Auteur/autrice : admin_lvdr

  • Centre : des subventions pour les abonnements SNCF domicile-travail

    Le conseil régional du Centre va subventionner les abonnements au train pour le travail dès 2012 afin que les usagers ne paient pas plus de 75 euros par mois, quelle que soit leur destination, soit 4 euros pour l’aller-retour quotidien. Cette mesure, présentée lors de la session plénière de l’assemblée régionale mi-avril, à la fois pour soutenir le pouvoir d’achat de ces ménages et pour développer l’usage du train, doit être votée dans le prochain budget. Environ 6 000 abonnés pourraient en bénéficier : des voyageurs qui travaillent à plus de 80 ou 90 km de leur domicile, pour la plupart à Paris et en Ile-de-France, depuis les bassins d’emploi de Tours, Chartres ou Orléans, et paient plus de 150 euros d’abonnement par mois. A terme, cette mesure, qui devrait coûter environ 6 millions d’euros par an à la région, pourrait séduire 2 000 personnes supplémentaires. En pratique, les abonnés SNCF, qui se font déjà rembourser la moitié de leur abonnement par l’employeur, toucheront un complément de la région.
     

  • Déplacement : la Fnaut réclame des bus le 1er mai

    Le 1er mai doit-il rester la journée nationale de la voiture ? C’est par cette question provocatrice que la Fnaut titre son communiqué pour s’insurger contre l’arrêt des services urbains et départementaux de province le jour de la fête du travail. L’association d’usagers n’hésite pas à qualifier cet état de fait d’« atteinte à la liberté de se déplacer », et d’anomalie « incompatible avec la notion de service public ». L’absence de transport pénalise injustement tous les habitants qui n’ont pas accès à la voiture, ceux qui travaillent, les voyageurs devant accéder à une gare SNCF, juge la Fnaut. Elle demande donc aux AOT de proposer ce jour-là des services de transports selon les horaires des autres jours fériés. Selon son étude de 2010, à l’exception notable de la SNCF et de la RATP qui fonctionnent normalement, aucune agglomération de plus de 400 000 habitants (Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg, Toulon, Toulouse) n’offre de service ; parmi les 18 agglos de 200 000 à 400 000, seules Metz et Nancy assurent un service. La situation est analogue dans les villes de moins de 200 000 habitants et dans les départements.
     

  • Un e-billet pour aller au Luxembourg

    Le 3 mai, la SNCF va lancer le e-billet pour la ligne Paris – Luxembourg. Le billet dématérialisé concerne toute la gamme tarifaire et les cinq allers-retours quotidiens. Depuis 2009, la SNCF vend 30 % de ses billets sur Internet. Le service « constitue pour les voyageurs luxembourgeois un énorme avantage d’un point de vue flexibilité », souligne Rail Europe, filiale commerciale de la SNCF. En effet, ces billets peuvent être imprimés de n’importe où jusqu’au départ du train et n’ont pas à être compostés. Echange ou annulation peuvent se faire également jusqu’au départ du train, dans n’importe quelle gare française ou en gare de Luxembourg-Ville.
     

  • Belgique : la SNCB place son fret sous droit privé

    Belgique : la SNCB place son fret sous droit privé

    L­es chemins de fer belges ont décidé de filialiser leur activité fret, lourdement déficitaire. 30 % des effectifs vont être supprimés. A l’avenir, SNCB Logistics pourra embaucher des salariés de droit privé. Une nouvelle entreprise de fret ferroviaire est née en Belgique le 1er  février : SNCB Logistics, filiale indépendante de droit privé des chemins de fer belges. La SNCB travaillait sur ce scénario depuis 2008 pour redresser les comptes de sa branche fret qui perdait alors plus de 80 millions d’euros annuels.
    Cette solution a été acceptée le 26 novembre dernier par un des deux syndicats représentatifs de la compagnie, le CSC-Transcom. Malgré le rejet de l’autre syndicat majoritaire CGSP-Cheminots et plusieurs conflits sociaux, le projet est maintenant sur les rails. La compagnie de fret peut aussi empocher une subvention de 135 millions d’euros, la dernière acceptée par la Commission européenne en contrepartie de cette restructuration.
    Sur ce total, 105 millions vont servir à financer les mesures liées aux 500 suppressions de postes, soit environ 30 % des effectifs. « Ces départs s’effectuent sans licenciements dans le cadre de départs naturels ou de reclassements au sein de la SNCB », précise une porte-parole du groupe. SNCB Logistics ne devrait plus employer qu’environ 1 000 personnes. Pour conduire ses trains, la société ne disposera pas de ses propres conducteurs mais passera dans un premier temps par SNCB, qui détachera des agents. De même, pour la maintenance du matériel roulant et pour les opérations de gare, SNCB Logistics fera appel à la SNCB.

    Reste encore à définir plus précisément les conditions de transfert du personnel. « Ceux qui veulent travailler dans notre filiale indépendante gardent leur statut et sont détachés », souligne une porte-parole. Ceux qui seront embauchés dans le futur par SNCB Logistics le seront dans un cadre contractuel privé et coûteront donc moins chers à l’entreprise. « Les seules priorités de la direction sont de réduire les coûts et de tirer vers le bas les conditions de travail », dénonce Serge Piteljon. Selon le secrétaire national de la CGSP, Fret SNCF devrait subir cette concurrence de plein fouet, puisque la nouvelle structure devrait afficher des coûts inférieurs de 30 % à ceux de la SNCB… et donc de la SNCF aussi. « Nous lançons un groupe performant international et logistique. Notre organisation est basée sur deux fondamentaux : la productivité et la qualité », répond de son côté la direction du groupe.
    L’objectif est d’économiser 100 millions d’euros annuels, soit 25 % des coûts de l’entreprise. « Nous avons déjà réalisé 75 % de l’objectif. Désormais, nous mesurons quotidiennement l’évolution des paramètres sur la sécurité », précise-t-elle.

    Un nouveau plan de transport a été mis en place pour les trafics diffus. « Nous pensons que le transport de wagons isolés peut être rentable tant sur le marché national que sur le marché international », souligne la direction de SNCB Logistics. Dans ce cadre, le nombre de gares de triage, qui étaient au nombre de quatre, a été réduit. Il ne devrait plus subsister qu’une seule grande gare de triage à Anvers, même si trois autres sites, à Charleroi, Gand et Liège, devraient encore continuer à fonctionner, toutes propriétés de la SNCB. L’opérateur de fret bénéficie déjà de la reprise des trafics. Ils seraient en hausse de 10 % depuis le début de l’année. L’objectif que s’est fixé SNCB Logistics est de renouer avec la rentabilité à l’horizon 2012.

    Marie-Hélène Poingt

  • Japon : la ligne du Tohoku Shinkansen en service

    La ligne de train à grande vitesse reliant Tokyo à Sendai, principale ville du nord-est du Japon, a repris le 25 avril, près de six semaines après le violent séisme et le tsunami qui ont dévasté cette région. Selon le groupe East Japan Railway (JR East), la ligne du Tohoku Shinkansen devrait être opérationnelle à compter du 29 avril.

  • Strasbourg : une 3e station de GNV pour les bus

    Afin d’alimenter ses bus au gaz naturel, la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS) vient de choisir sur appel d’offres GNVert, filiale de GDF-Suez, pour la construction d’une troisième station GNV dans son dépôt de Cronenbourg, en remplacement du gazole. La CTS confirme ainsi son engagement dans le choix d’un carburant plus respectueux de l’environnement et sa volonté de convertir progressivement son parc. Elle s’est lancée dans le développement de cette filière dès 1997 avec un bus expérimental, puis une première station GNV en 1998. Aujourd’hui, 112 bus de la CTS roulent au GNV et prochainement une trentaine supplémentaire. Selon GNVert, qui alimente chaque jour plus de 2 000 bus, la moitié des villes de plus de 200 000 habitants – comme Lille, Toulouse, Nantes ou Paris – ont choisi de transformer une part significative de leur flotte de bus au GNV.
     

  • Nouvelle présidente pour la Fub

    La Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB) change de président : Christophe Raverdy cède sa place à Geneviève Laferrère, 54 ans, vice-présidente de la FUB depuis 2008. Militante de longue date, elle est l’auteure de documents techniques publiés par le Certu sur les aménagements et la signalisation cyclables, de projets cyclables en Ile-de-France, de dossiers pour Hubert Peigné, coordinateur interministériel pour le développement de l’usage du vélo, et également conseil pour de nombreuses associations.

  • SNCF : Joël Lebreton conseiller de Guillaume Pepy

    Joël Lebreton, ancien président de Transdev, rejoint le groupe SNCF, comme l’a annoncé Mobilettre le 27 avril. Joël Lebreton sera conseiller de Guillaume Pepy et de Jean-Pierre Farandou à partir du 1er juin, confirme-t-on à la SNCF. Joël Lebreton n’aura pas de fonction opérationnelle. Proximités, première branche de la SNCF avec 10 milliards d’euros (un tiers du CA) entend bénéficier pleinement de l’expérience, de la compétence et du carnet d’adresses de l’ancien dirigeant de Transdev. Qualités bienvenues dans la perspective de l’ouverture du TER à la concurrence, et alors que Guillaume Pepy fait du transport public sa première priorité. On se souvient que le management de Transdev avait la réputation d’être favorable à une fusion avec Keolis, au nom des valeurs du service public, mais que l’Etat a préféré la solution Veolia.
     

  • Interconnexion Sud : le barreau manquant en Ile-de-France

    A l’heure où les projets de TGV foisonnent, laissant planer le doute sur leur réalisation, un projet sort du lot aux yeux de Réseau ferré de France : la ligne à grande vitesse d’interconnexion au sud de l’Ile-de-France. Depuis décembre, il fait l’objet d’un débat d’utilité publique, qui doit s’achever le 20 mai.
    Si à l’est de l’Ile-de-France une ligne de contournement a déjà été réalisée pour permettre aux trains à grande vitesse de faire des parcours de province à province sans passer par Paris, au sud, une ligne classique, la grande ceinture entre Massy et Valenton, est utilisée par tous types de trafic. Le projet d’interconnexion Sud consiste à créer une nouvelle ligne dédiée aux TGV qui relient la LGV Atlantique aux autres LGV desservant le sud-est, l’est et le nord de la France. Ce qui permettrait notamment de redonner de la capacité à la ligne classique pour le RER C et de désaturer les gares parisiennes. Trois scénarios sont examinés, allant de 1,4 milliard d’euros pour une ligne de 16 km à 3,3 milliards pour une liaison de 31 km largement souterraine et comprenant deux gares nouvelles.
     

  • Mobilier urbain : Paris retient 40 projets innovants

    Le jury de l’appel à projets « mobilier urbain intelligent » lancé en novembre par la mairie de Paris a retenu le 14 avril 40 projets sur les 50 présentés, qui seront expérimentés sur le territoire parisien en 2011 et 2012. En testant un grand nombre de prototypes, « la ville devient un territoire d’expériences nouvelles et s’ouvre aux suggestions des communautés de l’innovation pour inventer avec les Parisiens le mobilier du futur », indique Jean-Louis Missika, adjoint chargé de l’innovation. Les 40 projets sélectionnés sont de nature très diverse, allant du panneau d’orientation interactif et tactile à l’abri voyageurs du futur, en passant par des dispositifs permettant de repérer les places de stationnement libres, de mesurer l’humidité ou de découvrir un quartier grâce à la réalité augmentée. Pour Annick Lepetit, adjointe chargée des déplacements, « ces mobiliers expérimentaux doivent avant tout être utiles, pratiques et répondre aux nouveaux besoins, sans encombrer davantage l’espace public ».