provence. Trajets et arrêts ont été établis pour permettre aux scolaires de se rendre en classe, et aux habitants des quartiers périphériques de se rendre en centre-ville, au pôle culturel, au centre commercial de la commune voisine du Pontet au sud de Sorgues. A ces deux lignes fonctionnant du lundi au samedi de 7h30 à 18h30, s’ajoute une troisième, le dimanche, jour de marché à Sorgues, de 8 à 14h, dont le trajet reprend globalement en les additionnant ceux des lignes 1 et 2. La fréquentation est au rendez-vous : 314 voyageurs le 7 mars, jour de lancement, puis 501 le lendemain, et 645 le troisième jour, Sorg’en bus a fait le plein, tournant en moyenne à 2 500 voyageurs les premières semaines. Certes, la gratuité du transport souhaitée par la mairie jusqu’au 31 mars a eu un effet. Mais la fréquentation s’est maintenue à un bon niveau, autour de 1 800 voyageurs, lorsque le service est devenu payant.   

     

     Y. G.
     

  • SNCF : médiation par internet à partir de septembre

    Depuis 2009, le médiateur de la SNCF peut être saisi directement par le voyageur insatisfait, sans passer par une association de consommateurs. Conséquence : l’activité de la médiation SNCF a connu un véritable regain d’intérêt. Jusqu’en 2008, on plafonnait autour des 750 demandes transmises par an. Depuis l’ouverture de la saisine directe, le service a reçu 2 485 réclamations en 2009, 3 731 en 2010, soit une hausse de 50 %, et les premières tendances laissent penser que le cap des 4 200 sera dépassé cette année. Ce n’est qu’un début… A partir du 20 septembre prochain, il pourra être saisi par internet. Ce qui pourrait, de l’avis même de Bernard Cieutat, magistrat de la Cour des comptes et médiateur, qui se réfère aux expériences analogues dans d’autres entreprises, doubler rapidement le nombre de réclamations qui vont lui être transmises dès l’année prochaine.

  • Newrest se met à table dans le Transibérien

    Newrest Wagons-Lits, qui a repris voici un an la Compagnie des Wagons-Lits, va s’implanter à partir du 10 juin, progressivement, sur le marché russe de la restauration ferroviaire et le prestigieux Transibérien. Signé le 20 avril avec RZD, la compagnie russe nationale de Chemins de fer, ce contrat associe pour une durée de trois ans renouvelable Newrest à un partenaire local, Evrasia. Il commencera sur la ligne Moscou – Volgograd et devrait ensuite concerner Moscou – Kiev, Moscou – Sofia, Moscou – Pékin. Dans ces trains à la fois de jour et de nuit, Newrest assurera la restauration, le service à la place, tous les services liés à l’hôtellerie de nuit… Pour Pascale Perez, vice-présidente du groupe, « c’est l’un des réseaux qui bénéficie du plus fort potentiel en termes de développement. »

  • Sécheresse : les agriculteurs demandent l’aide de la SNCF

    Après que la FNSEA, principal syndicat agricole, a demandé que l’Etat apporte son aide aux agriculteurs, une cellule de crise a été lancée le 31 mai réunissant le ministère de l’Ecologie, Réseau Ferré de France (RFF) et la SNCF pour coordonner le transport des fourrages et des pailles vers les zones les plus touchées par la sécheresse. « Comme lors des précédentes sécheresses de 2003 et 1976, la SNCF proposera aux agriculteurs des wagons adaptés à la nature inflammable des pailles et des fourrages. Le potentiel a été évalué à un million de tonnes », précise un communiqué du ministère.