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Auteur/autrice : admin_lvdr

Le réseau Pass’O ouvre un relais commercial en gare d’Obernai
Après avoir créé il y a cinq ans son réseau Pass’O opéré par le suisse CarPostal, la ville d’Obernai vient d’implanter une agence commerciale dans la gare afin de favoriser l’intermodalité entre les TER et le réseau urbain. Après avoir créé il y a cinq ans son réseau Pass’O opéré par le suisse CarPostal, la ville d’Obernai vient d’implanter une agence commerciale dans la gare afin de favoriser l’intermodalité entre les TER et le réseau urbain. L’implantation d’un poste de commande à Molsheim pour la ligne Strasbourg – Obernai permettant de supprimer des installations techniques avait en effet libéré de l’espace en gare. C’est dans ce local de 50 m2 que se trouve désormais le relais Pass’O. Sa création dans le cadre du volet « revitalisation des bâtiments voyageurs » a coûté 72 400 euros. Alors que depuis décembre 2008, la desserte de la ville a augmenté de 72 % (avec 31 allers-retours par jour vers Strasbourg au lieu de 18), la fréquentation de la gare a crû de 80 % en dix ans, la plaçant à la 10e place des 165 gares alsaciennes. Sur le réseau urbain – 68 000 voyages en 2009 – l’offre a également évolué avec le 2e contrat de DSP signé il y a un an. Début 2010, un nouveau service, Flex’O, qui dessert la zone industrielle nord et le parc d’activité du Thal ainsi qu’un service de transport à la demande (environ 300 prises en charge par mois), ont été lancés. Par ailleurs, mi-juin, deux stations d’autopartage ont été implantées à Obernai par une société coopérative alsacienne, Auto’trement. En projet, le remplacement de ses 4 minibus Dietrich de 21 places prévu au premier semestre. Une belle dynamique pour cette cité de 10 000 habitants.

Quatre milliards d’économies à trouver pour la SNCF
Un CA groupe à + 9,4 %. Et la volonté affichée, et comptabilisée, d’économiser 4 milliards d’ici 2015. Alors que se profile pour 2010 le retour à un résultat – légèrement – positif. • Un chiffre d’affaires à la hausse
Avec 33,613 milliards prévus pour 2011, le CA du groupe SNCF est en forte hausse, de 9,4 %, dont 6,2 % à périmètre constant. Pour le seul Epic, la hausse est aux alentours de 4 %. Cette progression s’explique en majorité par des « opérations de développement », souvent à l’international, essentiellement portées par les filiales Geodis et Keolis. Côté syndical, on déplore que le CA soit réalisé à 44,5 % par les filiales, contre 28 % en 2009, ce qui « confirme la politique du business et la prédominance du groupe sur l’Epic au détriment des usagers, des chargeurs et des cheminots. »
Positive pour ses comptes, la direction évoque la prise en compte de certains de ses « récifs ». Avec la signature de la convention sur les trains d’équilibre du territoire, les Corail déficitaires, elle devrait faire progresser le CA de quelque 210 millions. Même si, déplorent les syndicats, « la plus grande partie de la nouvelle convention de gestion restera à la charge de la SNCF ». Il y a aussi la négociation avec RFF de la convention de gestion de l’infrastructure, dont la SNCF attend quelque 230 millions, une hypothèse considérée comme des plus aléatoires par les syndicats.
Parallèlement, la marge opérationnelle (MOP) doit s’améliorer. Rapportée au CA, elle traduit la santé de l’entreprise sur une année, au-delà des amortissements, provisions, pertes de valeur… Par rapport à 2010, la MOP doit se redresser en progressant de 647 millions pour atteindre 2,8 milliards, soit 8,2 % du CA contre 6,9 % en 2010 et 6,8 % en 2008.
• Quatre milliards d’économies d’ici 2015
Pour 2011, la SNCF prévoit une dette de 9,629 milliards. Elle devrait approcher les 9,5 milliards en 2010 et se situait, fin 2009, à 7,2 milliards. C’est pour réduire cette dette qu’un plan d’économies est affiché. Son objectif : « revenir à une situation financière soutenable en 2015 ». Avec, à la clé, 4 milliards d’économies. Dont 554 millions programmés dès 2011. Ils misent sur la maîtrise des achats (110 millions), des charges de structure (90 millions), la « dynamique d’amélioration de la MOP » avec davantage de productivité (188 millions), et enfin une maîtrise des investissements, encore très limitée pour l’année (166 millions), liée au report de certaines opérations, telles des rénovations de TGV. On atteindra en effet en 2011 un niveau « historique » d’investissements, à 2,6 milliards, lié aux engagements déjà pris, en particulier en juin 2007 pour le TGV et en novembre 2006 pour le Transilien.
En 2015, la maîtrise de ces investissements devrait représenter la moitié des 4 milliards d’économies devant la maîtrise des achats (1 milliard), celle des charges de structure et l’amélioration de la MOP (500 millions chacune).
• Les résultats 2010 : retour dans le vert ?
Après un passage « dans le rouge » en 2009, pour la première fois depuis huit ans, avec près d’un milliard de pertes, le groupe SNCF devrait revenir aux bénéfices. Même si c’est très légèrement, puisque le chiffre de 150 millions est évoqué. Ces prévisions ont un côté rassurant, après une année marquée par d’importantes grèves, qui ont coûté près de 300 millions. Et alors, comme le soulignent les syndicats, que « les péages à RFF sont en hausse de 6 %, la pression fiscale de 4 % et le coût de l’énergie de 16 % ».

L’Aftes veut une capitale en 3D
Le métro au-dessus ou le métro au-dessous ? Les partisans du souterrain n’ont pas tardé à répliquer. Le 13 décembre, l’Aftes (Association française des tunnels et de l’espace souterrain) a fait valoir les avantages du souterrain. Le métro au-dessus ou le métro au-dessous ? Alors que les architectes de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP) ont misé, dans leur synthèse des grands projets pour la région capitale, sur la réutilisation de l’existant et sur les circulations à l’air libre, voire en viaduc, les partisans du souterrain n’ont pas tardé à répliquer. Le 13 décembre, l’Aftes (Association française des tunnels et de l’espace souterrain) a fait valoir les avantages du souterrain. Alors que les élus, selon Alain Balan, président de l’Aftes, « expriment la plus forte demande d’enfouissement », l’association veut apporter « une intelligence de l’utilisation du sous-sol ». Elle regrette que l’AIGP considère les métros souterrains comme simple infrastructure et non comme éléments structurants de la ville. Propos de l’association : montrer que l’espace souterrain est « l’espace d’intensification et de réorganisation dont la ville a besoin » pour freiner l’étalement urbain.
De plus, pour l’Aftes, la conquête du souterrain n’est plus une aventure d’un point de vue économique. L’hypothèse économique avancée à l’appui du passage à l’air libre, 20 à 30 % de moins en coût de construction en estacade qu’en tunnel, leur semble seulement valide en terrain vierge, et certainement pas au-dessus d’une infrastructure existante comme l’A86. Et du fait de la faiblesse de la maintenance en sous-sol, le coût de possession d’une infrastructure souterraine leur semble au bout du compte se rapprocher de celui d’une infrastructure aérienne.
Reste à donner une existence sensible à ces lieux techniques, plutôt ingrats, entre le sol et le niveau où circulent des millions de personnes par jour. Faire émerger la ville en 3D. Vaste programme.

Jean Denat attend des propositions de l’Etat sur Nîmes – Montpellier
L’Etat n’a pas d’argent. Aussi a-t-il décidé de revoir le projet de contournement de Nîmes et Montpellier à la baisse. Et de supprimer certaines réalisations qui avaient précisément permis d’obtenir le financement de quasiment toutes les collectivités.
Ainsi, le conseil général du Gard avait-il exigé et obtenu des fonctionnalités et des raccordements qui permettaient d’améliorer le réseau gardois, notamment l’étoile ferroviaire nîmoise. « Nous avions déjà dû réévaluer notre participation de 30 à 34,6 millions d’euros en raison de la hausse du coût du projet de 1,4 milliard d’euros en juin 2008 à 1,680 milliard en décembre 2009, constate Jean Denat, vice-président (PS), délégué aux déplacements du conseil général du Gard. Et aujourd’hui on nous demande non seulement de renoncer à des éléments annexes mais aussi à des éléments du cœur du projet comme le passage de tout le fret sur la ligne nouvelle ou l’amélioration des cadences du TER. » La demande de l’Etat est stupéfiante. « Nous ne pouvons ni augmenter notre participation ni accepter de telles restrictions, et nous attendons de nouvelles propositions de l’Etat. Si nous participons volontairement à ce projet, c’est que nous défendons un projet d’ensemble d’amélioration du réseau ferroviaire gardois », conclut-il.
Jean-Michel Baylet veut se faire entendre sur le tracé du GPSO
« Notre territoire va être impacté par un équipement que nous souhaitons tous. Il faut nous entendre sur le tracé et tous les problèmes allant avec, sans oublier les expropriations. »
C’est ainsi que le président (PRG) du conseil général du Tarn-et-Garonne, Jean-Michel Baylet, explique les buts de la nouvelle Association pour les territoires traversés par la LGV (ATT/LGV, 66 représentants dans 31 communes) dans La Dépêche, le 14 décembre, quotidien qu’il dirige… « Je ne signerai pas les conventions que l’on me demandait de signer avant la fin de l’année tant que nous n’aurons pas davantage de certitudes et de garanties, précise-t-il aussi. Cette association, espérons-le, va obliger l’Etat et RFF à prendre en considération nos revendications. » Des requêtes concernant le tracé de la LGV Grands Projets du Sud-Ouest (GPSO), qui doit être décidé fin 2011.
Jean-Marc Coppola craint que la LGV Paca soit condamnée
Un an et demi après l’arbitrage de Jean-Louis Borloo sur le tracé des métropoles du Sud, « l’avenir continue de s’assombrir pour la future LGV Paris – Nice », estime le vice-président de la région Paca, délégué aux investissements régionaux.
Car, « alors que l’Etat rogne sur tous les budgets, sur tous les grands investissements et qu’il diminue sa dotation aux collectivités territoriales, le coût du tracé Sud apparaît bien trop exorbitant pour avoir une chance de voir le jour ». Selon Jean-Marc Coppola, « en 2010, comme déjà en 1989, le manque de courage politique et de vision à long terme risque de priver une région et ses d’habitants d’une infrastructure en adéquation avec notre époque et ses préoccupations ».
Jean-Jack Queyranne contraint de mettre l’Etat en demeure de payer pour les TER
Si elle a fait gagner 18 minutes sur un Paris – Genève, la mise en service de la ligne du Haut-Bugey a eu des répercussions coûteuses sur les TER Rhône-Alpes dont 40 % des dessertes ont dû être revues pour le service 2011.
Cette adaptation coûtera 2,9 millions d’euros, coût que « la région refuse de prendre seule à sa charge puisqu’il est engendré par la mise en service d’une ligne nationale », explique le président de Rhône-Alpes dans un courrier adressé mi-décembre à la ministre de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet. Jean-Jack Queyranne avait déjà saisi de la question Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau et s’est vu opposer à l’été une fin de non-recevoir. Le président de la région précurseur en matière de cadencement revient donc à la charge. D’autant que la commission permanente du conseil régional l’a autorisé fin octobre « à engager toute procédure contentieuse à l’encontre de l’Etat, de RFF et/ou de la SNCF », rappelle l’élu qui réclame une prise en charge partagée de coûts, à l’amiable. Son courrier à la ministre, qui « vaut recours gracieux », s’achève donc par un désolant « Je suis contraint de vous mettre en demeure » La formulation fera-t-elle mouche ?
Les élus du Sud Pays basque refusent de signer les conventions sur la LGV SEA
Sollicités par le préfet de la région Aquitaine, les élus de la Communauté de communes Sud Pays basque (CCSPB) ont refusé en bloc de signer le partenariat sur la LGV le 16 décembre.
Ils dénoncent « un simulacre de concertation » estiment en substance que lancer le protocole équivaut à considérer que tous les partenaires impliqués sont d’accord pour lancer les travaux. Le préfet les informe de sa volonté d’organiser les signatures de la convention de financement, associant l’Etat, RFF et les collectivités territoriales pour le tronçon Tours – Bordeaux et du protocole d’accord pour le tronçon Bordeaux – Espagne. Opposés par principe à une nouvelle LGV au Pays basque, ces élus craignent que lancer le protocole équivaut à considérer que tous les partenaires impliqués sont d’accord pour les travaux. Ils estiment donc que leur opposition « n’est pas prise en compte ».
Cécile Duflot demande un référendum sur le Grand Paris
Réclamant, « une métropole solidaire plutôt qu’un Grand Paris bling-bling », la présidente du groupe Europe Ecologie – Les Verts en Ile-de-France, a réaffirmé avec détermination son opposition au projet de Grand Paris, « préparé en catimini sur un coin de table ministériel » et qui « ne répond en rien aux urgences du quotidien.
Il se contente de préparer un projet pour dans vingt ans, annexé sur les intérêts des quartiers d’affaires. » Prônant la nécessité d’une réflexion « pour agir prioritairement sur la réduction des temps de transport, en rapprochant domicile et travail », Cécile Duflot précise que les élus de son groupe « demandent la tenue d’un référendum ».
L’UMP s’inquiète de l’arrivée d’Autolib’
Pour le groupe UMP du Conseil de Paris, il faut « lever le voile sur certains aspects du projet » de voitures électriques en libre-service, Autolib’, remporté le 16 décembre par le groupe Bolloré.
S’ils « se félicitent que le véhicule proposé par le groupe Bolloré soit un modèle électrique, mode de transport d’avenir », Jean-François Lamour, son président, et Laurence Douvin, première vice-présidente, « s’inquiètent de l’arrivée de 3 000 véhicules supplémentaires sur la voirie parisienne ». Car « le maire de Paris a supprimé 45 000 places de stationnement de surface depuis 2001 et refuse catégoriquement de construire de nouveaux parcs de stationnement ». Oublieraient-ils que les véhicules Autolib’ disposeront de leurs propres emplacements en stations ?