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Auteur/autrice : admin_lvdr
Horaires 2012 : informations dès l’été
Alors que beaucoup évoquent avec inquiétude la mise en place en décembre 2011 du cadencement dans la foulée de l’ouverture de la LGV Rhin-Rhône, élus et usagers devront être informés de ces changements d’horaires dès l’été prochain. C’est l’annonce faite à l’Assemblée nationale, lors de la séance hebdomadaire des questions au gouvernement, par le secrétaire d’Etat aux Transports, Thierry Mariani. Le service 2012 s’annonce particulièrement bouleversé puisque, selon Réseau ferré de France, 85 % des horaires vont changer. Outre la mise en service du TGV Rhin-Rhône et la volonté de cadencer avec des trains partant à intervalles fixes, il faut également s’adapter à l’augmentation du nombre de travaux pendant les années à venir sur le réseau national.
LGV Tours-Bordeaux : l’Etat mettra les millions manquants
Alors que le 16 mai Thierry Mariani désignait encore Ségolène Royal, comme « le seul problème » pour boucler le financement de la LGV Tours – Bordeaux, l’Etat aurait décidé le 18 mai de payer les quelque 200 millions manquants à la place des collectivités récalcitrantes, selon une information des Echos du 19 mai. La présidente de la région Poitou-Charentes persistait à dire qu’elle octroyait un prêt de 100 millions à l’Etat, mais elle n’était pas la seule collectivité défaillante, les départements des Pyrénées-Atlantiques, du Lot-et-Garonne ou des Landes n’ayant pas non plus voté leur subvention. L’Etat envisagerait toutefois des mesures de rétorsion, toujours selon le quotidien économique, notamment en diminuant sa subvention dans le projet contrat de projets Etat-région. Pour l’heure, cet accord de l’Etat devrait permettre de finaliser dans les prochaines semaines le contrat de concession avec le groupement Lisea mené par Vinci, choisi en 2010. Et à ce projet de 7,8 milliards d’euros de démarrer. Le premier maillon de Sud-Europe-Atlantique pourrait alors entrer en service en 2017.
SNCF : un milliard de chiffre d’affaires et des projets à foison pour Gares & Connexions
En publiant son premier rapport d’activités depuis sa création en avril 2009, Gares & Connexions, qui gère les 3 000 gares où ont transité deux milliards de voyageurs, a présenté son plan d’action à l’horizon 2020. La branche a généré 1,1 milliard d’euros de chiffre d’affaires et investi 266 millions d’euros, dont 173 sur fonds propres. « Un budget équivalent devrait être investi cette année, alors que 80 sites font l’objet de travaux », a précisé Sophie Boissard, sa directrice générale qui souhaite « transformer les gares en lieux de vie au cœur des villes ». Il s’agit d’assurer les « fondamentaux du service aux voyageurs », de développer les services en gare et de les rénover. 4 à 5 milliards d’euros d’investissement sont prévus d’ici à 2020. Côté services, sont au programme des commerces du quotidien, centres d’affaires, crèches, etc. Parallèlement, le chantier de refonte de la signalétique vient d’aboutir. Les nouveaux panneaux, plus explicites, seront installés dès cette année dans les gares de Paris-Lyon et Saint-Lazare ainsi que dans les 11 gares du TGV Rhin-Rhône.
Mobilier urbain : quinze contrats renouvelés pour JCDecaux
Au cours des derniers mois, JCDecaux a vu ses contrats de mobilier urbain renouvelés dans 15 villes pour lesquelles il avait répondu à des appels d’offres. Aubagne, Bihorel, Castres, Châteauroux, Dreux, Dunkerque, Epinal, La Ciotat, Le Crès, Limoges, Nevers, Orange, Poitiers, Ramonville-Saint-Agne et Wattignies permettent ainsi à JCDecaux de conserver les 2 312 faces publicitaires de 2 m2 et 300 de 8 m2 que ces villes représentent. Au total, le leader mondial du mobilier urbain est présent dans 56 pays, comptabilisant plus d’un million de faces publicitaires.
Innovation : Bombardier présente sa locomotive « Last Mile Diesel »
A l’occasion du Salon international du transport et de la logistique de Munich, qui s’est tenu du 10 au 13 mai, Bombardier a dévoilé une locomotive électrique Traxx AC dotée d’un moteur diesel supplémentaire. Surnommée « Last Mile Diesel » (diesel du dernier kilomètre), cette innovation élimine le besoin de changer de locomotive pour les manœuvres dans les terminaux, ports, chantiers ou autres installations terminales qui ne sont généralement pas électrifiées. Les cinq premières locomotives de ce type ont été commandées fin 2010 par Railpool, société de crédit-bail. Trois de ces engins sont destinés à BLS Cargo (Suisse). Bombardier prévoit maintenant le développement d’une version courant continu Traxx DC dotée d’un moteur diesel Last Mile.
Irak : Systra chargé des études du métro souterrain de Bagdad
Une délégation de la mairie de Bagdad vient de signer avec Systra, au siège du groupe à Paris, le contrat pour les études d’avant-projet sommaire du métro souterrain de Bagdad et la préparation des documents d’appels d’offres, en vue de sélectionner l’entreprise qui sera chargée de la conception et de la construction. Selon le communiqué publié le 18 mai par Systra, le réseau de métro souterrain de Bagdad comportera deux lignes, l’une d’environ 22 km, l’autre de 18 km, avec un intervalle entre stations d’un kilomètre environ. Ce projet de métro souterrain constituera l’ossature des futurs projets de transport de la capitale irakienne. Une vingtaine de personnes seront mobilisées sur ce projet et travailleront depuis Paris. Les prestations doivent commencer incessamment et dureront 18 mois. Rappelons que lors de la présentation des vœux pour l’année 2011, Pierre Mongin, président de Systra, avait annoncé la prochaine finalisation de ce contrat.
Grand Paris : la SGP adopte un logo et change de siège
La Société du Grand Paris a adopté un logotype et une charte graphique. Elle souhaite ainsi, selon un communiqué du 18 mai, « stabiliser son identité institutionnelle en lui donnant plus de visibilité ». Le logo, conçu par l’agence Attoma, doit porter « l’image de la Société du Grand Paris et accompagner la communication du projet de métro automatique sur le long terme ». Par ailleurs, la SGP, dont le siège est aujourd’hui boulevard Voltaire, à Paris, va s’implanter le 1er septembre « au cœur d’un territoire de projet stratégique du Grand Paris », dans l’immeuble Le Cézanne, situé dans la ZAC Landy-Pleyel.
Incendie du Paris – Munich : la SNCF et la DB relaxées
Relaxées, la DB et la SNCF. Condamné à un an de prison avec sursis, l’accompagnateur de la voiture-lits allemande, considéré comme seul responsable « direct » de l’incendie du train Paris – Munich qui avait fait douze morts et huit blessés le 6 novembre 2002. Les deux compagnies et l’accompagnateur étaient prévenus pour homicides et blessures volontaires. C’est le verdict rendu le 16 mai par le tribunal correctionnel de Nancy, épilogue de deux semaines de procès au mois du mars. Un épilogue provisoire ? C’est ce que laisse entendre l’un des avocats des victimes, pour qui « on peut avoir l’impression que c’est le lampiste qui est puni ». Il a immédiatement demandé au parquet d’être « cohérent » et de faire appel. Car les condamnations sont en effet loin des réquisitions du parquet. Dénonçant les normes de sécurité « a minima », il avait requis 150 000 euros d’amende à l’encontre des deux compagnies ferroviaires.

Stif : le cadencement, mission impossible pour 2012
Le Stif souhaite reporter d’un an le cadencement d’abord annoncé pour la fin de l’année, au changement de service. En cause : l’absence de concertation et la difficulté à faire admettre une détérioration du service au quotidien pour laisser les sillons au Rhin-Rhône. Que certains parlent du cadencement ou d’autres, plus modestement, de l’important changement de service annoncé pour la fin de l’année, les responsables du Syndicat des transports d’Île-de-France n’ont, depuis des mois, pas changé d’avis : le mieux serait de reporter à 2013 et de reconduire pour l’an prochain le service actuel. C’est ce qu’a demandé, à l’unanimité, le Conseil du Stif. La raison de fond ? « L’objectif premier, c’est de permettre à des circulations nationales de passer, notamment celles du Rhin-Rhône. Le projet de cadencement dit généralisé, piloté par RFF, inquiète. RFF, avec une approche extrêmement nationale, a défini une trame globale qui s’est imposée face aux trames locales », précise Thierry Guimbaud, directeur d’exploitation du Stif, en charge de l’offre Transports. « Alors que l’on parle toujours de l’importance des trains du quotidien, il ne faut pas les considérer comme la variable d’ajustement. Il n’est pas question d’opposer le TGV aux trains du quotidien, simplement de veiller à ce que les capacités soient réparties équitablement. Si l’on pose d’abord les sillons TGV, les autres trains ne peuvent que s’ajuster. » Au Stif, on affirme avoir longtemps demandé une solution dans laquelle chacun ferait des efforts, éventuellement provisoires. Sans réussir. Il y a également divergence forte sur la façon de piloter le projet. « Avant les précédentes réorganisations, nous avons toujours beaucoup discuté, avec des comités de ligne en amont, donné des informations sur les perspectives, recherché les aspects gagnant-gagnant sur ces sujets toujours difficiles à faire passer. Depuis un an, nous disions à RFF : lancez des concertations… » En vain.
Dans ce contexte, le Stif redoute une dégradation du service pour certains voyageurs, sans améliorations tangibles pour d’autres. Pour se placer dans les sillons à venir du Rhin-Rhône, certaines régions SNCF ont décalé leurs horaires. Mais pas toutes, Saint-Lazare notamment, qui n’a pas été mise au diapason. Et pour les trains qui passent d’une région à l’autre, comme Saint-Quentin – La Défense, il faut accélérer ou ralentir les trains pour les faire passer dans la cadence. Soit six minutes supplémentaires. La C verra, également, un allongement de 4 minutes sur certains parcours.
« C’est comme en faisant tourner une roue de bicyclette et en bloquant l’autre, ça ne peut pas marcher », note Thierry Guimbaud. « Cela illustre bien le caractère inachevé du projet. Lorsque des points ne sont pas aboutis, techniquement, il faut se concerter, s’associer, éventuellement réinjecter de l’offre pour compenser les aspects négatifs et garantir une meilleure régularité. Face au refus de concertation, il était impossible de mettre “du plus” et de bâtir un projet autour de discussions. » Reporter s’impose d’autant plus que 2010 a constitué l’une des pires années pour le Transilien, en termes de régularité. « L’urgence, c’est de stabiliser, de recapitaliser après une année très difficile », souligne Thierry Guimbaud. « Nous ne pouvons pas nous concerter sur des projets que l’on ne partage pas. » Cela, alors même que la Région commence à travailler à une nouvelle étape du cadencement.
Le cadencement, la région connaît bien. Elle l’a mis en place, en décembre 2008, sur trois lignes. Dans un contexte marqué alors par un fort développement de l’offre de transport, de commande de nouveau matériel, d’investissements… Cela a permis davantage de lisibilité à l’offre, de compléter les trous de dessertes, le soir, en périodes de vacances, en flanc de pointe… « De tout cela, nous avons tiré l’opportunité pour cadencer, sans vouloir une remise à plat complète. C’était pour répondre à une vraie demande. » Et non pas à une contrainte, celle de faire passer en fin d’année des TGV Rhin-Rhône, dès la première année placés dans leurs bons sillons.Pascal GRASSART
L’Etat satisfait du niveau de sécurité du réseau ferré
Interpellé à la fin de l’année dernière par le président de la SNCF sur les risques pesant sur la sécurité du réseau ferré du fait de l’apparition dans le paysage ferroviaire d’une multitude de nouveaux intervenants, le gouvernement a répondu à Guillaume Pepy. Dans une lettre datée du 4 mars et dévoilée par Les Echos du 16 mai, le secrétaire d’Etat aux Transports écrit que « l’examen précis des chiffres publiés par l’Etablissement public de sécurité ferroviaire (EPSF) ne fait pas apparaître de dégradation de la sécurité générale sur le réseau ferroviaire français, mais au contraire une baisse du nombre des tués et des blessés graves entre 2006 et 2009 ». Thierry Mariani estime que ce constat est partagé par la Commission européenne et par l’Agence ferroviaire européenne, qui « attribuent à la France des valeurs nationales de référence de sécurité ferroviaire parmi les meilleures de l’Union européenne ».