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Auteur/autrice : admin_lvdr
VLS : Bixi continue sa progression en Amérique du Nord
Bixi, le système modulable de vélos en libre service mis au point par la Société de vélo en libre-service (SVLS) à Montréal, s’est installé dans deux nouvelles villes au Canada : Toronto et Ottawa, respectivement les 3 et 18 mai derniers. Toronto a pour le moment mis en service 300 vélos répartis dans 50 stations (avec un objectif de 1 000 vélos sur 80 stations), et la capitale canadienne a quant à elle inauguré 10 stations et 100 vélos (sur les 500 vélos et 50 stations prévus à terme). Déjà présent dans d’autres villes comme Melbourne, Minneapolis, Washington ou Londres, Bixi continue son expansion en Amérique du Nord, puisqu’il devrait arriver en juillet prochain à Boston. La SVLS serait par ailleurs finaliste dans l’appel d’offres de New York.

Ségolène Royal réitère son offre de prêt à l’Etat pour la LGV
« Chaque région a la liberté et la responsabilité d’utiliser ses fonds publics du mieux possible, et moi, j’ai décidé de faire un prêt », a ironisé la présidente de la région Poitou-Charentes, le 29 avril, en rappelant sa position concernant le financement de la LGV Sud-Europe-Atlantique (SEA). « J’ai signé une autorisation de prêt de 95 millions d’euros à l’Etat, ce qui est déjà d’une générosité considérable car ce n’est pas aux régions de financer », a poursuivi Ségolène Royal. La veille, Alain Juppé avait regretté que « la résistance farouche de Poitou-Charentes [risquait] de tout bloquer ». « Il est un peu gêné vis-à-vis des autres régions parce qu’elles ont cofinancé et que les gens dans ces régions se disent pourquoi on a payé, pourquoi on n’a pas fait comme en Poitou-Charentes », lui a répondu Ségolène Royal, qui a conclu : « La LGV va se construire et je ne changerai pas d’avis. »

Valérie Pécresse veut le métro automatique tout de suite à Saclay
Valérie Pécresse et la majorité des parlementaires UMP des Yvelines, dont Gérard Larcher et David Douillet, réclament dès maintenant un métro automatique pour la desserte du plateau de Saclay, afin d’« avoir la desserte la plus complète possible mais aussi [de] maintenir une durée de transport Versailles – Orly de l’ordre de 30 minutes ». Autre demande : que « les travaux commencent par le tronçon Versailles – Massy de façon à garantir aux Yvelines un investissement de transports en commun, elles qui sont les oubliées du Grand Paris Express signé entre l’Etat et la région Ile-de-France », précise le courrier envoyé au président de la Société du Grand Paris (SGP), André Santini (NC). « Au départ de la gare de Versailles-Chantiers, il pourrait relier le plateau de Satory, Saint-Quentin-en-Yvelines, le CEA, le Moulon, l’Ecole polytechnique, pour rejoindre ensuite Massy et enfin Orly. » Les élus rappellent que « la desserte du plateau est l’une des conditions nécessaires et indispensables à la réussite du projet présidentiel relatif à la création du campus de Paris-Saclay, grand pôle technologique et scientifique à visibilité internationale ».

Philippe Goirand vote non au PDU de l’agglomération toulousaine
Le plan de déplacements urbains version 2011 ne convient pas aux élus Europe Ecologie-Les Verts de l’agglomération toulousaine. Ils l’ont fait savoir en refusant de l’approuver lors du vote de la communauté urbaine du Grand Toulouse, le 11 avril, contre le reste de la majorité de gauche emmenée par le parti socialiste. Joël Carreiras, président PS de la commission Déplacements et transports au Grand Toulouse, a dénoncé une « inconstance » dans la position des Verts, « qui avaient voté pour le PDU en juillet 2009 ». « Ce PDU est en recul par rapport à la version 2009 que nous avions votée, a expliqué Philippe Goirand, élu EELV à Toulouse. De plus, les économies (800 millions d’euros de moins, sur 1,9 milliard au total) se font uniquement sur les transports collectifs et pas du tout sur la partie routière de 600 millions d’euros, dont 300 millions uniquement pour l’automobile. » Les écologistes ont regretté l’abandon des projets structurants au profit d’une généralisation des BHNS et des études sur les liaisons circulaires en bus de périphérie à périphérie. « S’il y avait des économies à faire au Grand Toulouse, ce n’était pas sur le PDU, a insisté Philippe Goirand, mais sur le parc des expositions qui va coûter 300 millions d’euros et qui n’était pas un engagement de campagne, à la différence de la priorité aux transports collectifs. »
Catherine Sanson-Stern

Hélène Mandroux refuse le nom de Georges Frêche pour le tram
Même après sa mort, Georges Frêche réussit à créer la polémique ! Lors du conseil d’agglomération, Alain Barrandon, maire de Sussargues, propose d’ajouter le nom de l’ex-maire décédé à la station de la future mairie, en mémoire de son action pour implanter le tramway montpelliérain. La proposition provoque l’ire d’Hélène Mandroux, maire (PS) de Montpellier. « Le parvis de la future mairie va s’appeler Georges-Frêche et l’arrêt sera juste devant… Je suis scandalisée ! s’est-elle emportée. Nous étions tombés d’accord, en bureau, sur le nom des stations. Il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser. » L’amendement sera tout de même voté et adopté à une large majorité. Nom de la station de la ligne 3 : « Hôtel-de-ville-Parvis-Georges-Frêche ». Même si Hélène Mandroux a refusé de prendre part au vote et quitté la séance avant la fin.

Jean-Vincent Placé dénonce le désengagement de RFF à Juvisy
Le 5 mai, le vice-président du conseil régional d’Ile-de-France (EELV), chargé des transports, a pris la ligne C du RER à Juvisy pour dénoncer le « désengagement de l’Etat et de RFF, qui ne font pas de Juvisy une priorité alors que les retards s’accumulent ». Selon Jean-Vincent Placé, il sera difficile de lancer les travaux (pourtant déjà repoussés à plusieurs reprises) en 2013 pour ce chantier de 115 millions d’euros destiné à rénover la gare et à y créer un pôle d’échanges multimodal. Car si la région et le département sont prêts à débloquer 65 millions d’euros, il manque 50 millions, que l’élu écologiste préconise d’aller chercher auprès de la SNCF pour 15 millions d’euros et de RFF pour 35 millions d’euros. « Aujourd’hui, la SNCF nous en propose 2, RFF, 0,5, et l’Etat, 6 ; c’est insuffisant », a-t-il précisé.

Alain Le Vern définit les besoins des gares
Le président de la région Haute-Normandie a entamé le 6 mai une série de visites des gares et haltes ferroviaires de la région, en commençant par celles de Barentin et d’Yvetot. « Ces premières visites seront suivies de beaucoup d’autres d’ici l’été, a expliqué Alain Le Vern. Avec cette démarche, je souhaite réaffirmer l’engagement fort de la collectivité régionale pour l’amélioration des transports, en amenant tous les acteurs à se réunir autour de la table et à s’engager dans la rénovation des gares régionales. » Objectif : définir précisément les besoins d’amélioration de chacune des 58 gares et haltes présentes sur le territoire pour les années à venir.

Une première expérience de « localburant » sur un bus de Saint-Quentin
Depuis le 28 avril, Veolia Transport teste dans l’agglomération de Saint-Quentin, avec Scania et le groupe sucrier Tereos, un bus fonctionnant au bioéthanol. Mais la véritable nouveauté n’est pas là. C’est dans le carburant utilisé qu’elle se situe. Depuis le 28 avril, Veolia Transport teste dans l’agglomération de Saint-Quentin, avec Scania et le groupe sucrier Tereos, un bus fonctionnant au bioéthanol. Mais la véritable nouveauté n’est pas là. C’est dans le carburant utilisé qu’elle se situe. Issu de la fermentation de déchets végétaux, il sera produit à Origny-Sainte-Benoîte, à une petite vingtaine de kilomètres de son lieu d’utilisation, réduisant ainsi la distance entre la production et la consommation de ce carburant. Un peu à l’image des locavores, ce mouvement de consommateurs qui tente de manger des produits, notamment des légumes, produits dans un rayon de 150 km maxi autour de chez eux. Avec ce principe, les partenaires de l’expérience, comme les locavores, souhaitent obtenir le meilleur bilan carbone. Autrement dit, l’énergie consommée pour transporter le carburant jusqu’au véhicule qui va l’utiliser. De plus, le bioéthanol réduit de près de 70 % l’émission de gaz à effet de serre par rapport à l’essence.
Dans cette expérience, chaque partenaire apporte son concours. Le bus, fourni par le constructeur Scania, consomme le bioéthanol produit par Tereos à partir de déchets de végétaux. Il circulera sur le réseau Pastel, géré par Saint-Quentin Mobilité, une filiale de Veolia-Transdev. Le test, qui s’effectuera en conditions réelles sur la ligne 4 de l’agglo de Saint-Quentin – une ligne ouest – est de la ZAC La Vallée à Rouvroy, à la fois périurbaine et urbaine, desservant un centre aquatique –, durera trois mois.
Horaires 2012 : informations dès l’été
Alors que beaucoup évoquent avec inquiétude la mise en place en décembre 2011 du cadencement dans la foulée de l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône, élus et usagers devront être informés de ces changements d’horaires dès l’été prochain. C’est l’annonce faite à l’Assemblée nationale, lors de la séance hebdomadaire des questions au gouvernement, par le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani. Le service 2012 s’annonce particulièrement bouleversé puisque, selon Réseau ferré de France, 85 % des horaires vont changer. Outre la mise en service du TGV Rhin-Rhône et la volonté de cadencer avec des trains partant à intervalles fixes, il faut également s’adapter à l’augmentation du nombre de travaux pendant les années à venir sur le réseau national.
LGV Tours-Bordeaux : l’Etat mettra les millions manquants
Alors que le 16 mai Thierry Mariani désignait encore Ségolène Royal, comme « le seul problème » pour boucler le financement de la LGV Tours – Bordeaux, l’Etat aurait décidé le 18 mai de payer les quelque 200 millions manquants à la place des collectivités récalcitrantes, selon une information des Echos du 19 mai. La présidente de la région Poitou-Charentes persistait à dire qu’elle octroyait un prêt de 100 millions à l’Etat, mais elle n’était pas la seule collectivité défaillante, les départements des Pyrénées-Atlantiques, du Lot-et-Garonne ou des Landes n’ayant pas non plus voté leur subvention. L’Etat envisagerait toutefois des mesures de rétorsion, toujours selon le quotidien économique, notamment en diminuant sa subvention dans le projet contrat de projets Etat-région. Pour l’heure, cet accord de l’Etat devrait permettre de finaliser dans les prochaines semaines le contrat de concession avec le groupement Lisea mené par Vinci, choisi en 2010. Et à ce projet de 7,8 milliards d’euros de démarrer. Le premier maillon de Sud-Europe-Atlantique pourrait alors entrer en service en 2017.