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Auteur/autrice : admin_lvdr
Bruxelles présente sa vision des transports du futur
Bruxelles recommande aux États de trouver 1 500 milliards d’ici 2050 pour financer infrastructures de transports et véhicules du futur. La Commission vise le transfert de 50 % du transport routier sur moyenne distance sur le rail et le fluvial. Mais elle se contente de proposer, consciente des limites financières des gouvernements. Interrogé sur des projets en souffrance, comme la LGV Lyon-Turin ou le corridor fret Gênes-Rotterdam, le commissaire chargé des Transports Siim Kallas s’est contenté de rappeler « les engagements des autorités des pays concernés ».
Eurostar change sa signature
Pour accompagner son changement de statut, et symboliser son ambition de dépasser les frontières de ses marchés actuels, Eurostar a décidé de changer son logo à partir du 5 avril. De coentreprise gérée par la SNCF, LCR et la SNCB, elle est, depuis 2010, entreprise ferroviaire à part entière ayant pour actionnaire majoritaire la SNCF (55 %). Cette nouvelle identité visuelle apparaîtra aussi dans les uniformes du personnel et dans la signalétique en gare.
Alstom Transport veut supprimer 1 380 postes en Europe
En réponse à la baisse des marchés, Alstom a annoncé, le 22 mars, envisager la suppression de 1 380 postes de sa division transport en Allemagne, en Italie et en Espagne. Un projet de plan d’adaptation a été présenté au comité de groupe européen (EWF), destiné « à sauvegarder la compétitivité de la base industrielle du secteur ». L’Allemagne sera la plus touchée avec 700 postes en moins à l’usine de Salzgitter (qui emploie 2 090 personnes). Le plan prévoit aussi la suppression de 400 des 800 postes à l’usine de Barcelone. En Italie, où Alstom emploie 2 600 personnes sur 8 sites, 280 postes sont sur la sellette, en incluant l’arrêt de l’activité du site de Colleferro près de Rome, où la suppression de 145 postes a été annoncée le 25 février à l’EWF. A ces réductions, s’ajoutera le non-renouvellement de contrats temporaires dans les unités concernées.
Bernard Soulage nouveau président du GIE Objectif transport public
Fin connaisseur du secteur de la mobilité, l’actuel vice-président de la commission Europe du Gart, Bernard Soulage, succède à Joël Lebreton (ex-Transdev) à la présidence du GIE Objectif transport public, l’organisme qui chapeaute les événements communs au Gart et à l’UTP. Vice-président délégué à l’Europe et aux relations internationales de la région Rhône-Alpes, Bernard Soulage est aussi membre du Comité des régions d’Europe, vice-président de la commission cohésion territoriale et rapporteur sur les questions ferroviaires. Bernard Soulage occupe également la présidence de l’Association des villes et régions de la grande vitesse et il est secrétaire national aux transports du parti socialiste.
Un téléphérique à Londres sur la Tamise
Londres verra bientôt l’arrivée d’un téléphérique au-dessus de la Tamise. Le Greater London Authority, l’administration chargée de la gestion du Grand Londres, vient en effet de donner son accord final pour la création de cette liaison qui surplombera la rivière de 50 m. Ce téléphérique, dont le coût est estimé à 40 millions de livres (45,5 millions d’euros), devrait permettre de transporter 2 500 voyageurs par heure, soit « aussi bien qu’une ligne de bus avec 30 véhicules en service », précise Boris Johnson, le maire de Londres. Il reliera le centre ExCel dans l’est de Londres à la salle omnisport O2 Arena, installations où auront lieu des épreuves olympiques. Néanmoins, si sa mise en service est prévue pour les Jeux olympiques en juillet 2012, l’Agence de développement londonienne a précisé en décembre dernier que la construction ne pourrait pas commencer avant début 2012… Quoi qu’il en soit, le marché sera attribué ce printemps.
Elections à la SNCF : les réformistes pourront signer des accords
Les syndicats dits contestataires, CGT et SUD-Rail, en recul, le pôle réformiste, UNSA et CFDT en nette hausse. En dépassant les 35 %, ces deux organisations passent donc largement la barre des 30 %, qu’elles avaient manquée d’un cheveu en 2009. Elles pourront donc cette fois, ensemble, valider des accords, ce qui pourrait avoir une incidence directe sur le dialogue social dans l’entreprise au cours des trois prochaines années alors qu’au cours des deux précédentes, aucun accord sur un thème majeur n’a été signé. L’UNSA poursuit son importante progression, plus de 3 %, et conforte sa seconde place dans l’entreprise alors que la CFDT progresse de plus de 2 %, inversant une spirale négative.
Si la CGT conserve, avec 37,37 % aux élections dans les comités d’établissement, largement sa première place, elle confirme un recul qui avoisine les 7 % en sept ans, depuis le scrutin de 2004. Quant à SUD-Rail, il est, à 17,38 %, en léger recul, après une série de scrutin où ce syndicat était en progression régulière. Ensemble, passant nettement la barre des 50 %, ces deux organisations pourront toutefois s’opposer à des accords conclus par les « réformistes ». Quant à l’ensemble des autres syndicats, ils n’ont pas passé la barre des 10 %, même si FO avec l’appui d’exclus de la CFTC progresse, à 8,58 %. Quant à la CFTC, autour des 1 %, elle perd même son influence dans ses zones de l’est de la France.Une nouvelle offre de wagons isolés en France
Depuis mi-décembre, une nouvelle offre de transport de wagons isolés est proposée en France par deux filiales de SNCB Logistics, Xpedys, commissionnaire de transport de fret conventionnel, et OSR, une nouvelle entreprise ferroviaire qui a obtenu en novembre 2010 sa licence ferroviaire et son certificat de sécurité. Cette dernière a l’autorisation de circuler sur l’axe Le Havre – Paris – Dijon – Mulhouse. Un plan de transport a été mis au point pour une vingtaine de clients venant de Belgique et de France. OSR organise ses flux à partir de deux hubs, Tergnier en Picardie et Aulnoye dans le Nord. Fort de 75 personnes soumis au droit privé, OSR, qui achemine aussi des trains complets, affirme proposer un modèle plus économique que Fret SNCF. « Nous sommes petits, réactifs, avec un grand groupe derrière nous », résume Olivier Deprez, son directeur général.
Naissance de SNCB Logistics
Une nouvelle entreprise de fret ferroviaire est née en Belgique le 1er février : SNCB Logistics, filiale indépendante de droit privé des chemins de fer belges. La SNCB travaillait sur ce scénario depuis 2008 pour redresser les comptes de sa branche fret qui perdait alors plus de 80 millions d’euros annuels. La compagnie de fret peut aussi empocher une subvention de 135 millions d’euros, la dernière acceptée par la Commission européenne en contrepartie de cette restructuration. Sur ce total, 105 millions vont servir à financer les mesures liées aux 500 suppressions de postes, soit environ 30 % des effectifs. Ceux qui seront embauchés dans le futur par SNCB Logistics le seront dans un cadre contractuel privé et coûteront donc moins chers à l’entreprise. L’objectif global est d’économiser 100 millions d’euros annuels, soit 25 % des coûts de l’entreprise. Et de renouer avec la rentabilité à l’horizon 2012.
Les livraisons du Francilien suspendues
Finies, pour un temps, les arrivées irrégulières de rames Francilien, jugées pas suffisamment fiables sur le réseau d’Ile-de-France et qui feraient presque regretter les « petits gris » qu’elles remplacent. Le 21 mars, la SNCF l’a précisé : les livraisons sont, en accord avec le Stif, « temporairement » suspendues. Une décision annoncée peu après une rencontre « au sommet » entre Jean-Paul Huchon, le patron de la région, Guillaume Pepy, président de la SNCF, et André Navarri, président de Bombardier Transport. Fin avril, Jean-Paul Huchon a fixé un nouveau rendez-vous aux deux présidents. Pour ne pas se faire taper à nouveau sur les doigts, les deux entreprises se sont engagées à rattraper le retard de déploiement du Francilien d’ici juin.

Pierre Mathieu relaie l’appel des 365
« Il faut revoir d’urgence le plan fret de la SNCF », assure le vice-président communiste chargé des transports en Champagne-Ardenne qui a participé au rassemblement de défense du fret ferroviaire le 21 février sur le parvis de la gare de Paris-Lyon.
Il y relayait « l’appel des 365 » – élus, associations écologistes ou syndicats – qui ont lancé une pétition nationale critiquant le schéma directeur pour un nouveau transport écologique de marchandises de la SNCF. Celui-ci n’a d’écologique, selon eux, « que le nom ». Pierre Mathieu explique que l’abandon de larges pans de l’activité de wagons isolés se traduit par un déclin encore plus accentué du fret ferroviaire face à la route, ce qui est contraire aux engagements du Grenelle. « En tant que responsables de collectivités territoriales, nous sommes concernés par ces enjeux. Nous nous mobilisons pour réclamer un vrai débat public. Nous voulons un scénario conforme au Grenelle de l’environnement qui permette d’organiser concrètement le report modal. »